chapitre 6
Ils continuèrent à marcher paisiblement et se retrouvèrent rapidement avec deux enfants qui couraient autour d'eux poursuivis par deux animagi très joueurs. Albus regardait avec un amour profond ses deux enfants... ses quatres enfants turbulents. Tous n'avaient pas vraiment eut d'enfance, Sirius traité comme un paria par les siens pour sa position anti-magie noire, Severus battu par ses parents pour être tout simplement né, Remus traité comme un animal parce qu'il avait été mordu par un loup garou, Harry oublié comme on oublie une vieille chaussette et Elea. Elea avait connu les pires horreurs, violée par son oncle et son père, vendue pour être une prostituée à sept ans, elle s'était enfuie le lendemain de la vente et à douze ans, son chemin avait croisé celui du dragon lui permettant enfin d'avoir ce qu'elle n'avait jamais eu, l'amour d'une famille. En voyant ses enfants jouer malgré leurs différences, il comprenait qu'ils avaient besoin de cela pour être vraiment heureux. Il était assez amusé du fait qu'il pouvait continuer à marcher et pourtant ses enfants gardaient la même distance entre eux et lui. Albus ne s'arrêta qu'au moment où il vit Arthur Weasley accompagné de ses enfants, bien qu'il en manquait au moins quatre. Harry et Elea s'arrêtèrent si brusquement que les deux professeurs sous leurs formes animales se cognèrent contre eux. Après s'être relevé, Harry observa avec attention la famille Weasley et dit :
-Vous n'avez pas amené Ronald, Ginevra et les jumeaux ?
-Ils sont allés chercher de l'eau. Répondit Charlie qui avait vraiment adoré la chasse au dragon.
-Oh d'accord !
Il observa avec curiosité le patriarche Weasley en train de s'amuser avec la boîte d'allumette. Harry lui demanda :
-Mais que faites-vous avec ça ?
-Je tente de faire un feu.
-Je peux vous aider ?
-Oui, merci.
Tous sursautèrent quand le jeune garçon pointa sa baguette et métamorphosa en un magnifique barbecue à gaz. Arthur Weasley observa avec avidité la technologie moldue. Elea lui dit :
-C'est ce que les moldus utilisent pour faire des grillades.
-Harry ?
-Oui, papa ?
-Je commence à avoir faim.
Harry eut un léger sourire, et fit apparaître des merguez douces, des chipolatas, côtes d'agneau, cuisses et pilons de poulet, brochettes au boeuf, à la volaille, au porc, travers de porc, du lard. Il fit apparaître aussi du taboulet au poulet, des crudités, des épis de maïs, des oeufs durs et pour accompagné des sauces, barbecue, ketchup, mayonnaise, béarnaise, du fromage blanc aux fines herbes. Il rajouta des chips, du poulet fumée, de la charcuterie, et pour faire passer tout cela, des boissons typiquement moldue, des cannettes de coca, de coca light lime, de thé glacé, de limonade, de fanta, d'orangina, des bouteilles d'eau fraîche, des glaçons, et comme des desserts des gâteaux, une salade de fruits, des yaourts aux fruits et natures, des petits biscuits, une corbeille de fruits, des glaces, des sorbets et une grosse tarte aux citrons meringuée pour le plus grand bonheur de son père qui se pourléchait d'avance les babines. Les Weasley et les sorciers autour d'eux observaient avec stupéfaction la nourriture apparaître. Ils n'avaient jamais vu cette nourriture typiquement moldue. Elea se jeta sur le coca et vida une cannette en deux lampées. Maintenant qu'Elea avait commencé à manger, les autres se jetèrent sur la nourriture. Les quatre manquants arrivèrent quelques minutes plus tard.
Il y avait Ron, Ginny, Fred, Georges et Hermione qui était la troisième triplette des jumeaux. Et pourquoi ? Parce que depuis qu'elle était devenue amie avec Harry, elle avait abandonné sa fascination pour le règlement et n'hésitait pas à détourner le-dit règlement à son avantage. Elle restait souvent avec les jumeaux et participait à leurs blagues pour le plus grand énervement de Ron qui la jalousait ainsi qu'Harry. De toute la famille Weasley, seul Gorges et Fred savaient qui était le vrai survivant. Donc, quand les quatre arrivèrent, les triplés se jetèrent sur les brochettes puis commencèrent à faire un sort aux côtelettes. Les deux familles riaient comme des fous quand apparurent Lily, James et Axel Potter. Quand elle vit Dumbledore, elle eut un sourire qui disparut quand elle remarqua que personne ne faisait attention à eux. Fred, Georges, Hermione, Charlie, Bill et Harry discutaient dragons, blagues et un peu de tout. Elea était en pleine discussion avec Sirius, Remus et Severus sur ce qu'elle pourrait faire comme travail maintenant qu'elle avait ses ASPIC. Mais à part voler et bouffer tout ce qu'elle pouvait trouver, elle ne savait pas quoi faire. Et quant à Dumbledore, il était en pleine discussion avec Arthur. Quand James s'approcha, Dumbledore sortit sa montre à gousset et s'exclama :
-Les enfants, il est temps d'y aller, le match va bientôt commencer.
Tous se tournèrent vers Dumbledore et Arthur décida qu'ils partiraient un peu plus tard. Albus entraina sa « jeune » marmaille vers le gigantesque stade. En marchant, ils découvrirent divers vendeurs et décidèrent de dépenser leurs gallions. Harry s'acheta un chapeau au couleur de l'Irlande et Elea aux couleurs de la Bulgarie. Ils s'achetèrent aussi des rosettes qui s'épinglaient sur la poitrine et qui couinaient les noms des poursuiveurs de l'Irlande pour Harry et de Bulgarie pour Elea. Ils achetèrent aussi des multiplettes ainsi que les programmes. Il acheta enfin deux figurines des attrapeurs vedettes Krum et Lynch, tous les deux se trouvaient sur un balai. Il adorait voir les deux figurines voler autour de sa tête. Il les rattrapa et les mit précieusement dans un sac qu'il avait aggrandi, puis il le réduisit et le mit dans sa poche. Albus discutait avec Severus quand Remus lui dit :
-Ils ont disparu.
Albus se concentra, et sentit qu'ils n'étaient pas loin. Il répondit donc :
-Laisses-les s'amuser, ils l'ont bien mérité. Et puis, ils ne risquent pas grand choses. Ceux qui risquent quelque chose, se sont les Potter et ceux qui les auraient attaqué. Ils finiraient en ragout pour dragon.
-Vous avez raison Albus. Répondit Severus avec un petit rire amusé.
Albus soupira et murmura dans sa tête sans se rendre compte qu'il pensait un peu fort :
-J'aimerai tellement avoir le courage de leur dire qu'ils sont mes enfants. Et qu'ils me tutoient et qu'ils m'appellent père ou papa comme Harry et Elea le font.
Il soupira une seconde fois, ses yeux ne pétillaient plus et s'étaient assombris sous la tristesse. Il sursauta quand il sentit trois paires de bras le serrer et trois voix différentes lui murmurer chacune leur tour :
-Albus, vous... tu es comme mon père pour moi. Tu es le père idéal et je souhaiterai plus que tout d'avoir l'autorisation de t'appeler père. Murmura Severus.
-Père, papa. Je préfère ce terme, car il montre toute l'affection que j'ai pour toi. Chuchota Remus.
-Je t'adore mon papounet chéri ! Renifla Sirius en le serrant fort contre lui.
Albus leva les yeux et croisa trois paires d'yeux de couleurs différentes, une bleue foncée presque noire pour Severus, une bleue plus claire pour Sirius et dorée pour Remus. Tous avaient la même douceur au fond de leur regard. Albus sentit ses joues rougir alors que ses yeux avaient tendance à s'humidifier sous l'assaut de l'émotion. Il n'avait pas fait attention au fait qu'il avait parlé tout haut et cette faute d'attention avait eut pour résultat de lui donner vraiment une famille. Bryana allait être folle de joie en le voyant revenir avec non pas deux, mais cinq enfants. Elle qui n'avait jamais pu en avoir d'autre après la naissance de Frederic. Naissance qui avait failli lui être fatale. Voilà maintenant qu'elle se retrouvait avec une famille nombreuse. Trois sorciers adultes qui pouvaient être encore plus mère-poule que ses deux enfants. Il les aimait, Merlin qu'il les aimait. Il les serra contre lui et leur dit :
-Allez les enfants. Cela vous dit une bonne glace pour fêter votre adoption ? Si vous êtes d'accord bien sûr.
Les trois sorciers se regardèrent rapidement et dirent en même temps :
-Nous sommes tout à fait d'accord. Papa !
Ils reprirent leur marche et virent deux dragons revenir en tenant entre leur mains un sac rempli de friandises de toutes sortes y compris quatre énormes barbes à papa qui changeaient continuellement de couleur et de parfum. Les deux jeunes les placèrent de force dans les bras des quatre hommes. Dumbledore, Remus, Sirius et Severus observèrent avec stupeur les grosses friandises, puis ils eurent un léger sourire devant la tête que tirait les enfants en voyant les barbes à papa. Brusquement, ils entendirent des enfants s'écrier :
-Maman, on veut ça !
Plus ça allait, plus le nombre d'enfants à réclamer la friandise était nombreux. A la fin, l'un des pères alla voir les sorciers qui étaient cachés par les amas de sucre et demanda :
-Puis-je vous demander où vous avez acheté ça ?
Albus, qui avait commencé à faire un sort à sa barbe à papa pencha la tête et répondit :
-Ce n'est pas nous, mais mes deux enfants, il faudra le leur demander.
-Pro... professeur Dumbledore ? S'esclama l'un des parents stupéfaits en voyant son ancien directeur croquer à pleine dent dans la friandise.
-Oui, c'est moi.
-Vous avez des enfants ? Demanda-t-il en regardant les trois adultes qui lançaient des regards meurtriers vers la foule.
-En effet, j'en ai et les plus jeunes sont partis rechercher je ne sais quoi. Ce sont eux qui ont acheté ces friandises. Ils ne devraient pas tarder, ils ne supportent pas de me laisser seul plus de quinze secondes dans une foule.
Il venait juste de terminer sa phrase quand les deux dragons transplanèrent devant lui. Albus serra ses deux enfants contre lui et dit :
-Harry, Elea ?
-Oui, papa ?
-Où avez-vous acheté cela ?
-Nul part, on en a trouvé nul part et comme Harry était en train de nous faire un gros caca nerveux, il a décidé de se faire sa propre barbe à papa. Répondit Elea tandis qu'Harry lançait aussi des regards meurtriers sur les autres sorciers qui ne faisaient pas partie de sa famille.
-Mais j'en voulais une qui change de couleur et de parfum toutes les dix secondes. Sauf la tienne qui change de couleur mais pas de parfum, c'est toujours soit du citron jaune, soit du citron vert. Comme je sais que tu adores le citron.
Tous observaient le jeune garçon avec stupeur et Remus s'exclama :
-Et bien, maintenant on sait ce que va faire Harry de sa vie.
-Quoi ? Demanda Harry.
-Confiseur.
-Faire des bonbons toute la journée ?
-Oui.
-Oh, ce serait cool! Je suis sûr que je serais le meilleur et puis j'aime bien les bonbons. C'est d'accord.
Pendant que Remus et Harry papotaient confiserie, les enfants trépignaient pour avoir les barbes à papa. Albus comprit qu'Harry n'en ferait pas une seule pour les autres, mais seulement pour sa famille. Il était vraiment désolé, mais ne pouvait rien faire pour changer cela. Il dit aux parents :
-Je suis désolé, seul mon fils pourrait vous en faire et ce n'est pas son intention. Vos enfants devront se contenter des confiseries existantes?
Après un dernier sourire désolé, il enjoignit sa... famille à le suivre pour aller dans le stade. Harry sautillait gaiement en papotant avec Sirius, il était ravi quand il avait appris que son père voulait adopter les trois hommes, qui auraient enfin la famille qu'ils auraient dû avoir à leur naissance. Quand ils arrivèrent devant l'immense stade, Harry ne put s'empêcher de s'exclamer :
-Wooaaahhh ! C'est trop génial !
Albus pouffa de rire en voyant la joie qu'il pouvait voir sur le visage de ses enfants, bien que Harry était plus excité que sa soeur. Après qu'Albus ait montré leurs tickets, Harry monta en courant dans les escaliers suivit de près par Sirius et Severus qui ressemblaient plus à des enfants de quatre ans qu'à des adultes et professeurs responsables. Les élèves qui allaient à Poudlard se demandaient encore où était passé le féroce professeur de potion qui passait son temps à terroriser les enfants, quand ils le voyaient courir comme un gamin. Tous les trois entrèrent comme des fous dans la loge du ministre et Harry se jeta sur le siège du milieu de la première rangée. Il se tortilla un peu, puis observa avec fascination ce qu'il y avait autour de lui. Une mystérieuse lumière dorée très appétissante semblait émaner du stade lui-même. A chaque extrémité se trouvaient les buts qu'Harry comparait souvent à des sucettes. De ce fait, il était interdit de Quidditch depuis le jour où il avait croqué ceux de Poudlard à pleines dents alors qu'il était sous sa forme de dragon. Il s'était cassé deux carnassières et s'était retrouvé avec un monstrueux sermon venant de sa soeur et de son père. Il avait dû passé une semaine sous sa forme de dragon afin de digérer les gros morceaux d'anneaux. Les maraudeurs, bien que très inquiets pour la santé du dragon, avaient éclaté de rire en voyant le gros animal qui continuait à lécher avec délectation les buts malmenés. Le professeur Bibine avait failli faire une crise cardiaque quand elle avait vu le carnage fait à son superbe stade de quidditch. Heureusement, le professeur Dumbledore en avait recréé six autres et avait laissé Harry se rendre malade avec les précédents.
Severus et Sirius se mirent de chaque côté du jeune garçon afin de l'empêcher d'avoir des envies dégustation sur les poteaux qui lui paraissaient très délectables. Mais heureusement, il était plus intéressé par l'immense panneau publicitaire en face de la loge. Quand il eut terminé de scruter l'extérieur, il se retourna et vit que son père, sa soeur et Remus venaient de se placer immédiatement derrière lui. Il vit à l'avant-dernier rang, une créature bizarre qui ne lui donnait pas du tout envie de manger, et pourtant, pour lui, tout faisait ventre. Il se retourna vers Sirius et lui demanda :
-C'est quoi ?
-C'est un elfe de maison.
-Et ça se mange ?
-Non !
-J'me le disais aussi en voyant sa tronche.
Tous entendirent le soupire soulagé de la bestiole ainsi que le petit rire de Dumbledore. Harry se désintéressa totalement de la bestiole et recommença à lorgner sur les buts. Tous se demandaient ce qu'il regardait jusqu'à ce que bavant il murmure :
-C'qu'elles ont l'air bonne ces sucettes !
-HARRY ALBUS DUMBLEDORE ! Rugit Elea. Tu as déjà ruiné les buts de Poudlard, tu n'as pas intérêt de le faire avec ceux là. Tu pourras toujours les manger après le match !
-D'accord.
-Bon en attends que tu te mettes à manger tous les sièges de cette loge, le programme dit qu'il va y avoir un spectacle présenté par les mascottes des deux équipes. Se moqua Severus en lisant le programme qu'il avait emprunté pour une durée indéterminé à Harry avant qu'il ne finisse dans son estomac de saurien.
Sans qu'Harry ne s'en rende compte, la loge commença à se remplir de personnalité importante du monde de la magie. Quand arriva Fudge, Harry renifla et murmura :
-Tiens, ça sent le cochon au raisin.
Albus et Severus explosèrent de rire récoltant les regard d'incompréhension des personnes autour d'eux. L'un d'entre eux, qui était accompagné par sa femme et son fils, tous blonds comme les blés, secoua la tête d'un air méprisant. Il récolta une violente et douloureuse morsure à la cuisse quand Elea se transforma en un petit dragon et lui fit payer cet affront. Harry toujours de dos lança d'un ton franchement menaçant :
-Malefoy ! Recommence une seule fois et je te jure que tu finiras en grillade.
Quelque chose dans la voix du jeune garçon terrifia toute l'assemblée, il y avait dedans de la magie brute, une magie puissante qui menaçait d'exploser en un rien de temps. Craignant une quelconque envie de meurtre de son fils, Dumbledore dit :
-Lucius, je vous présente mon fils. Harry Dumbledore. Il est un peu surprotecteur et à tendance à attaquer tous ceux qui pourraient avoir l'envie de me blesser. Celle qui vous a mordu, c'est Elea. C'est une Uruloki.
-C'est une légende. Les Uruloki n'existent pas. Lança le patriarche de la famille Malefoy avec stupéfaction.
-Et pourtant s'en ait une. Un dragon gris. 35 mètres du museau au bout de la queue, une envergure de 105 mètres et pour un poids de deux tonnes. Elle est apparut le 31 juillet 1980 à 14 heures 14 minutes et 14 secondes en Australie. Elle a fait le voyage jusqu'à Londres pour retrouver celui qu'elle devait aider.
-Qui ? Demanda Lucius.
-Vous le saurez durant ce match. Répondit Dumbledore en voyant Harry qui devenait de moins en moins contrôlable.
Le ministre donna à Verpey l'autorisation de commencer, puis ce dernier ouvrit la finale de la quatre cent deuxième coupe du monde de quidditch. Les spectateurs hurlaient comme des fous tandis que l'ancien joueur de Quidditch s'écriait de sa voix magiquement amplifiée :
-Et maintenant, sans plus tarder, permettez-moi de vous présenter... Les mascottes de l'équipe Bulgare.
Les supporters de cette équipe se mirent à hurler de joie à cette annonce tandis qu'une centaine de créatures magnifiques pénétraient sur le stade. C'était des femmes d'une immense beauté et qui se mirent à danser. Dumbledore, Severus, Remus et Sirius s'étaient protégés de l'attraction de ces beautés, mais pas Harry dont la tête se vida. Il désira faire quelque chose de très con pour se faire remarquer par elles. Et il fit quelque chose de très con. Il fit disparaître d'un simple geste de la main la vitre et se jeta dans le vide. Tous hurlèrent en voyant l'enfant tomber, sauf que l'horreur de voir un enfant qui allait s'écraser, se changea en l'horreur de voir un immense dragon de quinze mètres à la place de l'enfant. En deux coups d'aile, Harry se redressa et le dragon chassa l'attraction des Vélanes. Il se vit dans l'air et poussa un rugissement de joie. Tous les sorciers observèrent avec une fascination mêlé de terreur l'immense créature qui diminua soudainement de taille passant de 15 à 6 mètres. Dans la loge, Dumbledore dit :
-Maintenant vous savez qui est sous la protection de l'Uruloki.
-Harry Potter. Chuchota Lucius.
-Oui, il représente l'Angleterre, la puissance et la force de ce pays. Continuez Ludo, j'ai hâte de voir ce qu'il va faire. Murmura Albus très amusé.
Ludo se secoua et s'exclama :
-Et maintenant, veuillez accueillir les mascottes de l'équipe nationale d'Irlande !
Un instant plus tard, une espèce de comète vola de paire avec Harry. Les deux objets volants tournoyaient ensemble créant un duo de toute beauté. La comète accéléra passa devant Harry et forma une arche où le dragon passa comme une locomotive noire dans un tunnel vert et or. Quelques farfadets s'accrochèrent au dragon faisant miroiter un peu plus la musculature puissante du saurien. Comme obéissant aux farfadets, l'animal faisait la même chose qu'eux, et tous crurent que le dragon répandait de l'or. Axel près de ses parents observait avec fascination la danse de l'animagus avec les farfadets. Cela aurait pu continuer longtemps si une voix que tous reconnaissaient comme étant celle d'Albus Dumbledore ne résonna dans le stade et demanda :
-Harry, mon ange. Tous attendent le début du match.
Le dragon accéléra, monta en chandelle, puis il bascula paresseusement sur le dos et enclencha une chute libre en plaquant ses ailes sur ses flancs et en fonçant vers le sol. Tous crurent que l'animal allait s'écraser, mais à quelques centimètres de la terre, il se redressa et fonça droit sur la loge, seulement, plus il approchait, plus il devenait petit et à la fin, ce fut un dragon de la taille d'une souris qui voleta dans la loge. Dumbledore recréa la vitre et laissa le petit dragon extérioriser sa joie. Mais quand enfin les joueurs entrèrent sur le terrain, ce fut une jeune garçon de quatorze ans qui se mit à hurler comme un possédé :
-ALLEZ L'IRLANDE !
Le match commença sur les chapeaux de roue et le jeune garçon devenait de plus en plus incontrôlable. Quand Krum, l'attrapeur de Bulgarie fit une feinte de Wronski, sa queue en fer de lance était de sortie de même que ses ailes et sa voix devenait rugissement alors que les Vélanes et les farfadets se battaient comme des fous sur le terrain. Krum acheva le match en attrapant le vif tandis que la bataille devenait de moins en moins contrôlable, il risquait d'y avoir des blessés et Albus demanda à Elea de lâcher la queue d'Harry et se fut un dragon noir qui se précipita dans les airs. Il allait rugir de joie quand il reçut deux boules de feu. Calmement, il atterrit et se posta devant les combattants qui ne faisaient pas attention à lui. Ce fut une mauvaise décision, surtout quand Harry ouvrit la gueule en grand et poussa un rugissement puissant qui les força à se boucher les oreilles. Tous observèrent le dragon qui fonça sur les buts, s'accrocha aux poteaux et se mit à les croquer. Il y eut un silence de mort tandis que tous entendaient le métal gémir sous les crocs de l'animal. Il dévora l'un d'entre eux, puis se posa de nouveau en face des mascottes et ouvrit la gueule. Là, tous se calmèrent et retournèrent sans mouffeter vers leur coin. Un sifflement résonna et le dragon s'envola et s'accrocha à la loge pour voir Elea pas contente du tout. Il baissa la tête et régurgita un peu plus loin ce qu'il avait mangé. Il revint dans la loge, reprit forme humaine et se mit à bouder dans son coin. Dumbledore répara tout d'un mouvement de sa baguette et lança un regard amusé vers Harry. Il lui ébouriffa les cheveux et observa les regards stupéfaits des personnes autour d'eux. Fudge demanda :
-Qu'est-ce qu'un Uruloki ?
Une voix rocailleuse répondit à la place de Dumbledore et qui venant du ministre de la Bulgarie :
-Un Urrrruloki est un humain, sorrrrrrrcier ou non qui fusionne avec un drrrrrrragon. Plus le drrrrragon est ancien, plus l'Urrrrrrruloki est puissant. Rrrrrrarrrre sont ceux qui surrrrrrrvivent, et ceux qui le font entrrrrrainent celui qui doit sauver le monde. On les appelle souvent les drrrrragons de la destinée carrrrrr ils forrrrrcent la destinée et perrrrrmettent à l'élu d'avoirrrrrrr une chance de surrrrrrvivrrre à ce qu'il doit fairrre. Le derrrrrrrrrnier Urrrrrrruloki a entrrrrainé Merrrrrlin. Alorrrrrrrs Axel Potterrrrrr n'est pas le surrrrrvivant.
-Oui, monsieur le ministre, c'est bien Harry et il est prêt à son combat ultime.
-C'est bien. Cela veut dirrrrrre que si un jourrrrr il rrrrevient, alorrrrrs il n'aura aucune chance.
-Tout à fait. Il risque plus de finir dans son estomac.
Dumbledore et le ministre de la magie Bulgare pouffèrent en imaginant le Seigneur des Ténèbres face à un dragon affamé. Car lui aussi avait compris qu'Harry ne devait penser qu'à la nourriture et à comment en avoir. Ludo secoua un peu la tête, puis s'exclama :
-L'Irlande a gagné. Krum a attrapé le vif d'or, mais c'est l'Irlande qui gagne ! Seigneur qui donc pouvait s'attendre à cela ?
Harry beugla tout excité :
-C'était Génial. Papa, tu crois que je peux faire du Quidditch ?
-Si tu continues à manger les poteaux de but. Je ne pense pas et puis de toute façon, tu es interdit de stade par le professeur Bibine.
-Je les ai mangé qu'une seule fois.
-Et bien, je crains que ce ne soit qu'une fois de trop. Le professeur Bibine a passé trois jours à l'infirmerie pour calmer ses nerfs.
Le jeune garçon baissa la tête et murmura un léger :
-Je suis désolé. Je ne recommencerai plus.
-Je sais, le sort que je t'ai envoyé la dernière fois est en train de faire effet. Et bientôt tout ce qui est métallique n'aura plus aucun intérêt pour toi, même s'ils ressemblent à des sucettes.
-C'est vrai que là, il ne me donne plus envie de les manger.
-C'est bien. J'essaierai alors de convaincre Madame Bibine de t'accepter sur le stade.
-Génial !
-Et interdiction de manger les poteaux !
-D'accord !
-Ni les balais ou les balles et encore moins le vif d'or !
-D'accord ! Soupira Harry.
Encore hilare devant les bêtises du protégé de Dumbledore, le ministre de la magie Bulgare dit à Elea :
-C'est pourrrrr moi un plaisirrrrr de rrrrrrrencontrrrrrrer le seul Urrrruloki depuis plus de mille ans. Quand tout serrrrra terrrrrrrrminé je vous invite, vous et votrrrrre famille à visiter mon pays.
-Je vous remercie monsieur de Ministre. Répondit Elea avec un sourire sincère.
L'un des batteurs irlandais s'approcha de la loge et demanda un service à Dumbledore qui accepta d'un geste de la tête. Tous se demandèrent ce qu'il se passait jusqu'à ce qu'un dragon noir jaillisse de la pièce et passe en rugissant devant les gradins. Il s'amusa comme un fou avec les joueurs Irlandais, brusquement, il fonça vers le sol, se redressa au dernier moment et prit la place du balai de Krum pour l'emmener faire le tour. L'Attrapeur bulgare s'accrocha à une écaille et l'animal reprit le chemin des airs. C'était la première fois qu'il avait une telle expérience et il adorait. C'était trop génial. Après le tour d'honneur où Harry passa son temps à faire des tonneaux et des vrilles pour le plus grand plaisir de l'attrapeur. Puis se doutant que le temps du jeu était terminé, Harry se posa délicatement et tendit une aile afin de permettre à Krum de descendre de son dos. L'attrapeur caressa le museau du dragon qui s'envola vers la loge. Harry reprit forme humaine et s'exclama :
-C'était super.
La lumière s'alluma dans la loge et les joueurs irlandais arrivèrent les uns après les autres. Ils serrèrent la main du ministre de la magie Anglaise et Bulgare, puis celle d'Harry et enfin soulevèrent avec plaisir l'immense coupe en or et récoltèrent les cris de joie de leurs supporters. Après, les Bulgare arrivèrent tristes d'avoir perdu, mais les hurlements de joie des supporters des deux équipes leur firent plaisir et ils eurent un petit sourire un peu tristounet. Quand Krum arriva, le ministre de la magie Bulgare lui présenta Elea et surtout Harry qui se tranforma en un petit dragon noir. Il reconnut immédiatement l'animal qui l'avait fait voler avec les irlandais. Harry reprit forme humaine et avec un grand sourire, serra la main de l'attrapeur. Krum lui donna le vif d'or, puis Harry dut partir. Il était ravi de sa journée et salua les différents joueurs. Toute la petite famille quitta le stade car Dumbledore voulait retrouver les Weasley de préférence sans les Potter. Il craignait le jour où Harry découvrirait le pot aux roses.
A suivre
