V.

Il a peur de faire face à Sanzo le lendemain matin, et il est donc secrètement soulagé quand il descend pour le petit déjeuner et que Gojyo et Hakkai sont là aussi.

« Regarde, Goku, » dit Gojyo d'un ton jovial, tapotant la place à ses côtés, l'invitant à s'asseoir, « ils ont tes petits pains à la viande préférés ici. Bœuf et porc mélangés ensemble. Et je t'en ai gardé une assiette entière !

--- Hum, chouette. » Il s'assoit, se demandant pourquoi Gojyo est si gentil et enjoué.

Mais alors il se rappelle qu'il lui avait parlé de ses sentiments envers Sanzo et avec une terrible angoisse il se demande si d'une certaine façon le demi-sang est au courant de ce qui s'est passé la nuit dernière.

S'il n'était pas si malheureux, il se serait senti embarrassé. Parce qu'il est sûr que si Gojyo le sait, alors Hakkai doit aussi le savoir, parce qu'il est à peu près sûr que tous les deux ils parlent souvent de lui, Goku, et de Sanzo dans leur dos.

« Tu le gâtes, » dit Sanzo d'un ton bourru, et Goku lève les yeux avec surprise.

« Ouais, peut être, » fait Gojyo d'une voix traînante, indolente. « Je peux être sympa, des fois, pas vrai, Sanzo ?

-- Tu n'espères tout de même pas que je prétende même prendre ça en considération ? »

Et Goku sourit presque, parce que Sanzo agit d'une manière tellement Sanzoesque que les choses semblent presque normales.

Et bien qu'une part de lui-même ait encore un peu mal, il espère que peut être c'est la façon qu'a Sanzo de lui dire que les choses ne sont pas perdues entre eux.

NdT :

à suivre : des yokai, des combats…