Voilà la suite, désolé du retard mais mon net n'était pas très bon... enfin maintenant c'est reglé ! Et je crois que cette année mes profs veulent ma mort (tuer de fatigue, ça laisse pas de trace)

Tu vois Seveya, il suffisait de demander. Oui j'avais bien promis une semaine (en général c'est ce que je promet toujours mais euuuuuuuu :$)

J'espère que ce chapitre vous plaira !

Bonne lecture.


Chapitre 2 : Regarde moi !

Une fois n'est pas coutume, Hakkai se leva en premier. Sans même attendre que son compagnon de chambrer n'ouvre les yeux, il était déjà dans la salle de bain à se faire couler un bon bain bien chaud. Ce qu'il voulait après une soirée comme celle qu'il avait passée la veille, c'était pouvoir se relaxer dans un bon bain de mousse. La compagnie des jeunes femmes avait été très agréable, il devait bien l'admettre, mais ce n'était pas du tout le genre de soirée qu'il aimait. D'abord, il n'aimait pas être loin de ses amis, bien que certaines circonstances l'y oblige parfois, ensuite il aimait bien pouvoir surveiller les faits et gestes de Gojyo, pour être sur qu'il ne fasse pas de bêtises, et enfin il aimait bien la compagnie des femmes, mais il préférait de très loin celle des hommes. Déjà plus jeune il avait toujours eu une légère préférence pour les messieurs, Kanan avait été la seule femme à lui faire savourer les plaisirs de l'amour et il ne voulait pas la remplacer par une autre femme. Depuis sa mort il était persuadé d'une chose : si un jour quelqu'un devait reprendre une place de choix dans son cœur, ça serait un homme et non une femme.

Derrière la porte, il entendit les gémissements de son ami, signe qu'il était entrain de se réveiller. Comme souvent, en l'entendant son cœur se serra quelque peu. Gojyo n'était pourtant qu'une espèce de Don Juan prêt à tout lorsqu'il s'agit de mettre une demoiselle dans son lit. Alors pourquoi son cœur lui faisait-il si mal ? Pourquoi se sentait-il si étrange depuis quelques temps en sa présence. Il savait bien que jamais rien n'arriverait entre son ami et lui, et que si jamais quelque chose venait à se produire, ça ne serait rien de plus qu'une histoire d'un soir. Hakkai ferma les yeux, son visage soudain fermé. Une histoire d'un soir…

Dans l'autre pièce, le tombeur de ces dames ouvrait doucement les yeux. Le soleil était déjà levé et quelqu'un avait crut bon d'ouvrir les volets. Qui donc pouvait avoir eu une idée aussi stupide ? Il se cogna le front du plat de la main en se retournant dans son lit. Hakkai bien sur ! Il était le seul a avoir les clés de la chambre et ce n'était pas la première fois qu'il lui faisait le coup d'ouvrir les volets pour le forcer à se réveiller. Avec prudence, Gojyo se redressa dans son lit sans faire de bruit et regarda celui défait de son camarade. Bien évidement, il était déjà debout. Mais comment allait-il bien pouvoir le draguer s'il ne pouvait même pas le surprendre dès le réveil ?

Un son en provenance de la salle de bain le fit se tourner vers la porte restée entre ouverte. Mais bien sur, il était dans sa baignoire ! Monsieur avait eu une soirée fatigante avec les deux beautés qu'il s'était réservé et Monsieur se prélassait à présent dans un bon bain. Un sourire naquit sur le visage du rouquin. La salle de bain était parfaite pour une tactique d'approche. Il allait entrer dans la pièce, le charmer et lui sauter dessus pendant qu'il est encore dans son bain, ce qui allait grandement faciliter sa tâche pour la suite de son plan.

Le kappa entra dans la salle de bain en enlevant son tee-shirt, révélant une peau étonnement blanche. Dans son bain, Hakkai retint son souffle. Mais qu'est-ce qu'il fichait ici lui ? Depuis quand venait-il dans la salle de bain quand lui y était déjà ? Pas que le spectacle le dérange loin de là, mais il sentait ses joues devenir rouges et il allait bien vite manquer d'oxygène si le pantalon de son ami subissait le même sort que son haut. Alors que les mains du rouquin glissaient dangereusement vers sa ceinture, l'ancien humain décida qu'il était temps de manifester sa présence s'il ne voulait pas mourir dans cette baignoire.

« Hem… Gojyo ?... »

Le dit Gojyo se tourna vers lui, l'air faussement surprit de le trouver là. Il lui lança un étrange sourire. Un sourire… charmeur ? Oui, c'était ça, c'était bien le même sourire que celui qu'il gardait d'habitude pour les jolies demoiselles. La tête pleine de question, Hakkai vit son ami s'approcher de la baignoire sur la pointe des pieds, comme s'il tâchait de ne pas lui faire peur. On aurait dit un chat s'apprêtant à bondir sur sa proie. Et c'était lui la proie.

« Heu… Gojyo… A quoi tu joues là ? »

Le rouquin s'arrêta pendant une seconde, le temps de trouver la réponse qu'il convenait, avant de reprendre son approche. Arrivé à hauteur de son compagnon, le kappa s'agenouilla et laissa une de ses mains glisser dans l'eau. Il caressa du bout des doigts le torse de son ami qui était devenu plus rouge que les cheveux de Kokaiji. Sa réaction l'encouragea et le dragueur se pencha en avant, son souffle venant jouer avec les cheveux du brun.

« Je ne joue pas. »

Ses lèvres vinrent se poser dans le cou de Hakkai qui retint de justesse un gémissement qui tentait de s'échapper de ses lèvres. Voyant que l'autre ne faisait rien pour l'arrêter, Gojyo ramena son visage en arrière afin de pouvoir prendre possession des lèvres de son compagnon. Il eut tout juste le temps de penser « J'ai gagner » avant que l'autre ne se dégage de son emprise en se reculant au fond de son bain. Surprit, notre ami aux yeux rouges se releva.

« Ne refais plus jamais ça ! » s'emporta le brun en attrapant une serviette dont il s'enveloppa avant de sortir de l'eau. Après un dernier regard noir en direction de son compagnon, il sortit de la salle de bain et alla s'effondrer sur son lit après avoir prit soin de bien fermer la porte pour que l'autre ne puisse pas voir son moment de faiblesse.


La voiture roulait depuis déjà plusieurs heures et le silence qui pesait sur le petit groupe était anormalement lourd. A l'arrière du véhicule, Gojyo ruminait, ne faisant même plus attention à son voisin. Voilà déjà trois jours qu'ils avaient quitté l'auberge où il avait tenté sa première approche. Trois jours que Hakkai prenait bien soin de ne plus le regarder dans les yeux et faisait tout pour ne pas se retrouver seul avec lui. Et il ne lui restait plus que trois jours pour charmer le brun ! Mais comment faire si ce dernier refusait de se laisser approcher ? Bon, d'accord, sa tactique d'approche n'avait pas marchée comme il le voulait et l'autre semblait avoir prit peur. Mais ce n'était quand même pas une raison valable pour ne plus vouloir le regarder dans les yeux ! A chaque fois qu'ils se retrouvaient tous les deux, ce qui avait dû arriver deux ou trois fois durant ces quelques jours de voyage, il devait se retenir pour ne pas se mettre à crier « Regarde moi ! »

De son côté, Hakkai tentait de chasser de son esprit ces quelques minutes durant lesquels sont ami avait été si prêt de lui. Rien que d'y repenser, son esprit était envahie de pensés contradictoire. Une partie de son cerveau lui disait qu'il avait été stupide de ne pas se laisser faire, qu'il attendait ça depuis des mois et qu'il venait de passer à côté de la chance de sa vie. Mais une autre partie de lui pensait qu'il avait fait ce qu'il fallait, que s'il avait laissé Gojyo faire il serait devenu une aventure d'un jour et aurait inévitablement souffert. Depuis il tâchait de ne plus prendre de risque et faisait tout pour ne pas se retrouver seul avec l'autre. Etrangement, Sanzo emmenait souvent Goku faire un tour et le forçait à rester avec le kappa. Etait-il au courant pour la tentative d'approche raté de leur compagnon de route ? L'ancien humain ne voyait pas comment cela aurait pu être le cas. C'est un cri plus qu'habituelle qui le tira de ses songes et le força à sourire.

« J'ai faim. »

« Normalement on devrait arriver dans un village d'ici une ou deux heures. »

Un étrange sourire de prédateur apparut sur le visage de Gojyo.

« Avec un peu de chance on serra encore obligé de faire chambre commune Hakkai et moi. Et là je ne raterais pas mon coup. »

Mais la chance ne semblait pas être de son côté, car ils ne trouvèrent qu'une seule chambre qu'ils allaient obliger de partager tous les quatre à l'auberge du village. D'autorité, Sanzo s'appropria le lit le plus prés de la fenêtre et sortit son paquet de cigarette. Il poussa un juron en le découvrant vide. Le bruit de la porte lui fit lever les yeux du paquet en carton qui ne lui était plus d'aucune utilité.

« Alors, tu en es où ? » demanda le moine au kappa qui venait d'entrer tandis que Hakkai était toujours à l'accueil pour régler la chambre d'avance.

Pour toute réponse il eut le droit à un grognement. Rien ne se passait comme il le désirait. Hakkai ne pouvait pas tomber sous son charme s'il ne pouvait pas le draguer en paix !

« On dirait bien que je vais gagner mon pari. »

Le demi humain s'apprêtait à répondre quand la porte s'ouvrit de nouveau, laissant cette fois-ci entrer le sujet de la conversation. Sanzo se retint de justesse de sourire face à la mine dépitée de son « ami ». Hakkai alla directement s'installer sur son lit et sortit un livre de son sac qu'il commença à lire en silence, et en faisant surtout bien attention à ne regarder personne dans la petite pièce. Comme à chaque fois qu'ils étaient ensemble, Gojyo sentit son cœur devenir lourd. Il aurait tant aimé que son ami le regarde enfin et ne le laisse plus dans cette indifférence totale. Le yokai ne souhaitait plus qu'une seule chose : que tout redevienne comme avant ce si stupide pari.


Ca vous à plus ?

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