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Je mériterai de me faire lapider à cause de ce monstrueux retard. J'espère que la rentrée vous a empecher de vous en rendre compte. Si c'est le cas mes plus sincères excuses et pitiééééééé : je tiens à la vie et quand je disais mériterai non seulement j'employai le conditionnel mais en plus je n'insinuai pas que vous deviez le faire. Bon j'arrête de vous gonflez vous devez être presser de lire la suite mais je vais encore vous faire patienter. Et oui je dois remercier mes admirables reviewers, merci infiniment! à : Gaby, Blueyechot3, Etrange, Barbotine-anciennement Diabolik vampyr, Rebecca-Black, Drarry78, Fire Slythérin. Vous ne savez pas à quel point ça fait plaisir. Enfin à part pour ceux qui écrivent des fics. Je pense vous envoyez la suite plus rapidement, au pire dans deux semaines.
Ce matin, pendant le petit déjeuner, les Serpentards essayaient d'engager la conversation avec Ezelma. C'est à qui serait en premier le copain de la fille d'Harry Potter. Tout ça commençait à l'agacer. Elle avait reconnu des enfants d'ancien mangemorts qui seraient sans aucun doute ravis de retrouver son père et de lui faire payer leur emprisonnement à Azkaban ou la perte de confiance de la population magique à leur égard. Elle leur parla aimablement mais avec une certaine froideur qui décourageait ses camarades à lui parler.
« Tu sais, ce n'est pas comme ça que tu vas te faire des amis, la prévint Aurielle.
-Ce n'est pas pour çà que je suis là ! répliqua Ezelma, tout d'un coup en colère et frustrée d'avoir échappé cette phrase. »
Elle se replongea dans son chocolat chaud. Aurielle avait été très surprise par la réponse de son amie. Qu'avait-elle voulu insinuer ? Lors de la traditionnelle entrée des hiboux pour la distribution du courrier, Ezelma regarda vers le plafond avec espoir mais il n'y avait encore rien pour elle.
« Tu attends une lettre de tes parents ? lui demanda Aurielle tout en ouvrant le colis de friandises et la lettre qui l'accompagnait. »
Ezelma sursauta à cette question. Elle observa sa soi-disant amie. C'était évidemment une question piège. Elle cherchait à savoir comme tous les autres. Elle aurait du se douter que les Malfoy étaient intéressés. Sa mère avait du se tromper quand elle lui avait dit qu'il n'y avait rien à craindre envers cette famille. Elle se mordit la lèvre. Elle lui en parlerait dans le rapport de ce soir et elle verrait bien. Elle regarda Aurielle et vit que celle-ci fronçait les sourcils pendant la lecture de sa lettre. Elle ne lui posa pas de questions. Elle n'était pas de nature curieuse. Lorsque la sonnerie pour le début des cours retentit, elle faillit partir en courant jusqu'à la salle de défense contre les forces du mal. Elle espérait que le professeur n'allait pas s'attarder sur la théorie. Remus Lupin était déjà dans la classe quand les élèves arrivèrent. Après avoir servi l'ordre du Phénix, il ne fut accueilli nulle part à cause de son statut de loup-garou. Il accepta alors de reprendre les cours à Poudlard sur la demande de la directrice. Il fit rapidement l'appel des élèves et lorsque ce fut le tour d'Ezelma la jeune fille vit son œil pétiller mais s'éteignit rapidement. Il commença en effet par de la théorie et leur demanda ensuite d'ouvrir leur livre. Il parla des différentes créatures sur lesquels ils travailleraient cette année et des sorts primordiaux que tout sorcier devrait connaître en cas de combats. Le cours finit sans que les élèves n'aient utilisé leur baguette.
« Ce sera pour la prochaine fois, leur affirma le professeur. »
Heureusement pour Ezelma le cours suivant, aussi en compagnie des Gryffondor, était Sorts. Le professeur Elvy Courtney, aussi directrice de la maison de Serpentard, avait toujours un visage sévère. Elle pensait que soit on avait du talent soit on en n'avait pas. C'est pourquoi elle leur demanda tout de suite d'effectuer des petits sorts. Elle leur demanda d'abord de déplacer un objet de quelques centimètres. La plupart réussirent du premier coup dont, bien sûr, Ezelma, Carla et Aurielle. Ensuite elle leur demanda d'allumer une bougie. Là aussi les trois amies réussirent tout de suite. Mais Aurielle n'arriva qu'après la troisième fois à faire léviter une plume d'à peine deux centimètres. Et ainsi continua une série de sorts de plus en plus difficiles. A la fin il ne restait plus que Carla et Ezelma. Le professeur se mit en face d'elles et sourit. Elle réfléchit un instant puis dit :
« Pour vous départager vous allez faire apparaître une fleur de vos baguettes. Répétez après moi et regardez bien les gestes. »
Après avoir bien répétez les mouvements toutes les deux dirent à l'unisson : « Florum ! ». De la baguette de Carla jaillit une marguerite jaune tandis qu'Ezelma fit apparaître un bouquet de bégonias. Mme Courtney, satisfaite, lança un « excellent! », suivi de : « 10 points pour Serpentard ! ». Ses camarades la félicitèrent puis huèrent les Gryffondors. Carla avait une mine dépitée. A la fin du cours les Serpentards étaient satisfaits, Carla était déçue et Mme Courtney avait une nouvelle chouchou. Ezelma partit avec un sourire aux lèvres, elle aimait être la meilleure. Elle en était si fière et si absorbé à y repenser qu'elle ne se rendit pas compte, lors du cours de Soins aux créatures magiques, à quel point le professeur Rubeus Hagrid l'appréciait. Elle n'avait pas prêter attention aux innombrables sourires qu'il lui destinait ni des 5 points qu'elle avait gagné pour avoir donnée à manger à une licorne ce que, soit dit en passant, réussit à faire tous les élèves sans gagner de points.
Après le repas du midi, alors qu'Aurielle allait à la bibliothèque chercher des livres pour travailler son devoir de potions, Ezelma partit vers le parc faire un tour du lac. Elle aperçut Carla qui lançait rageusement des pierres dans l'eau. Elle se surprit à être inquiète pour elle. Ressentait-elle vraiment de l'amitié ? Une bouffée de joie l'envahit puis son visage s'assombrit brusquement. Quand tout serait finit elle ne la verrait plus. A quoi cela servait-il de s'attacher à quelqu'un si c'était pour rapidement le perdre ? Elle faillit faire demi-tour mais hésita. Jamais elle n'aurait autant douté avant. Elle se sentait obligé d'aller la voir. Elle décida d'y aller juste dans le but de la consoler. Elle s'approcha alors d'elle et lui demanda ce qui n'allait pas. Carla ne la regarda pas et se baissa pour ramasser d'autres pierres. Elle les lança une à une, sans répondre à Ezelma qui attendit patiemment, la laissant se défouler. Lorsqu'elle eut fini, Carla se retourna vers elle. Elle la regarda fixement puis dit:
« Ma mère était la meilleure de sa classe, peut-être bien de toute l'école. Je ne pense pas qu'elle me criera dessus parce que je ne suis que la deuxième mais j'ai l'impression que je n'ai pas réalisé tous ses espoirs en ce qui me concerne. Peut-être qu'elle sera déçu et…
-Je t'arrête tout de suite. Je comprends tes angoisses mais il ne faut vraiment pas t'en faire. Deuxième ce n'est pas la meilleure mais c'est excellent ! Et c'est tout ce que verra ta mère et ça lui suffira. Elle ne souhaite pas que tu battes tout le monde mais que tu réussisses. Et c'est sur ce point qu'elle sera fière et non sur ton classement dans la classe.
-Comment peux-tu le savoir ? Tu ne connais pas ma mère.
-Toutes les mères sont pareilles. »
Carla réfléchit un instant puis sourit. Elle se jeta sur Ezelma et lui murmura :
« Tu es vraiment une amie. »
Ezelma chancela. Physiquement à cause du poids de Carla puis mentalement à cause de ce qu'elle lui dit. Amie. D'une certaine manière elle s'en voulait. D'une autre elle en été heureuse. Après tout autant en profiter tant qu'elle pouvait. Elles rejoignirent Aurielle à la bibliothèque et furent surprises de voir que l'on pouvait s'amuser tout en faisant ses devoirs. Leurs crises de fou rire finirent par attirer la bibliothécaire qui les expulsa de la bibliothèque. Aurielle et Carla commençaient à se connaître et à s'apprécier. Elles se découvrirent beaucoup de points communs.
Le soir venu Ezelma se remémora la journée. Non seulement parce qu'elle fut particulièrement bonne mais aussi parce qu'elle devait écrire son rapport. Elle s'y mit sérieusement puis monta à la volière. Après que la chouette se fut envolée elle s'appuya sur le rebord de la fenêtre et se mit à penser. Elle prenait tout ça vraiment au sérieux et pourtant c'était beaucoup demandé pour une fille de onze ans. Elle était contente d'avoir enfin des amies mais cela ne devait pas la déconcentrer ni l'éloigner de son but.
