Titre : Merry Christmas
Disclaimer : Haikyuu appartient à... à... à un japonais je suppose, et je suis française moi... donc... pas à moi c'est logique
Rating : K
Couple : KageHina
Genres : Romance - Yaoi - Drame
NDK:JOYEUX NOËL !!! Je me demande bien comment je peux poster ce chapitre alors que je vois plus clair... Enfin, je vous souhaite quand même un joyeux Noël ! Il est déjà 1h50 chez moi et avec la cota d'alcool que j'ai bu... je vous souhaite une bonne lecture !
KT/HS
Il fixait le plafond, silencieux, allongé sur son lit. Depuis quand? Lui-même ne le savait pas. Il restait juste là, immobile.
Depuis qu'il avait entendu la conversation de ses parents, Shôyô ressentait un vide... Il se sentait lasse, sans plus aucune raison ou envie de faire quoique se soit. Il restait juste dans sa chambre, fixant son mur blanc, dans le silence le plus total. Enfin, dans sa chambre... Parce que en dehors de celle-ci, il entendait très bien les bruits que faisait sa famille. Il entendait ses parents se lever et aller au travail. Il entendait le bruit de la douche. Celui de l'aspirateur. Celui de sa sœur courant dans les couloir. Bref des bruits de vie quoi.
D'une vie sans lui.
Parce qu'il s'était enfermé dans sa chambre.
Il n'était plus sortit depuis ce fameux soir. Sa mère avait bien essayé de lui parler le lendemain de cette journée mais il ne lui avait pas ouvert. Son père n'avait même pas dénié venir le voir. Pas assez préoccupé pour ça... Quand à Natsu... Elle était venue... beaucoup de fois. Tapant sur sa porte, criant, lui parlant à travers la planche de bois. Mais Shôyô ne lui avait pas ouvert. Il n'osait pas. Toute cette histoire était de sa faute après tout...
Alors, il restait là, seul dans sa chambre a resassé ses idées noires.
À pensée à sa vie...
Et il s'était rendu compte d'une chose... Ses notes avaient toujours été mauvaises. Avant même de voir le match du petit géant, il n'était pas très bon à l'école. Après avoir vu celui-ci, il était entré au collège mais il n'y avait pas de club de volley. Alors, il ne s'était pas autant entraîner que ça... Ses entraînements n'avaient eu aucune influence sur ses notes. Elles étaient déjà bien assez mauvaises sans. Et au lycée, ça n'avait pas beaucoup changé.
Alors, avec ou sans le volley, ses notes étaient juste... minables.
Avec ou sans le volley, il était juste... un idiot.
-Même Kageyama me le dis..., souffla le rouquin doucement.
C'était douloureux... de penser au noiraud. Surtout que... la nuit où il avait entendu la conversation de ses parents... Hinata avait sentit que quelque se passer entre le noiraud et lui. Un sentiment, un lien était en train de se créer. Mais il ne savait dire quoi... Le brusque retour à la réalité, par les paroles de son père, avait engloutit le sentiment qu'il sentait lors de la conversation téléphonique.
Et il avait raccroché...
Alors que Kageyama l'appelait, il lui avait raccroché au nez. Sans explications.
Depuis le noiraud le harcelait de messages, de mails et de coups de téléphone. Au final, il avait fini par éteindre son portable. Il ne voulait... parlé à personne. Enfin...
Plutôt, il n'avait envie de rien.
Lui qui était toujours enthousiasme, maintenant il ne voulait plus rien faire, plus y croire.
Son père avait sûrement raison.
Il n'était qu'un idiot.
Comment avait-il pu croire qu'il réussirait quelque chose dans sa vie...
Ses notes étaient merdiques. Au volley, il n'arrivait à rien sans Kageyama. Et maintenant, il se rendait compte à quel point il n'arrivait pas à protéger sa petite sœur. Finalement, depuis le début, c'était son père qui avait raison. Il ne servait à rien.
Et alors qu'il acceptait enfin son impuissance, que son cœur se gelait de plus en plus, qu'il sentait
des larmes émergées de ses yeux vide d'éclats, Hinata entendit un grand fracas provenant du rez-de-chaussée. Le bruit avait été si fort, qu'il en avait sursauté et qu'il s'était redressé du lit. Se levant doucement, le jeune rouquin s'avanca vers sa porte de chambre. Il se sentait faible et un petit vertige lui avait prit (il n'avait pas mangé ces deux derniers jours), mais il était inquiet de ce qui se passait au salon. Il ne savaient pas si ses parents étaient présents mais Natsu devait être à la maison... Et même s'il était incapable de la protégé, il s'inquiétait pour elle. Alors, déglutissant difficilement, le roux déverrouilla sa porte d'une main tremblante.
Mais ce ne fut pas lui qui ouvrit la planche de bois...
Trop rapidement pour qu'il puisse le voir et l'éviter, une grande ombre ouvrit avec force sa porte (obligeant le jeune homme a reculé), et Hinata se retrouva dans une forte étreinte qui l'étouffa presque.
-Espèce d'idiot! On s'est inquiété!
Le cœur du roux rata un battement. Cette voix...
-Je t'ai déjà dis que tu n'étais pas seul! Alors pourquoi au lieu de parler, tu te renferme sur toi-même, imbécile!
Hinata n'y croyait pas. Mais cette voix, cette odeur, ces bras... C'était bien lui. Son passeur.
-Kage...yama?, dit-il, indécis.
-Bien sûr que c'est moi!
Et le noiraud desserra son étreinte... laissant voir à Shôyô que c'était vraiment lui. Kageyama Tobio. Des cheveux noirs. Des yeux bleus. Une moue toujours présente sur son visage. Et... Et un déguisement de Père Noël?!
Hinata écarquilla les yeux.
-Quoi?, grogna le noiraud. C'est le réveillon, il fallait bien un Père Noël..
Et Hinata pouffa.
-Tu es ridicule dans cette tenue, déclara le rouquin.
-Hein!!
Et la tête en colère de Kageyama le fit encore plus sourire. Puis il repensa aux deux derniers jours... Et son sourire disparu. Il l'avait ignoré alors pourquoi le noiraud était ici?
-Qu'est-ce que tu fais là habillé en Père Noël, Kageyama?
-C'est évident non! Pour fêter le réveillon!
-Hein?
-Allez, vient! Les autres nous attendent, déclara le noiraud en prenant le rouquin par la main et en le conduisant à l'extérieur de la chambre.
Hinata ne comprenait plus rien. Fêter le réveillon? Les autres? De quoi parlait Kageyama?
Le rouquin le sut très vite lorsque, une fois arrivé au rez-de-chaussée, il découvrit un spectacle étrange. Là, dans son salon, il y avait... l'équipe de Karasuno au complet.
Ukai-san et Takeda-sensei étaient en train de placer un grand sapin près de la baie vitrée. Le capitaine déposait à côté des cartons où des décorations pour sapin en sortaient. Plus loin, Kiyoko et Yachi accrochaient des décorations de Noël un peu partout sur les meubles. Asahi-san et Suga-san dépossaient des plats sur la petite table devant la télévision où Nishinoya et Tanaka branchaient une console de jeu, sous la surveillance de Ennoshita. Yamaguchi, Narita et Kinoshita versaient dans des verres en plastique du jus de fruit. Et Tsukishima parlait avec Natsu.
-Qu'est-ce que-, commença Shôyô.
-Nii-chan!, s'écria la petite Natsu en courant vers son frère.
Shôyô se crispa lorsque sa petite sœur sera ses jambes dans ses bras. Il ne voulait pas lui causé encore du tord. Elle ne devait pas l'approcher. Mais il n'eut pas le cœur de la repousser en voyant les grands yeux innocents de la petite brillaient à cause des larmes qu'elle retenait.
-Nii-san..., pleurenicha Natsu. Merci Tobio-nii...
"Tobio-nii"?
Une main, plus grande que la sienne, partit caresser les mèches rousse de Natsu. Et le cœur de Shôyô accélèra en sentant le noiraud proche de lui. Tellement qu'il sentit son souffle lui brûlait la nuque lorsque Tobio répondit à Natsu que ce n'était rien. Puis celui-ci se tourna vers lui. Ses yeux devaient expliqué son incompréhension car Kageyama prit la parole pour lui expliquer ce qu'ils faisaient tous ici...
-Je te l'ai dis non..., souffla Tobio près de l'oreille du rouquin. Tu n'es pas seul.
Un frisson monta la colonne vertébrale du roux. Il ressentait à nouveau ce sentiment qui le lié à Kageyama. C'était étrange...
-Ça n'explique pas pourquoi vous êtes là..., murmura à son tour Shôyô.
Kageyama se redressa. Il prit ensuite la petite Natsu dans ses bras.
-C'est grâce à elle, sourit le noiraud. Elle s'inquiétait pour toi. Alors elle m'a appelé ce matin. Et on a décidé..., il fixa les autres, qu'on allé fêter Noël avec vous.
-Enfin, c'est plutôt Kageyama qui a eu cette idée, se sentit obligé d'expliquer Tanaka.
-Ouais! C'est lui qui est venu nous chercher!, confirma Noya.
-Senpai... Il n'avait pas besoin de savoir ça..., bougonna le noiraud.
Et les autres le charrièrent sur son côté timide et le petit rougissement qui était apparu à leurs commentaires, Natsu entrant même dans le débat. Tout ça, sous les yeux de Shôyô qui ne comprenait plus rien. Pourquoi faire ça? Ils avaient sûrement de la famille avec qui passer les fêtes... Alors pourquoi vouloir les passées avec lui? Lui qui était idiot. Lui qui ne servait à rien. Lui qui avait fait du mal à sa petite sœur avec ce stupide conte! Lui, Hinata Shôyô. Il ne méritait pas ça... Qu'on en fasse autant pour lui.
Il se sentit mal.
Les autres riaient, souriaient... mais lui se sentait mal, triste. Il ne supportait pas cette ambiance festive. Alors, pendant qu'ils avaient tous les yeux et pensées braqué sur Kageyama, Shôyô remonta les marches de l'escalier pour retourner à sa chambre. Il ne la ferma pas cette fois-ci. Il était fatigué et n'en avait pas envie. Espérait-il que quelqu'un allait venir le voir? Peut-être... En ce moment, il doutait de tout... Alors, il arrêta de se poser des questions et s'allongea sur son lit, fatigué. Il posa le bras sur sa tête. Il se sentait réellement mal... Juste remonter les escaliers avait été difficile. Il faisait sûrement de l'hypoglycémie...
-Je dois mangé un truc..., soupira Shôyô.
-Alors tiens, fit une voix.
Et Shôyô n'eut même pas besoin d'enlever son bras de devant ses yeux. Il savait qui c'était.
-Ils ont arrêté de t'embêter, Kageyama..., souffla-t-il.
-Il faut bien finir de préparer la fête.
Shôyô soupira.
-Je n'es..., commença-t-il avant de se faire couper.
-Tu n'es pas seul Shôyô...
L'utilisation de son prénom par le passeur le surprit. Il retira son bras pour fixer Kageyama. Ce dernier s'était assit sur son lit et était penché vers lui, ses bras de part et d'autre de son corps. S'il n'était pas aussi surprit par les paroles du noir, Shôyô aurait sûrement trouvé la situation gênante et aurait rougit. Mais à l'heure actuelle, il était bien trop surprit par l'attitude de Kageyama...
-Je sais très bien à quoi tu penses... Tu penses que ton père a raison n'est-ce-pas? Tu penses que tu es un idiot. Que tu ne sers à rien. Que la fuite de Natsu est de ta faute. Alors que tout ça... c'est faux.
Le regard de Kageyama le transpercé. Ses yeux étaient bien plus bleu qu'il l'avait pensé. Mais il trouva quand même la force de répondre au noiraud.
-Natsu a encore parlé n'est-ce-pas...
-Elle est très intelligente pour son âge...
-Contrairement à son frère, avoua tristement Shôyô.
-Chacun est intelligent à sa manière.
-Arrête Kageyama... Toi-même, tu me traite d'idiot.
Les sourcils du noiraud se fronçèrent.
-C'est vrai... mais c'est juste un moyen de te nommé... Tu m'appelle bien Bakageyama toi!
-Oui mais-
-Et quand bien même tu serais un idiot, et alors? On t'aime comme tu es.
Encore une fois... Encore une fois entendre Kageyama lui parlait avec tant de douceur remué quelque chose au fond de lui. Il luttait pour ne pas se laisser aller... pour ne pas pleurer face aux yeux bleus brillants du noiraud. Kageyama... croyait en ce qu'il disait... et c'était encore plus dure de se retenir de pleurer. Il ferma les yeux pour essayer de refouler ses larmes... mais il dut les ouvrir quand il sentit une douleur sur ses joues. Kageyama était en train de lui tirer les joues.
-Arrêtes de pleurer, grogna le noiraud. J'aime pas ça.
-La fhaute a shi..., répondit Shôyô, les joues toujours étirées.
-Tss.
Kageyama relâcha ses joues et se leva du lit. Shôyô frotta les zones rouges.
-Allez, mange ça puis va te préparer, ordonna le noiraud.
Il lui tendit alors un plateau où était placé un verre de jus d'orange et une tartine beurré de chocolat. Hinata aurait bien voulu dire au noiraud qu'il n'en voulait pas. Mais le regard sévère que ce dernier lui offrait l'en dissuada. Alors, résigné, Shôyô se releva pour prendre le plateau. Il s'appuya sur le mur où son lit était collé pour pouvoir manger, tout ça sous le regard satisfait de Kageyama. Une fois qu'il eut fini, le noiraud se dirigea vers son armoire, prit une tenue à la va vite, retourna près du lit pour le relever et le poussa littéralement vers la salle de bain. Il n'eut même pas le temps de protester. Mais, est-ce qu'il en avait vraiment envie? Kageyama était vraiment gentil aujourd'hui... Il aimait bien ce côté du noiraud.
Pensé à ça, fit rougir Shôyô. Alors, il se frappa les joues et se déshabilla pour prendre une douche.
KT/HS
Resté seul, Tobio fixa la porte en repensant à la situation d'avant. Une main se leva alors pour cacher son visage qui devenait rouge et chaud. Qu'est-ce qui lui avait prit... Il avait appelé Hinata par son prénom et avait été vraiment très proche du rouquin. Si quelqu'un était entré dans la chambre lorsqu'il s'était penché sur le roux, il aurait cru qu'ils allaient s'embrasser...
Son cœur rata un battement.
Décidément, dès qu'il s'agissait de Hinata, il avait des réactions étranges. Mais bizarrement cela ne le dérangeait pas... Parce que justement, ces réactions, ils venaient pour, par et grâce à Hinata. Tant que c'était le rouquin, cela ne le dérangeait pas. C'était tout. C'était ce qu'il pensait. Et ce n'était pas la première fois.
Il devait vraiment être dans le déni s'il ne remarquait pas son comportement différent avec Hinata. Il l'avait vite remarqué... qu'il protégeait et couvait le rouquin plus que les autres. Et avec les sourires moqueurs de Tsukishima, s'il ne l'avait pas remarqué, il aurait alors eu des doutes. Mais justement il l'avait remarqué. Il savait qu'il était différent avec Hinata.
Et aujourd'hui il l'avait appelé Shôyô.
Son prénom était sorti tout seul. Sans vraiment qu'il ne s'en rendre compte. Ça avait été naturel de le dire. Et il avait encore envie de le dire. D'appeler le rouquin par son prénom... Ça lui donnait l'impression d'être particulier, spécial pour le rouquin.
Et ce sentiment était vraiment plaisant à ressentir.
Mais il en voulait plus... Sauf qu'il ne savait pas justement c'était quoi ce "plus" qu'il voulait. Il était sûrement, à l'heure actuelle, la personne la plus proche de Hinata dans son entourage. Il arrivait facilement à comprendre le rouquin. Il devinait aisément ses pensées, ses envies... Mais il n'était pas vraiment totalement satisfait. Il en voulait... plus.
Mais quoi?
-Tobio-nii?, l'appela une petite voix enfantine.
Il se retourna vers elle.
-Oui, Natsu?
-Est-ce que ça va?, demanda la petite en se tricotant les doigts.
Tobio lui sourit. Il trouvait Natsu adorable. S'il avait eu une sœur, il aurait aimé qu'elle soit comme Natsu mais il n'en avait pas.
-Oui, tout va bien. Shôyô..., il frissonna en prononçant encore son prénom,... se prepare. Est-ce que tout va bien en bas?
-Hum, acquiesça Natsu. J'étais venue chercher mes dinosaures pour les montrer à Kei-nii!, fit-elle enthousiasme.
-Des dinosaures?
-Natsu collectionne les figurines de dinosaures, fit la voix de Shôyô derrière lui.
Il se retourna pour tomber sur une vision dès plus mignonne. Hinata avait revêtu la tenue qu'il avait prit dans l'armoire, soit un simple pantalon noir avec une chemise de la même teinte que les roses pêche. Sa mère aimait beaucoup cette couleur et ces roses, alors il les connaissait bien. Il avait choisit les vêtements totalement au hasard. Une chance que ça allait bien au rouquin... Un rougissement le prit lorsqu'il se souvient que les fleurs roses pêche étaient liés au désir et à l'attraction. Et qu'à cette instant...
... Shôyô était désirable.
À la fois sexy et mignon, attirant et vulnérable.
-A-Ah je vois..., dit-il en détournant le regard, gêné de ses propres pensées.
Hinata lui lança un regard d'incompréhension puis se détourna pour parler à sa sœur.
-Pourquoi veux-tu lui montrer tes dinosaures Natsu?
-Kei-nii aime les dinosaures aussi!, expliqua-t-elle, enthousiasme.
Et sur ce, la petite couru jusqu'à sa chambre et Tobio ne put que sourire à nouveau. Décidément, elle avait beau être plus intelligente que la plupart des enfants, Natsu restait quand même une gamine de 7 ans.
-Elle a l'air heureuse..., souffla faiblement Hinata.
Le noiraud se retourna vers lui et il remarqua que son coéquipier était à nouveau mal... Ses beau yeux hazel se voilant face aux sentiments négatifs que ressentait le jeune homme. Un sentiment amère emplit la poitrine de Tobio. N'arriverait-il donc pas à arracher un sourire à Shôyô ? Depuis leur arrivée, le rouquin n'avait pas quitté cette expression triste. Ses jolies yeux orangés restaient perpétuellement voilé de chagrin, perdant cette étincelle de gaité qu'il avait habituellement. Cette lumière qui faisait brillé ses yeux de mille éclats... Il n'aimait pas ça. Le rouquin était fait pour sourire, pour rire, pas pour la tristesse et les larmes. Ses yeux devaient brillé, pas être fade, sans sentiment comme à présent. Il n'aimait vraiment pas ça.
Alors, Tobio frappa le rouquin...
KT/HS
Hinata ne sortit même pas un "aïe" lorsque son coéquipier le frappa. Enfin, frapper était un bien grand mot. C'était plus une petite tape sur la tête que les grands coups qu'il était habitué du noiraud. Et c'était surprenant.
-Me regarde pas avec cette tête d'ahuri, imb-Hinata, se reprit le noiraud. Allez, viens, on va rejoindre les autres.
Il acquiesça. Trop surprit pour répliquer à l'ordre donner. Kageyama... agissait vraiment bizarrement. Il était... gentil. Pas qu'il soit méchant d'habitude, mais aujourd'hui c'était différent. Quand il perdait courage, le noiraud le provoquer ou s'énerver contre lui mais là... c'était différent. Kageyama n'avait eu que des gestes tendres à son égard, tout en gardant ses habitudes. Lui tiré les joues pour qu'il ne pleure pas... Frapper sa tête pour qu'il ne déprime pas... Ça c'était des choses que Kageyama faisait habituellement... Mais... Se préoccuper à ce point de lui... lui apporter à manger... le couvrir de ce regard intense... Hésité à l'insulter... C'était des choses que le noiraud ne lui avait pas habitué. Cette gentillesse que le noiraud laissait transparaître maintenant...
... il ne l'avait jamais reçu avant.
Elle était différente de l'amour que lui avait donné ses parents (dans un passé vraiment très lointains), que celui de Natsu ou de ses amis. Elle était emprunte de tendresse, d'inquiétude et... et peut-être un peu d'amour (à savoir quel genre, Hinata ne le savait pas). Et il ne pouvait s'empêcher de vouloir, d'espérer en avoir plus de cette tendresse du noiraud. Il sentait au fond de lui, qu'il se raccrochait de plus en plus à ce côté de Kageyama. Il... aimait bien ce Kageyama.
Si gentil. Et attentionné.
-Bon alors, tu viens!, cria Tobio depuis le milieu des escaliers.
Et cela le fit doucement sourire. Le mal-être qu'il ressentait été toujours présent mais il avait l'impression que ce dernier avait été un peu apaiser par le noiraud. Il descendit rejoindre ses amis pour cette fête qu'ils avaient préparé.
Dès son entrée dans le salon, il se fit littéralement agressé par Yamaguchi et Yachi qui n'avaient pas osé ouvrir le frigo pour déposer les boissons qui commençaient à se réchauffer quelque peu. Hinata leur offrit un sourire, un peu crispé et forcé. Et prit lui-même les bouteilles pour les mettre à la cuisine. Pièce la plus silencieuse du rez-de-chaussée vu que le salon était envahie par la musique du jeu vidéo que ses senpais avaient mis. Il plaça rapidement les boissons au fraie puis retourna vers ses camarades.
Et, contrairement à ce qu'il pensa, il réussit à oublier ses problèmes et à s'amuser pendant les quelques heures où les membres de Karasuno étaient chez lui.
Il s'amusa avec les jeux vidéos de Noya-san et Tanaka-san (son côté combattant s'étant réveillé). Il rigola avec Yachi des pitres des aînés et les réprimandes de Suga-san et du capitaine. Il souria tendrement en voyant sa petit soeur sourire, danser et discuter avec ses camarades. Et un léger sentiment de bien-être empli doucement sa poitrine alors que son regard accrocha un regard bleu nuit.
Minuit approchait.
Et les autres sortirent dehors pour les feux d'artifices. Takeda-sensei en avait amené quelques-uns. Le salon se vida alors, laissant le rouquin seul.
Hinata n'avait pas eu envie de suivre les autres. Il y avait eu tellement d'animation ce soir qu'il se sentait un peu étourdi. Il n'avait pas encore récupéré de ces jours à jeûner. Alors il resta tranquillement assis sur le canapé, profitant du silence ambiant le regard fixé sur le sapin qu'avait décoré ses amis.
Mais il ne resta pas seul très longtemps.
Le noiraud était revenu dans le salon en ne le voyant pas sortir de la maison et s'était assis près de lui sur le canapé.
-Je n'ai plus le droit de rester seul une minute, Kageyama-kun, souffla Hinata.
-Je voulais juste savoir comment tu allais, expliqua-t-il.
-Je vais bien..., soupira le rouquin.
Un coup d'oeil vers le noiraud lui apprit que celui-ci n'avait pas l'air convaincu. Les yeux bleus le détaillaient avec minutie dans l'espoir de confirmer ses dires ou pas. Le rouquin le laissa faire, pas plus déranger que ça par cette inspection. Du coin de l'oeil, il vit que son partenaire s'apprêtait à dire quelque chose mais il fut interrompu pas une sonnerie soudaine. Tous deux sursauta et le noiraud retira de sa poche un portable. Hinata remarqua que ce n'était pas le même que d'habitude.
Le noiraud avait changé de portable ?
-Allo?, fit-il. Maman? Qu'est-ce que tu veux?... Oui, tout va bien... Oui... Oui... Joyeux Noël à toi aussi. Bonne soirée.
Et il raccrocha sous les yeux intrigués du feinteur.
-Elle voulait savoir si tout se passait bien, expliqua le noiraud.
Shôyô acquiesça et le silence prit place.
-Tu as un nouveau portable, dit-il pour palier au silence.
-Oui, mes parents me l'ont offert pour mon anniversaire.
-Ton anniv...
Oh...
Oh!
L'anniversaire de Kageyama était le 22 décembre! Comment avait-il pu oublier! Il avait harcelé le noiraud pour savoir sa date de naissance et il se permettait d'oublier après!
-D-Désolé... je...
Il était gêné. Il n'avait même pas de cadeau pour son ami...
-C'est rien, ria Kageyama. Avec tout ce qui s'est passé ces derniers jours, je comprend que tu aies pu oublier.
-Mais..., souffla Hinata.
-De toute façon, je ne l'ai pas fêter, poursuivit le noiraud. J'ai passé la journée à m'entraîner et en rentrant le soir, ce cadeau était sur mon lit.
Malgré ces mots réconfortants, il se sentait quand même un peu mal d'avoir oublier l'anniversaire de son partenaire. Il n'osait pas regarder le noiraud et avait baissé les yeux. Mais il fut bien obliger de les relever quand le noiraud attrapa son menton de ses doigts pour qu'ils se regardent.
Et à nouveau, il plongea dans une mer bleu étoilé...
Il n'avait même pas remarqué que le noiraud s'était approché de lui, totalement fasciné par le regard bleu d'une intensité étrange. Et même le bruit que faisait leurs amis dehors n'arrivait pas à le dissuader de détourner le regard... ni de s'éloigner du passeur.
-Je voudrais que tu arrête de te blâmer de la sorte, idiot..., murmura le noiraud d'une voix douce.
-Je..., il souffla, j'ai l'impression de n'avoir plus confiance en quoique se soit...
Kageyama ne répliqua rien : il sentait que le rouquin n'avait pas encore fini.
-Je... Quoique je fasse, ça rate. Je suis nulle en cours. Au volley, sans toi, je n'arrive à rien. Et maintenant, je crée des problèmes... je... je voudrais être quelqu'un d'autre, finit Hinata avec les larmes aux yeux.
Il n'avait pas vraiment voulu avouer ses pensées au noiraud... il n'avait pas dans l'idée de se plaindre... Mais Kageyama... ses yeux... sa douceur... tout ça était tellement différent de d'habitude... tellement réconfortant.
Juste pour ce soir...
Juste ce soir, il pouvait se laisser aller non?
Il pouvait laissé sortir tout ce qu'il gardait en lui depuis des mois... juste cette nuit...
-Je te préfère comme tu es Shôyô..., souffla le passeur.
Il sursauta. C'était la seconde fois que le noiraud l'appelait par son prénom. Cela ne le dérangeait pas... À chaque fois qu'il le disait, un frisson le traversait et son corps ressentait une douce chaleur. C'était agréable.
-Je te l'ai déjà dis : qu'importe que les autres te voient comme un idiot, un nul, un raté... Nous on te connait, on sait ce que tu vaut et on t'aime comme tu es, finit le noiraud en posant son front contre celui du plus petit.
Ses mains encadrèrent le visage du rouquin, essuyant les larmes cristallines qui sortaient des perles d'ambre. Le noiraud attendit patiemment que son ami se calme. Une fois cela fait, il se releva du canapé en entraînant le rouquin avec lui.
-On va rejoindre les autres?, demanda-t-il avec un sourire.
Les yeux encore brillants, Hinata acquiesça. Il laissa Kageyama lui prendre la main et l'entraîner vers l'extérieur. Et en même temps qu'ils ouvrirent la porte d'entrée, les feux d'artifices illuminèrent les cieux.
Minuit sonna.
C'était le jour du Seigneur.
Un poid se retira des épaules du rouquin alors que la chaleur de la main de Kageyama dans la sienne se propager dans tout son corps. Il la serra plus, se disant qu'il préférait croire aux paroles de son passeur plutôt qu'en ceux de son père.
-Shôyô, l'interpella le noiraud.
Il se tourna vers lui... et quelque chose de doux se posa furtivement sur ses lèvres puis se retira tout aussi doucement.
-Joyeux Noël..., Souffla Kageyama.
À suivre...
Alors voilà ! C'est l'avant dernier chapitre MAIS il y aura un Tome 2!!! Normalement... Le dernier chapitre au Nouvel An...!
