Yahaaa ! Voici le chapitre 3 ! j'espère que je n'ai pas été trop longue à la posté En tout cas un GRAAAAAAAAAND merci à tout ceux qui m'ont reviewer, ça m'a fait trèèèèèès trèèèès plaisir, et ça encourage beaucoup !!
En espérant que ce chapitre vous plaise, bonne lecture !
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Chapitre III
Quand les sentiments s'en mêlent
- Mais… Où est le petit Edward Elric ? s'enquit alors une voix masculine qui s'accordait à la légère pléiade de talon que le nabot en question avait le loisir d'entendre.
Envy ricana et répondit d'un ton détaché :
- Aux toilettes.
- Mais… il s'est débranché !
- Si vous parlez de ses neurones, ça fait longtemps que les fils pendent, pas besoin de s'en étonner.
Envy reçut soudain un violent coup dans le dos, sans doute dû au coup de poing rageur de sa victime encore dissimulé sous le matelas. Il étouffa un rictus diabolique, tandis que le médecin bouleversé s'approchait de lui :
- Toi aussi tu t'es débranché !
- Et alors ? questionna froidement le lycéen, le sifflement continu de l'électrocardiogramme ne le dérangeant pas autant que ce crétin de toubib.
- C'est important que nous sachions à tout moment l'état de ton cœur, Envy. Tu as été très gravement blessé, non seulement à la tête, où tu as frôler la mort, mais à ton épaule, qui a bien faillit te déchirer un poumon en se déboitant. Tu ne peux pas prendre nos soins à la légère.
Edward, caché dans l'obscurité d'un lit beaucoup trop poussiéreux à son goût, se plaqua une main contre sa bouche pour étouffer une exclamation de stupeur, en apprenant enfin concrètement les risques qu'avait prit ce cinglé d'Envy pour le sauver. Ce dernier, humilié indirectement par le fait que le nabot en sache désormais autant sur son état, soupira longuement, et lança d'une voix suave et dévastatrice d'un charisme déstabilisant :
- J'ai plus mal. Je me sens comme un charme. Aucun risque qu'il ne m'arrive quelconque malheur supplémentaire, docteur Mustang.
Il avait rapidement lu le nom fraîchement étiqueté sur la blouse blanchâtre du médecin aux airs à la fois hautain et dragueur, avant d'afficher un sourire à la fois carnassier et confiant, qui fit légèrement perdre pied à son interlocuteur, et à la crevette au teint pâle caché sous lui. Le dénommé Dr Mustang s'approcha plus encore après un instant, et sembla s'activer autour du corps du jeune homme, en râlant dans sa moustache (qu'il ne possédait pas, rappelons-le tout de même) :
- Qu'importe, tu fais ce que l'on te dit. Tes parents sont venus ?
Cette fois, le soupire agacé raisonna plus fortement dans l'enceinte de la pièce, et Edward frémi d'avance de la réplique cinglante de son « ennemi », qui lança donc, d'un ton à en congeler l'astre solaire :
- Si vous aviez daigné regarder mon dossier avant de venir, vous sauriez que cela fait un bon moment que je n'ai plus de parent. Donc non, ils n'ont pas pus venir. Dommage.
Un silence pesant s'abattit soudainement sur la pièce, puis le médecin toussota bruyamment pour faire passer son malaise grandissant, Envy le regardant toujours aussi froidement – juste pour prendre plaisir à le voir se décomposer sur place (la force des mots pouvait être surprenante, parfois). Enfin il s'agita légèrement et s'interrogea distraitement, changeant radicalement de sujet, désespérant Envy de son air faussement sympathique pitoyable :
- Mais que fait donc Edward ? Il devrait être revenu, depuis le temps…
- Il devait avoir une puissante envie de se vider, trancha Envy d'un ton glissant comme de l'eau, qui fit tressaillir le concerner sous ces sous-entendus plus que suggestifs.
Après un nouvel tambourinement de coups de poings dans le dos de l'hospitalisé qui prit cela comme un agréable massage, le docteur Mustang traîna un moment encore dans la pièce puis, à bout de nerf et se rendant compte qu'il n'avait pas que cela à faire que d'attendre un minuscule nabot blond en compagnie d'un garçon effrayant et désagréable pour trois pilules anti-douleur, il posa alors lesdites pilules sur la table de nuit en informant à Envy :
- Je lui mets ses médicaments ici, tu lui diras de les prendre ?
L'absence de réponse fut interceptée comme une affirmation, puisque ensuite il s'empressa de contourner le lit pour s'intéresser à la perfusion de son patient, tout en expliquant à voix basse et distraite :
- Bon, je te remets une petite dose de morphine, ça te permettra de bien dormir.
- Vous n'auriez pas pus le faire plus tôt ? siffla Envy, toujours aussi sympathique.
- C'est pour être gentil que je fait ça espèce de crétin d'enfant mal élevé, alors tu es prié de me respecter un minimum ! s'écria Dr Mustang, ayant fini par monter sur ses grands chevaux face à l'insolence d'Envy exécrable.
Edward soupira silencieusement, non seulement de sa situation inconfortable languissante, mais également de la stupidité de ce médecin, qui n'avait pas encore comprit qu'Envy déployait toute ses capacités de sociabilité pour lui permettre de s'en aller au plus vite. A cause de cela, l'insupportable jeune homme aux cheveux vert qu'il connaissait bien se réveilla, et il lança d'un ton aussi froid que du marbre, et aussi menaçant qu'un homme pointant un Magnum sur sa tempe :
- Mais c'est ce que je fais, Roy. Si je n'avais pas voulu être respectable, c'est vous qui auriez fini sur ce lit d'hôpital depuis déjà dix bonnes minutes, parce que vos questions sont chiantes, et votre tronche ne me revient pas ; si bien que j'ai une incroyable envie de vous péter la gueule. Alors, docteur, suis-je assez respectable, désormais, ou dois-je me montrer plus explicite ?
Posant une main désespérée sur son front, Edward attendit que le médecin sorte de sa torpeur, et c'est après un looooooong moment de réaction qu'il se décida à rapidement déguerpir de la chambre, abandonnant l'idée de morphine pour un Envy fier de lui, rappelant juste l'histoire des pilules pour Edward, avant de brutalement fermer la porte, annonçant la certitude qu'elle n'allait pas être rouverte de si tôt. Ce qui n'était pas forcément pour rassurer le petit blond, qui puis est.
Après un léger moment de réaction, Envy lança dans un soupire d'impatience :
- Alors, tu sympathises avec tes amis les acariens, le nabot ?
Edward grogna et roula de côté pour enfin se lever avec lenteur, épousant d'un geste un peu retardé les boules de poussière agglutinées autour de lui, tout ça sous l'œil attentif et un tantinet pervers du sadique nommé Envy. Après cela, il ne lui accorda même pas un regard et tendit le bras pour attraper le rideau dans le but de violemment le refermer, que deux longues et fines jambes s'étaient refermées autour de sa taille pour le tirer en arrière, de sortes à ce qu'il se retrouve mi-assit mi-debout contre le lit de son homologue, qui lui le retenait prisonnier, dos à lui, une main baladeuse s'étant déjà glissé sous sa chemise. Edward rougit violement en sentant non seulement le corps (superbe) d'Envy contre son dos, mais également les doigts sans honte aucune qui parcouraient ses pectoraux avec agilité, descendant plus bas, puis remontant, et cela indéfiniment…
- Tu ne croyais tout de même pas t'en sortir comme ça…, lui susurra-t-il à l'oreille, avant de lui infliger une brûlante morsure dans le creux de sa nuque crispée.
Edward perdait le fil. Ce n'était pas son genre d'abdiquer aussi facilement, et surtout pas face à cette ordure ! Il avait conscience qu'il était blessé et en mauvaise état, mais le brun non plus, dans la situation contraire (qui, il fallait l'avouer, était tout bonnement inimaginable), il n'aurait pas hésité à frapper Edward jusqu'à la mort pour le faire cesser. Il choisit tout de même de prévenir avant d'agir, d'une voix faible et consumée par les frissons, mais aussi sèche que possible :
- Envy, arrêtes ça. Ca…ça ne m'intéresse pas.
- Ton intérêt m'importe peu, microbe, chuchota-t-il à nouveau, le sens de ses mots contrastant de façon étonnante avec le ton de sa voix.
Le petit blond respira profondément, partagé entre l'envie ardente de laisser ces lèvres ô combien délicieuses explorer sa nuque, ces mains expertes dessiner des formes brûlante sur son corps ; et sa fierté, qui lui ordonnait fermement de ne pas se laisser faire, que ce soit pour lui comme pour tout le monde. Envy avait encerclé son torse agité par son bras plâtré, que sa main libre mais encore décorée d'une perfusion effrayante glissait astucieusement sous l'élastique de son pyjama, s'arrêtant juste à cette limite pour le moment, excitant plus encore les sens en éveil de l'aîné Elric, désormais soumis, et que ses lèvres tantôt mordaient, tantôt embrassaient fougueusement la peau ultrasensible de sa nuque. L'Elric en question, lui, était toujours coincé entre deux feux, la tentation de se laisser succomber à l'incarnation de la luxure (bien qu'il n'en porte pas le nom) se faisant de plus en plus présente, et la petite parcelle de conscience qui lui restait diminuant peu à peu… Soudain, prit d'un courage et d'un bon sens encore inédit, il se redressa brusquement en repoussant Envy avec force, tout en criant d'un air enragé :
- Dégages, tronche de palmier !
Il se rua à l'autre bout de la pièce, comme pour fuir un chien dangereux encore attaché en laisse, alors qu'Envy haussait un sourcil à la fois surprit et indigné. A dire vrai, il était encore impossible de discerner sur son visage les sentiments qui s'éparpillaient en lui. A s'avoir l'étonnement, l'humiliation, la colère… Envy se contrôlait tant bien que mal, et réussit à lancer dans un rictus narquois, en se rallongeant calmement dans son lit :
- Tu as eu peur que je te mange ? Quoi que ce soit compréhensible, j'aime bien les crevettes.
Edward étouffa le flot du juron qui lui montait à la gorge et se dirigea à grande enjambé vers la salle de bain, tout en sifflant froidement, d'un ton presque méprisant : « Tu es complètement cinglé, tu me fais pitié !» Une fois la porte clause dans son dos, Edward poussa un long râlement déchirant, libérant ainsi sa rage et sa frustration d'avoir ainsi stoppé ses envies abominables… Qu'est-ce qu'il lui prenait, à la fin ?! Même s'il s'avérait qu'il avait une face cachée, Envy, lui, ne se servait de lui que comme d'un jouet ! Ce n'était pas pour un pseudo-sauvetage qu'il allait s'abaisser au niveau de ses nombreuses conquêtes, sûrement pas ! La dignité avant tout, il avait été élevé comme ça, rien ni personne ne pourrait le changer ! Bien décidé à suivre ces nouvelles et géniales résolutions, Edward se pencha sur le lavabos pour se passer un coup d'eau revigorant sur le visage et retrouver un courage qu'il n'était pas certain de posséder dans cette situation, avant de ressortir de la pièce d'un pas légèrement chancelant. Il posa les yeux sur un Envy n'ayant aucunement changé de position, le fixant de ses yeux d'améthystes aussi troublant que magnifiques. Le petit blond réprima un frisson en détournant la tête pour vigoureusement se diriger vers son lit, s'éloignant au maximum de son rival lorsqu'il referma le rideau, s'attendant à tout moment être à nouveau projeté en arrière. Le taré en question, lui, restait impassible et froid à tout ce que cette fourmi ridicule pouvait inventée, tout en ignorant avec fougue la tornade de colère qui l'avait submergé (et qui le submergeait encore) au moment où il avait été repoussé, sa frustration grandissante de ne pas avoir ce qu'il désirait l'agaçant plus que de raison.
« Ce que je veux… voilà un terme bien étrange, pour désigner ce mollusque blafard et répugnant » pensa-t-il avec amertume. A vrai dire, ce n'était pas totalement faux, si l'on osait s'aventurer à regarder de plus près. Jamais Envy n'avait autant désiré quelqu'un comme lui, en cet instant. Jamais ce feu ardent qui consommait son cœur et ses sens s'était emparé de lui précédemment, et jamais au grand jamais il n'avait un instant éprouvé ce besoin indéfinissable qui le poussait à tenter de satisfaire Edward. Il en avait eu, des aventures, mais à chaque fois, seulement son propre plaisir était en jeu ; celui du ou de la partenaire, qu'en avait-il à faire ? Le minus était… différent. Il l'obsédait. Le possédait. Et c'était ce qui enrageait plus encore cette tête de mule sadique et délicieusement adorable lorsqu'elle était en colère.
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Bientôt vint l'heure de dormir. A nouveau la pièce s'était plongée dans un silence morne et tendu, tandis qu'Envy constatait sans mal que ses tentatives de « séduction » ne faisaient qu'écarter plus encore ce gouffre frustrant entre eux, plutôt que de le combler, comme il le désirait. Edward éteint la télévision d'un geste lent, et Envy ne songea pas même à répliquer quant au fait qu'il ne lui avait pas demandé son avis, pour deux et simples raisons : 1) il n'en avait pas envie (si, si, ça arrive) et 2) son bras et sa tête commençaient sérieusement à le faire souffrir, et il était bien trop occupé à maudire cet enfoiré de médecin trop susceptible pour faire attention aux voix mal doublées qu'il entendait en fond continu depuis bientôt deux heures.
Cherchant à se faire aussi discret que possible pour éviter toute remarques désobligeantes de la part d'Envy, Edward glissa sous sa couette et s'y enroula paisiblement, son poignet cassé pendouillant pitoyablement au dessus du vide, son oreiller bien que moelleux ne suffisant pas à éviter tout mal de crâne prématuré. C'est donc dans un grognement agacé qu'il ferma les yeux et respira profondément, pour avoir juste le temps de se faire la désagréable remarque que ses pieds n'étaient toujours pas fichus d'atteindre le bout du lit malgré que sa tête fut considérablement éloignée du bord, qu'il s'endormit dans un sommeil assez léger, peu rassuré de savoir son ennemi juré au tendances sexuelles accentuées près de lui.
En pleine nuit, alors que l'obscurité baignait la pièce dans de fines ombres oppressantes, Edward se réveilla assez soudainement, se rappelant un peu brusquement, dans un rêve déjà oublié, qu'il avait omit de prendre ses médicaments, encore sagement posés sur la table de nuit. Tentant de refouler une douleur lancinante à la tête, il se servit rapidement un verre d'eau et avala les comprimés en vitesse, se félicitant d'y avoir pensé (même si c'était un peu tard…). C'est alors que, lorsqu'il s'était décidé à se rendormir, il perçu quelques souffles douloureux à sa droite, semblant aussi étouffés que l'exclamation dont lui-même avait cherché à dissimuler quelques minutes plus tôt. Les analysants plus profondément, il comprit bien vite qu'Envy souffrait, et c'est dans un accès d'inquiétude qu'il se remémora l'abandon (presque) injustifié du Dr Mustang, qui avait donc refusé de lui administrer sa dose de morphine nécessaire à son bien être. Edward hésita. Devait-il s'en mêler ? Ou devait-il se recoucher bien tranquillement, feignant de n'avoir rien entendu ? Il avait opté pour la seconde solution, dans un accès de lâcheté inconsidéré, qu'un véritable cri étouffé d'Envy le fit se redresser brusquement, pour aussitôt le forcer à se lever, et à lentement contourner le rideau qui les séparait encore de la vue de l'autre.
Qu'est-ce qu'il lui voulait, lui ? L'humilier, encore une fois ?! Il pouvait aller se faire voir ! S'il daignait lui accorder ne serais-ce qu'une parole, Envy n'aurait pas hésité une seconde à lui éclater la gueule ! Et puis, qu'attendait-il, comme ça, debout comme un abruti, à le fixer d'un air ébahi ? Eh ben oui, il avait mal, et alors ?! Il n'était pas un surhomme, non plus ! Bien que, par rapport à ce nabot, n'importe qui pouvait être considéré comme Superman. L'adolescent épuisé de ces douleurs insupportables avait la vue légèrement brouillée, mais réussit tout de même à entendre le Microbe disparaitre dans la salle de bain – dont la lumière l'éblouie un instant, pour soudainement s'éteindre – puis revenir, s'approchant plutôt près de lui, brandissant un plein verre d'eau gazouillant de ce qui semblait être un pitoyable comprimé pour la migraine. Mais il n'avait pas besoin de ça, lui ! Quel abruti ! Il avait besoin de morphine, pas d'un putain de Doliprane sans effet !! C'est dans un accès de rage qu'Envy envoya valser le verre dans les airs, inondant le rideau blanchâtre au passage, laissant un Edward légèrement pantois devant tant de réactions excessives, bien que restée passablement silencieuses.
- Barres-toi…, avait réussit à articuler Envy, sa voix tremblant légèrement sous la souffrance.
Edward ne bougea pas, à la fois tétanisé du choc de voir son pire ennemi si vulnérable, et de celui d'en éprouver de l'inquiétude.
- BARRES-TOI, SALE MOUCHERON !! hurla-t-il alors, faisant promptement sursauter le blondinet en arrière.
Edward hésita, puis contourna le lit et passa du côté doit d'Envy pour y examiner d'un œil pourtant peu connaisseur le manque de morphine évident dans sa perfusion, et c'est d'un ton exempt de toute émotion qu'il annonça gravement :
- Je vais chercher un médecin.
Il commença à tourner des talons dans le but de réaliser ses dires, que le bel androgyne poussa un grognement douloureux et se redressa tant bien que mal à une vitesse irréelle pour attraper fortement le poignet de son homologue, qui se retourna, sourcils haussés de surprise.
- Je n'ai besoin que d'un unique anti-douleur, murmura Envy en l'attirant brutalement vers lui, le reversant de côté et le forçant à s'allonger sur le minuscule lit d'hôpital.
Il aborda un sourire aussi démentiel qu'incroyablement charmeur à sa victime, se redressa vivement pour reprendre place au dessus de lui, puis se pencha près de son oreille et rajouta, son souffle tiède grisant de frissons l'aîné Elric prisonnier :
- Et devines quoi, le nabot : il s'agit de toi.
Sur ces mots emplis de sous-entendu plus ou moins pervers, Envy fit délicatement glisser sa langue sur le cou d'Edward, qui se désespérait de cette nouvelle et incroyablement tentatrice situation.
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Finiii ! Enfin, juste le chapitre hein Alors, vous en pensez quoi ? Soyez honnète,ça me permet de m'améliorer :) En tout cas merci de m'avoir lu !! :) :)
