Wouh ! Enfin fini le chapitre 6 ! J'admets avoir eu un peu de mal à l'écrire, surtout la fin :o. Enfin vous comprendrez pourquoi, je pense. D'ailleurs, je sais pas si vous serez comme ça, mais je suis méga frustrée qu'Envy n'apparraisse pas plus. Oui, parce que en fait c'est un chapitre - un peu plus long que les précédents, d'ailleurs - entièrement consacré à norte minimoy préféré.

J'espère qu'il vous plaira, en tout cas !

(PS : comme d'habitude je remercie les reviewer, ça meee faiiiis suuuuupeeeer plaisiiiiiiiiir !!)

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Chapitre VI

Happy Christmas

Edward et Envy passèrent deux jours entiers à cohabiter dans cette chambre d'hôpital. Ils ne parlaient que peu, et bien souvent de façon agressive et glacée – surtout de la part de l'aîné Elric, au grand damne de leur entourage. Ils avaient chaque jour eu des visites, et Envy, assommé par ses doses quotidiennes de morphine, n'avait pu retenter quoi que ce soit envers le petit blond effarouché. Ce dernier, plutôt ravis de cette nouvelle, se détendait peu à peu, et c'est ce jour du vingt quatre décembre que le Dr. Mustang débarqua dans leur chambre, sourire continuellement crispé aux lèvres, accompagné de Winry, Alphonse et Lust. Les deux premiers se ruèrent sur Edward, tandis que la brune sulfureuse avançait tranquillement au chevet de son imbécile d'ami.

- Que se passe-t-il ? s'enquit Edward, constatant l'évidente nouvelle que venait apporter son médecin.

- Vous pouvez sortir.

- Hein ? s'étouffèrent les deux concernés, en chœur.

- Il est évidement plus risqué pour Envy de se déplacer, mais Miss Lust a insisté pour vous ramenez chez elle pour les fêtes, et je vous ait prescrit une dose de calmant absolument nécessaire, si vous souhaitez ne pas revenir ici illico. Nous prendrons certain rendez-vous pour nous assurez de votre guérison, et pour, si possible, atténuer la plaie de votre plâtre. Quant à vous, Elric, rajouta-t-il en déviant vers l'interpellé, vous êtes beaucoup plus à même de sortir d'ici, il n'est donc pas nécessaire que l'on vous garde plus longtemps. Votre prochain rendez-vous sera fixé dans le courant du début janvier, donc pas d'empressement – d'ici là, en cas de douleur, contentez vous d'un Doliprane, cela suffira amplement.

Edward sentit le regard réfrigérant de Lust lui glacer le cou, sans doute accusateur d'être ainsi démunis de tout devoir médicaux, au contraire d'Envy. Ce dernier resta néanmoins silencieux, exempt de toute réaction envers ce médecin abominablement agaçant.

Winry sautilla de bonheur et s'exclama :

- Tu vas pouvoir passer les fêtes avec nous ! Hohenheim nous attend déjà chez lui avec mamie Pinako !

Edward ne répondit pas, partagé entre le soulagement et la tristesse. Après tout, cela faisait trois jours entiers qu'il se coltinait Envy, et sa présence était presque devenu familière, et puis… Hein ? Hohenheim ? Pourquoi ?! Il leva les yeux, prenant peu à peu conscience de son extrême lenteur à réagir, et s'apprêta à incendier Winry de question quant au fait qu'il n'avait aucune envie de passer les fêtes avec son père, qu'il fut poussé de côté par un Alphonse impatient, qui s'exclamait :

- Arrête de rêver, Ed ! Le train n'attendra pas ! Il part dans une demi heure, bouge !

Winry, en grande hyperactive qu'elle était, lui balança ses vêtements à la figure, tentant presque à les lui enfiler de force, ne cessant de piailler des éclats de joie impatients ; et c'est d'un pas précipité, cheveux défaits, yeux endormis et une certaine difficulté à comprendre ce qui lui arrivait qu'Edward fut tiré de la chambre d'hôpital, avec comme ultime vue ces deux billes d'améthyste qui le fixait sans retenue, l'inondant d'un message explicite quant à ce qu'il adviendrait de son cas à leur prochaine rencontre.

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- Winry, Al ! Pas si vite !

Edward courait, ou du moins essayait, sa hanche encore douloureuse le ralentissant considérablement. Ils tentaient tous les trois d'attraper leur train, qui vraisemblablement partait dans moins d'une minute. Winry – toujours aussi violente – dégagea un homme qui souhaitait, lui aussi, profiter de sa dose d'adrénaline en montant dans le train aux derniers instants, puis fut suivit d'Alphonse qui s'excusa platement à la place de son amie, et enfin d'Edward, qui crut littéralement s'écrouler de fatigue une fois que l'atmosphère étouffante du train l'eu englobé, et qu'il démarrait, après un sifflement significatif du chef de gare. S'appuyant contre le mur, transpirant à flot, Edward observa Winry riant aux éclats et Alphonse faisant quelques ultimes geste d'excuse au passager resté sur le quais, bien qu'arrivé avant les trois importuns.

- On y est arrivé ! Je n'y croyais plus ! soupira finalement le cadet Elric en passant une main sur son front.

- Nous serions arrivé à temps si Ed n'avait pas traîné en chemin, râla tout de même Winry, d'humeur malicieuse et taquine.

Edward allait exploser d'indignation qu'Alphonse le coupa rapidement en proposant de chercher quelques places assisses. Ils acceptèrent finalement, et parcoururent les couloirs à la recherche d'un compartiment libre. Faute de quoi, ils durent s'installer là où deux adolescents mâles trônaient, sans doute d'à peu près le même âge qu'Edward et Winry, mais possédant, comme toujours, deux bonnes tête de plus que l'aîné Elric. Ce dernier, déjà bien irrité de sa course effrénée, remarqua sans mal les regards pervers qu'ils lançaient à Winry, et c'est en grognant de mauvaise humeur qu'il s'assit à ses côtés, prenant bien soin qu'elle soit le plus possible éloigné d'eux.

Le trajet fut silencieux, du moins jusqu'au dernier quart d'heure. L'un des deux types, le plus intéressé par la grande blonde visiblement, se décala brusquement de sorte qu'Alphonse, assit non loin de lui, se retrouve comprimer contre le mur et que Winry se retrouve face à lui.

- Salut, je suis Kyle, lança-t-il, charmeur.

La blonde releva les yeux vers lui (quittant à contrecœur son magasine de mécanique) et le jaugea un instant avant de lancer innocemment :

- Salut !

Edward resta silencieux, écoutant la conversation et gardant le regard obstinément rivé sur son bouquin, dont il ne comprenait absolument plus le sens.

- C'est quoi ton petit nom ?

Quel plouc, franchement. Technique de drague : zéro.

- Winry Rockbell.

Pourquoi lui répondait-elle, au fait ? Il était moche et visiblement stupide, aucune raison de lui parler.

- Tu voyages avec tes petits frères ?

- En fait euh…

Trop tard. Edward avait tiqué, et le terme « petit frère » ne lui plaisait pas, mais alors pas du tout.

- Qui c'est que tu traites de petit frère, le demeuré ?! gueula-t-il alors en se levant, regard haineux et méprisant.

Kyle se leva à son tour, rejeta ses mèches chocolat d'un mouvement de tête et toisa Edward, ses nombreuses têtes de plus semblant lui être appréciable. Il n'était pas impressionné par ce microbe. Pourquoi l'être, après tout ? En plus, il était plâtré, ce con. Rien a craindre.

- Comme ça tu n'es pas son petit frère. Alors tu es quoi ? Son neveu ? railla-t-il, ne connaissant pas encore les dangers de cette provocation.

- Absolument pas, tronche de cake !

- Vraiment ? C'est étonnant, tu es pourtant si pet…

- OSES LE DIRE NE SERAIT-CE QU'UNE FOIS ET JE TE REFAIS LA FACE TELLEMENT BIEN QUE TU NE POURRAS MÊME PLUS TE RECONNAITRE TOI-MEME !!

Les hurlements du blond frustré se répercutèrent en écho contre les murs, et Winry s'inquiéta du fait qu'il serait inévitablement entendu, à un moment ou à un autre.

- Ed, tu ne…

- Quoi ? coupa Kyle, ne prêtant désormais plus attention à sa proie, s'amusant beaucoup plus en énervant ce minus. Tu parles du mot « petit » ? Je trouve qu'il te qualifie plutôt bien, moi, le nabot.

Cette fois, ce fut la goûte de trop. Edward ne pouvait pas nier s'être emporter extrêmement vite, mais quelque chose le gênait dans ces insultes, quelques choses de personnel, autre que sa dignité écrabouillée. Il asséna un puissant coup de poing dans les côtes de ce crétin qui s'écroula face à lui, pour brutalement être projeté en arrière lorsque le genoux d'Edward eu atteint son nez. Son ami, encore silencieux jusque là, tenta de se ruer sur le petit blond pour le calmer mais ce dernier eu vite fait de s'en charger, le crochet du droit qu'il se reçut à toute vitesse l'assommant immédiatement. Winry était monté sur les sièges et tentait de redonner raison à Edward – qui ne l'écoutait plus – tandis qu'Alphonse essayait de réanimer l'adolescent inconscient dans des gestes paniqués.

L'aîné Elric s'accroupit près de sa victime, affichant un sourire sadique qu'il savait de qui tenir, tandis que Kyle balbutiait, le nez en sang, l'air affolé :

- Mais… où as-tu appris… à te battre comme ça… ?!

Edward agrippa son col, approcha son visage du sien, et expliqua à voix si basse que seul lui pouvait l'entendre :

- J'ai eu un bon professeur. Et saches que, justement, il n'y a que lui qui a le droit de me traiter comme tu as osé le faire sans s'en prendre plein la gueule. Tu t'en souviendras, je pense.

Là-dessus, il s'apprêta à lui asséner le coup final, brandissant son point décisif dans l'air, qu'un cri déchirant suivit d'une bourrasque vers l'arrière et des sifflements bruyants du train s'arrêtant retentirent. Tout cela à la fois, Edward mit un moment à se rendre compte que Winry s'était écoulée sur lui (allez savoir si c'était volontaire ou non), et le dévisageait avec effarement. Un instant s'écoula tandis que le blondinet reprenait pied, et elle s'exclama furieusement, lui décollant deux baffes au passage :

- Espèce de crétin ! T'as vus ce que t'as fait ?! T'es fier de toi ?!

Elle était désormais à califourchon autour de sa taille, et le rouge soutenu qui était apparut sur les joues d'Edward n'était pas seulement dû aux gifles. Continuant sur son élan d'injures, tous deux ne se rendirent pas vraiment compte que le train s'était définitivement arrêté et que les deux adolescents avait quitté rapidement le compartiment – le second ayant réussit à être réanimé par le preux Alphonse. Ce dernier, justement, coupa la blonde au bout d'un moment, en signalant d'une voix faible et passablement inquiète :

- Euh… ce n'est pas pour vous déranger, mais nous sommes arrivés.

Winry releva les yeux et sembla reprendre conscience de la réalité, pour enfin se rendre compte de sa position face à Edward, qui n'avait toujours pas bougé, à la fois intimidé et amusé de l'innocence furieuse de sa meilleure amie. Elle se releva en ronchonnant, contenant mal sa gêne, et s'enfuit à l'extérieur de la pièce. Alphonse jeta un regard désespéré vers son frère éternellement turbulent, tandis que ce dernier tentait à ignorer le souvenir qui le tiraillait lorsqu'il avait ressentit cette profonde aversion pour ce garçon qui tentait, inconsciemment, d'imiter Envy.

Ils retrouvèrent tous les trois un Hohenheim grand, blond, le regard un peu perdu dans le vague, et une mamie Pinako, minuscule et aussi vive que l'éclair. Edward râlait. Il faisait partit de ces élèves qui faisaient tout à l'envers ; du genre, son père habitait à Central, et pourtant il se réfugiait toute la semaine (y comprit les week-ends) dans une petite ville pommée telle que Resembool, préférant l'internat piteux et malodorant du lycée plutôt que de vivre chez Winry, avec Pinako. C'était leur idée, aux trois Elric, et les deux Rockbell n'avaient rien eu à dire sur leur décision, malgré qu'elles assuraient qu'ils ne les dérangeraient pas.

Mais, pourquoi Edward et Alphonse ne vivaient pas chez leur père, dans ce cas ? C'est très simple : Hohenheim était un grand scientifique participant aux progrès de la recherche, et n'était pratiquement jamais chez lui. Par conséquent, n'aurait en aucun cas pu s'occuper de ses deux fils. L'un en était désolé, et l'autre ravi (on se demande qui…).

Quoi qu'il en soit, Edward se retrouvait donc là, dans cette voiture, coincé entre Winry et Alphonse sur les sièges arrière, se désolant de devoir malgré tout passer les fêtes avec son crétin de vieux.

- Ed, arrête un peu de bouder, chuchota Winry pour qu'Hohenheim ne l'entende.

- Je boude si je veux !

- Tu verras, ça se passera bien.

Edward ne répondit pas, et alla même jusqu'à ignorer le regard éloquent que sa meilleure amie et son frère se lançaient. Il arrivèrent en début de soirée, vers vingt heures, et Edward (râlant toujours) se réfugia aussitôt dans sa chambre, pour ne plus avoir à supporter les paroles (aussi douces et gentilles soient-elles) de son père. Il ne l'aimait pas, c'était comme ça. Depuis la mort de sa mère il le reniait, et même si Alphonse continuait à jouer le beau et gentil fils en toutes circonstances, lui, ne pouvait pas.

Il s'écroula sur son lit et se mit sur le dos, observant la chambre au top de la modernité qui s'étalait devant lui. Au temps de sa mère, ils vivaient encore à Resembool, mais – pour une fois – Edward et son père avait eu le même réflexe ; celui de littéralement fuir les souvenirs envahissant de sa mère en déménageant et vendant la maison à un inconnu. Peu de temps après, Edward était entré au lycée, et n'avait jamais pus réellement vivre dans cette demeure au cœur de la ville.

Le lycée… malgré toute les choses tordues qu'il lui était arrivé, il devait avouer qu'il lui manquait, en ces temps là, ces temps de « vacances ». Mais que ou qui lui manquait, exactement ? Il n'aurait pus le dire, mais ne pouvait ignorer l'image brusque et nette de son rival apparaitre dans son esprit à cette pensée. Envy ? Lui manquer ? Ah, ah, la blague ! Comment un être aussi… aussi… hrum, pourrait lui manquer ?! Il devenait dingue, et cette pause allait lui faire le plus grand bien, finalement. Il ne s'en serait pas crut capable un jour, mais sa motivation redoubla suite à ces pensées, et il changea d'avis, sortit de sa léthargie boudeuse et revint sur ses pas, partant rejoindre sa seule famille au rez-de-chaussée.

- Hohenheim, ça t'aurait donc tué de préparer le sapin ?! C'est la veille de noël et tu nous imposes encore ce calvaire ! râlait Pinako lorsque l'aîné Elric apparut dans le salon.

- Je n'avais pas beaucoup de temps… et je ne comprenais pas comment ça s'emboîtait…

- Tu passe ton temps à essayer découvrir des formules chimiques pour trouver des vaccins en tout genre et tu ne comprends pas qu'il faut simplement poser le sapin dans un socle ?! s'étrangla la vieille femme, visiblement excédée.

Hohenheim allait répondre, toujours de cette voix calme et évasive, que Winry et Alphonse apparurent soudainement devant les yeux d'Edward.

- Tu es revenu ! Génial ! s'exclama le cadet.

- Tu comptes enfin profiter de noël, cette année ? rajouta Winry en souriant.

- On va dire ça, répondit vaguement le petit blond, peu entrain à ce que tout le monde lui rappelle ses quotidienne sautes d'humeur lors des périodes de noël.

- Bien, alors vient nous aider pour le sapin !

Et c'est ainsi qu'Edward, en grand mécanicien qu'il était, se retrouva enroulé dans des tonnes de guirlandes multicolores, si bien qu'Alphonse alla même jusqu'à proposer qu'il joue le rôle du sapin, cette année – proposition qui fut rejetée par Pinako avec le plus grand sérieux, affirmant qu'il était beaucoup trop petit et que, placé sur une chaise, il arriverait à tomber. Après, donc, quelques hurlements furieux du blondinet vexé, ils dînèrent dans la joie et la bonne humeur (Edward à l'opposé d'Hohenheim tout de même) et vint l'heure de la remise des cadeaux, patientant depuis le début de la soirée sous le sapin fraîchement monté, au grand damne des trois adolescents impatients, qui avaient déjà depuis longtemps remarqué quel paquet était pour qui. S'installant paisiblement dans le salon, Pinako donna sonna le départ lorsque l'horloge elle-même indiquait minuit, et le trio se rua sur les paquets, se poussant presque pour savoir à qui aurait le premier.

Aux anges, Edward déchira le premier, le plus imposant, emballé dans un papier rouge vif, pour s'émerveiller devant la collection complète de son auteur favori, Damian Cleves, dont il avait lu un bon nombre de roman, sans jamais pouvoir se les acheter, ou bien même trouver le moyen de se procurer les plus rares. Il releva les yeux, brillant de bonheur, et Winry lui adressa un petit sourire complice qui le fit rougir. Aussitôt il l'étreignit avec force en la remerciant de toutes les façons possibles tandis qu'elle s'écriait que Pinako était aussi de la partie ; puis il continua les découvertes avec bonne humeur (si, si, c'est possible). Il attrapa un nouveau cadeau, plus petit cependant – ne se résumant qu'à une simple enveloppe, en fait – et il fit mine d'ignorer les coups d'œil impatients et joyeux de son frère, qui était sans doute l'auteur de ce présent. Il l'ouvrit, et eu un sursaut de stupeur en découvrant deux places pour l'avant première d'un film qu'il attendait depuis bientôt deux ans. Abasourdit, il fini par se ruer sur son petit frère en lui ébouriffant vivement les cheveux, provoquant quelques chahut parmi les trois adolescents surexcités. Après avoir lui-même été remercié par Winry (il lui avait offert une superbe boite à outil qui l'avait littéralement ruinée) et par Alphonse (à qui il avait offert un baladeur CD) il s'attaqua à son cadeau restant, celui de son père. C'était un livre, recouvert d'une couverture de cuir brune.

- C'est un recueil de contes, il en réuni quelques très célèbres et d'autres provenant de Resembool, informa Hohenheim alors qu'Edward feuilletait avec précaution l'ouvrage. Je… je sais que ta mère t'en racontait souvent, et que tu les adorait. Alors j'ai voulu t'offrir l'original.

Bouleversé et assaillit par les nombreux souvenirs de Trisha Elric, Edward mit un moment avant de se lever et de lentement enlacer son père, sous les regards attendrit de l'assemblée et surprit d'Hohenheim, qui ne s'attendait pas vraiment à ce que son fils aille jusqu'à le prendre dans ses bras.

Une fois ce moment d'émotion écoulé, tout le monde était partit pour se coucher, que Pinako héla Edward, commençant à monter les escaliers.

- Ed, je viens de trouver ça sur le perron, expliqua-t-elle en lui tendant une petite boite emballée dans un papier vert. Je ne sais pas de qui il est, mais c'est pour toi.

Le concerné redescendit, et Winry fut la seule à l'attendre, Alphonse trop épuisé pour retarder l'échéance de son gros dodo. Il examina un instant la boite, et sa meilleure amie proposa, constatant l'embarra de sa grand-mère :

- Euh… Ed, il est tard, tu n'as qu'à venir dans ma chambre pour l'ouvrir, mamie Pinako pourra tout éteindre.

- Hein ? Euh, oui, d'accord, souffla l'Elric, encore trop intrigué par cette boite pour faire attention à quoi que ce soit d'autre.

Ils montèrent et s'installèrent dans une des nombreuses chambres d'amis, qui avait été très vite attitrée pour Winry. Il s'assit sur le lit, son amie intriguée elle aussi, et il ouvrit la boite, pour en ressortir un petit écrin de velours, d'un vert sombre lui aussi, qui le rendit mal à l'aise. Il l'ouvrit précautionneusement, et son regard se posa sur un élégant anneau d'argent, lisse et brillant, semblant avoir été moulé pour son doigt.

- Wouah ! Il est superbe ! commenta Winry, émerveillée. Qui a bien put t'offrir ça ?

Edward ne répondit pas, trop occupé à ausculter ce cadeau étrange. Il fit tourner l'anneau entre ses doigts, et son regard se posa sur une légère gravure à l'intérieur du bijou ; une lettre, unique, simple et précise : un E. Il frissonna et ne mit pas longtemps à faire la relation entre cet écrin vert et cette lettre significative : Envy. Quoi que cela aurait aussi bien put signifier Edward. Il n'était pas sur de lui, mais ne pouvait s'empêcher de se conforter dans cette idée. Envy lui avait offert un cadeau ? Etrange… Que lui voulait-il ? Encore jouer avec lui ? Quel enfoiré. Même en vacance, il arrivait à lui pourrir la vie.

- Ed ? Ça va ? Tu as deviné qui t'as envoyé ça ? s'enquit alors Winry, perplexe devant le silence choqué de son ami.

- Je, euh… non, j'en ai aucune idée, mentit-il alors, ne tenant pas particulièrement à ce que son amie s'interroge sur ses relations avec son pire ennemi.

Puis, ne sachant vraiment pourquoi, il passa l'anneau à son annulaire droit, plus poussé par une force inconnue que par un réel désir de porter un bijou offert par cette ordure. Sa meilleure amie ne lui posa pas trop de questions, et s'attaqua à étaler le contenu de sa nouvelle boite à outils sur le lit, surexcitée. Edward détourna les yeux de l'anneau et la regarda faire, sourire tendre accroché aux lèvres, heureux que son cadeau l'enchante à ce point. Au bout d'un moment qu'Edward n'aurait su qualifier de long ou non, elle releva des yeux brillants d'une reconnaissance infinie vers lui, et lança, les joues rougissantes :

- Je… merci, Edward. C'est merveilleux.

- Tant que tu ne t'en sers pas pour m'exploser la boite crânienne, je vais dire que je suis content que ça te plaise.

Elle rit, Edward aussi, puis se rapprocha de lui, ce qui eut pour effet instantané de le crisper d'angoisse. Aïe… Il savait que cet instant allait arriver. Un jour ou l'autre, c'était écrit. Mais maintenant, alors qu'il était troublé par le souvenir et les attentions d'Envy, il avait peur. Beaucoup trop peur. Elle prit ses mains, il répondit machinalement. Elle se pencha vers son visage, et ses lèvres emprisonnèrent celle du petit blond avec tendresse, auquel il ne put que répondre.

Il avait toujours aimé Winry. Du moins, c'est ce qu'il s'était toujours dit. Elle était la seule femme de sa vie, hormis sa défunte mère, et elle avait toujours été si présente pour lui, qu'il n'avait put penser autrement. Mais maintenant… que devait-il faire ? Comment devait-il considérer le fait qu'il avait déjà couché avec quelqu'un ? Avec un garçon qui se trouvait être son pire ennemi, de surplus. Devait-il s'en soucier ? Ou bien devait-il bannir Envy de sa vie une fois pour toute, et profiter de cet instant qu'il avait si longtemps désiré ?

Les mains de Winry qui s'égaraient à lui dégrafer sa chemise lui indiquèrent clairement quelle solution choisir, et c'est dans un soupire résigné qu'il s'abandonna à ses bras fins, la faisant rouler de côté, dégageant d'un geste les outils éparpillés, et continuant de l'embrasser aussi passionnément que possible.

La situation s'enchaîna bien vite, et Edward se sentit mal à l'aise. Il était absent, et ce n'était pas Winry, son amie d'enfance, qui était face à lui. Non, lui, il avait les paupières clauses, et c'était un tout autre visage qui flottait dans son esprit. Des cheveux de jais, un sourire gourmand, un souffle chaud et une peau douce et courbée par des muscles, deux yeux d'améthystes qui lui donnaient le tournis, une respiration haletante et des sarcasmes lancés avec agressivité. Ce n'était pas elle qu'il sentait sous lui, ce n'était pas sa meilleure amie qu'il souhaitait observer, et ce ne fut pas son prénom qu'il cria, à corps perdu, tentant d'appeler quelqu'un qui ne pourrait le rejoindre…

- ENVY !!

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Héhé, fini ! Bon, alors je précise que la dernière scène à été écrite rapidement et sans grands détails. Parce que... j'aime beaucoup Winry, c'est pas le problème, mais... wouah, trop dure à écrire ce genre de scène ! Et puis, de toute manière, les lecteurs ne veulent pas du EdWin, mais du EdEnvy, alors ! (comme moi, d'ailleurs :)) En tout cas j'espère que ça vous a plus, et si, par ailleurs, vous avez une idée sur le titre du film dont Edward a la place, je suis toute ouie, parce que je suis en méga panne sèche là ! XD

Allez, à plus taaaaard !