Hello hello,
Chose promise chose due! J'ai tout écrit dans la soirée et je suis un peu fatiguée, mais c'est souvent dans ces moment là que j'ai mes meilleurs idées. J'espère que vous aimerez!
Enjoy
James in the hood
'James !'
Le brun répondit au signe de main qu'un grand blond lui faisait à travers la foule. Cela faisait longtemps que James n'avait pas vu Hayden et de le retrouver l'emplissait de joie et de frustration de façon équivalente.
'Tu as bonne mine, ça fais plaisir de te voir !
-Merci d'être venu me chercher…
-Tu es mon invité, je ne t'aurais laissé venir seul au manoir pour rien au monde !'
James sourit au garçon dont les cheveux blonds s'accordaient parfaitement à ces yeux gris métallisés.
La dernière fois qu'ils s'étaient vus, James était en partance pour les Etats-Unis afin d'y suivre une formation de médicomage dans les nanotechnomagies. A ce moment là, Hayden était un garçon froid et distant qui ne révélait que rarement ses sentiments. James était donc surpris de le retrouver si plein de vie et pour tout dire, un peu jaloux. C'était un peu comme si leurs deux personnalités avaient été échangées au cours des cinq dernières années. James fit par de son observation sur le changement de caractère d'Hayden :
'Ce n'est tout de même pas le mariage de Ted et Victoire qui te met dans un état pareil !
-Pas vraiment… Cela remonte à il y a deux ans… On va dire que je me suis ouvert sur l'extérieur et que Ghani n'y est pas totalement étrangère…'
James haussa les sourcils :
'Qui est Ghani ? C'est ta copine ?
-Hum… oui, mais je trouve que c'est un peu péjoratif. Je l'ai rencontré alors que tout allait mal dans ma vie et elle m'a aidé à m'en sortir. C'est la femme de ma vie James, je ne pourrais plus vivre sans elle à mes côtés !
-Ah…'
-Tu devrais te trouver une copine, avec un peu de chance, tu trouverais une fille merveilleuse avec qui tu veux passer tes vieux jours !'
James sourit jaune, il l'avait déjà trouvé, la fille rien que pour lui. Il l'avait trouvé six ans auparavant, mais ils ne pouvaient pas être ensembles à ce moment là car leur différence d'âge était trop importante. Mais ça, Hayden ne le savait pas car la fille en question était sa sœur cadette, Moira. Maintenant, elle devait être une jolie jeune femme, mais James savait que les filles de 18 ans avaient autres choses en tête que de courir après des garçons bien plus âgés qu'elles.
Hayden passa le reste du trajet à parler de Ghani et de son bonheur d'être avec elle. James fit semblant d'écouter en songeant plus intensément à l'apparence que pouvait avoir Moira. Pourquoi diable était-il revenu en Angleterre ? Il avait pourtant émigré le plus loin possible pour pouvoir l'oublier. Pourquoi n'avait-il pas refusé l'invitation au mariage ? Parce que Victoire était sa cousine, et Ted un ami depuis qu'ils portaient des couches culotte… Voila pourquoi il était revenu se torturé avec une histoire d'amour qui n'avait vraiment existé et sur laquelle il avait toujours de terribles remords.
OooOOooO
'… de plus, votre frère, est de passage au manoir. Il a invité l'un de ses vieux amis passé quelques jours… Son nom m'échappe… Mr. Jean Pot… Pott…
-James Potter ?' s'écria la jeune femme blonde en se redressant sur son siège.
-Oui ! Je…
-James Potter, tu es certain ?
-Oui, maintenant cela me reviens. C'est bien le nom cité par Hayden, vous connaissez ce Mr. Potter, Miss Moira ?'
Un voile sombre passa dans les yeux verts de la jeune femme, elle ne se donna pas la peine de répondre. Moira n'avait jamais put oublier le garçon qu'elle avait rencontré au cours des vacances d'été, cinq ans plus tôt. Aujourd'hui il devait être devenu un homme magnifique, Moira supposait qu'il l'avait oubliée et qu'il avait trouvé une fille de son âge. Elle l'avait attendu pourtant, durant trois longues années où elle avait rêvé tous les soirs qu'il reviendrait la voir et qu'elle pourrait lui offrir son bien le plus précieux. Mais tout ceci s'était effondré quand elle avait perdu ce trésor, un soir de décembre…
'Miss, nous arrivons. Votre père à laisser des instructions, toutes les pièces de l'étage inférieur sont sécurisée, mais il vous prit de ne pas vous aventurer dans les étages de façon inconsidéré.
-Merci Edouard.'
Rabattant sa capuche, Moira sortit de la berline le visage totalement masqué. Le manoir s'élevait devant elle tandis que dans son dos, le grand parc s'étendait par monts et par vaux, terrain de chasse pour ses ancêtres. Avec la dignité typique des Malfoy, Moira monta les marches du perron et passa la lourde porte d'entrée qui s'était ouverte seule, mue par un des nombreux enchantements qui donnait au manoir une sorte de volonté propre.
Une fois dans l'immense entrée, Moira se précipita vers l'escalier sans le moindre regard pour les portraits de ses ancêtres qui ornaient la pièce. Au premier étage, elle bifurqua sur la droite et continua jusqu'au bout du couloir. Les portes s'ouvraient sur son passage, lui permettant de continuer sa route sans casser son rythme. Au bout du couloir, la dernière porte resta scellée. Moira posa sa main sur la poignée et se pencha vers la serrure pour murmurer quelques mots à la porte. Celle-ci laissa passer la jeune femme. Moira sourit en retrouvant cette maison et les habitudes qui allaient avec et qu'elle aimait tant.
La bibliothèque dans laquelle elle venait d'entré était fidèle à elle-même. Les livres s'étalaient sur les murs qui, augmentés par magie, semblaient s'étendre sur trois étages. Dans la grande cheminée, un feu ronronnait, Moira adorait passer des heures à lire dans les fauteuils moelleux qui entouraient l'âtre. Au centre de la pièce, se tenait l'immense bureau en chêne massif derrière lequel la jeune femme avait l'habitude de voir son père travaillé. Aujourd'hui, son père était absent et le bureau était vide, ou presque… Moira s'approcha avec curiosité. Draco Malfoy avait laissé sur la table un livre à la couverture bleue électrique. Se saisissant du livre avec délicatesse de peur d'en abimer la reliure, l'ancienne élève de Beaubâton l'ouvrit doucement et découvrit un mot tracé à l'encre verte directement sur la première page du livre.
Ma chérie,
Je sais que tu auras compris que ce livre est pour toi bien avant d'avoir poser tes jolis yeux sur ces quelques phrases.
Je tenais à te félicité pour ton diplôme, sache que mon absence en ce début de vacance me pèse beaucoup. J'ai l'impression de ne pas profiter suffisamment de toi et de Hayden.
Mon retour est prévu pour le mois prochain, d'ici là je pense que tu auras terminé ce merveilleux roman et qu'alors nous pourrons en discuter au coin du feu.
Ton père qui t'aime,
D.M.
Moira sourit, depuis l'accident, son père était devenu un papa poule et couvait ses trois enfants avec ferveur. Elle referma le livre brusquement et sortit en quatrième vitesse de la bibliothèque. Elle dévala les marches et courut quasiment jusqu'à ses appartements qui se trouvaient à gauche de l'entrée au rez-de-chaussée. Moira déposa le livre sur sa table de chevet et lança sa cape en boule dans l'une des bergères qui entourait l'immense armoire Louis XVI qui contenait ses vêtements. Elle se dirigea ensuite vers la salle de bain et se passa un peu d'eau sur le visage pour se rafraichir.
Dans le miroir, elle s'observa un instant. Ses cheveux blonds ondulaient en anglaises parfaites sur ses épaules. Sa peau était translucide, ceci était du au manque de soleil. Moira aurait aimé avoir le teint moins pale, mais cela n'aurait probablement pas autant fait ressortir le vert de ses yeux et le rose de ses lèvres. Sortant de la salle de bain, elle remarqua que sa cape n'était plus à l'endroit où elle l'avait laissé et qu'une robe de mousseline doublée de soie vert sombre était posée délicatement sur son lit. Les motifs légers de fleurs qui parcourait le tissu faisait de cette robe l'une des préférées de Moira, pourtant elle ne l'emportait jamais à l'école car c'était une pièce unique que son père avait commandé pour sa majorité et elle ne voulait pas l'abimée.
OooOOooO
James n'était jamais allé au manoir des Malfoy. Il espérait que le propriétaire des lieux n'était pas chez lui, le jeune homme ne voulait pas subir la moindre remarque venant de Draco Malfoy sur son nom et sa famille. Comme si Hayden avait entendu ces pensées, il dit :
'Papa n'est pas là, il est en voyage d'affaire au Japon. Tu seras repartit avant qu'il ne soit revenu.'
James haussa les épaules alors qu'ils montaient les marches de l'imposant perron de pierre à l'entrée de la maison. Le manoir était plus impressionnant que tout ce qu'il avait put s'imaginer, le style baroque de l'architecture et les ombres qu'il projetait à la lumière du couché de soleil lui donnait un aspect inquiétant. Cela n'était pas forcément pour déplaire à James qui avait toujours aimer le mystère et les frissons. Il serait heureux de pouvoir parcourir les couloirs de la demeure pour en découvrir tous les secrets.
Lorsqu'ils arrivèrent devant l'imposante porte de bois massif, celle-ci s'ouvrit d'elle-même. Devant la mine surprise de son ami, Hayden jugea bon de déclarer :
'Elle est impossible à ouvrir sans ce sortilège…
-A cause de son poids ?
-Hum… Exactement. C'était un bon moyen de se défendre au Moyen-âge.
-Ouais…'
Ils arrivèrent dans une grande pièce qui devait être l'entrée à en jugé par l'imposant escalier qui se trouvait au fond et le nombre de portes qui donnait sur cette pièce. James admira les portraits qui ornaient les quatre murs de la pièce. Tous étaient enchantés, mais certains étaient tellement anciens que les personnages semblaient plongés dans un demi-sommeil.
Soudain, une porte claqua. James sortie de sa rêverie et vit un flash vert lui passer devant pour se ruer sur Hayden. Il eu à peine le temps de tourner la tête qu'une jeune femme se tenait sagement à côté du grand blond, le fixant avec une intensité peu commune. La créature avait des cheveux blonds, dont les boucles couvraient, en partie, le haut de sa robe. La robe avait une coupe de style médiéval qui allait parfaitement avec le décor environnant, mais les motifs étaient semblables à ceux que l'on pouvait trouvés sur des kimonos japonais. Revenant aux yeux, couleurs de jeune pousse, qui le fixaient, James n'entendit presque pas Hayden :
'Je ne sais pas si tu te souviens, tu étais malade la dernière fois que tu as vu ma…
-Moira !' murmura-t-il.
-Ah, tu t'en souviens ! C'est bien… Moira tu dois te souvenir de James Potter ?'
La créature hocha doucement la tête en tournant la tête vers Hayden. James était certain qu'elle avait sourit d'amusement et de contentement lorsqu'il avait prononcé son prénom. Comme si le simple fait que se mot sorte de sa bouche suffisait à ce qu'elle puisse lire dans son esprit tout ce qu'il pouvait ressentir pour elle à cet instant précis. Pourtant Moira ne lui adressa pas la parole et d'un pas lent et mesuré elle se dirigea vers la porte d'où elle était probablement sortie, sans un regard en arrière.
'Excuse-la, elle n'est plus très bavarde et lorsqu'il s'agit d'inconnu c'est encore pire…
-Hum…' réplica James n'arrivant pas à décoller son regard de la porte par laquelle Moira venait de disparaître.
-Viens, je vais te montrer ta chambre, tu pourras t'y rafraîchir. Tu dois être crevé après un voyage en avion… Je ne comprends pas pourquoi tu as choisit ce mode de transport, transplaner c'est beaucoup plus pratique, non ?
-Oui, mais le prix de passage de la frontière n'est absolument pas le même. Surtout quand tu prends tes billets très en avance…
-Hum… N'empêche, voyager au milieu de tous ces moldus ce n'est vraiment pas le pied…
-Je retire ce que j'ai dit, t'es toujours un fils à papa arrogant, Hayden !'
Ils rirent et bientôt se retrouvèrent un étage plus haut. La 'chambre' de James était en fait un appartement à lui tout seul. Il comportait une chambre, une bibliothèque privative où il pouvait travailler à loisir et sa propre salle de bain. Hayden lui fit visité les lieux puis le laissa seul, indiquant simplement que le diner serait servit dans une heure et qu'ils se retrouveraient dans l'entrée pour aller dans la salle à manger.
James pris une douche bien chaude et, ouvrant l'armoire, choisit une chemise propre et un pull pour mettre par-dessus son jean. Il lui restait du temps avant de descendre, il décida de s'allonger quelques instants et se mit à songer à Moira. James n'avait pas vraiment prévu de la revoir, sa présence au manoir l'avait pris au dépourvu, mais ce qui l'avait le plus choqué c'était les changements qui s'étaient opérés sur la jeune femme. Moira avait changé, était-ce parce qu'elle avait cinq ans de plus et qu'elle était une adulte maintenant ? Non, il y avait probablement autre chose. James n'arrivait pas à savoir quoi, mais se n'était pas simplement du au fait qu'il ne l'avait pas vu depuis cinq ans, c'était plus profond que ça. Il était certain qu'il l'avait vu se déplacer à une vitesse surhumaine dans l'entrée.
Physiquement, il devait l'avouer, la femme qu'elle était devenue était absolument parfaite. Ses formes étaient parfaitement proportionnées par rapport à sa petite taille – elle ne devait pas avoir pris plus de 4 cm au cours des cinq dernières années – et sa peau laiteuse faisait ressortir ses yeux et rendaient ses cheveux plus blonds qu'avant. Pourtant ce manque de soleil apparent inquiétait un peu James quant à l'état de santé de Moira, et en tant que médicomage, il se demanda s'il n'avait pas pour devoir d'en parler à Hayden.
Posant les yeux sur sa montre, James se releva et abandonnant ses pensées pour le reste de la soirée, il partit aller diner. Dans l'entrée, Hayden l'attendait déjà, ensemble ils partirent vers la droite où les attendaient une pièce à taille humaine au centre de laquelle trônait une table ronde.
'C'est ici que l'on dine lorsque l'on est en famille.' Expliqua Hayden, 'La grande salle à manger ne sert que pour les réceptions que mon père organise pour son travail. Dans ces cas là, cette pièce sert d'entrepôt entre les cuisines et la grande salle pour stocker les plats.
-C'est vraiment génial !
-Ah ?
-Hum… J'adore l'architecture de la pièce, j'ai hâte de voir la grande salle !
-Je te ferais visiter demain matin, à la lumière du jour on remarque bien mieux les détails architecturaux. Viens, le repas est servit et j'ai faim !
-On attend pas ta sœur ?
-Euh… non, elle a… elle a déjà mangé !
-Ah ? Très bien…'
James avait sentit qu'Hayden cherchait ses mots. Il n'insista pas et ils passèrent le reste du repas à parler de l'architecture du manoir, James voulant savoir toutes les caractéristiques de la demeure.
OooOOooO
Moira ouvrit sa fenêtre pour faire entrer l'air frais de la nuit dans sa chambre. Elle resta quelques instants à écouter les bruits qui lui arrivaient aux oreilles puis, d'un geste décidé, ouvrit son armoire et se saisit de sa cape. Moira enjamba d'un mouvement le garde fou et se retrouva en un instant deux mètres plus bas dans l'herbe fraiche.
Sans réfléchir, ses pas la guidèrent vers l'orée de la forêt, son corps ressentant les moindres bruissements de feuilles soulevés par le vent. Les gouttelettes qui se formaient devant sa bouche à chaque fois quelle expirait étaient pareilles à des perles sous la lumière de la lune. Moira pouvait les voir valser dans les airs comme des milliers de marionnettes qu'elle dirigeait de son souffle. Seule, elle se mit à rire de ses visions puis entama une chanson pour rythmer la danse des gouttes d'eau.
Son jeu solitaire dura quelques minutes quand soudain, elle sentit un regard se poser sur son corps. Cela provenait du manoir, Moira tourna rapidement la tête et croisa le regard brun de James. Elle lui sourit et sentit aussitôt le regard s'affaiblir puis disparaître. Le garçon avait détourné le regard, Moira rit pour elle-même, il devait se poser des questions à l'heure qu'il était. Songeant au regard qu'il avait posé sur elle un peu plus tôt dans la soirée, elle se demanda si elle allait monter le voir dans sa chambre se soir là ou pas. L'envie était le plus fort des sentiments du jeune homme, mais derrière ce tsunami se cachait une dévotion et une admiration qui ne trompait pas sur la nature profonde des sentiments que James avait à son égard. L'avait-il réellement attendu durant toutes ces années espérant que le bon moment se présenterait pour exprimer ouvertement ses sentiments ? Moira aurait voulu recevoir une gifle de songer à un possible avenir pour eux deux. Elle n'avait pas pu conserver ce qu'elle avait de plus précieux, elle avait rompu sa promesse, il n'avait donc plus aucune raison de la vouloir maintenant ! Non, Moira n'irai pas le voir ce soir là, ni les jours suivant et il faudrait l'éviter.
Détournant ses pas, Moira s'enfonça dans la forêt en chantant d'une voix sombre sa tristesse. Dans la nuit, les oiseaux l'accompagnèrent de leurs hululements sinistres sans oser l'approcher, car leur instinct ne les trompait jamais et il savait quel danger la jeune femme représentait.
OooOOooO
James fit un rêve étrange cette nuit là. Moira venait le voir dans sa chambre alors qu'il dormait et tout en le regardant dormir chantait une berceuse. Pourtant, sa voix n'avait rien de normale, elle semblait pouvoir chanter des notes très grave et très hautes avec la même facilité et, chanter plusieurs notes en même temps.
Le jeune homme se dirigea vers la salle de bain, les larges carreaux d'un vert quasiment noirs qui recouvraient les murs et le sol donnait à la pièce un air très masculin. Ainsi, la liane de volubilis blanc comme neige qui était délicatement posé sur le bord du lavabo ne pouvait passer inaperçu tant ils éclataient de féminité. James était certains qu'ils n'étaient pas là le soir précédent, et il n'eu pas à chercher longtemps pour comprendre que son rêve n'en était pas vraiment un car Moira était la seule fille de la maison. Mais pourquoi des fleurs ? Il fallait qu'il le lui demande… James se pencha pour sentir le parfum des fleurs de liseron. Etrangement, celles-ci avaient une odeur de pêcher dont les fleurs seraient encore en boutons… James ne savait pas pourquoi il associait cette image, mais elle était vraiment précise et claire dans son esprit.
Il finit de se préparer et descendit vers la salle où il avait diné le soir précédent. Le petit déjeuner était déjà servit et James n'attendit pas d'avoir la permission pour entamer son repas. Mais, alors qu'il avait terminer son premier toast et venait de saisir sa cuillère pour tartiner le second de marmelade, la porte s'ouvrit pour laisser entrer une minuscule elfe de maison. D'une voix couinant typique des êtres de son espèce, elle dit avec une grande ferveur :
'James Potter, monsieur. Maitre Hayden a demandé à Dina de vous conduire à son chevet.
-Ah ? Que se passe-t-il ?
-Maitre Hayden ne se sent pas bien se matin. Je l'avais prévenu de se couvrir, hier, mais il n'écoute jamais ce que Dina peut dire, monsieur.
-Hum… Je finis ma tarchtine et je te chui, Dina…' réplica James la bouche pleine.
Peu après, il était dans la chambre d'Hayden. Il était allongé sur son lit et semblait effectivement mal en point :
'Bah alors, qu'est-ce qu'il t'arrive ? Tu deviens mou, mon vieux !
-Je t'interdis de te moquer ! T'es médicomages, non ?
-Hum…
-Alors fait ton boulot !
-Eh là ! Tu me parles autrement sinon je te prescris les mauvais médicaments !
-S'ils arrêtent ma souffrance, je n'ai aucun problème avec ça !'
James rit et commença son examen, Hayden avait une grosse grippe, rien de très grave mais il risquait d'être clouer au lit pendant trois jours. Alors qu'il faisait part de son diagnostique au jeune homme, la porte s'ouvrit à la volée et laissa entrer Moira dont le visage reflétait une profonde inquiétude :
'Hayden, Bohn ma dit que… Tu vas bien ?
-Qu'est ce que tu fais là ! Tu sais très bien que…'
Hayden s'arrêta dans son élan, laissant sa phrase en suspend. Le regard de James passa du frère à la sœur puis de la sœur au frère. Ils semblaient tout deux très concentrés et leur regards ne cillait pas. James décida de les interrompre par cette phrase :
'Moira, ton frère à simplement une grippe, rien de grave.
-Ah…
-Oui, je serais sur pied en moins de deux avec les potions que James va me donner !
-Non, je n'ai aucune potion sur moi. Tu vas devoir rester au lit pendant les trois prochains jours en buvant beaucoup d'eau. Et je vais reste avec toi, au cas où tu ferais une forte poussé de fièvre au quel cas je t'envoie direct à l'hôpital moldu le plus proche. Et il n'y a pas de mais qui tienne, Malfoy !'
Le visage horrifié d'Hayden se mua en une expression de fou rire. Moira croyant probablement que la fièvre avait rendu son frère dément voulu s'approché pour l'aider à se calmer. D'un geste, Hayden l'en empêcha :
'Non, je suis contagieux ! J'ai promis à James de lui faire visiter la maison aujourd'hui, je voudrais que tu t'en charges, Moira.
-Mais, je…
-James ! Il n'y a pas de mais… je vais demander à Dona de veiller sur moi. Si jamais elle constate que j'ai trop de fièvre elle viendra te prévenir le plus rapidement possible et tu aviseras à ce moment là.
-Hum… Je suppose que tu ne me laisses pas le choix.' Hayden secoua la tête avant de la reposer sur les oreillers avec une grimace de souffrance. 'On te laisse, tu devrais dormir !'
Sans dire un mot, James et Moira sortirent des appartements d'Hayden. Une fois la porte close, ils restèrent quelques minutes sans oser lever les yeux de peur de croiser le regard de l'autre dans le silence jamais totale qui caractérise les vieilles demeures. Ce fut Moira qui finit par prendre la parole :
'Si tu veux je te ferais visiter la maison ce soir. Aujourd'hui j'ai des choses à faire et je n'ai pas vraiment le temps de…
-Ne te sens pas obligé de faire ça. Ca n'a aucune importance que je visite ou non.
-Si, mon frère y tiens et pour moi c'est la meilleur des raisons.
-Vous avez l'air très soudé tout les deux, c'est bien.
-Certains évènements rapproches, c'est comme ça, on n'y peut rien…'
James releva la tête et vit le regard songeur de Moira se perdre dans le paysage qui s'offrait à elle dans l'immense tableau qui se trouvait sur sa droite. Prenant sono courage à deux mains, James dit :
'Pourquoi te baladais-tu seule cette nuit dans le parc ?
-Parce que j'étouffais dans ma chambre,' répondit-elle sans bouger, 'j'avais besoin d'air frais.
-Les volubilis viennent du parc, n'est-ce pas ?
-Tu connais déjà la réponse à cette question… Ce n'est pas ce que tu veux me demander.' Moira tourna enfin le regard vers James et le jeune homme ne put que se plonger dans ses yeux verts. 'Ce que tu veux savoir c'est pourquoi j'ai pris ces fleurs et pas d'autre, mais je ne répondrais pas à cette question, tu devras trouver tout seul !'
James cligna des yeux, rompant leur contact. Lorsqu'il les rouvrit, Moira avait disparue du couloir et il était seul à nouveau. Troublé, il retourna vers ses appartements, décidant d'explorer la bibliothèque au cours de la journée. Il trouverait peut-être un livre qui l'éclairerait sur la symbolique des fleurs ou des rêves ou des comportements féminins. James était certain que les lèvres de Moira n'avaient pas bougé lorsqu'elle avait prononcé la dernière phrase. Pourquoi était-elle si distante lorsqu'ils étaient face à face et pourtant si insistante pour lui faire visiter le manoir ?
OooOOooO
Moira se redressa sur son lit, rabattant par la même occasion les couvertures. 18h22, déjà, songea-t-elle en baillant. La jeune femme se leva en s'étirant, dormir lui avait fait du bien et elle avait plutôt faim. Passant dans la salle de bain pour prendre ses médicaments, Moira en profita pour prendre une douche et laver ses cheveux. Elle s'habilla, après avoir finit sa toilette, d'une simple robe portefeuille en coton blanc qu'elle agrémenta d'un boléro vert qui s'accordait parfaitement avec la couleur de ses yeux.
Après avoir vérifié une dernière fois son aspect dans un miroir, Moira déposa quelques gouttes de son parfum à la pêche dans son cou et sur ses paumes, enfin, elle se décida à sortir de ses appartements.
Tandis qu'elle poussait la porte de la petite salle à manger, Moira entendit James dévaler les escaliers, avalant les marches quatre par quatre. Elle se retourna et lui adressa un sourire qu'elle aurait voulu heureux, mais qu'elle savait déjà faux. James sembla le remarquer car il s'arrêta dans son élan et la joie qui irradiait de son être s'atténua quelque peu. D'un pas plus mesuré, il s'approcha d'elle :
'J'ai appris plusieurs choses intéressantes aujourd'hui… La première te concerne directement.
-Ah ?' réplica Moira, étonnée.
-Hum… Ton frère n'arrêtait pas de parler d'un 'accident', tu vois de quoi il parle ?
-Oui, mais je ne vois pas en quoi cela te concerne…
-En tout ! J'ai trouvé la signification du volubilis juste après que tu m'aies quitté ce matin. Il signifie l'espoir éteint, or si tu me l'offres à moi c'est que tu supposes que je n'ai plus de sentiments pour toi… Nous savons tout les deux que c'est faux, n'est-ce pas ?'
James tenta de capter le regard de Moira qui le fuyait avec intelligence. Il posa une main sur l'épaule de la jeune femme et répéta la fin de sa question. Moira hocha doucement la tête, comme si avouer la vérité était une torture pire que d'être écorchée vive. James se sentit triste à cette pensée, pourtant, il avait décidé d'aller jusqu'au bout, peu importe ce que cela lui couterait. Il saurait toute la vérité des étrangetés qu'il avait vu ces dernières heures dut-il passer la nuit à soutirer des aveux de la jeune femme.
'J'avais donc raison… Après avoir fait ce postulat, j'ai cherché les raisons qui avaient put te pousser à donner ce symbole à notre relation. Me sont alors revenu en mémoire les choses impossibles et pourtant réelles qui se sont produites ces dernières heures. Je me suis souvenu de ce qu'avait dit Hayden à propos de l'accident et de Ghani. Ils se sont rencontrés alors que tout allais mal pour lui, c'était il y a deux ans. C'est aussi à partir de cette période là que vous avez commencé à vraiment être proche l'un de l'autre non ?
-Si…
-Moira… Que c'est-il passé ?'
Moira ferma les yeux en soupirant de désespoir, elle ne pouvait éviter par un subterfuge une question aussi directe, surtout si elle venait de James. La jeune femme chassa les larmes qu'elle sentait monter dans ses yeux et dans un murmure dit :
'Finalement je n'ai pas réussit à te préserver bien longtemps de ce secret… Viens, cela risque d'être long et je ne veux pas rester debout tandis que je raconte ces souvenirs qui sont probablement les plus douloureux de mon existence.'
Moira saisit la main de James et l'entraina vers sa propre chambre.
OooOOooO
James s'était tut, il sentait que Moira ne se défilerait pas. Ils entrèrent dans la chambre de la jeune femme et tandis qu'elle s'installait à sa tête de lit, saisissant un oreiller pour le blottir contre son cœur, James s'assit au pied du lit, appuyant sa tête contre l'un des piliers en bois du lit à baldaquin.
Après de longues minutes de silence, Moira entama son récit d'une voix blanche :
'Cela remonte à il y a trois ans. J'avais 15 ans à ce moment là et mon corps n'était plus celui d'une enfant... Mon père et mon grand-père ne se sont jamais très bien entendu, mais comme nous étions ses petits enfants, ils nous voyaient de temps à autre le weekend. Mon grand-père, Lucius Malfoy, a toujours eu un faible pour les jolies femmes, il n'est jamais resté fidèle à ma grand-mère et a toujours collectionné les maitresses. Ce n'était un secret pour personne… Au début, il m'a fait des compliments sur mes tenues vestimentaires, mes choix de coiffures, la couleur de mes yeux, la douceur de mes cheveux… J'étais flattée, il avait toujours été si gentil avec moi. Je supposais qu'en grandissant, les mots de compliments n'étaient plus tournés que vers les bonnes notes à l'école mais aussi sur l'apparence. J'ai donc voulu lui faire plaisir et faisait en sorte d'être toujours attentive à mon apparence, surtout lorsqu'il était présent. Au fils des mois, les mots se sont faits plus directs, les compliments sont devenus plus gras, moins décents lorsque nous n'étions que tout les deux… Je n'osais rien dire, j'avais peur que mes parents ne me croient pas… Et puis un Malfoy ça ne montre pas ses sentiments, c'est bien connu !'
Moira s'arrêta un instant après avoir rit jaune de ses propres mots. James attendait la suite avec un mélange d'impatience et d'horreur.
'Des mots, il est passé aux gestes déplacés… J'étais de plus en plus mal et personne ne semblait s'en rendre compte, sauf Hayden qui voyait que je dépérissais mais à qui je n'arrivais pas à avouer la vérité… Cette situation à durée un an… Un jour, alors que mes grands-parents étaient restés dormir au manoir, il est venu dans ma chambre alors que tout le monde dormait… Ses mains étaient déjà sur mon corps lorsque je me suis réveillée… J'ai essayé de me débattre, d'appeler au secours, mais mon corps ne répondait plus à ma volonté et je sentais ses mains sales qui me brulaient… J'allais défaillir lorsque tu es apparu devant mes paupières closes et je me suis souvenue de la promesse que je t'avais faite cet été là… Garder la chose la plus précieuse que je puisse avoir pour te la donner à toi et uniquement à toi… C'est alors que tout est devenu lumineux et chaud autour de moi, puis un voile noir s'est abattu…'
James retenait son souffle, il n'osait bouger de peur d'interrompre le fil de l'histoire et de ne pas tout comprendre. Deux filets de larmes ruisselait des yeux de Moira, pourtant elle semblait imperturbable et continua son récit.
'Lorsque je me suis réveillé, j'étais dans mon lit, en sueur, comme lorsque l'on a fait un mauvais rêve… J'ai regardé autour de moi, et j'ai découvert… j'ai découvert le corps lacéré et sanguinolent au pied de mono lit. Mon hurlement à réveillé toute la maison… C'est Hayden qui a compris ce qu'il c'était passé en premier… Moi j'étais murée dans le silence… Seul mon père l'a cru, ma mère n'a pas voulu démordre du fait que ce n'était qu'un regrettable accident…'
Un silence pesant régnait, James tenta de dire quelque chose :
'Tu n'es pas responsable pour…
-Si, j'ai souhaité sa mort quoi qu'il m'en coute et aux yeux de la loi je suis coupable.'
James savait que depuis la fin de la guerre, les judiciomages sur suggestion des aurors avaient mit en place une loi qui lorsqu'un magicien tuait volontairement un autre humain, il se voyait retiré sa baguette et l'intégralité de sa magie. Pourtant, Moira ne semblait pas avoir perdu sa magie…
'Ma mère ne supportait pas de me voir perdre ma magie un peu plus chaque jour… Elle a donc cru m'aidé en essayant de modifier mon être pour obtenir d'autres pouvoirs. Sans consulter mon avis, elle a demandé à l'une de ses 'amies' de me donner de nouveaux pouvoirs… J'y ai beaucoup perdu, ma capacité de faire face au soleil, mon appétit pour les aliments…
-Un vampire…
-Hum… tu as bien deviné, je suis devenue vampire… mais tout cela aurait largement pu être compensé par les avantages que présente la vie de vampire. Sauf que j'avais perdu ce que j'avais perdu ce que j'avais de plus précieux…
-…' James ne s'avait que suggérer. 'Tu penses que ta virginité à la moindre importance pour moi ? C'est ta vie qui est la chose la plus précieuse et…
-… Et je l'ai perdue !'
Moira plongea sa tête dans l'oreiller pour étouffer ses sanglots. James ne savait plus quoi faire, d'un côté, il voulait réconforter Moira et de l'autre lui donner des gifles de se comporter comme une gamine. Il songea alors que c'était probablement du à leur différence d'âge et se pencha pour l'attirer dans ses bras.
OooOOooO
Ne relevant pas la tête de l'oreiller, Moira sentit deux bras la saisir au niveau de la taille et doucement la tirer vers l'endroit où se trouvait James. Les bras lui indiquèrent de s'allonger doucement et se mirent à la bercer en lui caressant les cheveux. Près de son oreille, les lèvres de James se mirent en mouvement :
'C'est ta vie qui m'est la plus précieuse et ce quel qu'en soit la forme. Je n'ai que faire que tu sois un vampire, même si tu te transformais en la plus horrible des chimères je t'aimerais quand même. Dès l'instant que je te voie me sourire chaque matin et chaque soir, je serais le plus heureux des hommes.'
Moira releva la tête, surprise :
'Ca ne t'effraye pas de savoir que je peux me réveiller un jour et te sauter à la gorge parce que je n'arrive pas à contrôler mon besoin de sang ?
-Je suis médicomage, je sais comment faire en sorte que tu n'ais pas ce genre de pulsion !
-Et puis, même en y mettant tout mon cœur, je ne pourrais jamais porter tes enfants. Cela ne te gêne pas ?
-…' James réfléchit un instant. 'Je ne veux pas d'enfant si ce n'est avec toi… Et si je ne peux en avoir avec toi, alors les enfants de mes frères et sœur me suffiront…
-Et comment ferais-je pour supporter de te voir vieillir chaque jour qui passe tandis que le temps n'aura pas d'effet sur moi ?
-...
-Je vais voir mourir toute ma famille à petit feu. Un par un, vous disparaitrez tous et je me retrouverais seule pour l'éternité…
-Je n'ai pas la réponse à cette question pour le moment, mais Moira, j'y songerais, chaque jour passé à tes côtés, jusqu'à trouver une réponse satisfaisante…'
Moira observa le visage de James se pencher au dessus du sien. Elle ferma doucement les yeux, mais ne détourna pas la tête, laissant leurs lèvres se sceller. Comme lors de leur premier baiser, James caressa doucement les lèvres de Moira. Contrairement à leur premier baiser, un matin d'été cinq ans plus tôt, les lèvres de Moira ne restèrent pas sceller l'une à l'autre.
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Tadaaaaa! Et oui c'est fini... Vous me direz que la fin est ouverte, mais je trouvais ça mignon de finir sur la comparaison avec leur 1er baiser... (moi romantique? ça se voit tant que ça? ... ^^)
Bref, si vous voulez plus de détails sur la suite des évênements, poser moi vos questions dans vos reviews et je tacherais d'y répondre dans un épilogue. J'espère que ça vous ira parce que de toute façon vous n'avez pas le choix! (Writter's rule!)
J'attend de lire vos reviews, biz biz
Darwi Odrade
