Note : Voilà le chapitre trois. Ouais je sais ça faisait très longtemps, mais j'ai eut des p'tits soucis de santé (mais rien de grave) et beaucoup de travail qui explique mon absence. Rien de très important à en dire si ce n'est que nos deux amants vont se retrouvez confronté à une tierce personne.

"Bon, j'ai voulu écourter mon voyage au maximum, prendre l'avion le plus tôt possible et maintenant on est mercredi, non jeudi, il est trois heures du matin et je suis (comme un con) planté devant chez Chloé. Je le crois pas, je passe mes journées à jouer avec des millions, la vie de milliers de personnes dépend de mes décisions et maintenant me voilà hésitant à l'idée d'appuyer sur une sonnette, je ne me reconnais plus. À une heure pareille il est sûr que je vais la réveiller. Tant pis je sonne."

'Qu'est-ce qui s'passe ? Qu'est-ce que... Putain, mais quel est l'abrutit qui sonne chez moi à trois heures du mat'. Si c'est pas pour une bonne, mais alors très bonne raison, il va y avoir un massacre.'

-Quoi !!!

"Elle a l'air en colère. Remarque ça se comprend."

-C'est moi.

'Pas besoin de son nom, j'ai reconnu sa voix. J'ouvre précipitamment la porte'

-Lex, mais qu'est-ce que tu...

"Faut vraiment que j'apprenne à me contrôler et que j'arrête de lui sauter dessus à chaque fois que je la vois."

-Désolé.

-Mais qu'est-ce que tu fais là ?

-Je suis rentré plus tôt.

-Je vois bien mais...

-J'avais besoin de te voir.

-Entre.

'Visiblement il arrive juste de l'aéroport, il a encore sa valise avec lui. Il semblerait qu'il est ressentit le même manque que moi durant ces trois jours.'

-Aller, vient te coucher, parce que c'est pas tout ça, mais moi je bosse demain.

"Dormir chez elle va finir par devenir une habitude. Elle n'est plus à côté de moi. Je me lève, elle est dans le salon et regarde fixement le téléphone."

'J'appelle, J'appelle pas. J'appelle, J'appelle pas. Tant pis j'appelle.'

-Bonjour. C'est Chloé Sullivan.

-Oui j'appelle, parce que je suis malade.

-Oui, j'ai attrapé un gros rhume. J'ai de la fièvre et un horrible mal de tête.

-J'ai pris rendez-vous pour cet après-midi.

-Merci. Au revoir.

-Alors comme ça on se fait porter pâle.

-Lex ! Tu m'as fait peur.

-Et on peut savoir pourquoi tu ne veux pas aller travailler ?

"Je sais que je ne devrais pas jouer comme ça avec ses nerfs, mais c'est plus fort que moi, une vielle habitude héritée de mon père, toujours déstabiliser la personne en face de soi. Son regard trahit de l'inquiétude, elle hésite."

-Tu... tu dois t'en aller ?

'Mais qu'est-ce que je peux être conne quand je m'y mets, bien sûr qu'il doit ce type vit pour son travail.'

-En fait, ils ne m'attendent pas avant ce soir, alors j'ai un peu de temps devant moi. Officiellement mon avion arrive vers 17h, mais j'ai prétendu des menaces de mort pour changer mon itinéraire au près de mon service de sécurité ; chaque équipe étant persuadée que je suis avec l'autre.

-L'art de brouiller les pistes.

'Il acquiesce'

"Elle se blottit dans mes bras."

-Tu veux bien rester avec moi aujourd'hui ?

-Pourquoi crois-tu que je suis rentré plus tôt ?

'Il me soulève du sol.'

-Et puis tu es très malade, il faut bien que quelqu'un s'occupe de toi.

"Elle rigole. Je viens juste de prendre conscience que j'adore la voir rire."

-Je crois qu'il est nécessaire que je garde le lit.

"Je la repose dans son lit et me réinstalle à côté d'elle."

-C'était bien Baltimore ?

-Disons que c'était utile.

-Utile ?

-Pour mes affaires.

-Et tu y allais pourquoi ?

-Pour une fusion.

-Avec qui ?

'Il rit, enfin rire c'est un bien grand mot. Je dirais plutôt qu'il accompagne un léger sourire d'un vague son, que l'on peut interpréter comme un rire.'

-Quoi ?

-On dirait que la journaliste en toi n'est pas tout à fait morte.

-Je te dérange avec mes questions ?

-Non ! Non. Mais ça me transporte des années en arrière.

-J'avais un faible pour toi à l'époque.

-Je te croyais amoureuse de Clark.

-D'une certaine façon, oui. Disons que Clark avait un côté rassurant, c'était un peu le Prince Charmant dont rêvent les petites filles et que les femmes prétendent rechercher, officiellement.

-Et officieusement ?

-Elles préfèrent l'homme dangereux, trouble, celui qui a un parfum de mystère.

-Et j'étais cet homme là ?

-Pour moi oui. Tu étais tellement différent de tous ceux qui m'entouraient, tu avais un côté séducteur, un homme entouré de femmes et de mystère avec un passé trouble. Bref un fantasme vivant.

-Et maintenant ?

-Au premier abord tu es un homme qu'on admire et qu'on craint pour son pouvoir.

-Et toi, je te fais peur ?

-Non. Moi je suis encore sous le charme de celui que tu étais avant.

-C'est pour ça que tu as essayé de me fuir la première fois ?

-Oui. Mais ça n'a pas franchement bien fonctionné.

-Tu regrettes ?

-Non Pas le moins du monde. On forme un drôle de couple toi et moi, tu ne trouves pas ?

'Oups ! Je ne suis pas sûre que l'utilisation du mot couple soit très judicieuse. Il ne manquerait plus que je lui fasse peur et qu'il parte en courant.'

"Un couple ? Quoique en y regardant bien, on peut peut-être parler de couple ou tout du moins d'un début de relation."

-C'est le moins que l'on puisse dire.

'Il n'a pas contredit le "couple", est-ce que ça veut dire qu'il approuve, est-ce que je dois me sentir soulagé, je n'en sais rien.'

-Puisque qu'on en est aux confidences, toi aussi tu m'attirais. Mais je ne sais pas quelque chose me l'interdisait.

-Interdisait ?

-Trop jeune, trop différente, trop difficile, je ne sais pas.

-Et Lana alors ? Et n'essaye pas de me mentir !

-Avec le recul je crois qu'elle était un peu comme Clark pour toi, une espèce d'idéal, presque une caricature finalement. Et je suppose que ça n'a pas du t'enchanter de la voir te voler les faveurs d'un autre amoureux potentiel.

-Non c'est vrai. J'en ai même beaucoup souffert, même si je n'imaginais pas une seule seconde que tu puisses vouloir de moi. Et puis à cette époque j'avais aussi d'autres rêves...

-Le Daily Planet.

-Oui.

-Laisse-moi essayer d'effacer tout ça , je ne peux te garantir que je vais y arriver mais je peux essayer.

- Essayons alors.

'Il m'embrasse avec toute la douceur dont il est capable. C'est la plus longue discussion que l'on est eu jusqu'à maintenant, c'est comme si nous avions franchir une étape.'

-C'est étrange, j'ai toujours tout calculé, mais toi tu n'étais pas prévue dans l'équation.

-Et c'est mal ?

-Je l'ignore, tout ce que je peux te dire, c'est que pour la première fois de ma vie je me suis mis à vivre au présent.

"C'est à son tour de m'embrasser et je me laisse totalement. Mon père m'a appris à vivre froidement, d'aborder les choses de façons parfaitement rationnelle. Mais avec Chloé tout est différent, c'est l'instinct qui réagit, le cœur même, l'héritage de ma mère."

-Chloé, laisse-moi me perdre en toi.

-Lex.

'Il a enfouit son visage dans mon cou et il englobe son corps du mien. Il nous déshabille, en quelques secondes, nous sommes nus, serrés l'un contre l'autre. Encore quelques secondes pour mettre un préservatif et il entre en moi. Et à peine est-il entré qu'il lâche un soupir de contentement infini.'

"Tout est tellement différent avec elle, à chaque fois c'est tellement intense. J'étais mort à l'intérieur et à son contact, la vie c'est remis à palpiter dans mes veines. Je croyais m'être détaché de tout ça, de mon humanité, et c'était vrai, mais elle a tout changé."

'Une fois de plus, faire l'amour avec lui, m'a plus que comblé. Jamais un homme n'étais parvenu à me donner autant de plaisir et à chaque fois qui plus est.'

-Wow !

-À ce point là ?

'Je sens comme une pointe de fierté masculine transparaître dans sa voix.'

-Tu n'as pas idée.

-Dis-moi.

'Décidément il est d'humeur bavarde aujourd'hui.'

-Comme tu dois t'en douter, tu n'es pas le premier, loin de là même. À une certaine époque j'ai été prise d'une sorte de boulimie d'homme, même si mon palmarès est loin d'égaler le tien. Tout ça pour dire que ça n'a jamais était très folichon, même s'il m'est arrivé d'avoir du plaisir, ça n'a jamais été avec une telle intensité, ni une telle régularité.

"Même si son discours était clair, sans gêne dans la voix elle n'a pas pu s'empêcher de rougir."

-Régularité ?

-Oui, enfin tu fais mouche à chaque fois, ne m'oblige pas à entrer dans les détails.

-Et si je te disais que c'est réciproque, que ton plaisir est mon plaisir.

"Je peux lire la surprise sur son visage."

-Qu'est-ce que tu entends par là ?

-Disons que ma situation est un peu similaire à la tienne, j'ai pris du plaisir avec de nombreuses femmes, mais c'était chacun son tour. Je prends, je donne, sans réel échange et ça s'arrête là. La raison qui me faisait leur donner du plaisir, c'était pour satisfaire mon égo masculin. Alors qu'avec toi , c'est différent, je prends plaisir à te donner du plaisir.

'Alors celle là je l'attendais pas.'

-Ça te surprend tant que ça ?

-Oui. Je te l'ai déjà dit je n'ai pas l'habitude de plaire aux hommes, j'ai plus tendance à être la fille que l'on prend par défaut.

-E moi je crois t'avoir déjà dit que ce n'était pas mon cas. Tu es belle et désirable, Chloé, bien plus que tu ne le crois. Et j'aime sincèrement être avec toi.

"Puisque mes dire n'ont pas l'air de suffire, je passe aux actes et je l'embrasse avec toute la passion dont je suis capable."

-Je te crois.

'Oh non ! Je rêve, mon ventre vient de gronder. La honte ! Et en plus ça le fait sourire.'

-Tu as faim ?

-Euh oui, je crois.

"Elle est toute rouge, c'est mignon."

'Pourquoi il bouge plus ?'

-Lex ? Ça va ?

-Euh... Oui. Je viens de me dire que tu étais toute rouge et que c'était mignon.

"Elle hausse un sourcil perplexe."

-Oui je sais. Je ne suis pas sensé trouver les choses mignonnes.

"Maintenant elle rigole franchement."

-Tu te moque de moi.

-Non, je te trouve adorable.

"Ah ! Première nouvelle."

-C'est bien la première fois que l'on me dit ça.

-Ça je me doute.

'Rho la la c'est terrible, j'ai l'impression d'être sur un petit nuage rose avec des angelots qui volettent partout et une pluie de petits cœurs roses qui tombe du ciel. C'est Lex Luthor, bon sang, pas Lana Lang, l'homme qui collectionne les femmes, celui qui ne peut pas aimer. Rha non, c'est définitif, je suis amoureuse de lui.'

-Bon qu'est-ce que tu veux manger ?

-De l'osso bucco avec du risotto.

"Je sais parfaitement qu'elle a dit ça sur le ton de la plaisanterie mais..."

-Tes désirs sont des ordres.

"Je sort mon portable."

-Oui, bonjour, Lex Luthor.

-Ce sera 2 osso bucco accompagné d'un risotto, vous rajouterez deux tiramisus et pour le vin ce sera un Chianti.

-Au 112 Beggle Street.

-Très bien, merci.

"Elle me regarde avec des yeux ronds."

-Dit moi que tu ne viens pas de faire ce que je crois que tu as fait.

-J'ai appelé le traiteur pour qu'il nous livre ce que tu voulais manger.

-Mais tu es cinglé, ça va couter une fortune.

-Tu sembles avoir oublié un détail.

-Quoi ?

-Je suis multimilliardaire, ce n'est pas un déjeuné chez le traiteur qui va me ruiner.

-Ouais, bon, ça va, on le sait que tu es plein aux as. Mais tu n'étais pas obligé de faire ça, on aurait pu trouver de quoi manger dans les placards.

-Ça me fait plaisir.

'C'est trop mignon !!! Arghhhh, non !!!!!!! Retour en force des petits cœurs et des nuages roses, c'est pas bon du tout ça.'

"Une fois la commande arrivée, on s'est attablé le plus naturellement du monde dans sa cuisine. Et le plus bizarre, c'est que justement ça ne l'est pas : bizarre."

'On est là, à manger tranquillement, tous les deux, parlant de tout et de rien, comme de vieux amis. On parle boulot, cinéma, littérature, comme je pourrais le faire avec Clark ou Loïs.'

-Merde !

-Qu'est-ce qu'il y a ?

-Je devais déjeuner avec Loïs, j'ai complètement oublié.

"Elle se précipite dans le salon."

-Il faut que je l'appelle.

-Oui Loïs, c'est moi.

-Oui, je suis désolée, j'ai oublié. Comme je suis malade...

-Comment ça tu es en bas ?

-Non, Loïs attend...

'Elle a raccroché, je me retourne paniquée vers Lex.'

-C'est Loïs, elle est avec Clark, elle monte. Est-ce que tu peux...

-Je ne bouge pas de là.

"Elle ferme la porte de la cuisine pour aller ouvrir celle de l'entrée. Je comprends parfaitement qu'elle n'ait pas envie que Clark ou sa cousine me trouve chez elle, et franchement, je n'ai pas envie d'être confronté à Clark dans cette situation."

'Non, non, non, tout mais pas ça, s'ils le trouvent ici, nous sommes morts. Il faut que j'aie l'air malade, histoire qu'ils ne s'attardent pas. Enfiler une robe de chambre, de toute façon j'ai l'air fatiguée. Les voilà.'

-Loïs, Clark !

-Eh ben, t'as pas l'air d'avoir la forme.

-Je suis désolé, j'ai complètement oublié de te prévenir. Mais comment tu l'as su ?

-Comme tu ne répondais pas sur ton portable, j'ai appelé à ton bureau, c'est eux qui m'ont dit que tu étais malade.

'Logique.'

-Je t'ai apporté un truc à manger, je vais te le faire réchauffer.

-Merci.

'Je me tourne vers Clark pour lui dire quelque chose, mais, faire réchauffer cuisine et cuisine Lex'

-Loïs, non !

'Trop tard.'

"Difficile de passer inaperçu, en tenue décontractée au milieu de la cuisine de Chloé. Loïs a l'air choqué, Chloé est mortifiée. Elle m'adresse un maigre sourire, qui ressemble plus à une grimace qu'autre chose. Oulà, Clark a l'air furieux."

'Ils se tournent tous les deux vers moi, visiblement sous le choc.'

-Chloé, qu'est-ce que ça veux dire ?

"Le ton de Clark est un peu trop agressif à mon goût"

'Ils sont là tous les deux à m'accabler de questions auxquelles je suis incapable de répondre quand je sens le bras de Lex s'enrouler autour de ma taille et le silence se faire.'

-Ce qui se passe entre Chloé et moi ne regarde que nous.

'Les questions reprennent de plus belle.'

-Ça suffit !

"Cette fois-ci, c'est elle qui est intervenu."

-Je ne veux pas parler de ça maintenant. Clark, Loïs, je vous appelle plus tard, on reparlera de tout ça à froid, ça nous évitera de dire des choses qu'on ne pense pas. D'accord ?

'Ils acquiescent, un peu à contre cœur, et s'en vont.'

-Désolé.

-Ce n'est pas ta faute.

-Si j'avais pensé à annuler, rien de tout ça ne serait arrivé.

-Ça ne fait rien, Chloé.

"Je la prend dans mes bras pour la rassurer."

-J'ai appris à ne plus me préoccuper de ce que disent les gens.

-Mais c'est un peu ma famille, mais Clark peut être tellement borné parfois.

-Oh ça je sais. Mais s'ils t'aiment vraiment ils comprendront.

-Alors que même moi je n'y arrive pas vraiment ?

'Il m'embrasse doucement. En fait si je sais, je sais que je suis accro à Lex Luthor et que sa seule présence me fait me sentir bien. La seule inconnue, c'est lui. Tout mon être me clame de lui faire confiance, que mes sentiments sont réciproques, mais le doute subsiste.'

-Viens.

"Je m'installe dans le canapé et l'assoie sur mes genoux, blottie dans le creux de mes bras."

'Nous sommes là, assis sur le canapé, profitant simplement de la présence de l'autre, quand son portable se met à sonner.'

"Et merde, j'ai oublié de l'éteindre après la commande au traiteur."

-Lex Luthor.

-Hum hum.

-Non vous le voyez bien.

-C'est bon j'arrive.

-Qu'est-ce qu'il se passe ?

-Mon service de sécurité c'est aperçu de la supercherie, faut croire qu'ils ne sont pas si bêtes finalement. Je dois y aller, mais je te promets d'être là ce soir.

'Après le départ de Lex, après avoir tout rangé, après avoir mit un peu d'ordre dans mes idées, j'ai finit par appeler Loïs et Clark. Ils sont passés après le boulot afin de discuter calmement, mais ça ne se passe pas aussi bien que prévu. Il faut dire que Clark est passablement irritable lorsqu'il s'agit de Lex et que j'ai une sainte horreur qu'on se mêle de mes affaires. Alors le ton est monté, forcément, et là on s'engueule purement et simplement.'

-Tu peux nous expliquer Chloé ?

-Il n'y a rien à expliquer Clark, ça c'est fait comme ça, sans préméditation, juste par hasard.

-Depuis quand, comment ?

-Il y a une semaine et demi environ, on s'est croisé dans un bar, on cherchait tous les deux un peu de compagnie, alors nous sommes repartis ensemble. Ça ne devait être que l'histoire d'une nuit, comme pour exorciser une vieille pulsion.

-Alors qu'est-ce qu'il faisait dans ta cuisine ?

-Il est revenu. Pourquoi ? Je ne sais pas, mais, tu vois, je suis contente qu'il est fait.

-Il se joue de toi, à travers toi, c'est moi qu'il essaye d'atteindre.

-Ça tu n'en sais rien, pas plu que moi d'ailleurs. Et puis arrête de tout ramener à toi. Tout ce que sais moi, c'est que ça faisait longtemps que je ne m'étais sentie aussi bien et même si je dois en baver après, j'ai envie de vivre ce bonheur. Et vous n'avez aucun droit de décider si ce que je fais est bien ou mal.

-Tu vas finir par souffrir.

-C'est mon problème, Clark, pas le tien. Je prends mes décisions en connaissance de cause, je sais qui est Lex et comment il fonctionne. Je sais ce qui peut se passer et tu sais quoi, je prends le risque.

-Mais...

'Il m'énerve, mais il m'énerve.'

-Il n'y a pas de mais Clark !!!!

'La sonnette nous interrompt et je sais parfaitement de qu'il s'agit. Je vais dans ma chambre chercher mon manteau.'

-Qu'est-ce que tu fais ?

-Je me casse ! Pensez à claquer la porte en sortant.

"La porte s'ouvre. Elle a l'air furieuse et en plus elle porte son manteau."

-Viens, on s'en va.

'Je l'attrape par le bras et je nous dirige vers la sortie.'

-Et on va où ?

-Chez toi, à l'hôtel, aux Bahamas, au Groenland, peu importe, tant que je ne vois plus sa tronche de boy scout.

-Donc Clark était chez toi.

-Oui.

-Et il n'a pas compris.

-Ça c'est le moins que l'on puisse dire.

"Je la dirige vers ma voiture et l'y fait monter."

-Pfff, pourquoi faut-il qu'il soit si borné ?

- Laisse-lui le temps.

"Sa colère fait place à de la lassitude."

-Tu m'emmène où ?

-Chez moi.

-Je suis un peu surprise.

'Non, en fait je suis carrément sur le cul.'

-Tu m'as accueilli chez toi quand j'en avais besoin, maintenant c'est à moi d'en faire de même.

'Sa main s'est égarée sur ma joue. C'est pour ces petits gestes qui pourtant ne lui ressemble pas que je craque complètement.'

'Son appartement est tel que je l'imaginais froid et impersonnel, mais en même temps on sent que c'est chez lui, c'est bizarre.'

-C'est euh... joli.

"Elle a dit ça juste pour dire quelque chose mais je sais ce qu'elle pense, parce que je pense la même chose."

-Si on veut, c'est surtout très cher.

'Il me prend par la main et m'entraîne à travers l'appartement jusqu'à ce me semble être sa chambre.'

-Attend moi là.

'Il passe dans une pièce adjacente.'

"Après quelques minutes, je suis de retour dans ma chambre, elle est toujours debout au milieu de la pièce à m'attendre."

-Je suis sûr que tu es le genre de femmes qui aime se prélasser dans son bain.

-Heu, oui.

'Il me retire mon manteau.'

-Malheureusement je n'ai qu'une simple douche.

'Mon pull.'

-Je sais.

"Je passe mes mains sous son T-shirt, continuant de la dévêtir. Elle me regarde bizarrement, ne sachant pas trop où je veux en venir."

'Il ôte sa veste et ses chaussures. Je ne sais pas trop à quoi il joue, mais je suis le mouvement et déboutonne sa chemise.'

"Je l'attire contre moi et l'embrasse doucement. Je goûte une fois de plus à la chaleur de sa peau."

'Une fois nus, il m'entraîne dans la fameuse pièce, qui s'avère être une salle de bain. Il a fait couler un bain, c'est donc là qu'il voulait en venir ! C'est trop chou, rha je suis irrécupérable.'

"Je la fais rentrer à ma suite dans la baignoire, puis je l'assoie contre moi, son dos s'appuyant contre mon torse."

'Rho, c'est génial, non seulement sa baignoire est gigantesque, mais en plus elle fait des bulles.'

-Ça va mieux ?

-Un peu.

'C'est le paradis, ouais ! Un bain bouillonnant, Lex Luthor, le pied !'

-Si j'avais une baignoire comme celle-ci je passerai mes journées dedans.

-Est-ce que tu me crois si je te dis que depuis que je l'ai, c'est la deuxième fois que je m'en sers.

-Ah ! J'aurai plutôt dis la première.

-Et pourquoi ?

-Tu n'es pas le genre d'homme à prendre des bains et tu n'es pas non plus le genre à ramener ses conquêtes à la maison.

-C'est assez vrai.

-C'était quand la première fois ?

-Juste après l'avoir faite installer. Je l'ai quand même essayée.

"Elle rigole."

-En tous cas, merci. Ce bain était une excellente idée.

-Tu m'en vois ravi.

'Il a glissé ses mains sur épaules qu'il commence à masser doucement.'

-Mmmmm oui...

"Je sens ses muscles se détendre peu à peu. Après quelques minutes, je la réinstalle contre moi et je l'entoure de mes bras."

-Je suis au paradis.

'Je sens son sourire alors qu'il dépose un baiser sur ma tempe, j'ai l'impression d'être dans une bulle.'

"Je viens de prendre conscience de quelque chose, sa présence me détend. Je me sens plus serein quand elle est là. Je me sens à ma place, c'est étrange à quel point le fait d'être assis, avec elle, là dans cette baignoire me paraît logique."

'La soirée c'est merveilleusement bien passée. Après le bain, il m'a enroulé dans l'un de ses peignoirs de bain. Puis il a commandé à manger et nous avons dîné en tête à tête.'

"Ça me fait bizarre qu'elle soit là, c'est comme si j'avais une femme. Mais en réfléchir bien, je n'imagine pas quelqu'un d'autre dans ce rôle. Finalement elle avait raison de parler de couple, ce matin."

-Tu as l'air fatiguée.

"Elle acquiesce d'un signe de tête."

-Viens te coucher, la journée a été riche en émotion.

'Wow, j'étais sûre qu'il me ramènerait chez moi, mais il a l'air de trouver normal que je reste ici. Est-ce que ça fait de moi la petite amie de Lex Luthor ?'

"Je lui tends une veste de pyjama que je ne porte presque jamais, vu que la plupart du temps je dors en boxer."

'On s'allonge l'un à côté de l'autre et je me love contre lui.'

-S'il y a quelques jours on m'avait dit que je dormirai dans ta chambre, je ne l'aurais pas cru.

-Moi non plus. Ni toi, ni une autre d'ailleurs. Mais je suis content que tu sois là.

'Respire, Chloé, respire.'

-Tu brises la monotonie de mon existence.