Titre : Duo dans l'après : la séparation.
Source : Gundam Wing AC, Endless Waltz
Auteur(e) : Lysanea
Genre : yaoi, romance, POV de Duo.
Disclamer : aucun des personnages ne m'appartient, ni la chanson qui est à Paolo Nutini « Last Request ».
Pairing : 1+2 (le retour )
Personnages : Heero Yui, Duo Maxwell, Trowa Barton, Quatre Raberba Winner.
Résumé : La Paix s'instaure doucement et les G boys font leurs premiers choix pour leur avenir ; une séparation qui concerne Heero et Duo, mais pas seulement eux…
Duo dans l'après : la séparation.
On a retrouvé notre chez nous avec le sapin qui fait la gueule depuis Noël, mais que je refuse encore d'enlever, même si on a pas pu le fêter correctement..
On verra ça plus tard…
Les bières et les sodas, genre on est sérieux, accompagnent sur la table d'autres cochonneries, alors qu'on a déjà bien mangé au banquet.
Ca décore plus qu'autre chose, mais ça fait du bien aussi au ventre sur pattes que je suis…
D'ailleurs, pour m'éloigner de cette tentation, je m'extirpe du fauteuil où je m'étais affalé, j'attrape ma guitare en route et je grimpe sur le tabouret haut du bar.
Un vrai chanteur de bar, justement…
Ma guitare est le premier cadeau qu'Heero m'a fait, à la fin de la première guerre ; j'ai toujours dit que c'était ce que je m'achèterai en premier, en souvenir de Solo et de l'époque où je jouais pour gagner quelques crédits.
Grâce à ce cadeau, on s'est fait des soirées sympas, entre ma guitare, le violon de Quatre, la flûte et les cymbales de Trowa.
Ca m'est aussi arrivé d'assurer l'ambiance seul, à gratter les cordes et chanter, pour leur plus grand plaisir, dixit eux-mêmes.
Je ne sais pas encore ce que je vais faire de ma vie, mais j'espère pouvoir continuer de temps en temps à faire de la musique.
Je fais un clin d'œil à Quatre qui se boudine un peu plus dans les bras de Trowa, et je souris à Heero qui me fixe avec une intensité par laquelle je ne me laisse pas déstabiliser.
Et puis quoi, encore… ?
Je commence à égrainer les premières notes dans un silence quasi religieux.
Ralentis, couche-toi,
Rappelle-toi, ce n'est que toi et moi
Ne t'épuise pas, tire ta révérence
Rappelle-toi comment c'était, avant.
Je veux juste que tu sois plus proche
Est-ce que ça va ?
Bébé, rapprochons-nous ce soir
Accède à ma dernière requête et laisse moi juste te tenir dans mes bras
N'hausse pas tes épaules
Allonge-toi à mes côtés
Je peux bien sûr accepter que nous n'allions nulle part
Mais une dernière fois allons là-bas
Allonge-toi à mes côtés
Maintenant, j'ai compris que je serai obligé d'errer sur cette route à sens unique
Et si j'ai réalisé tous nos mensonges, je ne suis pas plus sage que le fou que j'étais avant
Je veux juste que tu sois plus proche
Est-ce que ça va ?
Bébé, rapprochons-nous ce soir
Accède à ma dernière requête et laisse moi juste te tenir dans mes bras
N'hausse pas tes épaules
Allonge-toi à mes côtés
Je peux bien sûr accepter que nous n'allions nulle part
Mais une dernière fois allons là-bas
Allonge-toi à mes côtés
Oh bébé, bébé, bébé, dis moi comment, comment ce pourrait être mauvais ?
Accède à ma dernière requête et laisse moi juste te tenir dans mes bras
Oui, allonge-toi
Une dernière fois allons-y
Allonge-toi à mes côtés.
J'enchaîne encore d'autres morceaux tout aussi romantiques et parlant, que j'alterne avec des chansons délires et de vrais yaourts, et ce durant une bonne partie de la soirée, entre discussions et goinfreries, puis nous montons nous coucher.
J'ai choisi mes chansons en pensant à Trowa et Quatre, et c'est lui qui est venu me remercier en leurs noms à tous les deux.
On est allongés sur mon lit depuis plus d'une heure, à discuter en écoutant de la musique.
Il m'a démêlé les cheveux, doucement, et m'a même massé les épaules et le dos…
Je l'adore, c'est un trésor, je ne sais pas qui je dois remercier pour l'avoir mis sur ma route, mais je lui suis très reconnaissant.
- Tu m'impressionnes vachement, tu sais, Quatquat. T'es hyper serein, alors qu'on se sépare tous demain, et que tu sais même pas quand tu vas revoir ton chéri.
- Je suis serein parce que j'ai atteint l'un de mes buts, la Paix, et je sais qu'elle va durer. J'ai confiance en l'Homme, créature de Dieu. Nous sommes capables de construire de belles choses, notre technologie peut servir la Paix.
-Je le souhaite de tout mon cœur, tout comme je vous souhaite, à Trotro et toi, de vous retrouver rapidement. Mais je n'ai aucune inquiétude pour ça !
Il me sourit autant avec sa bouche qu'avec les deux turquoises qui lui servent de yeux.
- Moi non plus, et ce n'est pas un excès de confiance, me dit-il. Nous nous retrouverons, et j'espère que nous ne nous quitterons plus jamais à partir de ce moment-là, inch'allah. Notre séparation est un mal nécessaire, je parle pour tous les cinq.
- Ouais, mais fait chier, Quatquat, tu vas trop me manquer ! je proteste en lui ébouriffant les cheveux.
- Nous deux, c'est différend, on se verra souvent, Duo. On sait que, guerre ou pas guerre, il aurait seulement suffit d'une rencontre entre nous deux pour qu'on se lie de cette façon. Alors qu'avec les autres, c'est plus compliqué.
- Sûr. Je ne mettrai pas ma main à couper qu'on serait devenus si proches dans un autre contexte. C'est une des rares bonnes choses que la guerre nous aura apporté. Même pour nous deux, Quatre. On vient de deux univers différents, t'es un Winner et tu portes bien ton nom. Moi, j'étais plutôt un looser, sans vouloir insister sur le jeu de mots.
- Ne dis pas de bêtises, Duo, tu t'en sortais très bien malgré toutes les épreuves sur ta route. Tu n'as pas eu une vie des plus faciles et pourtant, tu as su garder une âme d'enfant et une générosité à toute épreuve.
- Merci, budy, ça me touche beaucoup, ce que tu me dis. Mais j'ai du sang sur les mains et même me les couper n'y changerai rien, je le verrai et le sentirai toujours, j'en aurai toujours conscience.
- C'est notre conscience qui fait de nous des êtres humains. Tu sais que ce que tu as dû faire est mal et tu n'es pas fier de ça, tu n'en as retiré aucun plaisir, je ne parle pas de Shinigami, et c'est ce qui fait la différence, Duo. Tu ne prends pas l'excuse de dire que nous n'avions pas le choix. Nous ne sommes pas différents, de ce point de vue là.
- Peut-être bien. Reste que les probabilités pour qu'on se rencontre un jour étaient quasiment nulles… Sauf si je t'avais volé ton sandwich pendant un de tes voyages diplo sur L2 ! Enfin, plutôt ton panier repas…
A cette idée, on explose de rire.
- Et je t'aurais remis dans le droit chemin, c'est ça ?
- L'aurais déjà fallu que tu m'attrappes ! Mettons que t'y sois arrivé, t'aurais certainement essayé de me sermonner, tel que je te connais !
- Évidemment, ça en aurait largement valu la peine. Il aurait été vraiment dommage de ne jamais se rencontrer, en tout cas. Notre amitié à tous les cinq est très précieuse, Duo, nous devons en prendre soin. Mais tu le sais mieux que quiconque. Ca me fait penser, qu'as-tu décidé, par rapport à Heero et Wufei ?
- Pas grand chose, encore. Heero pense que je devrai sortir avec Wufei pour éviter d'avoir des regrets.
- Et toi, qu'en dis-tu ?
J'hausse les épaules.
- Il s'est passé quelque chose de fort avec Wufei, je ne peux pas le nier, et j'ai des sentiments pour lui. Mais j'aime toujours Heero.
- Et Wufei, l'aimes-tu ?
Je pousse un long soupir avant de lui répondre.
- Je ne me sens pas de dire « je t'aime » à Wufei comme je l'ai dit encore à Heero hier soir. Je n'ai pas cette spontanéité. Pourtant, comme je l'ai dit, on a partagé un moment très fort, et je ressens aussi quelque chose de très fort pour lui.
- Alors va au bout, Duo. Effectivement, je peux sentir ce lien qui existe entre Wufei et toi. Il a pris beaucoup d'ampleur. Laisse Heero vivre ses propres expériences et se construire, et explore de ton côté les possibilités qui te sont offertes.
Je le regarde, surpris.
- C'es toi qui me dis ça ? Tu ne nous en veux plus ?
- Je vous en aurais voulu au point de ne plus vous parler, si vous aviez été déloyaux envers Heero, mais ce n'est pas le cas. Vous ne lui avez jamais rien caché, et je respecte et admire cette attitude qui honore notre amitié.
- C'est la moindre des choses.
- Ce n'est pas évident pour tout le monde, Duo.
Il se lève soudain.
- Bien, il est tard, je vais te laisser et rejoindre mon chéri, pour notre dernière nuit ensemble.
Je me redresse, coupable et honteux.
- Mince ! Je suis désolé d'avoir monopolisé ta présence, Quatquat !
- C'est moi qui suis venu et qui suis resté le temps que je voulais. Trowa discute avec Heero, c'est pas comme si il m'attendait. Je suis heureux d'avoir pu passer un peu de temps avec toi. A dire vrai, je serai même resté encore… Mais je ne suis pas le seul à le vouloir.
- Hein ? Qu'est-ce que tu marmonnes encore ?
- Tu verras bien. Je t'aime, tu sais. Bonne nuit, mon Duo.
Il me fait une grosse bise et me serre fort un moment avant de sortir, sans me laisser le temps de réagir.
Je m'étire langoureusement, m'interrogeant encore sur l'attitude et la fuite de Quatre, lorsqu'un discret toc toc à ma porte me tire de mes pensées.
Surpris, je vois Heero entrer et refermer la porte derrière lui.
- Heero ? Ca va pas ?
Il s'avance, seulement habillé d'un bas de pyjama, laissant le haut de son corps nu.
J'adore le jeu des muscles qui roulent sous sa peau fine…
Damned ! Il est dingue ou quoi, c'est un véritable appel au viol sur pattes !
Sans me quitter des yeux, il s'assoit sur le lit, là où Quatre était encore un peu plus tôt.
C'est à dire, plutôt très près de moi.
Quatre, qui a du sentir sa présence, ou autre chose, ce qui explique la manière dont il s'est sauvé de ma chambre…
Merci, Quatquat !
- Je viens accéder à ta dernière requête, Duo, murmure-t-il.
Sa voix, légèrement rauque, me donne des frissons, autant que son regard qui glisse sur moi comme une caresse.
- Euh… t'es en train de te foutre de moi, là, 'ro ? T'as trop bu, c'est ça ?
- Non, Duo. J'ai juste compris le message.
Ah… Parce qu'il y en avait un ? J'étais pas au courant…
- Tu sais,'ro, des fois je fais des trucs, j'm'en rends même pas compte…
- Je sais. C'est pour ça que je suis là, pour répondre à ta demande inconsciente, transmise à travers ta chanson.
J'ai fait ça , moi ?
- Oui, Duo, dit-il comme si il avait pu lire dans mes pensées. J'aimerai aussi que tu me serres dans tes bras. J'ai aussi envie de rester allongé à tes côtés jusqu'à m'endormir. Cette chanson que tu as chanté en premier est magnifique, vraiment.
Je lui rend son sourire, mais mon cœur bat à la vitesse de la lumière…
Un message inconscient, hein ?
Des fois, vraiment, je percute pas assez vite.
Je croyais enfin être tout seul dans ma tête, mais apparemment, y a encore quelqu'un qui s'y planque et me fait faire des trucs en douce…
Allez, mon Duo, on se calme…
- Je l'aime beaucoup aussi, je lui répond comme je lui aurais demandé le sel à table. J'ai trouvé qu'elle correspondait à Trowa et Quatre, mais je… je ne pensais pas qu'elle te parlerait à toi aussi.
- Et pourtant, je trouve qu'elle est très appropriée à notre situation. Je te l'ai dit, Duo, j'aimerai beaucoup rester avec toi, cette nuit, comme avant. Si j'ai bien compris, tu ne sors pas encore avec Wufei, ce n'est donc pas le trahir que de se dire au revoir de cette façon.
Euh… de quoi il parle, là ?
Enfin, je veux dire, est-ce que je comprends bien de quoi il parle, où est-ce que je ne me suis pas vraiment rendu compte que je m'étais endormi et que je suis en plein rêve ?
Sa main qui s'approche de mon visage, pour dégager mon front des quelques mèches qui s'y trouvent; me rappelle qu'il attend ma réponse.
- De cette façon ? Euh… ça veut dire quoi, 'ro ?
Sa main glisse maintenant dans mes cheveux dénattés et les caresse doucement.
Il sourit.
Ca y est, je suis foutu…
- Ne joue pas les bakas. « Bien sûr, je peux accepter que nous n'allions nulle part, mais une dernière fois allons là-bas. » récite-t-il. Ce là-bas, ce peut-être ce lieu que connaissent tous les amants. Ou ce peut-être simplement le monde des rêves. Il n'y a que dans tes bras que j'y accède. A toi de décider, Duo.
Vraiment, je peux faire ça ?
Sérieusement, je suis super ému, il a raison, je suis un baka, je sais plus trop quoi dire...
Est-ce que j'ai le droit à ce bonheur alors que je l'ai trompé, même si on était plus vraiment ensemble ?
Alors que je pense sérieusement à avoir une nouvelle relation avec Wufei, pour qui j'ai de profonds sentiments ?
Alors que je n'arrive même pas à me sentir vraiment coupable, même si ça me fait quelque chose d'indéfinissable au fond de moi ?
Il me prend le visage entre ses mains.
- C'est si compliqué que ça ?
- 'ro…
- J'aimerai qu'on soit, une dernière fois, juste Heero qui t'aime et que tu aimes, et Duo que j'aime et qui m'aime. La question est simple, non : peux-tu accéder à cette requête, mon Duo ?
Je lui souris et j'ai honte parce que je pleure.
J'ai pas honte de pleurer, c'est humain.
C'est son amour qui me fait pleurer, je le mérite pas.
Il a vraiment appris à aimer, depuis la première guerre, c'est hallucinant.
Et j'y suis pour beaucoup...
J'aurai voulu être fort pour lui, mais le voir souffrir et en être la cause me blesse profondément.
Je dois le laisser partir, je viens de le comprendre.
Mais pas cette nuit.
Je jette mes bras autour de son cou.
- Merci, Heero.
- Baka… murmure-t-il. Je peux prendre ça pour un oui ?
J'hoche la tête avant de l'embrasser.
Réléna m'a rapporté une phrase que Mariemeia avait prononcé, qui l'avait marqué : l'histoire est comme une valse sans fin dont les trois temps, la guerre, la paix et la révolution, s'enchaîneront à jamais.
J'ai l'impression que c'est ce que je vis depuis le début avec Heero : une guerre, une paix, une révolution personnelle qui l'a conduit à se remettre en cause et partir, puis une révolution militaire. Ensuite la paix et maintenant un bouleversement dans mes sentiments qui peut s'apparenter à une révolution, pour moi qui pensait ne jamais pouvoir aimer quelqu'un d'autre qu'Heero...
Ce baiser que nous échangeons m'en rappelle d'autres, à la même saveur douce-amère : celui que nous avons échangé le lendemain de notre première nuit d'amour, en pleine guerre, lorsqu'il nous a fallu redevenir les soldats et nier les être humains amoureux que nous venions de révéler ; cet autre, lorsqu'il est parti, mettant fin à notre relation après dix mois ; ce dernier, enfin, la nuit où il est revenu, la veille de notre reprise du combat.
Ce qui devait arriver… arrive donc une nouvelle fois !
Je passe une nouvelle fois la nuit avec Heero, et vu comme on est partis, elle va être mémorable...
Et après ça, je vais devoir renoncer à lui pour un temps indéterminé.
Malgré les apparences, j'ai l'impression, une fois de plus, de ne pas avoir eu le choix…
Et merde…
A suivre...
Notes : J'espère que ça vous a plu ! Comment ça, non ??? Bon, ça arrive, on peut pas contenter tout le monde… Que ça ne vous empêche pas de lire la suite surtout ! Bisous, Lysanea.
En bonus de consolation, voici les paroles originales de Paolo Nutini, Last Request. (l'est trop kawaiiiiiiiiiiiii)
Slow down, lie down,
Remember it's just you and me
Don't sell out, bow out
Remember how this used to be
I juste want you closer, is that alright ?
Baby let's go closer tonight
Grant my last request and just let me hold you
Dn't shrug your shoulders
Lay down beside me
Sure I can accept that we're going nowhere
But one last time let's go there
Lay down beside me
Now I've found, that I'm bound to wander down that one-way road
And I realise all about yours lies but I'm no wiser than the fool that I was before
Refrain
Tell me how, how can this be wrong ?
Refrain
Oh oh oh oh
Yeah lay down besoide
One last night let'sgo there
Lay down beside me.
