Et voilà le 9 ! J'aurais voulu le poster un peu plus tôt, mais y'a eu un fuckin' bug avec mon ordi, donc ça a été retardé... Enfin, comme à l'accoutumée, je remercie encore et encore mes reviewer, leur soutien compte énormément :).
Pour info, ce chapitre aussi me trôtait dans la tête depuis moult temps, et j'ai adoré l'écrire, même si il vire un peu au drama... Enfin, ne vous en faîtes pas, ça redeviendra gaie (gay ? :p) par la suite !
Allez, bonne lecture !!!
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Chapitre IX
Jalousie
Il était trois heures du matin lorsque Edward et Winry furent assez promptes à déguerpir. Par le biais du portable de la jeune femme, Hohenheim avait signalé qu'il passerait chercher Alphonse, encore trop jeune pour rester dans ce genre d'endroit si tard – ce qu'il fit, une demi heure plus tard, déboulant comme un idiot dans la salle, regard éternellement perdu, appelant désespérément son fils cadet qui ne quittait pas des yeux la fille avec qui il dansait depuis le début de la soirée.
Un peu secoué, les jambes chancelantes et l'esprit brumeux, Edward se félicita tout de même de ne pas avoir prit plus de verres, en voyant l'état dans lequel étaient certains des danseurs. Plus rien ne relevait d'une fête médiévale, désormais. Tout avait été restitué au 21ème siècle lorsque l'on constatait les hurlements et les rires grotesques des invités complètement défoncés, les costumes débraillés de tout part, et la musique moins baroque que jamais, s'étant convertie à la techno battante et abrutissante. Sentant dangereusement poindre la migraine, il retrouva rapidement le poignet d'une Winry maladive, et lança (ou plutôt hurla) à son oreille :
- On rentre, maintenant !
Elle opina vivement, apparemment déjà assaillit par le mal de crâne, et ils s'en allèrent sans plus de cérémonie, ne saluant rien ni personne, puisque dans tous les cas, rien ni personne n'était là pour les saluer. Savourant l'air frais sur leur visage, tout deux rayonnèrent de bonheur en respirant à plein poumon une fois dehors, et comme pour lui rappeler qu'il était loin d'avoir à se réjouir, le souvenir d'Envy sembla frapper le haut du crâne d'Edward, si bien que sa tête partie en avant d'elle-même. Il ne repensait pas tellement à ses menaces, elles étaient plutôt minimes, pour lui, ou bien familières ; il en avait l'habitude. Non, ce qui le choquait le plus, dans cette histoire, c'était les derniers mots qu'il avait eu de lui jusqu'à cette heure : « Bonne année, Edward. » C'était la première fois qu'il daignait l'appeler par son prénom ! Ce n'était pas le nabot, le microbe, le minus, le nain, le minimoy, la crevette, l'acarien, la fourmi… (il grimaça sous l'avalanche de ces surnoms agressifs) Nan, c'était Edward. Rien qu'Edward.
Se grattant nerveusement le cuir chevelu, il se sourit à lui-même, se traitant d'imbécile de s'arrêter sur un détail aussi stupidement insignifiant, mais qui, au fond de lui, embaumait son cœur comme le plus doux des compliment. Cette fois le grattement de tête se transforma en véritable coup de poing, tant il se trouva niait de penser de tels trucs. C'était quoi, ce délire ? Il l'avait envoyé valser, et maintenant il rougissait pour la simple appellation de son prénom ?! L'alcool, même à dose raisonnable, n'avait vraiment pas bon effet sur lui ! Il était urgent d'arrêter, là !
- Ed, on fait un tour avant de rentrer ? s'enquit soudainement Winry en s'emparant de sa main plâtrée, celle qui ne lui servait pas à se taper dessus.
Son regard vacilla jusque à elle, et il balbutia faiblement son accord, l'esprit toujours flou, ses gestes retardés par le mélange de la fatigue et de la boisson. Au bout de quelques minutes de marche silencieuse, Winry fit glisser sa main sur son ventre, grimaçant de douleur.
- Ça ne va pas ? s'inquiéta son petit ami.
- Si, si, j'ai… j'ai sans doute un peu trop bu. Mon estomac n'aime pas ça, on dirait…
- Tu as surtout bu trop vite.
Edward se remémora la quantité impressionnante de verre que Winry s'était enfilé sous ses yeux (largement plus élevé que celle que lui-même s'était permit, d'ailleurs), sans pour autant démontrer quelconque symptôme d'intense déchirement. Elle n'avait pas l'air si saoule que ça, en fait, mais juste comme lui, ses yeux baignaient dans le vague et sa marche demeurait maladroite. Il fallait croire qu'elle tenait particulièrement bien l'alcool ; Edward se surprit à en tiquer de jalousie, humilier par le fait qu'une fille (sa petite amie, de surplus) soit plus apte que lui à tenir la boisson. Enfin, ses plaintes n'allaient rien changer, il se passa donc de commentaires rageurs inutiles, forgeant son visage dans une indifférence mauvaise qu'elle ne remarqua pas. A la place, elle riva son regard vers le lointain, toujours main dans la sienne, et souffla paisiblement, sa voix masquée tout de même d'une appréhension timide :
- Tu sais, Ed… Malgré le… l'incident de la première nuit, je… je suis vraiment heureuse d'être avec toi.
Le concerné se raidit, et de lourdes sueurs froides dévalèrent son dos en cascade.
- Ah… ? se contenta-t-il de lancer, au comble de l'angoisse.
- Oui. C'est… c'est pour ça que…que j'aurais aimé réessayer, juste pour que cette fois… enfin… que cette fois tout soit parfait.
Cette fois le mal de cœur le guetta sérieusement, et il hésita entre pleurer ou courir pour trouver de quoi se pendre. A la place, il joua la carte de l'imbécile né, et assura, feignant une joie soudaine et authentique :
- B-Bien sur ! Quand tu veux ! C'est…C'est pareil pour moi !
Elle examina un instant ses traits crispés et désormais couvert de sueur, puis l'honora d'un franc sourire, les joues rosies, visiblement au comble du bonheur.
- Merci, Ed !
Elle le prit dans ses bras – étreinte à laquelle il répondit machinalement – enfouit sa tête dans son cou, et murmura faiblement, son souffle tiède semblant bien piètre par rapport au brûlant d'Envy :
- Je t'aime, Edward.
Cette fois le jeune homme ferma les yeux de désespoir, avec la réelle envie de se filer une balle dans la tête. Pourquoi était-il un si bel enfoiré ?!
- M-Moi aussi…
Il avait été incapable de le dire mot pour mot, mais elle sembla satisfaite. Rouge de bonheur, elle se détacha de lui vivement et emprisonna ses lèvres contre les siennes avec tendresse et passion, qu'il ne pouvait se résoudre à partager, le cœur malheureusement trop petit pour réussir à l'y accueillir, la place dominée par un tout autre personnage.
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Personnage qui, non loin de la, à demi dissimulé derrière un mur, observait la scène et détaillait chaque mot, chaque geste, laissant une douleur et une rage indescriptible envahir ses sens.
Envy avait retiré son chapeau et son masque encombrant, à l'instar d'Edward et Winry, et s'amusait à suivre le nabot depuis la fin de la soirée, en quête d'une nouvelle occasion de lui voler un baiser. C'était étrange, de penser ainsi. C'était comme si ce nain l'obsédait… il était continuellement attiré par son visage, son sourire, ses lèvres, son corps… Il était sa drogue, sa dépendance, et pourtant cela en restait douloureux. Oh, jusque là, Envy n'avait pas trop souffert ; malgré les pseudos réticences de la fourmi, il savait qu'il était incapable de le repousser indéfiniment, ce qui le rassurait. Seulement, maintenant, alors qu'il laissait ce flot d'émotions l'envahir en regardant Edward et la blonde s'embrasser, il comprenait ce qu'était réellement la douleur. Il avait l'impression d'être traîné sur un lit de lames de rasoir, de sentir des sabres affûtés entailler la moindre parcelle de sa peau, se rapprochant de son cœur à claque coup, plus violent encore que les précédents. Et cette douleur, étrangement, le projetait dans une colère noire, assez pour qu'il eu envie de les réduire en cendre, tous les deux, maintenant. Et c'était sans douce ce qu'il aurait fait si ses jambes n'avaient pas été réduites au silence, derrière ce mur, glacées d'effroi devant cette vision inattendue.
Alors comme ça… Edward sortait avec elle ? Depuis combien de temps ? Pourquoi ? Qu'avait-elle dit ou fait pour qu'il accepte d'être sien, alors que lui, après tous ses efforts, se faisait repousser ? Comment osait-il préférer cette blonde écervelée à lui ?! Et puis, merde, c'était quoi ce mal de bide ?! Il se détourna de la vue des deux tourtereaux toujours enlacés et se passa une main sur l'abdomen, comme si cela allait apaiser ses souffrances qui, il le devinait, étaient loin d'être physiques.
Il soupira en se massant le front, désormais le dos appuyé contre le mur, et malgré lui la conversation d'Edward et Winry se repassa en boucle dans sa tête : il avait couché avec elle, de toute évidence, mais ça ne s'était pas bien passé…– pourquoi ? Elle avait voulu recommencer, il avait dit oui. Elle lui avait dit qu'elle l'aimait, il avait dit « moi aussi ». Elle l'avait embrassé, il ne l'avait pas repoussé, elle. Elle, elle, et encore elle. C'était elle la source de ses tourments, c'était elle qui s'accaparait sa drogue, c'était ELLE la voleuse ! Il glissa contre le mur silencieusement, les objets de sa haine ne remarquant rien. Non, Edward ne le remarquait pas. Ou plus, depuis qu'il avait le sentiment d'avoir été clair avec lui. D'ailleurs, cela avait frôlé l'évidence, durant la fête : la minus avait délibérément décidé de l'ignorer, évitant malicieusement tous les recoins d'ombre, collant au cul de cette blonde ou de son abruti de frère, pour lui ôter toute possibilité de nouvelle rencontre. Jusque là, ces gestes n'avaient pas eu grande importance, au moins sa façon de lui souhaiter la bonne année avait et l'effet escompté (il semblait en être resté ahuri pendant un bon moment) seulement maintenant, le savoir hors de porté bien qu'a quelques mètres, pour la simple raison qu'il se tenait dans les bras de cette crétine, l'enrageait littéralement. Il fulminait, et son besoin de tabasser quelqu'un s'en trouvait automatiquement augmenté. Mais taper qui ? Il envisagea la vieille femme qui lui faisait penser au Vieux Croûton, sur le trottoir d'en face (d'ailleurs qu'est-ce qu'une mémé foutait dans la rue à trois heures du matin ??!!), mais repoussa cette idée, sachant que de toute manière elle serait incapable de se défendre, ce qui l'aurait frustré. Puis il songea aux abrutis restés dans la salle des fêtes, complètement fait, mais son estomac déjà torturé par cette insistance de douleur se plaignit d'avance de retourner dans un endroit où baignaient l'alcool et le tabac. Soupirant de lassitude, la voix de Winry le fit presque sursauter, alors que cela faisait bien deux minutes qu'ils se nettoyaient la bouche mutuellement.
- On rentre ?
- Euh… OK, répondit la voix du minus, déclenchant une tornade de frissons dans le dos du brun, qui décidément restait ultrasensible à tout ce que faisait sa « drogue ».
Il entendit leur pas s'éloigner, et sa conscience lui dicta de cesser de les suivre, de rester là où il était s'il le désirait, mais de laisser ce crétin tranquille, qu'il n'avait pas à se mettre dans de tels états pour lui. Mais, bien sur, depuis quand Envy écoutait sa conscience ? Il savait que ça risquait de lui retomber dessus, mais il se disait que cela ne pouvait être pire que maintenant, alors qu'Edward appartenait à Winry, et qu'ils envisageaient tous deux de coucher ensemble une SECONDE FOIS, alors que lui n'avait eu droit qu'à une. Donc, poussé par ses instincts rageurs et par une… jalousie fulminante, il se leva doucement, attendit qu'il y ait cinquante bons mètres d'écart, et les suivit, longeant les murs pour être capable de se cacher au cas où un des deux auraient l'idée de se retourner.
Ce fut une bonne initiative, justement, car il eu tout juste le temps de se faufiler derrière une poubelle lorsque Winry s'arrêta brusquement, une main sur son ventre, visiblement mal en point.
- Que… qu'est ce qu'il y a ?! s'inquiéta aussitôt son abruti de petit ami en la retenant par les épaules.
- Je… je vais… je reviens !
Elle plaqua une main sur sa bouche et se rua à l'intérieur d'un bar de nuit sur le trottoir opposé. Ravi de cet incident de passage, un sourire carnassier se dessina sur les lèvres du brun, alors qu'il se dévoilait à la vue du blond, resté pantois au beau milieu du trottoir. Il sursauta en le remarquant, et balbutia, alors que le jeune homme se ruait sur lui :
- En… Envy ?!
Ne lui répondant pas, il attrapa son col violemment et l'entraîna au pas de course dans une ruelle perpendiculaire à leur rue principale, servant apparemment d'imposant local poubelle pour le restaurant fermé à leur gauche. Il balança le blond contre le mur qui délimitait l'impasse, et s'écria, d'une voix plus forte qu'il s'y était préparé :
- Alors comme ça tu sors avec cette crétine ?!
- Que… comment sais-tu…
- Je vous ai entendu, pauvre con ! coupa-t-il si brusquement qu'Edward se plaqua plus encore en arrière.
Haïssant la distance qui les séparait, Envy s'occupa de la faire disparaître, même si cela revenait au fait de brutalement enfoncer son poing dans les côtes du minus, qui s'écroula à genoux, souffle coupé. Bien loin des élans de pitié, il le releva brusquement et le replaça contre le mur, sa tête s'y cognant fortement. Il ne savait pas tellement quoi lui hurler à la figure, il ne savait pas comment expliquer sa rage, mais il avait besoin de le frapper, de se venger, de lui faire payer.
- Je t'ai dis que c'était peine perdu, souffla Edward, un éclat de défit dans ses yeux d'or embués de larmes sous la douleur.
Qu'il ose répondre ne fit qu'accroître sa rage douloureuse, et il mêla le geste à la pensé en abattant son poing sur sa joue lisse et sans défaut (une joue qu'il mourrait d'envie de dévorer, qui puis est). Il s'écroula au sol dans un bruit sourd, se faisant la réflexion que jamais Envy n'avait été si violent, même avant leurs ébauches ambiguës. Se relevant péniblement, les gestes toujours aussi ralentis, Edward tituba un peu en arrière, tandis qu'Envy se rapprochait de lui à nouveau, son pied atteignant désormais ses côtes, projetant son corps contre le mur.
Envy n'en pouvait plus, il était partit pour le tabasser toute la nuit, s'il en avait été ainsi. Appuyant chacun de ses coups sur le corps frêle de son amant (il se refusait de pensé « ex-amant ») il hurlait comme un dément, se surprenant à constater que la douleur d'Edward l'atteignait lui-même en plein cœur, que ses ruades de coups de poings, de pieds, le faisait souffrir presque autant que lui.
- COMMENT AS-TU PUS FAIRE ÇA, ENFOIRÉ ! T'ES A MOI ! RIEN–QU'A–MOI !!
Ses trois derniers mots avaient engendrés trois coups de poings successifs ; à savoir un sur la joue droite, sur la joue gauche, puis dans l'abdomen. Edward était faible et fatigué, il ne se défendait pas, ou si peut – se contentait de placer ses avants bras en bouclier autour de son visage ruisselant se sang, des larmes glissant comme des diamants le long de ses pommettes bleutés. A cette vision, le regard d'Envy lui-même se troubla, et il fit obstacle à cette sensation humiliante en hurlant, abatant son pieds sur la cuisse du petit blond, qui visiblement était incapable de le soulever pour lui donner une chance de se défendre :
- ARRÊTE DE PLEURER, MICROBE !! ARRÊTE !!
- Fais-en de même, alors…, répliqua faiblement mais sèchement le jeune homme gisant à ses pieds.
Envy poussa un nouvel hurlement déchirant, abattant derechef son poing sur le torse d'Edward qui eu un léger sursaut, croyant sans doute que cela aurait délibérément effacé sa peine, et peut-être même dissout les traîtresses de larmes qui dévalaient ses joues. Passant une main haineuse sur son visage, il se rendit compte de l'importance des dégâts, et le trouble l'envahit à l'idée de c'était la toute première fois depuis il ne savait combien d'années qu'il laissait la douleur l'envahir au point d'en pleurer – même la mort de ses parents n'avaient pas réussit à lui faire verser une larme. Qui était ce minus, bon sang, pour réussir à détruire ainsi ses barrières impassibilité ?! Qui était-il pour le laisser souiller son visage ainsi ?! Hein, qui était-il, pour lui ?!
- Envy…, souffla sa victime faiblement, du sang plein la bouche, sa main cherchant presque à tâtons la cheville du brun.
Edward releva les yeux, et le visage indescriptible de son agresseur le bouleversa. Il avait les yeux rivé sur lui, mâchoire serrée, yeux rougit par des pleures inédites, regard figé dans un désarroi presque palpable. Regrettait-il ? Non, impossible, Envy ne regrettait jamais ses gestes. Il assumait, toujours, au contraire de lui, qui était incapable de gérer sa relation avec Winry et ses sentiments envers lui. Il était pitoyable, il méritait ces coups.
- Envy… ! répéta-t-il plus fortement, alors que le brun ne répondait toujours pas, figé dans sa stupeur inébranlable.
Soudain, des bruits de pas les ramenèrent sur terre, et tous deux semblèrent reprendre conscience de ce qui les entourait. Envy prit une infime mais profonde respiration, se pencha une dernière fois sur la chose blonde allongée sur le sol, agrippa son col avec brutalité, tenta de faire abstraction de son magnifique visage meurtrit par sa faute, et siffla, aussi glacial que ses larmes dévastatrices :
- Je n'en ai pas fini avec toi, nabot. Tu ne t'en tireras pas comme ça, j'en fais le serment.
Là-dessus, il aplatit sa bouche contre la sienne, les paupières closes mais crispées d'une douleur et d'un désir plus intense que jamais, et le repoussa au sol violemment, s'échappant ensuite d'un pas rapide de l'impasse silencieuse.
Dans la rue, Winry avait un moment cherché du regard son petit ami désormais aux abonnés absents, et c'est un peu inquiète qu'elle avait continué tout droit, en direction de la maison, se disant qu'Edward en avait peut-être eu marre de l'attendre et qu'il était rentré – ce n'était pas son genre, mais après tout, l'alcool révélait des points de caractère insoupçonnés, parfois. Respirant profondément pour éviter un nouveau mal de cœur, ce dernier eu un raté lorsqu'elle aperçu Envy, face à elle, qui sortait d'une ruelle, le visage sombre et haineux. Il était vaguement habillé à son instar, ce qui laissait supposé qu'il était à la fête précédemment, à sa grande surprise. Que faisait-il à Central ?! Elle le fixa tout au long de la route, tandis qu'ils avançaient face à face ; elle, la mine soupçonneuse et préoccupée, lui, le visage glacé, sombre et énervé. Pendant tout le chemin qui les séparait encore, elle crut qu'il ne l'avait pas remarqué, mais elle manqua de trébucher lorsque, à l'instant où ils se croisaient, il releva les yeux vers elle, pour lui infliger le regard le plus effrayant qu'il lui ait été donné de voir. Un mélange de dégoût, de méprit, et d'une haine plus profonde que n'importe qui. Des frissons de terreur lui parcourant l'échine, elle détourna vivement les yeux de cet être si effrayant et accéléra le pas, troublée au possible et sentant poindre le mauvais pressentiment à plein nez. Où était Edward ?! Elle avait la certitude désormais qu'il était loin d'être rentré, et qu'Envy était en rapport avec sa momentanée disparition. Suivant son instinct, elle se précipita dans la ruelle qu'il venait de quitter, et ce qu'elle trouva la glaça d'effroi : Edward, gisant sur le sol, ses cheveux éparpillé sur son visage en sang, ses vêtements en lambeau, un souffle visiblement difficile et douloureux.
- EDWARD ! s'écria-t-elle, paniquée, en se ruant sur le jeune homme.
Ne sachant trop comment procéder, elle décida tout d'abord de soulever son visage, et alors qu'elle pleurait d'angoisse, les cheveux du jeune homme glissèrent sur son visage angélique, laissant découvrir des lèvres ensanglantées figées dans un rictus tendre, désolé, amoureux.
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Héhé... vos avis ? :)
