Tout d'abord, je m'excuse d'avoir été aussi longue à poster ce chapitre, mais je n'ai vraiment pas eu beaucoup de temps. De plus, étant donné que c'est un chti lemon, et que c'est également mon premier, ben... j'avais un peu de mal à avancer, au début. M'enfin, j'espère que ça vous plaiera !

En tout cas, comme toujours, un grand merci aux reviewer, ça fait super plaisir et c'est encourageant !! Et très drôle aussi, parfois XD

Donc euh... pour en revenir à ce chapitre, eh ben je re-précise que c'est mon tout premier, donc n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !! Allez, bonne lecture !! :)

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Chapitre IV

Nuit bouleversante

Edward réfléchit un instant, son regard passant simultanément de son lit – dans lequel il aurait dû resté – de ces deux yeux superbes qui définissaient une excitation mal contrôlée, jusqu'à cette main, unique, puissante et attirante qui déboutonnait avec agilité chaque bouton de son pyjama. Devait-il paniquer ? Sans doute. Les médicaments qu'il avait ingurgité semblait faire leurs effets : il était totalement chouté. Sans doute que ces putains pilules étaient des ascendants de la morphine, ou un truc du genre… Quoi qu'il en soit, il lui semblait réagir avec un sacré long retard, peut-être beaucoup trop long, car celui d'en face, lui, n'était absolument pas retardé sur ce qu'il comptait faire. Et cette chose, cet acte, il n'en voulait pas. Sa fierté lui hurlait de se défendre, mais son corps légumé le priait de se laisser faire, et de céder face à ces douces caresses. Envy quant à lui, était une boule de nerf ambulante, si bien que les gestes d'Edward lui paraissaient considérablement ralentis.

A nouveau, ils s'opposaient. L'un était vif, l'autre était mou. L'un était excité, l'autre était outragé. Ils étaient eux-mêmes leur propre antithèse, ils se complétaient, mais aucun des deux ne semblaient s'en rendre compte.

Le brun avait déjà glissé le long du torse de son rival, faisant jouer sa langue sur chacune de ses courbes, la chaleur émanant de ce corps l'abrutissant complètement de désir, la douleur lancinante de sa tête et de son bras étant presque devenu indolore, tant la fragilité et l'impuissance de ce petit blond retardé le rendait fou. Ses mains parcouraient, caressaient, cherchaient, jouaient avec les nerfs de sa victime qui semblait encore contenir ses soupires, yeux clos, respiration haletante.

Edward tergiversait sans arrêt, et c'est le cœur battant contre ses tempes qu'il s'hurlait intérieurement de réagir, de luter contre cet énergumène qui l'obsédait, contre cette chaleur envoûtante, contre cette pression sur son torse et ses cuisses, contre Envy. Après tout il avait tant luté contre lui, si longtemps, alors pourquoi maintenant, pourquoi était-il désormais incapable de se défendre ?!

- A-Arrête ! Ca suffit !

Il avait tenté de se redresser mais le tournis violent qui s'abattit sur son crâne le fit tournoyer légèrement. Mais c'était quoi, ces pilules ?! Elles étaient plus immobilisantes qu'une camisole de force, et plus abrutissantes qu'un litre entier de whisky !

- Tu ne m'as pourtant pas l'air de détester, souffla Envy d'une voix on ne peut plus sensuelle dans le creux de son oreille.

- Si… si, justement ! mentit Edward en contenant tant bien que mal (surtout mal) ses frissons. Maintenant lâches… lâches moi !

- Oh, alors ça ne te plait pas ? s'enquit le tyran entre deux langoureux baisers dans le creux de sa nuque.

- Je… Non !

Un petit rire lui échappa, et son unique main libre virevolta un instant jusqu'au tiroir de sa table de nuit, pour que l'instant suivant (oui, Envy semblait être Superman en mode-turbo aux yeux de ce Edward comateux) un canif acéré lui pique le creux de la nuque, accompagné du souffle chaud de l'agresseur contre sa joue :

- Dans ce cas, considères ça comme un viol.

Edward frissonna comme jamais, partagé entre une terreur certaine de ce cinglé de psychopathe d'Envy, et entre la vague d'excitation qui le submergeait. La vague de… QUOI ?? Mais il délirait ou quoi ?! Ca y était… Envy l'avait contaminé, il était aussi malade que lui, voilà qu'il trouvait excitant de se faire violer… Ô désespoir, pourquoi lui infligé ça ?! Son orgueil allait en prendre un coup, et sa virilité aussi !

Envy avait continué de l'affubler de baisers brûlants, mais trouvait cela un tantinet encombrant d'avoir à garder son unique main libre pour menacer le blond. De plus, il était assez étrange de le trouver presque vexé de l'ingratitude d'Edward, lui qui avait toujours été si bon avec lui… OK, OK, n'abusons pas trop, mais il fallait avouer qu'il lui avait sauvé la vie, tout de même ! Cela valait bien ce sacrifice !

Edward avait commencer à se débattre, ayant étrangement deviné que la pointe du canif de son tyran n'oserait jamais lui trancher la gorge, et c'est dans un soupire excédé qu'Envy se résolu à l'immobiliser pour de bon, se redressant vers lui rapidement, plongeant son regard d'améthyste dans celui doré de sa victime, puis passant sa main le long de sa joue, remontant son visage du bout du pouce, et s'emparant de ses lèvres dans une douceur si délicieuse qu'Edward en fut totalement bouleversé, abandonné à la vague de tendresse inédite qu'Envy lui offrait. Ne pouvant se libérer d'une étreinte si hypnotique, Edward passa d'un geste machinale ses mains dans les cheveux de son agresseur, l'état second dans lequel il se trouvait le poussant à intensifier leur baiser, pour qu'il dure éternellement. Envy quant à lui fut on ne peut plus désarçonné. Il avait octroyé la puissance de ses lèvres expertes face à celle d'Edward dans le seul but de le calmer (ce qui fonctionna) mais ne s'attendait pas à lui-même frissonner d'un tel désarroi en sentant les lèvres parfaites de son homologue contre les siennes, qui mordait légèrement la sienne inférieur, ne masquant plus son désir, qui ne faisait qu'accroître celui du déclencheur. Il ne se contrôlait plus, ce petit corps chaud abandonné à ses bras le rendait dingue ; ces mains hésitantes mais fermes le priant de continuer crispant la sienne de frustration, alors qu'elle avait agripper ses cheveux de blé ; et ce désir non camouflé qu'il sentait contre sa cuisse ne l'excitant que davantage.

N'y tenant plus mais ne pouvant se résoudre à rompre cet échange indécent, Envy se cambra légèrement et avança un peu brusquement sa cuisse vers la partit intime d'Edward, se dernier laissant échapper un hoquet de surprise bien vite remplacé par un soupire de plaisir, lorsqu'Envy eu délibérément laissé le couteau tombé au sol, et que sa main glissait minutieusement vers l'entrejambe visiblement impatient de son partenaire. Il lissa un instant le pan de l'élastique du pyjama de sa victime, puis son unique main eu vite fait de le lui enlever, d'un geste souple et expert, laissant entrevoir une bossette attrayante sous le boxer du petit blond rougissant.

Pourquoi se laissait-il faire, lui, d'ailleurs ? Ne lui restait-il pas un semblant de fierté, qui l'aurait poussé à réagir ? Edward chercha ce courage, cette volonté au fin fond de lui, mais l'haleine sucrée de son homologue épousant ses lèvres avait fini d'achever ses pulsions de désir, et bien vite ses forces restantes s'évaporèrent en un milliards d'étoiles, la lune d'améthyste qu'inondait le regard envoutant d'Envy les ayant réduit au silence. C'est donc dans une poussée de lâcheté incontrôlée, l'esprit baignant dans le vague, à la fois par ces fuckin' médocs abrutissants et par les caresses de son partenaire, qu'il s'abandonna totalement, fermant les yeux dans un soupire désespéré, ne retenant plus (trop) les gémissements qu'il mourrait d'envie d'hurler, et ne refusant plus les avances d'Envy. Il était lâche, déshonoré, humilié ; mais bon Dieu, comme c'était bon !

Envy sentit, quant à lui, très bien l'abandon total d'Edward, et il ne pus s'empêcher d'en sourire, et même de s'en moquer. Ce blondinet le regretterait sans doute, le lendemain. Ca promettait d'être folklo'! C'est donc sur cette joie soudaine à imaginer le nabot furax et honteux dans quelques heures qu'il redoubla ses petites attentions, se sépara (presque à contre cœur) de ses lèvres chaudes et frissonnantes, pour glisser sensuellement le long de son torse, sa main jouant sur chacune de ses courbes, arrachant des frissons incontrôlés à sa victime. Il ricana – ce qui laissa entrevoir un tréfonds d'agacement sur le visage du microbe – puis, sans prévenir, sans même s'y être lui-même préparé, baissa rapidement le boxer d'Edward et prit sa virilité en bouche. Le minus, déjà achevé des baisers brûlants de son tortionnaire, se sentit soudain comme aspiré par une vague de plaisir encore inconnue, et c'est en se mordant férocement la lèvre qu'il étouffa un cri, s'agrippant au matelas dans des gestes compulsifs et désespérés. Fière de son effet, Envy entama une série de va-et-vient langoureux, et il se surprit à incroyablement frissonner de plaisir en entendant les gémissements désespérés mais suppliants de son partenaire, respiration haletante, muscles tendus à l'extrême, visage figé dans une moue implorante.

Il était dingue. Il devenait dingue. Pourquoi avait-il fait ça, déjà ? Il n'en avait plus vraiment idée… Pour humilier ce nabot, sans doute. Mais alors pourquoi s'être délibérément écarté de ce but, pour soudainement y prendre plaisir, et en redemander, encore et encore, le vouloir contre lui, avec lui, sentir son corps contre le sien, frissonner sous ses gémissements impitoyables… ?! Certes, Envy aimait le plaisir de la chair. Il adorait, même. Mais pour lui. Rien que pour lui. Et même cette fois, malgré s'être surprit à désirer faire plaisir à Edward, il ne comprenait pas sa réaction. Cette fourmi le rendait fou… Il perdait ses repères, ses principes, il était quelqu'un d'autre. Mais rien ne changerait. C'était bien, après tout, alors pourquoi se refuser un plaisir que l'on peut s'accorder ? Ce n'était pas lui qui allait s'inquiéter des conséquences, loin de là. Il irait jusqu'au bout, et Edward avec lui.

Là-dessus, il laissa pantois son partenaire en revenant brusquement face à lui, et se laissa un instant pour l'observer. Il était trempé de sueur, paupières closes, son souffle était généreusement cadencé, une partie de son visage reposait sur l'oreiller, ses cheveux blonds exceptionnellement détaché nonchalamment éparpillés autour de lui, découvrant une nuque adorable qu'il mourait d'envie de titiller.

Edward, tiqué sous l'arrêt soudain des plaisirs d'Envy, fronça légèrement les sourcils d'un mécontentement embrumé, et c'est dans un effort colossal qu'il parvint à tourner la tête en sa direction pour presque sursauter en découvrant son visage figé dans une mimique ironique devant lui, souriant d'un regard pervers et carnassier.

- Ca ne te plait toujours pas, le nabot ?

Rrraa ! Ne pouvait-il pas se taire ?! Il n'avait ni envie d'entendre ses sarcasmes, ni envie d'affronter la dure réalité de sa position maintenant ! Lui, ce qu'il voulait, en cet instant de dure humiliation, c'était Envy. Lui, rien que lui. Et pas ses phrases stupides ; sûrement pas.

Le brun allait rajouter un petit commentaire salé en examinant l'expression mi-hargneuse mi-suppliante d'Edward, que ce dernier lui agrippa soudainement le cou pour emprisonner ses lèvres et lui empêcher tout moyen quelconque de débiter ses débilitées. Sonné, l'adolescent eut d'abord le réflexe instinctif de se crisper à ce contact inattendu, puis, sentant la douceur de la langue d'Edward tenter à forcer le barrage de ses lèvres, il fini par se détendre, refoulant un rictus moqueur, et y répondant ardemment, aussi demandeur que lui de ces plaisirs inédits.

Bien vite cependant Envy en eu assez de se retenir, sa bossette personnelle commençant sérieusement à se faire présente ; et c'est en se séparant momentanément des lèvres du blondinet comateux qu'il fit glisser les sienne jusqu'à son cou, le mordant incessamment, et en profitant pour lentement faire galoper ses doigts jusqu'à la bouche de sa victime, qui les accepta sans réfléchir, l'excitation le dominant complètement.

Edward savait ce que ces gestes signifiaient, ce que cette main posée sur son menton, ces doigts qu'il dévorait avec avidité allaient engendrer, mais il ne pouvait s'arrêter. C'était trop tard, le mécanisme était enclenché, il ne pouvait plus reculer. Pas maintenant. Pas comme ça. Il passa un bras sous la nuque d'Envy qui en profita pour s'y appuyer légèrement, la douleur de son bras plâtré étant encore atrocement présente, et le poids de son corps y étant appuyé ne réussissant qu'à l'accroître. Étrangement entrelacé, Envy mit fin aux baisers d'Edward le long de ses doigts et s'appliqua à lentement les faire dévaler son torse nu, pour aller se loger à l'intérieur de lui, faisant adorablement rougir le principal concerné, se cambrant au maximum sous ce nouveau flux de sensations déroutantes. Le visage logé dans le cou de son partenaire, Envy avait lui aussi la respiration haletante, la main d'Edward s'étant agrippé compulsivement à sa chemise dans son dos achevant de le marteler de désir, et ce souffle accéléré, rougit par la honte et la domination, le poussant à accentuer plus encore ses gestes.

- En…foi…ré…

La voix d'Edward était faible, mais tintée d'un voile aussi glacial que désiré, masqué d'une excitation mal dissimulée. Envy sourit et se redressa légèrement, faisant cambrer en avant la cuisse de son partenaire au passage, pour plonger son regard dans le sien. Le petit blond avait le visage crispé, dans un mélange de douleur et de plaisir indéfinissable, et le dévisageait, presque avec dégout. Le sourire sarcastique accroché aux lèvres du brun s'élargit, et il susurra le plus naturellement du monde :

- Et tu n'as pas fini de me détester, le nabot.

Sur ces belles paroles, il se pencha rapidement pour lui voler un baiser brûlant et lui releva brusquement la cuisse par-dessus son épaule, faisant hoqueter de surprise un Edward pétrifié. Alors il allait le faire… Il allait vraiment le faire ?! Mais… Pourquoi ne se dégageait-il pas ?! Il devait se dégager ! Il ne pouvait pas se laisser faire ainsi, exploser sa virilité aussi facilement, il ne pouvait laisser Envy le détruire de la sorte ! Malgré ses protestations silencieuses, Edward ne réussit qu'à pousser un long râle douloureux lorsqu'Envy entra en lui ; doucement, lentement, précautionneusement. Car après tout, il ne fallait pas le brusquer, ce mini-Elric. Le laissant quelques instants s'habituer à sa présence, Envy tenta de le détendre en faisant jouer sa main le long de son buste, caressant ses cheveux effarouchés d'être ainsi manipulés, appuyant une main ferme et chaude sur le cœur de son homologue, comme s'il cherchait à le protéger, sous cette peau miellée, de tout le mal qu'il était en train de lui infliger. Il n'y pouvait rien, il était comme ça. Et il ne regretterait rien. Jamais.

Comme un signal plus ou moins explicite, Edward s'empara de la main d'Envy et y entrelaça ses doigts, pour les serrer plus fort encore lorsque ce dernier eu commencer ses va-et-vient, sa propre excitation ne tenant plus à cette attente, plus lancinante encore que la migraine qui lui brouillait la vue. Tout commença en douceur, Envy ne voulait pas lui faire de mal, il souhaitait son plaisir, avant tout, avant lui. Très vite, l'expression douloureuse qui se lisait sur les traits crispés d'Elric se forgèrent pour laissé place à cette moue reconnaissable entre mille, qui enchantait autant que manipulait de désir le dominant. La main que tenait Edward se serra plus encore, à lui en briser les os, tandis qu'Envy avait fermé les yeux sous le torrent de sensations qui l'assaillait. Il avait mal, très mal, trop mal. Le manque de morphine était omniprésent, et la douleur mêlée à l'excitation semblant ne pas faire bon ménage, c'est dans un cri presque implorant qu'il exprima toute cette foule de sentiment, bientôt suivit par Edward, qui n'avait pus se retenir plus longtemps face à l'application experte d'Envy.

Ce dernier, soulagé, satisfait, eu tout juste le temps de laisser un pieux sourire se dessiner sur ses lèvres en admirant le fabuleux visage d'Edward Elric face à lui, qu'une bourrasque de douleur lui martela les tempes, et que sa vision s'embua totalement, pour que le noir l'envahisse, pour le l'inconscient lui ouvre ses portes.

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Huhu, j'espère que ça vous à plus ! Chapitre 5 en cours, à la prochaine ! :)