Bonjour à toutes !
J'espére que je n'ai pas été trop longue. En tout cas voilà le troisième, et avant dernier chapitre. Et oui, déjà l'avant dernier chapitre. Ca va vite hein ?
Bonne lecture !
Chapitre 3 : Baisé volé
Dehors, la pluie tombait. Comme toujours dans ces moments là, Hakkai et Sanzo se trouvaient plongés dans un état proche de la dépression Le moine s'était installé prés de la fenêtre de la chambre alors que l'ancien humain était descendu au salon de l'auberge. Gojyo le trouva là, les yeux rivés sur le mur, semblant perdu dans ses pensées. Il ne lui restait plus que quelques heures s'il voulait remporter son pari. La situation n'était pas parfaite, son ami était triste et ils se trouvaient dans un lieu publique, mais il n'avait pas le choix s'il ne voulait pas s'incliner devant Sanzo en admettant que son charme n'était plus aussi bon que dans le passé. Et pour l'instant, il n'y avait personne dans la pièce. Le singe était dans la cuisine, il ne risquait donc pas le déranger.
Depuis l'endroit où il se trouvait, Gojyo observa son ami en silence. Aussi étrange que cela paraisse, il le trouva beau. Depuis que cette histoire avait commencée, il avait observé son ami bien plus qu'il ne l'avait fait depuis qu'il le connaissait. Bien sur, il savait que Hakkai se renfermait quand il pleuvait, mais jamais encore il n'avait remarqué sa façon de fixer le mur, ni cet air totalement résigné mais également légèrement perdu. Il savait très bien qu'il pensait à son ancienne femme, celle qui n'avait même pas été capable de rester près d'un homme tel que lui. Une pointe de jalousie lui traversa le cœur et il se sentit ridicule. Il était grand temps que cette histoire ce termine, il en avait assez de se sentir triste quand le regard de son compagnon fuyait le sien ou, comme à cet instant, il était jaloux de Kanan et de la relation qu'ils avaient eut ensemble. Gojyo pensait qu'une fois qu'il aurait eut ce qu'il voulait et qu'il aurait cloué le bec à ce stupide moine, il arrêterait de penser à de telles stupidités.
L'ancien humain poussa un soupir et le rouquin retint son souffle. Il avait l'air si triste. Etrangement, il eut envi d'aller le réconforter. Prenant son courage à deux mains il se décida enfin à se bouger.
En entendant la chaise à côté de la sienne bouger, l'ancien humain se força à sortir de ses pensées et releva la tête. Quand son regard rencontra deux magnifiques yeux rouges il se sentit rougir. Il aurait voulu se lever se sauver, comme il le faisait à chaque fois qu'ils se retrouvaient tous les deux depuis l'épisode de la baignoire, mais ses jambes refusèrent de le soulever et il resta là, ses yeux toujours rivé sur ceux de son ami.
Gojyo avala avec difficulté sa salive, tentant de trouver quelque chose à dire. Mais rien ne lui venait. Pour la première fois depuis une éternité il ne savait pas quels mots employer. Il avait envi de le consoler, mais en même temps il avait envi de le draguer. Ses yeux émeraude lui faisaient horriblement envi. Sans vraiment en avoir conscience, le rouquin monta une main vers le visage de son ami. Quand ses doigts entrèrent en contact avec la peau blanche du monstre, il le sentit trembler sous lui, mais il ne bougea pas. Ses yeux se fermèrent et Gojyo se mordis les lèvres. Il lui faisait tellement envi…
Dans la tête de Hakkai, tout ce bousculait. Gojyo était là, lui caressant la joue. La pluie battait toujours contre le carreau, mais étrangement il se sentait bien. Il était avec quelqu'un qu'il appréciait énormément, pour qui il avait des sentiments qu'il tentait de masquer, et cette même personne s'occupait de lui.
Doucement, le kappa pencha sa tête sur le côté, s'approchant de son ami. Il pensait qu'il allait l'embrasser, que l'autre se laisserait faire, mais alors que ses lèvres auraient dû rencontrer celle de son partenaire, il ne rencontra que du vide. Il rouvrit les yeux et se redressa, surpris. Hakkai s'était levé et se dirigeait déjà vers la sortie.
« Hé, mais tu vas où comme ça ? »
« Je ne suis pas comme ça. »
« Quoi ? Gai ? »
L'ancien humain s'arrêta. Il regardait en direction de la porte, ne se sentant pas capable d'affronter le regard de son ami.
« Je ne parlais pas de ça. Je ne suis pas un jouet d'un soir, c'est tout. »
Gojyo regarda son ami quitter la pièce sans rien faire pour le retenir. Ainsi donc c'était pour ça qu'il le fuyait depuis une semaine. Il ne voulait pas finir dans son lit pour s'en faire éjecter quelques heures plus tard. Pourtant les autres filles ne s'en plaignaient pas…
De nouveau son cœur se serra. Il ne voulait pas que son ami pense ça de lui. Bien sur il avait la salle manie de cumuler les jolies filles mais s'il sortait avec lui. Quoi alors ? Ça serait différent ? Oui sans doute, car pour lui Hakkai avait toujours été plus qu'un ami. Il était un compagnon, un confident. Et il ne pouvait pas le faire souffrir, il en était incapable. Il ne supportait pas de voir des larmes couler sur ses joues si blanches.
Le métis se leva ans vraiment s'en rendre compte et sortit de la pièce. Il suivait les traces de son ami, sachant très bien où se dernier c'était rendu. Quand il voulait être seul, il finissait toujours devant une fenêtre, dans sa chambre ou, quand Sanzo s'y trouvait, dans la salle de bain. Le mi-homme monta l'escalier et se rendit dans leur salle de bain, une porte donnant sur le couloir lui permettant d'y accéder sans avoir à passer devant ce fichu moine. S'il y en avait un qu'il ne voulait pas voir pour le moment c'était bien cet homme.
Il découvrit sans aucune surprise son ami assit sur le rebord de la baignoire, sous la fenêtre. Comme un peu plus tôt, il regardait la pluie couler sur la vitre. En entendant la porte se refermer, Hakkai se tourna vers son ami et poussa un profond soupir.
« Tu n'arrête donc jamais ? »
« Non. »
Le brun secoua la tête, faisant voler ses cheveux autour de lui. Il ne souriait plus. A cet instant là, Gojyo le trouva beau, tout simplement beau.
Doucement, presque dangereusement, comme ce premier jour où il avait voulu le surprendre dans son bain, il se glissa vers sa proie.
Résigné, le brun ne bougea pas. Il se sentait comme prit au piège. Il ne pouvait pas échapper à ces deux yeux carmin.
Alors qu'il n'était plus qu'à quelques centimètres de lui, Gojyo murmura enfin ce qu'il mourra d'envi de dire depuis qu'il l'avait vu quitter la salle à manger.
« Tu n'es pas une histoire d'un soir. »
Leurs lèvres se rencontrèrent enfin. La phrase de son ami résonnait encore dans la tête de Hakkai quand son ami s'éloigna de lui. Etrangement, son visage était triste.
« Gojyo ? »
Le demi humain secoua la tête.
« J'ai une affaire à arranger. Attends moi là, je reviens. »
Hakkai attendit durant ce qui lui sembla une éternité. Il entendit enfin une porte s'ouvrir dans le couloir. C'était celle de la chambre, là où se trouvait Sanzo. Il retint son souffle. Gojyo avait-il une liaison avec le moine et c'était pour cette raison qu'il avait eu l'air tellement triste après l'avoir embrassé ? Alors pourquoi avoir passé toute une semaine à lui courir après ?
Ne pouvant résister à la curiosité plus longtemps, il se dirigea vers la porte donnant vers la chambre. Il colla son oreille contre le bois et retint son souffle. Les voix lui parvenaient étouffées mais il entendait tout.
« Tu t'avoue enfin vaincu ? » demandait la voix de Sanzo.
« Oui, je ne peux pas le faire. »
« Et pourquoi ? Ton charme ne serait-il plus ce qu'il était ? »
Il entendit le moine ricaner et il s'imaginait très bien son ami serrer les poings.
« Tu n'y es pas. Je ne peux pas draguer Hakkai, c'est tout. »
« Alors j'ai gagné mon pari ? »
« … Oui… »
La porta claqua. Gojyo se retourna vers la salle de bain, soudain inquiet.
« On dirait qu'il t'a entendu. »
Sans réfléchir, le kappa sortie de la pièce en courant. Il ne voulait pas que son ami se fasse de fausses idées…
Une tite review pour l'auteur ?
