texte by Keinami
traduction by invi-chan
Chapitre 8
Progrès, finalement
Quand Ban fut finalement dans la chambre d'amis qu'il partageait avec Ginji, le blond avait le dos face à la porte et prétendait dormir. Il savait qu'il était réveillé, car Ginji ronflait toujours quand il dormait. C'était quelque chose que Ginji aimait nier, alors il était évident que qu'il ne le ferait pas quand il faisait croire qu'il était endormi. Ban se déshabilla en silence, gardant juste son caleçon avant de se glisser dans le lit à côté de Ginji.
« Pourquoi as-tu dit être fatigué ? » demanda Ban. Ginji commença à soupirer lourdement. « Hé, je sais que tu ne dors pas ! »
« Parce que c'était bizarre, Ban ! » chuchota Ginji. Ban savait que Ginji était sérieux car il n'avait pas ajouté le '-chan' à la fin de son nom. « N'as-tu pas senti que nous interrompions quelque chose ? »
« Nous interrompions quelque chose, » répliqua Ban, sans laisser passer d'amertume. Ce n'était pas qu'il appréciait Kazuki et Jubei. Il savait que c'était juste lui, il ne voulait juste pas leur parler. Il n'aimait pas être dans leur maison, il n'aimait pas essayer d'avoir une conversation avec eux, et il n'aimait certainement pas entendre ces étranges gloussements dans la cuisine. Mais ils étaient les amis de Ginji. Si travailler avec Ginji voulait dire passer du temps avec ses étranges amis, il était prêt à le faire.
« C'est juste que... ils sont heureux ! C'est leur maison. Ils vivent ensemble, et font la cuisine ensemble, et parlent de comment tes cheveux ont l'air amusant ensemble, » Ban ronchonna, « Et je sais que je devrais être heureux pour eux, mais tout ce que je peux penser est que je ne peux pas avoir ça. »
« Qu'est-ce que tu veux dire, tu ne peux pas avoir ça ? Tu veux me grimper dessus à ce point ? » grogna Ban en tournant le dos à Ginji.
« Ban-chan ! Je ne veux pas te grimper dessus. Je veux juste... quelque chose de mieux qu'un meilleur ami et une voiture. »
Personne ne parla pendant quelques minutes. Ban n'avait jamais su que Ginji ressentait cela. Il savait que ce n'était pas ce qu'il espérait du futur. Cependant, il avait cru qu'en ayant amassé assez d'argent jusque là pour dormir dans un vrai lit pendant une nuit ne voulait pas dire devoir rester dans la maison de quelqu'un.
« Je ne voudrais pas vivre comme eux, répondit finalement Ban avec douceur, j'aime les rendez-vous, mais je n'ai jamais voulu de copine. Je ne veux pas me mettre en couple, comme eux. Il n'y a pas une fille qui ne puisse pas m'ennuyer. Ce n'est pas comme si je voulais vivre dans ma coccinelle pour toujours, je considère juste que quand nous aurons plus d'argent ce sera toujours toi et moi. »
« Ce n'est pas comme si je souhaitais que nous soyons séparés, » répondit Ginji doucement. Il avait appris à savourer le temps que Ban lui avait offert, et il savait que ce ne serait pas long avant qu'il ne redevienne grincheux. Un autre moment passa en silence avant que Ginji gagne du courage. Il entoura Ban avec ses bras.
« Qu'est-ce que tu fous ? » demanda Ban, mais sans le frapper, ni le repousser.
« Je ne sais pas, confessa Ginji, mais je sais qu'il n'y a personne d'autre avec qui je pourrais faire ça. »
Ban savait que ce n'était pas bien. Il savait qu'être comme ça avec un autre homme lui vaudrait probablement un billet première classe vers Homoville. Mais bien qu'être conscient de cela était effrayant il s'en fichait. Se blottir ainsi contre Ginji était normal. Il se pressa inconsciemment contre la poitrine de Ginji. Il ne fit pas attention à ses doigts qui commençaient à courir le long de son bras. En fait, c'était vraiment agréable.
Soudainement, ils entendirent un long gémissement. Aucun des deux ne dirent mot, mais la main de Ginji s'arrêta au milieu de son chemin. Un autre cri perça le silence.
« Ils ne faisaient pas ça au Mugenjou, n'est-ce pas ? » demanda Ban.
« Je ne pense pas. Pas quand j'étais à proximité en tout cas. Ils étaient jeunes quand ils étaient là-bas aussi. Ils n'ont probablement pas dû... » Ginji se tut. Tous deux rougissaient fortement. Mais ni l'un ni l'autre ne sembla noter qu'ils étaient toujours pressés fortement l'un contre l'autre. Ginji se souvint où était son bras, et ses joues rougirent davantage, mais il ne bougea pas. Il ne fallut pas longtemps avant qu'ils ignorent les bruits de la chambre d'à côté et s'endorment.
Kazuki se réveilla le lendemain matin et s'étira. Il n'aura vraiment pas du faire ça la nuit dernière. Il n'avait pas menti quand il avait dit qu'il travaillait tôt. Cependant, c'était agréable. Vivre ensemble pendant deux ans signifiait que leur vie sexuelle avait tout sauf disparu. Il était important de savoir qu'ils pouvaient toujours le faire spontanément. Il avait en tête d'appeler la boîte et de rester avec Jubei toute la matinée, mais il savait que c'était ridicule. Il donna un baiser sur la joue de son amant endormi et partit se laver.
Kazuki sortit de la douche une heure après, ayant fini son brushing. Il prenait habituellement sa douche le soir, mais avec Ginji et Ban, il n'avait pas eu le temps. Il avait dû se lever à 5 heures pour être sûr que ses cheveux soient secs quand il irait travailler. Il alla à la chambre de Ginji et Ban pour s'assurer qu'ils n'étaient pas partis. Il sourit quand il les vit. Il alla dans le couloir pour prendre son appareil photo.
Ginji Amano et Ban Midou étaient blottis l'un contre l'autre. C'est vrai. L'empereur de la foudre, qui avait imposé la peur dans le coeur de beaucoup de personne et Ban Midou, l'homme à la morsure du serpent et à l'oeil du diable se faisaient des mamours dans la chambre d'invité. Cela aurait pu être scandaleux, si cela n'avait pas été si adorable. Il y avait des moments comme ça où il souhaitait vraiment que la vue de Jubei revienne. Des moments comme ça et des moments comme la nuit dernière. Il rougit. D'habitude, son esprit ne vacillait pas ainsi.
Après trois photos, Kazuki alla dans la cuisine préparer le petit déjeuner. Il savait que Ban et Ginji seraient debout dès qu'ils sentiraient le repas.
Ban se leva peu après. Il sentit quelque chose de chaud contre lui. Il était aussi étrangement bien. Il ouvrit les yeux. Non, il n'était sûrement pas dans la coccinelle. « Est-ce que j'ai baisé ? » se demanda-t-il. Bien qu'il ne l'admettrait jamais, il y avait eu une première fois. Il était jeune quand il avait rencontré pour la première fois Ginji, et après cela ils avaient été tous les deux dans la coccinelle. Il n'avait pas vraiment eu d'intimité. Il roula des yeux et failli tomber du lit face à ce qu'il voyait. C'est Ginji 'Bien sûr que c'était Ginji, pensa-t-il, c'est toujours Ginji.'
Les souvenirs de la nuit dernière lui revinrent doucement. Ils étaient chez Jubei et Kazuki. Kazuki avait fait à manger pour eux, les avait laissé rester ici.. et il y avait eu des échos d'ébats amoureux dans la pièce d'à côté. Et pendant ce temps, Ginji l'avait enlacé. Ban fila rapidement dans le coin le plus éloigné du lit. Il avait besoin d'une douche.
C'était trop. Il n'aurait jamais dû suggérer ça. Cela était devenu un peu trop réel. Se blottir contre Ginji avait été bien. L'embrasser avait été bien. Et cela le terrifiait. C'était bien la dernière chose dont il avait besoin. Mais il savait que peu importe combien ses sentiments étaient confus (ou pire, s'ils étaient devenus plus claires) il voudrait toujours avoir Ginji dans sa vie. Ginji était son meilleur ami. Ces stupides hormones n'arrêteraient rien de tout cela. Il savait que c'était une phase que beaucoup de gens traversaient. Et puisqu'il n'avait pas eu le temps d'y passer quand il était jeune, cela avait du sens qu'il le traverse maintenant. Ce serait bientôt fini.
Ban suivit son odorat vers la cuisine. Kazuki était en train de travailler sur quelque chose sur la poële et apparut comme étant déjà habillé pour le travail. Ban réalisa soudain qu'il n'avait aucune idée d'où Kazuki travaillait. Peu importe ce que c'était, cela impliquait un tablier.
« Oh Ban, dit doucement Kazuki sans se retourner, j'ai bientôt fini de faire à manger. Tu peux réveiller Ginji quand tu seras habillé. La douche est libre, les serviettes sont dans le placard contre le couloir. »
« Hum... merci, » répondit Ban, se sentant soudainement gêné. Kazuki s'arrêta de cuisiner et tourna son visage vers Ban, un léger sourire aux lèvres.
« De rien, » dit-il, avant de se retourner de nouveau vers ce qu'il était en train de remuer.
Ban fit volte-face rapidement. Pourquoi les amis de Ginji devaient être aussi bizarres ?
à suivre...
Bon, avant de vous quitter j'avais envie de laisser une petite note qui a sûrement très peu d'importance, mais peu importe.
Vous avez sûrement remarqué (enfin j'espère) que je fais des traductions, donc que je ne suis pas l'auteur des fics que je poste. Mais je tenais à préciser que mes traductions ne sont pas littérales. En effet, je fais en sorte parfois d'améliorer un peu les textes en coupant quelques mots qui ne présentent pas d'intérêt, en changer le vocabulaire...
Tout cela pour dire que si vous lisez les textes en anglais il se peut que vous trouviez quelques différences (même si elles restent minimes).
Sur ce, on se retrouve au prochain chapitre
