texte by Keinami
traduction by invi-chan
Chapitre 3 : Sérieusement, tu as oublié les fils ?
Ban se leva le lendemain matin en sentant deux coudes enfoncés dans sa poitrine. Ginji était allongé sur lui, souriant étrangement.
« Salut, Ban-chan. Il est déjà 11 heures. Nous devrions probablement commencer à enquêter rapidement, dit Ginji avec joie.
- Je ne peux aller nulle part tant que tu auras tes foutus coudes sur moi ! Grogna Ban.
- Désolé, » dit Ginji avec un rire innocent. Ban le repoussa. « Ow ! C'est pour quoi faire ? »
Ban se pencha et chercha ses cigarettes dans le compartiment à gants.
« Nous allons faire les courses, annonça-t-il en remarquant qu'il n'en restait plus que deux.
- ... Peut-être que tu ne devrais pas autant fumer, Ban-chan, dit Ginji en regardant le sol.
- Ca n'a rien à voir avec toi, déclara Ban.
- Peut-être que si maintenant, répondit doucement Ginji.
- De quoi est-ce que tu parles ?
- Et bien, je veux dire, si nous devenons gay... peut-être que je ne voudrais pas t'embrasser avec ton haline de cendrier, » répliqua hardiment Ginji.
Ban resta bouche bée.
« Quoi ? Comment est-ce que le fait que je fume peut-être pire que ta façon de te jeter sur la nourriture ? Qu'est-ce qui pourrait faire vouloir à quelqu'un d'être hétéro plus que cela ? S'écria Ban.
- Tu n'as rien à redire sur ma façon de manger ! Déclara Ginji.
- Tu veux te battre ? »grogna Ban. Il pressa sa bouche brutalement contre celle de Ginji.
Ginji avait toujours pensé qu'il ne serait plus jamais surpris par quelque chose. Il pensait qu'il avait tout vécu, et tout ce qui arriverait serait loin d'être une nouveauté. Même être embrassé par son meilleur ami au milieu d'une engueulade ? Il avait été embrassé par beaucoup de personnes (des filles, évidemment) dans sa vie, et cela avait toujours été agréable. Il aimait embrassé les filles, et il n'avait jamais pensé à Ban comme cela.
Alors pourquoi cela était agréable ?
C'était un peu embarrassant. Les lunettes de Ban glissaient le long de son nez et cognèrent la joue de Ginji. Puis, soudainement, la langue de Ban fut dans sa bouche, et il put sentir la nicotine. Il n'avait jamais vraiment détesté le fait que Ban fumait, et il avait secrètement trouvé l'odeur agréable. Mais le goût dans sa bouche ?
C'était tellement... Ban.
Ban avait une sale journée. D'abord il s'était réveillé avec les coudes de Ginji enfoncés dans la poitrine (Ginji était plutôt maigre, donc ça faisait mal). Puis Ginji avait commencé à l'ennuyer parce qu'il fumait. Il avait pensé qu'il avait besoin de quelque chose pour le garder en bonne état s'il devait rester auprès de Ginji tout le temps. Et maintenant, pour aucune raison, il avait sa langue à mi-chemin dans la gorge de Ginji.
Il ne savait qu'une seule chose : cela avait été bien plus facile qu'il ne l'avait imaginé.
Ginji éloigna sa bouche de celle de Ban quelques secondes plus tard à contre-coeur.
« Je, euh, pensais que nous devrions nous entraîner, dit Ban bien qu'il ne semblait pas très convaincu lui-même.
- Ouais, bien, entraînons-nous... alors allons-nous parler à Jubei et Kazuki maintenant ? Demanda Ginji, un peu essoufflé avant de s'essuyer ses lèvres avec sa main.
- Nous ne pouvons pas leur parler de cela ! Cependant, nous sommes supposés les observer dans leur milieu naturel. Nous devons faire en sorte qu'ils ne sachent pas qu'on les regarde ! Dit Ban, comme si cela était la chose la plus évidente au monde, alors où vivent-ils ? »
Une demie heure plus tard ils arrivèrent devant l'appartement de Kazuki. C'était dans une partie étonnament jolie de la ville, d'autant que ni Ginji ni Ban ne savait si Kazuki ou Jubei avaient un travail. Ginji avait toujours pensé que l'un des deux avaient eu un héritage assez important pour qu'ils n'aient pas besoin de travailler, mais il n'avait jamais pensé à leur demander. Il n'était d'ailleurs même pas sûr que Kazuki vivait encore ici. Il avait parlé d'un déménagement, sachant qu'il serait difficile pour Jubei de se diriger dans les 15 séries d'étages sans sa vue. L'ascenseur n'avait pas de Braille (Jubei n'avait d'ailleurs pas encore maîtrisé ce language), donc Jubei essayait souvent de mettre sa clé dans une porte du mauvais étage. Ginji expliqua cela à Ban.
« Comment peux-tu ne pas savoir s'il vit toujours ici ? S'écria Ban.
- Ce n'est pas comme s'il pouvait nous appeler, répliqua Ginji énervé.
- ... Alors à quel étage sont-il ?
- 11ème, je pense. »
Ban et Ginji marchèrent au rez-de-chaussé. Ban prit l'escalier de secours. Lorsqu'ils atteignirent le 11ème étage, tous deux étaient crevés.
« Okay Ginji, lequel est le leur ? Dit Ban essouflé.
- Je ne sais pas ! Je ne pouvais pas leur demander sans avoir leur numéro. Regardons juste... à quelques fenêtres.
- Donc nous ne savons même pas s'il vit encore ici, cherchons dans quel appartement il serait s'il était toujours là. Super, soupira Ban.
- Ah, ils sont ici ! » Déclara Ginji, en regardant à travers la fenêtre face à eux. Il y avait des rideaux à la fenêtre, mais ils étaient tirés pour laisser la lumière passer. Kazuki n'avaient pas allumé beaucoup de lumière. Lui et Jubei étaient assis dans leur lit. Ils discutaient. Kazuki avait un livre posé à côté de lui, comme s'il venait de lire, mais l'avait posé pour parler avec Jubei.
« Qu'est-ce qu'ils disent ? Chuchota Ginji.
- Chut ! Siffla Ban et tous deux pressèrent leur oreille contre la vitre.
- ... Et j'ai entendu cela de MacubeX hier, dit Kazuki.
- Oh vraiment ? Quand lui as-tu parlé ? Demanda Jubei.
- C'est des choses normales ! Quand vont-ils faire quelque chose d'intéressant ? Siffla Ban.
- Parler est un trop grand mot, dit Kazuki en prenant une légère pause, j'ai un fil dans sa tanière. J'écoute de temps en temps. En parlant d'écouter... »
Ginji et Ban se retrouvèrent étroitement attachés par des fils. Kazuki s'avança vers la fenêtre. « Je pense que nous avons des invités. »
à suivre...
