Et voilà le chapitre 5 !! Comme d'habitude un très grands merci pour vos review, j'ai été très heureuse que mon lemon vous ai plus, et ça m'a donné envie d'en refaire. Donc sans doute que cette fic aura droit à nouveau à une pitite scène lemon :)
Voilà, c'est tout ce que j'ai a dire... Ah si, ce chapitre n'est pas - d'après moi - d'une importance capitale, et je ne le trouve pas non plus très, très intéressant, mais c'est ce qui va "annoncer" les suivants, donc ne m'en voulez pas s'il ne vous plait pas, la suite sera mieux ! (enfin j'espère .)
Allez, bonne lecture !!
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
Chapitre V
Après coup effrayant
Edward suivait des yeux cette silhouette souriant d'un air moqueur, narquois, et l'agaçant plus que de raison, tomber, encore et encore, sur le côté, ses yeux se fermant sur l'inconscience, le sol se rapprochant dangereusement de sa tête. Dans un effort colossal pour se sortir de sa torpeur de dépucelé, il se jeta sur Envy, bras en avant, et le rattrapa de justesse alors que ce dernier allait pitoyablement s'écraser au sol.
- Il s'est évanoui, ce con…, constata Edward pour lui-même, à la fois surprit et excédé, l'esprit encore brumeux des instants passés.
Son regard glissa un instant sur leur accoutrement honteux, et c'est en luttant de toute ses forces contre le sommeil qui le gagnait par faute de ce trop plein d'exercice et par ces médoc abrutissants, qu'il hissa Envy sur son lit, y descendant lui-même. Dans des gestes rapides il entreprit de ramasser ses vêtements au sol et de les revêtir, sentant le rouge lui brûler les joues, pour ensuite, dans des gestes encore plus rapides, rajuster correctement ceux de ce Envy inconscient, qui visiblement était bien décidé à le laisser dans la merde jusqu'au bout. Une fois que toutes les preuves de leurs ébats furent dissimulées, le regard d'Edward dévia sur l'électrocardiogramme à sa gauche, qui indiquait très clairement le changement de rythme du cœur d'Envy, quelques minutes plus tôt. Sachant pertinemment qu'il ne pourrait faire passer ce bouleversement comme des simples piques de douleur, Edward tenta le tout pour le tout et y asséna un puissant coup de poing. L'appareil désormais hors d'usage, éventré par le milieu, le petit blond remit correctement sa chemise d'un geste brusque, tenta de remettre un peu d'ordre dans ses esprits et sortit de la chambre d'un pas vif, prenant un air de garçon agacé d'avoir été réveillé (ce qui n'était pas franchement difficile à afficher). Il parcouru rapidement les couloirs sombres de l'hôpital, encore trop comateux pour s'en inventer des films d'horreur (oui, parce qu'il est bien connu que ce genre d'endroit n'est pas fait pour rassurer) et trouva enfin le guichet d'accueil, où somnolait une pauvre infirmière blonde, cheveux ébouriffés et la barrette les nouant semblant sur le point de lâcher prise. Il patienta quelques instants, croyant qu'elle daignerait au moins l'avoir entendu, puis explosa d'un cri de rage haineux en tapant brutalement sur la table, la faisant sursauter si violemment qu'elle en glissa pitoyablement de sa chaise.
- Qu… qu'est ce qui s'passe… ?! bégaya-t-elle en se relevant rapidement, paniquée.
- Lorsqu'on est de garde on est prié de rester éveillé ! précisa Edward d'une voix colérique.
Elle rajusta sa barrette, remit ses cheveux en place, puis son regard sembla chercher quelqu'un de plus grand, pour qu'il se pose enfin sur le visage râleur de l'aîné Elric, devenu rouge de colère par cette attente superflue.
- Mais tu es…
- Oui, Edward Elric, je suis au courant. Y'a cet enfoiré d'Envy qui vient de tomber dans les pommes parce que cet enfoiré de médecin ne lui a pas donné sa morphine, alors il serait peut-être temps de réagir, non ?!
La brusquerie d'Edward sembla un instant désarçonner l'infirmière, puis elle se ressaisit tant bien que mal, fouilla machinalement dans ses papiers et s'enquit d'une voix devenu professionnelle :
- Qui est le médecin traitant d'En…
- Mustang, coupa Edward, à bout de nerf.
Elle encaissa sans se répartir de son air calme et sévère, contrôlant bien mieux que ledit médecin son antipathie vis-à-vis des adolescents insolents, et assura d'une voix ferme en contournant le guichet et se dirigeant vers un nouveau couloir :
- Très bien. Il a de la chance, le Dr Mustang est ici cette nuit.
- Tu parles d'une chance, marmonna Edward, pas assez bas cependant pour que l'infirmière ne l'entende.
Elle l'ignora néanmoins et continua sa route, pour déboucher sur une porte au fin fond d'un couloir faiblement éclairé, et timidement y frapper, l'écriteau « Dr. Roy Mustang » siégeant en lettres finement gravées. Elle attendit quelques instants, sans réponses, puis soupira quelque chose du genre « sans doute en train de dormir », et entra. Edward se retrouva alors dans un bureau tout à fait banal, les murs cependant recouvert d'un papier peint bleuté apaisant ses yeux fatigués de sans cesse faire face à ces murs lisses et blancs. Son regard se posa alors sur le médecin en question, nonchalamment enfoncé dans son fauteuil de bureau imposant, pieds sur la table boisée, ses ronflements indiscrets achevant de le rendre aussi pitoyable que possible. L'infirmière et lui restèrent un instant debout, affligés de ce spectacle, puis la jeune femme se décida à le réveiller, en s'avançant vivement vers lui et lui secouant l'épaule.
- Dr. Mustang ! On vous demande ! siffla-t-elle, agacée. Dr. Mustang !
Le médecin sembla s'éveiller brusquement dans un pic de ronflement écoeurant, et ouvrit des yeux endormis, pour enfin lancer, sourire dragueur et narquois ornant son visage :
- Riza ! Vous avez enfin cédé à…
- Je n'ai cédé à rien du tout ; Edward Elric vous demande, coupa vivement la jeune femme en se relevant, droite comme un piquet.
« Quel caractère ! songea Edward. On dirait un peu Winry… ».
Mustang dévia son regard vers la crevette dans l'ombre de son bureau, puis son visage changea radicalement d'expression, pour afficher une moue supérieur et hautaine. Sans doute avait-il deviné le pourquoi de la présence d'Edward en ces lieux. Il se secoua un peu, toussota légèrement, et daigna enfin se lever en silence, continuant de se la jouer « je suis le plus fort, le plus beau, j'ai eu raison de ne pas donner de morphine à ce gamin ».
- Il raconte que vous avez refusé d'administrer l'anti-douleur à son compagnon de chambre, expliqua sa subordonnée d'un œil suspicieux.
Mustang sembla réfléchir un instant, entre avouer ou nier. Trouvant judicieux de ne pas se frotter à la mauvaise humeur d'Edward, il se redressa d'un air faussement sûr de lui et affirma, catégorique, exempt de toute considération pour le pauvre Envy malade par sa faute :
- En effet, j'ai effectivement refusé de lui administrer sa dose de morphine.
L'infirmière écarquilla des yeux choqués et s'avança promptement vers lui, s'exclamant d'un ton sidéré :
- Comment avez-vous pu faire une telle chose ?!
- Il… a été insolent.
- C'est un adolescent !
- Ce n'est pas une excuse.
- Bien sur que si ! Il venait de se faire renversé par une voiture, et juste avant les vacances de noël il se retrouve emplâtré et alité à l'hôpital, n'avez-vous donc aucune pitié, Docteur ?! s'offusqua la dénommé Riza, rouge de colère.
- Non. Pas pour ces gamins capricieux. Il avait qu'à être un peu mieux élevé.
- Ahrem, souffla Edward, un peu intimidé devant l'allure de l'infirmière, qui décidément lui rappelait beaucoup trop le caractère puissant de son amie d'enfance.
- Il n'a plus de parents ! Comment vouliez-vous qu'il ait conscience de la portée de ses paroles ?!
- S'il n'est pas capable de se tenir à carreaux face à celui qui a fait tout son possible pour lui sauver la vie, alors il mérite amplement cette nuit douloureuse.
- Dr. Mustang… c'est inhumain ! s'étrangla Riza, choquée.
- Je n'ai jamais…
- AHREM ! coupa plus fortement Edward, pas assez patient pour attendre jusqu'à la troisième tentative.
Ils dévièrent leur regard vers lui, semblant réaliser soudainement qu'il était encore bien présent.
- Désolé de vous interrompre, mais Envy s'est évanoui là, et je ne tiens pas à me faire tabasser demain à cause de sa mauvaise humeur, alors allez le soigner !
- Je suis tout à fait d'accord avec lui, assura fortement Riza. Et il est hors de question de laisser cet enfant agoniser dans la souffrance !
Mustang hésita, mais un torrent de frisson lui parcouru l'échine en croisant les quatre yeux menaçants qui le fixaient, le défiant d'oser refuser. Il poussa un long soupire et fit signe aux deux contestataires de le suivre. Sortant de son bureau, Edward fut à nouveau traîné dans les tréfonds de l'hôpital, qu'il n'avait pas franchement envie de visiter. A vrai dire, il avait envie de deux choses : d'une bonne douche revigorante, et d'aller se coucher, pour dormir aussi longtemps que son corps le lui permettrait. Corps qui se sentait étrangement sale, souillé, douloureux. En particulier le bas de son dos, et quelques parties de sa chair, qu'il n'osait pas regarder, de peur de ce qu'il pourrait y voir. Qu'avait-il fait, bon sang ?! Quel con… vraiment, quel con…
Ils se trouvèrent alors dans une espèce de chambre froide, où siégeait en cercle des imposantes bibliothèques de métal, semblant organisées par différent espèce de médocs aussi incompréhensibles que superflus. S'impatientant, le petit blond soupira en observant Mustang calmement chercher le produit de sa demande, et enfin il daigna revenir sur leurs pas, pour se diriger avec calme jusqu'à leur chambre. Ils retrouvèrent tous les trois un Envy silencieux, inconscient, le visage calme et tranquille, assommé par ce flot de sensations intempestives. Se sentant un peu coupable, Edward s'éloigna en regardant le médecin lui administrer sa dose de morphine. Envy semblait serein, ainsi. Jamais son rival ne l'avait vu de cette manière. Aussi calme, aussi doux… aussi désespérément beau et attirant.
Plus vite qu'il ne l'aurait crut, Mustang eut achevé sa pieuse mission, et il s'exclama ensuite en se ruant sur l'électrocardiogramme éventré :
- Que… qui a fait ça ?!
Edward se crispa un instant, puis lança le premier mensonge qui lui vint à l'esprit :
- C'est Envy. Il n'en pouvait plus, de ces bip-bip.
Mustang sembla sur le point de déverser un flots d'injures à l'adresse d'Edward (qui, rappelons-le, était soi-disant innocent), que Riza le coupa en récriant, le regard peu amène :
- Vous voyez, Docteur, ce que ça fait de refuser d'administrer la morphine au adolescent ! Ils ne pensent qu'à tout détruire, sous la douleur !
Mustang étouffa ses répliques dans un soupire enragé, puis encaissa le coup en haussant vivement les épaules, pour enfin déguerpir de la pièce, beuglant qu'il était important de changer l'appareil dès le lendemain. Riza, désespéré de l'attitude de son supérieur, se tourna un instant vers un Edward encore stupidement planté au centre de la pièce, et s'enquit faiblement :
- Tu souhaites quelques médicaments, pour dormir ?
- Euh… non, ça ira, s'empressa de répondre Edward, peu désireux de se retrouver dans le même état comateux qu'il y avait quelques instants.
Elle opina d'un signe de tête, lui souhaita bonne nuit et disparut à son tour, le laissant seul dans la pièce encore seulement éclairer des rayons de Lune brûlant au travers des rideaux plastifiés. Il se secoua enfin, détourna le regard de ce visage angélique et désespérément attirant qu'affichait Envy, pour s'enfermer rapidement dans la salle de bain et se jeter sous la douche, après s'être rapidement dévêtu.
Les gouttelettes d'eau roulant rapidement sur sa peau le détendirent quelque peu, et il poussa un profond soupire, comme pour évacuer ce trop plein d'émotion engendré en une unique journée d'hôpital. Ce type était dingue, et il le contaminait. Il n'aurait jamais dû se laisser faire, jamais. C'était stupide, immature, et les conséquences allaient être sans égales ; il en frissonnait d'avance… Mais… Pourquoi ?! Pourquoi lui avoir infliger ça ?! Pourquoi vouloir le détruire à ce point ?! Le détestait-il jusqu'à vouloir lui enlever le peu de dignité qui lui restait… ?
- ENFOIRE !!
Ses hurlements raisonnèrent autour de lui, injures tentant à exprimer toute la douleur qui lui serrait le ventre et le cœur.
Edward resta sous la douche une bonne heure. Se détendant, se récurant de cette souillure qu'avait provoqué ses ébats avec Envy, tentant à même se laver jusqu'à oublier le moindre ce ces souvenirs douloureux. En vain, bien entendu. Il fini par sortir de la salle de bain d'un pas chancelant, cheveux détachés et trempés tombant sur son torse nu, son corps seulement recouverts de son bas de pyjama, son regard aux allures presque atones, plongé dans le désespoir et la fatigue de ce surplus d'évènement.
- Waw, je ne t'en demandais pas tant.
Le murmure d'Envy le fit presque sursauter, et il releva brusquement la tête, constatant son regard d'améthyste semblant le dévorer des yeux, glissant sur son torse trempé de gouttelettes glacées, sourire sadique accroché aux lèvres. Incapable de dire mot, le trouble l'envahissant face aux flots ce souvenir qui l'assaillait, Envy continua :
- Je constate que tu as fais ta B.A. de la journée, le nabot. Je n'ai plus mal nulle part ; content ?
Il continuait de sourire avec sarcasme, d'un air presque cynique, et Edward réussit enfin à se sortir de son idiote de torpeur, pour répliquer sèchement :
- Pas vraiment, non. Au moins, inconscient, tu me fichais la paix.
- Ce n'est pas très gentil, ça. Comment aurions-nous pus nous divertir, dans ce cas ?
Elric, qui s'était d'ors et déjà avancé vers son lit, se figea brusquement, et questionna d'une voix grave et passablement inquiète :
- Comment ça ?
Envy ricana, et lança d'un ton détaché :
- Faut-il en plus que je te rappel ce qu'il s'est passé tout à l'heure, la fourmi, ou es-tu capable d'enfin faire fonctionner tes pauvres neurones ?
- Je sais très bien ce qu'il s'est passé ! s'écria Edward, sa voix mal contrôlé par l'irritation et l'angoisse. Mais je ne vois pas ce que ça vient faire là !
- Eh bien, si tu crois que je compte m'arrêter à ce petit encas, tu te trompes. J'aime bien m'amuser avec toi, vois-tu.
La fureur qui s'empara des sens de l'aîné Elric monta en lui à une vitesse vertigineuse, et il se rua sur Envy, poing en avant, pour violement l'abattre sans ses côtes, lui arrachant un hoquet de douleur.
- Et là, tu n'as toujours pas mal ?! hurla-t-il, furieux.
Envy sourit, et susurra, le dévorant du regard :
- Je préfèrerais un autre genre de douleur, si tu veux mon…
- LA FERME !!
Le poing s'était cette fois abattu sur son visage, et un fin filet de sang roula sur son menton, tandis qu'il ne se départait pas de son sourire narquois. Edward, incapable de se contrôler, se laissait guider par ses nerfs, et par son envie dévorante de frapper cet enfoiré, encore plus, toujours plus :
- Jamais cela ne se reproduira, tu m'entends, espèce d'enflure ?! JAMAIS !!
Il continuait de le tabasser mais Envy ne bougeait pas, son expression radicalement fixée dans l'ironie, tel une statue de porcelaine encaissant chaque tornade de violence. Puis, au bout de quelques instants, la statue se mouva brusquement, se redressant d'un geste presque mécanique, encerclant d'une unique et puissante poigne le cou de l'agresseur, regard dur comme de l'acier, sourire horriblement sadique accroché au visage.
- J'en ai rien à battre de tes coups, minus. J'ai toujours eu ce que je voulais, toujours, et je t'aurais toi, quoi que tu en dises.
Il lui vola un baiser avec rapidité et le repoussa d'une force incroyable contre son lit à sa gauche, pour s'infiltrer sous ses couvertures en soupirant d'aise, ravis de son effet. Edward resta un instant pantois devant ce revirement de situation, abasourdit par ce garçon aussi incompréhensible que charismatique, puis l'imita dans des grognements de mauvaise humeur. Il le détestait. Il le haïssait. QUEL ENFOIRE !!
xxxxxxxxxx
Finish pour ce chapitre ! Alors... qu'en avez vous pensé, honnètement ? /
