Bon, je viens de remarquer ce chapitre qui traînait dans mes documents donc bon, je le poste.
Je pense bientôt reprendre cette fiction, au moins écrire le prochain chapitre, au gré de mes envies et même si ça prend du temps je n'abandonnerai pas, c'est ma première fanfic, elle à tout de même une place assez importante place pour moi.
J'espère que ça vous plaira et je vous rassure, les autres sont en cours d'écriture. ^^
Ps: Relisez les chapitres précédents, ça vous aidera à reprendre le fil, car c'est la suite directe du chapitre 3, mais voici ce qu'il y avait juste avant:
-Tu ne devrais pas faire ça.
L'ingénieur sursauta violemment avant de faire volte face, celle qui avait prise la parole était une frêle jeune femme brune à la peau d'un blanc maladif mais au sourire espiègle.
Elle était vêtue d'une sombre robe d'un noir d'encre au milieu de laquelle on pouvait apercevoir un infime point lumineux, semblant perdu dans l'immensité de noirceur.
Dans ses yeux brillait une grande intelligence, ils étaient pourtant -dans le même optique que les siens- cerclés de noir.
-Tu ne devrais pas, répéta-t-elle tandis qu'il essuyait d'un geste vif toutes traces de larmes et se recomposait son masque. Son sourire espiègle avait laissé place à un air infiniment las. Il commença d'une voix enrouée avant de reprendre un ton plus assuré.
-Qu.. Qui êtes vous ? Elle avait repris son sourire espiègle, avec une petite touche de mystère saupoudré de moquerie en plus.
-Voyons Anthony, je suis ton âme.
Le brun la regarda un instant avec de grands yeux, éberlué, avant qu'un rire jaune ne vienne secouer sa poitrine.
-Mais oui bien sur, mon âme... C'est tellement évident ! Et bien sûr possible tant qu'à faire.
La femme semblait patiemment attendre avec un petit sourire aux lèvres qu'il ne se calme pour reprendre la parole.
Son rire se tarit peu à peu tandis qu'il prenait un air moqueur et sur de lui, quoique le plis barrant son front ainsi que la tension de ses muscles indiquaient qu'il se tenait sur ses gardes.
-Je ne sais pas qui vous êtes et je m'en contre-fout mais je vous prierais de bien vouloir sortir de ma tour.
Le sourire de la brune s'élargit un peu plus..
-Tu sais.. Tu n'as pas besoin de te comporter ainsi devant moi Anthony, je sais parfaitement ce que tu ressent, tu est méfiant, -ce qui n'est en soi pas très étonnant- mais tu as peur et.. est déboussolé, tu ne comprend ce que tu es en train de vivre, et ton cœur, ton cœur Anthony, est empli du désespoir le plus noir.
Son ton s'était brisé sur la dernière phrase tandis que sur son beau visage aux traits harmonieux se lisait une indéniable tristesse.
Elle n'attendit pas qu'il réponde pour continuer:
-Et ce désespoir je le ressens.. Jusque dans mes tréfonds.
Elle se leva et commença à s'approcher d'une démarche féline jusqu'à poser sa main sur sa joue ; elle était brûlante, son pouce glissa sur la peau encore à découvert tandis qu'il la fixait, hypnotisé.
-Tu es si désespéré Anthony, si brisé..
Mais il faut que tu te reprenne, que tu retrouve goût à la vie.
Son ton était maintenant un trésor de douceur, ça lui rappelait un peu la voix de sa mère lorsqu'elle lui lisait une histoire quand il n'était encore qu'un gosse..
Des larmes douces-amères lui venaient sans qu'il ne puisse les retenir. Pas qu'il n'essaya non plus.
Elle le prit tendrement dans ses bras, ignorant la faible résistance dont sembla faire preuve l'ingénieur avant de renoncer.
-Il y a une personne qui est comme toi, qui a déjà déjà vécu trop de choses, perdu trop de personnes chères à son cœur..
Tony laisse s'élever encore une fois ce rire jaune qui ne lui allait tellement pas.
Qui pourrait bien lui ressembler en ce bas monde ? Qui pourrait bien le comprendre ? Comprendre cette solitude qui broyait son cœur, qui déchirait
son âme et le brisait toujours un peu plus ? Qui le pourrait ?
-Cette personne saura te comprendre, t'accepter. Répondit-elle comme si elle lisait dans ses pensées -ce qui était peut être le cas enfin de compte. Tu le reconnaîtras lorsque tu seras prêt, même si ton cœur, lui, le sait déjà.
Elle avait posée sa main sur sa poitrine, près du réacteur, son geste aurait pu paraître déplacé, il aurait dû l'être, mais il ne l'était pas, il était empli d'une douceur presque maternelle.
Et lui il voulait tellement la croire.. Il aimerait tellement s'accorder le droit de pouvoir la croire.
Mais il ne l'avait pas.
L'espoir était un poison, il ne le laisserait pas le contaminer.
Il esquissa bien malgré lui un petit sourire sarcastique.
-Même si je pouvais te croire cette personne serait bien mieux sans moi.
Il était aisément passé au tutoiement, c'était étrange mais elle lui inspirait une confiance instinctive.
Et finalement, ça lui paraissait naturel.
Elle secoua la tête d'un air infiniment triste.
-Tony.. Tu mérites d'être heureux comme tout être sur cette terre, ne crois pas que le bonheur te soit interdit.
-Et comment est-ce que je pourrais croire cette personne m'être destiné en voyant tout ce qui m'est arrivé tout au long de ma vie ? Comment pourrais-je te croire après avoir vécu.. enfin même plutôt avoir survécu à cette putain de vie ?
Si cette personne reste avec moi elle finira par être d'autant plus brisée et ce sera ma faute, et tout ce qui pourrait se passer d'heureux sera une illusion, une foutue illusion de bonheur sui s'effacera dès que je commencerais à en profiter !
Elle commençait à ouvrir la bouche pour répondre lorsqu'il la coupa sans lui laisser le temps d'ajouter quoi que ce soit:
-N'essaye même pas de me contredire, si tu est vraiment mon âme tu dois savoir que j'ai raison.. Toute les personnes qui font ne serait-ce que m'approcher et auxquelles je m'attache finissent toutes par souffrir à cause de moi..
Il prit une inspiration un peu tremblante avant de finir dans un souffle:
-Ils finissent tous soit par me trahir, soit par mourir...
Elle le regardait avec des yeux brillants. Elle savait. Oh oui elle savait.
Mais il ne devait pas cesser de vivre, cesser de ressentir et d'aimer car il avait peur d'avoir mal et de faire souffrir.
C'était une réaction assez naïve en fin de compte, loin de l'égocentrisme dont il faisait habituellement preuve en compagnie du reste du monde.
De plus...
Se plonger dans la solitude pour fuir la solitude.. N'était-ce pas paradoxal ?
Il était tellement plus que ce qu'il s'acharnait à dissimuler derrière ses faux semblants, cette partie de lui qu'il se refusait à afficher en pleine lumière.
Elle regardait son élégant visage trempé par les larmes qui dévalaient ses joues, pour elle il était un peu comme un enfant apeuré qu'il faudrait réconforter.. Un enfant qui oubliait ses problèmes en se plongeant dans l'alcool et la décadence la plus totale mais un enfant tout de même..
Le petit sourire triste n'avait pas quitté son visage.
-Je sais Anthony, je sais, mais il ne te faut pas arrêter d'aimer et te couper de tous pour cela.. Nombreux sont ceux qui l'ont tenté, et tout aussi nombreux sont ceux pouvant te narrer l'inutilité de ce qui fut leur décision.
Elle soupira doucement.
-Il y aura toujours quelqu'un pour t'atteindre, toujours quelqu'un pour briser le masque que tu t'obstines à porter.
Toujours quelqu'un pour t'aimer.
Tony se prit sa tête entre ses mains en la secouant de droite à gauche en murmurant telle une litanie:
-Non. Non non non.. Je ne peux pas, je ne veux pas..
Il recula brusquement, fit volte face en trébuchant puis ouvrit la porte et s'enfuit dans le couloir.
Elle, elle resta là, figée, fixant la porte ouverte qui vibrait encore sur ses gonds, avec toute la tristesse du monde dans son regard.
Tony courait, il courait à en perdre haleine, il ne voulait pas penser, il ne voulait plus.
Il en avait assez de ce méli-mélo d'événements qui plongeaient de plus en plus son esprit dans la noirceur.
Comme si le monde entier s'était ligué contre lui.
Soudain, il percuta quelque chose, enfin, plutôt quelqu'un, qu'il n'avait vu à travers le rideau de ses larmes, il sentit le léger impact de son dos contre le sol, amoindri par la main puissante qui lui encerclait (assez douloureusement) l'épaule.
-Stark ?
Il connaissait cette voix, c'était.. Hawkeye ? Il voyait son visage aux traits le plus souvent figés dans un masque d'impassibilité le regarder avec un soupçon d'inquiétude aux fond des yeux.
-Hey, Tony ! Que se passe-t-il ?
Alors comme ça il l'appelait Tony maintenant ?
Il ne répondit pas, se contentant de laisser échapper un petit rire.
Qu'y avait il à répondre à l'une des personne qui vous détestait et qui du jour au lendemain semblait se soucier de vous ? Quoique Barton était resté
admirablement neutre dans la guerre interne qui l'avait minutieusement écartée de tous, au final, il ne lui en voulait pas tant que ça, au moineau.
Le dit moineau avait d'ailleurs sans doute tenté d'alléger l'atmosphère puisqu'il lui lança d'un ton amusé:
-Tu sais que tu as la même tête que quand Steve t'as retrouvé avec plus d'alcool que de sang en train d'hurler des insanités dans ton atelier ?
Il avait fait ça lui ? Pas étonnant. L'ingénieur aurait donné toute sa fortune pour ne serait-ce qu'avoir une photo de ce moment, la tête du Capsicle avait du être plus que mémorable.
Mais, hum.. Le fait qu'il n'ait aucun souvenir de la dire soirée et d'un quelconque rapprochement et discussion amicale avec le Piaf était-il mauvais signe ?
Très certainement.
Mais ce ne fut pas l'air perdu du milliardaire qui sembla arrêter Œil de Faucon qui s'empressa de poursuivre:
-De toute manière tu as arrêté de boire n'est-ce pas ?
Il le regardait maintenant avec le sincère sentiment d'être totalement largué, la première explication qui lui venait c'était qu'il devait être en Enfer et.. Il ne comprenait pas pourquoi les Avengers y seraient avec lui.
Si il était vraiment mort il aimerait vraiment faire remarquer que la mort c'était vachement réel, et que la mort ça ressemblait à la vie, en plus il ressentait tout avec autant de force.
Donc en fait il n'était sûrement pas mort.
Génial.
Quoique l'enfer ressemblerait sûrement à ça, te faire miroiter l'espoir d'avoir tout ce que tu souhaite pour ensuite te l'enlever, lentement, en se délectant de ta souffrance.
La réponse qui lui venait ensuite et qui lui paraissait parfaitement invraisemblable était qu'il soit dans un univers.. parallèle, où tout semblait déréglé.
Pourquoi pas après tout, il y avait bien eu les aliens qui envahissaient la terre et un dieu mégalomane venant d'un autre monde, accessoirement doué de magie, qui tentait de gouverner son monde.
Après tout cela voici ensuite le petit voyage dans un univers alternatif.
En réalité, il ne devrait plus s'étonner de rien.
L'archer quant à lui semblait vraiment attendre une réponse.
Comme si il s'inquiétait véritablement.. ce qui n'était d'ailleurs pas prêt d'arriver, personne ne devait s'inquiéter pour lui, à quoi bon en sachant
qu'il ne faisait que causer l'inquiétude à chaque minute de l'existence pour ceux pour lesquels il comptait, comme si il n'était qu'un enfant un
peu turbulent sur lequel on devait veiller avec précaution pour éviter une quelconque bêtise.
Même si on savait bien qu'elle finirait inévitablement par arriver.
Pourtant il n'était pas un gosse merde !
Il tenta de se dégager d'un coup d'épaule mais la prise du brun sur celle-ci ne fit au contraire que se renforcer.
-Tony.. Son ton froid ainsi que le froncement de ces sourcils lui indiquait qu'il était plus que dans son intérêt de répondre.
Ce qu'il ne dit évidement pas en se murant dans le silence le plus total.
Typiquement Starkien.
Ce constat lui arracha une grimace amusée ou se voyait une pointe de douleur.
L'espion avait de la poigne n'empêche.
Ce fut la pression sur ses os déjà fragilisés qui l'incita à répondre.
-Ai-je jamais vraiment arrêté de boire ? Fit-il dans une tentative d'humour gâchée par le ton amer.
Le brun relâcha soudainement la pression sur son épaule -le faisant pas si discrètement que ça soupirer de soulagement- en semblant accepter cette tentative maladroite de détourner le sujet de conversation.
Il afficha un sourire crispé avant de saluer le faucon d'un mouvement de menton et de partir un peu trop prestement sous son regard soupçonneux.
Il refit le chemin inverse qu'il avait effectué en courant jusqu'à arriver à l'immense salon-cuisine où avaient été depuis bien trop longtemps réunis la totalité des Avengers.
L'Iron Man écouta avec attention tout bruit pouvant indiquer une quelconque présence mais n'en entendant pas le moindre signe il s'avança doucement, ouvrit la porte, et jeta un regard circonspect dans la pièce.
Elle était restée dans le même état que lorsqu'il les avaient tous trouvés là, hormis certains sièges ayant été déplacés; elle semblait maintenant.. vide sans ses occupants, vide de la vie qui semblait auparavant l'habiter.
Plongé dans son examen il remarqua plusieurs petits détails qui le fit voir que chacun avait semblé prendre ses aises dans la tour.
Çà et là traînaient
quelques flèches dont une grande partie était plantées dans une cible taille humaine affichée au mur, une paire de talons haut avait été sommairement abandonnés près d'un des canapés tandis que des lunettes et un livre de mathématique paru récemment trainaient sur le plan de travail, près d'un blouson en cuir brun clair qui reposait sur un des accoudoirs d'un siège à l'allure ancienne.
Seul Thor semblait ne pas avoir laissé sa marque de fabrique mais en même temps ce n'était pas comme si il allait laisser mjölnir en plan, non ?
Cette pensée lui arracha un maigre sourire, l'impression de froideur et d'impersonnalité qui régnait auparavant dans la pièce avait été remplacée au profit d'une ambiance plus chaleureuse et les affaire disséminées un peu partout dans la pièce ne faisaient qu'accentuer cette impression accueillante.
Pourtant, ici, rien ne lui appartenait, et il se retrouva gêné, la vie emplissait ce lieu, une vie qui était passés sans lui.
La tristesse formait une boule dans sa poitrine, et il la sentait remonter jusque dans sa gorge,
Ce sentiment se renforça en voyant toutes les autres traces d'un passage plus que fréquent dans la pièce, certains bibelots placés sur des étagères et même plusieurs plantes vertes pleinement épanouie près des vitres, de plus, il n'y avait nulle trace de poussière.
Il alla s'asseoir sur un des fauteuil, profitant de la sérénité qui lui inspira la vue de la ville en effervescence, il remarqua d'ailleurs avec étonnement que le soleil commençait doucement à décliner.
Bercé par le calme ambiant et réchauffé par les rayons d'un soleil mourrant, il s'endormit.
Ce fut sûrement la disparition de ce soleil derrière les hauts grattes-ciels qui le réveilla.
Ou, plus plausible, la présence a ses côtés et l'impression d'être observé; lorsqu'il tourna son regard ensommeillé vers la droite il croisa deux billes d'un bleu céruléens, des prunelles qui le fixaient avec un petit quelque chose d'indéfinissable.
Leurs regards restèrent ainsi un long moment, les yeux dans les yeux, chocolat et turquoise, le feu et la glace.
Finalement ce fut Steve qui prit la parole:
-Tu as des cernes.
C'était juste une constatation, dénué de toute agressivité.
Pourtant, il répondit avec sarcasme:
-Eh oui capsicle, moi je n'ai pas été shooté au super-sérum !
Le capscicle le regarda en fronçant les sourcils d'incompréhension:
-Je croyais qu'on avaient arrêtés depuis longtemps ce petit jeu de piques puériles Tony..
Devant l'air perturbé du philanthrope il sembla se sentir mal à l'aise et changea de sujet:
- Tu.. Tu as bien géré lors de la dernière mission. Il affichait un petit air hésitant.
-Merci Cap, répondit le brun en affichant un de ses si rares sourire sincère.
Même s'il ne savait pas de quelle mission il parlait ça faisait du bien de recevoir un compliment de sa part, énormément de bien.
-Je suis.. heureux que l'on ait réussi à trouver un terrain d'entente tous les deux, non seulement nos interactions sur le terrain se sont arrangées mais également sur le plan affectif. C'est.. Mieux, reposant.
Cette fois-ci ils échangèrent tous deux un sourire sincère, ils auraient pu continuer longtemps à discuter ainsi, les yeux dans les yeux et les sentiments à nus sans créer aucune vague, Tony l'aurait souhaité en fait.
Mais s'était sans compter sur l'arrivée des autres membres de l'équipe qui semblaient avoir attendus la fin de leur discussion pour entrer dans la pièce.
Aussitôt celle qui lui avait semblé si vide jusqu'il y a peu était devenue étouffante, il inspira un grand coup avant de se lever avec la ferme intention de retourner dans le calme paisible chambre mais Bruce l'en empêcha.
-Tony ! Tu voudrais venir dîner avec nous ce soir ? On fait une soirée film.
Le scientifique ajouta gentiment avec un faux air de conspirateur.
Tu pourras même mettre Star Wars si tu veux.
Le scientifique lui sortit son sourire "Made in Banner" qui vous fait momentanément totalement oublier que l'Autre est en lui, un subtil mélange de gêne réservée et de gentillesse pure.
Il était probablement le seul qui pouvait le faire ne serait-ce que penser un instant à répondre affirmativement à cette invitation, c'est pourquoi il la considéra sérieusement et qu'après quelques secondes de réflexion, il accepta.
Tony souriait.
Il souriait car pour la première fois depuis longtemps il se sentait.. entouré.
Une des rares fois dans sa vie ou il semblait vraiment pouvoir être lui même, sans artifice, sans masque.
Rire sans se forcer et sourire car ça lui plaisait.
Un petit havre au cœur de la tempête que représentait sa vie.
Alors il souriait, il voulait juste profiter de l'instant présent, tous les Avengers regardant avec intérêt le film devant eux.
On aurait presque dit une famille.
Presque.
Son sourire qui jusque-là s'était fait lumineux se teinta d'amertume.
Un voile de tristesse passa dans ses yeux alors qu'il fixait d'un air douloureux l'écran devant lui.
Ce fut la Veuve Noire qui le tira de sa tourmente émotionnelle.
-Tony.
Il tourna des yeux déboussolés vers elle.
Elle aussi s'était visiblement décidée à l'appeler ainsi, ça lui faisait toujours étrange, mais ce n'était pas désagréable pour autant, c'était même plutôt pas mal.
-Qu'est-ce qu'il se passe Tony ?
Ses sourcils s'étaient quasi imperceptiblement froncés, signe qu'elle cherchait quelque chose, sûrement à le comprendre dans ce cas-ci.
Il resta muet, reprenant juste un air plus sur de lui.
-Rien Natasha t'inquiète.
Cette fois sa réponse lui fit hausser un sourcil.
Il se dit alors qu'il n'allait pas pouvoir échapper à un interrogatoire en bonne et due forme.
Il déglutît.
-Tony..
Tout comme Œil de Faucon elle avait employé Le Ton, il savait par contre qu'elle n'hésiterait pas à l'espionner jour et nuit et à essayer de lui tirer les vers du nez par tous les moyens.
Dans un élan de fierté (assez mal placée dans ce cas-ci) il continua.
-Rien.
Tentative désespérée pour échapper à un sort qu'il savait déjà scellé ?
Très certainement.
Mais hé, que pouvait-il faire de plus ?
En plus, l'espionne foutait la frousse quand elle le voulait, même à lui.
En voyant le regard qu'elle lui envoya suite à sa réponse il se dit qu'il aurait sûrement mieux fait de dire la vérité. Ou de se taire.
Il tourna son attention vers l'écran et ignorant tous les regards s'étant tournés vers lui.
La rousse le fixa encore un instant, inquisitrice.
-Tu finiras bien par tous nous raconter. En attendant j'espère que tu te remettras rapidement sur pied.
Tous les autres acquiescèrent à ses paroles.
Cette simple constatation réchauffa un peu la glace s'étant formée autour de son cœur.
-Merci.
Encore un sourire et tous se concentrèrent à nouveau sur le film.
Tony était étendu dans son lit, repensant à la soirée, il souffla longuement, il n'arrivait toujours pas à croire à ce qui s'était passé, ni à ce qu'il était en train de vivre en général, que s'était-il passé entre le moment où il faisait la loque dans son atelier et celui ou ils lui souriaient tous et tentaient de lui remonter le moral ?
Cela faisait bien longtemps qu'il ne s'était pas aussi bien amusé il se souvenait, désormais, ce que s'était de se sentir bien.
Ces quelques heures étaient passées à toute vitesse, il s'était bien sur sentit de trop au début mais peu à peu la présence amicale ainsi que les sourires des autres Avengers l'avait détendu jusqu'à ce qu'il parvienne même à rire avec eux, ils avaient été étonnement compréhensif, à l'opposé de leurs comportements avec lui dans ce qui lui semblait un lointain passé, ici, ils étaient heureux.
Ultron n'était pas venu troubler la vie qui s'était construite dans la tour, tout avait juste parfaitement suivit son cour.
Un seul élément et…
Tellement de changements.
Tony laissa son regard errer dans la pièce, même après l'avoir constaté seulement quelques heures auparavant l'aspect ordonné et vivant le frappa.
Il lâcha un long soupir, marchant tranquillement vers son lit, osant presque laisser s'échapper un sourire, il se sentait tellement tranquille.. Si peu de changements et pourtant tellement plus que ça.
Ce fut un fin sourire aux lèvres qu'il s'endormit, affichant malgré lui trace de l'effet de cette soirée après tant de temps à souffrir et être seul, ç'avait-été une bonne journée.
Lorsque son regard se posa sur Tony l'âme esquissa un petit sourire, joyau solitaire égaré dans ce moment qui semblait figé dans le temps.
Un sourire empli de tendresse, alors, elle pensa fugitivement qu'il était si fort... Et pourtant tellement fragile.
Et voilà ! Ça vous a plu ? N'hésitez pas à laisser une petite review ! Ça motive à écrire et ainsi je posterai beaucoup plus vite, promis ;P
