Bonjour tout le monde.

Presque un an pour poster le dernier chapitre.

C'est une honte, un scandale... Je serais lectrice ça ferait déjà longtemps que j'aurais tué l'auteur.

J'ai même honte de le mettre en ligne...

M'enfin bon, voilà, enfin, la fin de cette fic...

Je n'ai aucune excuse, je sais.

Bonne lecture tout de même.

Chapitre 4 : Amour sous les étoiles

Gojyo dévala l'escalier le plus rapidement possible, mais il était déjà trop tard : Hakkai avait déjà quitté l'auberge. Le rouquin se maudit intérieurement, il aurait dû faire plus attention avant d'aller parler à ce fichu moine. Il savait pourtant que la chambre et la salle de bain étaient côte à côte et que son ami risquait de tout entendre. Sur le coup il n'y avait pas pensé, il voulait simplement mettre fin à ce parti stupide afin de pouvoir prendre son temps pour draguer son ami et, peut-être, pouvoir sortir avec lui. Il voulait que cela se fasse naturellement, il ne voulait pas brusquer les choses. Mais Hakkai s'était montré un peu trop curieux et voilà le résultat, il s'était sauvé. Il faut bien dire qu'à sa place il aurait fait la même chose. Apprendre qu'on s'était fait draguer uniquement à cause d'un pari ce ne doit pas être bien agréable.

Notre ami était cependant bien décidé à ne pas laisser s'enfuir l'homme qui l'attirait. Il avait mis une semaine pour s'en rendre compte mais maintenant il avait l'impression qu'il ne pourrait plus se passer de son regard. Bien sur, avant non plus il ne parvenait pas à rester bien longtemps sans devoir regarder son ami, mais il ne s'en rendait pas compte. Il le regardait avant de commencer un combat, comme s'il cherchait à puiser de la force en lui. Il le regardait avant d'aller se coucher, comme pour lui souhaiter une bonne nuit et lui rappeler qu'il n'était jamais bien loin. Et il regardait avant de partir avec une femme, comme s'il cherchait son accord dans son regard. Il lui avait fallu être privé de ce contact pour se rendre compte du vide qui s'imposait en lui quand ses yeux ne pouvaient se noyer dans ceux émeraude de son ami. Pendant une semaine l'autre l'avait fuit et maintenant il devait tout faire pour le retrouver.

Le rouquin sortit en courant de l'auberge. Dehors il pleuvait toujours et après avoir fait deux fois le tour de l'auberge sans rien voir il était trempé jusqu'au os. Il tremblait sous sa veste et savait qu'il risquait de tomber malade s'il ne se dépêchait pas à rentrer se mettre au chaud, ça allait à coup sur de provoquer la furie du moine, mais il ne pouvait s'y résoudre. Il ne rentrerait pas sans son ami.

Resserrant sa veste autour de lui pour tenter de se réchauffer, Gojyo s'enfonça un peu plus dans la ville. Au loin, il vit une ombre tourner au coin d'une rue. Il se mit à courir, appelant son ami. Bientôt la silhouette fut en face de lui.

Hakkai avait l'impression de courir depuis une éternité, mais la partie rationnelle de son esprit lui rappela que ça devait faire tout au plus une petite demi heure. La pluie le transperçait jusqu'au os et il n'avait qu'une seule envie : pouvoir retourner à l'auberge et s'enfoncer sous ses couvertures pour pouvoir pleurer tout son saoul. Mais il ne pouvait pas faire ça, car s'il retournait à l'auberge il finirait par tomber nez à nez avec son « ami » et il n'était pas sur de le supporter. Comment réagirait-il face à celui qu'il aimait alors qu'il venait d'apprendre que ce dernier s'était servi de lui pour réussir un pari ? Il se serait donné des baffes. Il s'était laissé embrassé par le métis alors qu'il savait qu'il ne pourrait jamais rien attendre d'autre de lui qu'une simple soirée.

En réalité ce n'était pas vraiment le fait d'avoir été l'enjeu d'un pari entre le moine et son ami qui le mettait dans cet état, mais plutôt le fait que malgré que son honneur soit en jeu Gojyo n'avait pas voulu aller jusqu'au bout avec lui. Il devait vraiment le dégoûter pour que son ami ait choisi de s'avouer vaincu devant Sanzo plutôt que de l'aimer pendant une seule nuit.

Derrière lui il entendit quelqu'un l'appeler. Il se retourna et resta quelques secondes à regarder son ami qui courait vers lui. Il ne savait pas quoi faire. Devait-il l'attendre et faire en sorte qu'il ne voit pas les larmes couler sur son visage, ou bien reprendre sa course ? De toute façon, il n'avait pas trop le choix, sa course ne le mènerait nulle part. Sanzo avait l'argent des Dieux et Dragon Blanc était resté à l'auberge. Il n'avait pas le choix.

Alors que ce choix s'imposait à l'esprit de l'ancien humain, Gojyo arrivait à son niveau. Il était de toute façon trop tard pour faire demi tour. Il était prit au piège, son ami était trop près pour qu'il puisse encore se sauver. Comme s'il avait lu dans ses pensés, le roux lui agrippa le bras et l'attira près de lui.

« Ne refais plus jamais ça. » murmura le métis dans le cou de son ami.

Hakkai se dégagea d'un mouvement sec du bras. Il lui fit face, le fixant dans les yeux. Il n'allait pas se laisser ramener docilement à l'auberge de cette façon. L'autre ne devait pas croire qu'il pouvait faire ce qu'il voulait de lui.

« De quel droit me donnes-tu des ordres ? Tu avais raison, tu ne voulais pas de moi comme une histoire d'un soir. Je n'étais qu'un… qu'un pari. »

« Tu n'y es pas. »

« Non, c'est vrai. Car tu as préféré t'avouer vaincu plutôt que de coucher avec moi. Toi ? Tu t'es avoué vaincu face au moine ! Je dois avoir vraiment bien peu d'importance. »

« Tu ne comprends pas. »

Hakkai se dégagea de son emprise d'un rapide geste du bras. Lui tournant résolument le dos, il se remit en route vers l'auberge. Son cœur était lourd et lui faisait mal. Il l'aimait et lui… lui…

Gojyo suivit son compagnon les mains enfoncées dans les poches, la tête basse. Il avait tout perdu. Son amour, son amitié, tout. Plus jamais il ne pourrait plonger ses yeux dans les siens, plus jamais il ne pourrait le toucher…

« Tu te trompes. »

Hakkai se tourna vers son ancien ami. Le rouquin s'était arrêté à quelque mètres de lui et malgré la pluie il lui était facile de voir des larmes rouler le long de ses joues. Il fit un geste dans sa direction mais se retint à la dernière minute. Non, il ne lui donnerait pas cette satisfaction.

« Sur quoi ? Tu vas peut-être me dire que je n'étais pas qu'un pari entre Sanzo et toi ? »

« Au début oui… Mais je ne peux plus me passer de toi. Je ne sais pas… Je ne sais pas ce que je ressens pour toi mais… J'avais envi d'essayer. C'est pour ça que j'ai mis fin au pari avec ce moine de malheur. Pas parce que tu ne me plaisais pas. »

Le cœur de l'ancien humain rata un battement. Il fit un pas dans sa direction, tentant de contenir sa joie.

« Vraiment ? »

Gojyo ne put lui répondre. Sa gorge était nouée et il se sentait incapable de prononcer une seule parole de plus. Avec les femmes s'étaient simple de les baratiner. Mais avec Hakkai… Il ne pouvait pas simplement lui sortir ses mensonges habituels… car il voulait tellement plus de lui.

Le kappa releva la tête et ne put se retenir de sourire en voyant celui qui éclairait le visage de son ami. C'était un vrai sourire, et pas ce pâle artifice qu'il leur resservait tout au long de la journée.

Lentement, chacun avançant vers l'autre en savourant l'instant, ils se rapprochèrent. Quand ils furent l'un en face de l'autre, Gojyo put de nouveau le prendre dans ses bras pour le serrer contre lui.

« Cette fois-ci ne part plus, » murmura-t-il dans son cou.

« Promis. »

OoOoOoOoOoOoOoO

Les deux compagnons entrèrent en trombe dans la chambre, sans faire attention à ne pas faire de bruit. Sanzo releva la tête de son journal et lança un regard réprobateur en direction de leurs vêtements mouillés. Il ne pouvait pas se permettre d'avoir un chauffeur et un… heu… un kappa malade.

« Vous aviez vraiment besoin de rester si longtemps dehors ? » demanda le moine en allumant sa cigarette.

Gojyo resserra son étreinte autour de son ami, tachant de calmer ses tremblements.

« Oui, »

Et sans plus attendre, il entraîna son futur amant dans la salle de bain dont il claqua la porte. Peu lui importait si on pouvait parfaitement entendre ce qui se passait dans la pièce d'à côté. Il était avec Hakkai et plus rien d'autre n'avait d'importance.

« Je crois que finalement j'ai perdu mon pari, » murmura le moine en souriant à son journal.

Oui, je sais, un lemon aurait sans doute été le bienvenu pour m'excusé mais...

Enfin bon, est-ce que ça mérite une review ou non?

Bizoux