Yop ! UN GRAAAAAAAAND MERCI POUR VOS REVIEW, VOUS ÊTES MER-VEI-LLEUX !! :) Nan, vraiment, c'est génial. Enfin bref, voici voilou le chapitre 10, qui n'a pas en soit une énorme importance mais que j'ai bien aimé écrire, surtout le passage à la cantine :)
Quoi qu'il en soit, j'espère qu'il vous plaira ! :) Bonne lecture !
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Chapitre X
Rentrée
La fin des vacances ne fut pas tellement réjouissante d'un côté comme de l'autre. Edward la fini en partie à l'hôpital, la force des coups d'Envy ayant réussit à lui déplacer l'épaule, tandis que ce dernier s'était réfugié sous un pont, jouant les bonshommes de neige, son compte en banque ayant volontairement été bloqué par Lust, qui visiblement souhaitait impérativement qu'il revienne – fauché mais trop fier pour répondre à ses attentes, il s'était résolu à finir cette semaine de « repos » en compagnie de clochards ivrognes et plutôt bavards.
C'est donc ainsi que, pour eux deux, la rentrée fut accueillit par des élans assez imposants de mauvaise humeur…
- Ed ! Viens, nous avons cours en 300…
- Fait chier ce putain de prof de français qui n'est pas foutu de trouver une salle au premier !! gueula Edward Elric dans tout le couloir, faisant tressaillir de gène une Winry malgré tout habituée.
Déboulant au troisième étage, comme l'avait indiqué la jolie blonde, il se fraya un chemin un peu brutal au travers des élèves piaillant leur merveilleuses vacances et se posta près d'une fille de sa classe, qu'il avait vaguement reconnue malgré sa nouvelle coupe de cheveux (très moche, soit dit en passant). Elle aussi était plongée dans une conversation animée avec une autre gamine, racontant qu'elle avait rencontré un certain Bryan pendant son séjour au ski, qu'il était « trop beau, trop drôle, trop intelligent, et patati, et patata… ». Edward ronchonna, plus mauvais que jamais, et il eu tout juste le temps de lever les yeux au ciel qu'un hurlement de douleur se fit entendre, tandis que la foule face à lui semblait brusquement s'écarter sous le passage violent d'un inconnu.
- Dégagez, bande de cons ! hurla une voix reconnaissable entre mille.
Le cœur d'Edward ne fit qu'un tour et il s'enfonça dans un infime creux entre le mur et deux casiers, tandis que les élèves faisaient des violents bons en arrière sous l'arrivée d'Envy. Ce dernier lui passa devant d'un pas rapide, sans même un regard, ses cheveux d'onyx aux reflets émeraude semblant hérissés sous un agacement palpable. Son irritation gagna bientôt Winry, qui siffla en sa direction rageusement, tout en commençant d'ors et déjà à le suivre avec l'implacable intention de lui faire comprendre sa façon de penser quant à sa dernière rencontre avec Edward. Ce dernier, plutôt soulagé qu'Envy ait décidé de l'ignorer, la retint aussitôt par le bras, répondant à son regard incrédule et furieux :
- C'est bon, c'est inutile.
- Ce n'est pas inutile, tu as passé tes vacances à l'hôpital à cause de lui, nom de Dieu ! clama-t-elle, chuchotant néanmoins, évitant remarquablement bien les oreilles traînantes des commères de sa classe.
- Je sais ce que je fais, d'accord ? Il est hors de question de débuter notre rentré là-dessus, alors retiens-toi, s'il te plait.
Constatant qu'elle hésitait encore, l'arrivée de son professeur de français – Mr Havoc – lui permit d'entraîner Winry sur un autre terrain, en lui attrapant rapidement la main et lançant vivement :
- Viens vite, j'ai pas encore envie de me retrouver devant.
Sa méthode fonctionna, et elle perdit vite le fil de ses pensés en répondant aux coups de coude rageurs des élèves qui, comme eux, n'avaient aucune envie d'être dans la ligne de mire de leur toxico de professeur. Ravis, ils dénichèrent une super place près de la fenêtre, et Winry gagna la bataille pour savoir qui aurait LA place près du mur. C'est donc derrière la table du milieu d'une rangée de trois qu'Edward prit place, sa mauvaise humeur vaguement apaisée par ses plaisanteries avec sa… petite amie. Malgré tout – à croire que le destin lui en voulait sérieusement – la place à sa gauche était égale à la dernière place de la classe ; et le dernier à entrer dans la salle ne fut autre que son superbissime, fabulissime, merveilleusissime Envy adoré, qu'il accueillit sans même un regard, une vague de sueurs froides perlant sur sa nuque, l'angoisse l'étranglant avec force. Winry s'était redressée elle aussi en voyant le brun s'asseoir nonchalamment à côté de lui, et Edward eu la sensation d'être coincé entre deux frigidaires ambulants. L'un était d'une froideur limpide et bouleversante, tandis que l'autre semblait se retenir à la table pour ne pas lui sauter à la gorge. Écrabouillé de stresse sur sa chaise, l'heure fut particulièrement longue, d'un silence total, et les poumons d'Edward furent comme libérés lorsque la sonnerie divine retentit dans le couloir. Envy se leva rapidement et disparu en premier de la salle (dernier entré, premier sorti, telle semblait être sa devise), tandis qu'Edward se décomposait sur place, et que Winry fulminait.
- Pourquoi est-ce que tu ne lui fous pas une droite, pour te venger ?! râlait encore la blonde, alors que, deux heures plus tard, ils se rendaient à la cantine.
L'aîné Elric médita un instant sur cette question, allait inventer un mensonge du genre « parce que j'ai encore mal aux articulations, c'est pas bon pour mon poignet… » – cherchant à masquer le fait qu'il n'avait aucune envie de s'approcher d'Envy pour le moment, quelle qu'en soit la raison – qu'une voix faiblarde les héla dans leur dos. Se retournant, ils virent Alphonse, souffle court, ayant visiblement couru pour les rejoindre.
- Vous auriez pu m'attendre ! clama-t-il, vexé.
- Désolé p'tit frère, mais on t'a complètement zappé, se justifia piteusement Edward, cependant ravi que la conversation ait à nouveau dévié d'Envy.
- J'avais bien remarqué. De quoi parliez vous ?
Bon, raté pour la déviation. Vivement le prochain virage.
- D'Envy, siffla Winry entre ses dents. Ed refuse d'aller lui dire ce qu'il pense !
- Serais-tu une mauviette, Edo ? ricana Alphonse, alors qu'ils s'engageaient dans la queue bondée de la cantine.
- Absolument pas ! se défendit aussitôt la mauviette en question (si, si, il en était une, je confirme). Je… j'irai lui parler… quand le moment sera venu.
S'empourprant, la stupidité qu'il sentait sur son visage semblait également interprétée par les grimaces navrées de ses interlocuteurs.
- Et quand viendra-t-il, d'après toi, ce… « moment » ? s'enquit malicieusement son frangin, qui commençait à devenir un peu trop malin à son goût.
- Je… j'en sais rien, et puis assez parlé de moi ! Ca donne quoi avec la rouquine, comment s'appelle-t-elle, déjà ? Ah, oui, Jennyfer.
Il avait touché une corde sensible, restant tout de même le plus mesquin des Elric. Piquant un fard, Alphonse détourna aussitôt le regard en balbutiant :
- Ce… ce ne sont pas tes affaires… !
- Rhoo, allez, tu peux bien dire toutes tes petites histoires d'amûûûr à ton vieux frérot, nan ? railla le petit blond, provoquant les vifs éclats de rire de Winry, et l'humiliation assurée de son petit frère.
Il avait entouré les épaules d'Alphonse et ébouriffait ses cheveux, tout en ricanant malicieusement. Se dégageant de ses bras, le jeune seconde remit d'un geste sec sa veste en place et expliqua d'une voix tendue :
- Elle… elle est encore en troisième et… et puis de toute manière elle habite à Central, ça ne sert à rien d'espérer, je ne la verrait jamais…
- Mais tu sais, tu peux passer plus de temps chez ton père, je ne pense pas que ça le dérangerait si tu revenais le week-end ! assura gentiment Winry, attendrit devant l'attitude d'Alphonse. N'est-ce pas Ed ? rajouta-t-elle ensuite, regard suspicieux tourné vers son petit ami.
- Euh... hein ? s'étrangla ce dernier. Qu'il y aille, lui, moi je reste ici !
Il avait assuré cela fortement, conscient qu'il préférait être enfermé une éternité face à Envy plutôt que d'avoir à retourner chez son vieux toutes les semaines – quoi que, ça demandait tout de même réflexion… La jeune fille bouda un instant, puis se retourna vers Alphonse et lança à nouveau :
- Bon, admettons que tu y rentres tout seul, tu serais partant ?
- B-Bien sur ! répondit aussitôt le cadet Elric, visiblement impatient de revoir sa rouquine.
- Très bien, alors je chargerais mamie Pinako de lui en parler.
Alphonse sembla alors de très bonne humeur, si bien qu'il les délaissa pour une bande d'ados de son âge, qui lui faisaient signe à l'autre bout de la cantine. Se retrouvant donc en tête à tête, Edward se sentit un peu mal à l'aise face à Winry, rougissante. Après tout, c'était le tout premier repas au lycée qu'ils passaient en couple. C'était une étape, hein ? Tsss… foutu lui. Il n'était même pas capable de lui avouer ce qu'il ressentait – ou ce qu'il ne ressentait pas, en l'occurrence. Elle allait engager la conversation qu'un brutal plateau s'écrasant à sa droite la fit sursauter, et très vite Edward reconnu ces avant bras parfaits, dont un encore masqué d'un plâtre recouvert d'un gant noir. Relevant les yeux, figé de stupeur, il observa un instant le superbe visage d'Envy, ses yeux d'améthyste indescriptibles illuminant une peau de craie surprenante et des lèvres si parfaites qu'elles semblaient avoir été tracées par les dieux… Oy ! Il s'emballait, là.
- Qu'est-ce que tu veux ?! cracha Winry, le faisant revenir sur terre et dévier les yeux de ceux qui le fixaient.
- Juste parler au nain de jardin, répondit-il de son habituelle voix cassée et limpide comme de l'eau.
- Il n'a rien à te dire, espèce de monstre ! Dégage de là !
La jeune femme semblait outrée de l'audace d'Envy, tandis que ce dernier ne lui prêtait aucune attention, regard rivé sur le garçon qu'il avait tabassé une semaine plus tôt.
- Je dois te parler, réitéra-t-il.
Edward prit son courage à deux mains et daigna enfin affronter son regard, tentant d'afficher une mine aussi impassible que la sienne. Il ne répondit pas, Winry s'en chargea :
- C'est hors de question ! Dégage ou je te jure que je hurle !
- Tu auras à peine ouvert la bouche que le son de ta nuque brisée grincera à tes oreilles, alors tiens toi tranquille, riposta aussitôt Envy, d'une voix si glacée que les deux blonds en frissonnèrent de terreur. Je ne compte pas refaire du mal à Edward, je dois simplement lui parler.
Edward… à nouveau il prononçait son prénom. Déboussolé, ses mots lui manquèrent involontairement, et Winry se leva brusquement, brandissant son couteau à beurre devant elle, pensant naïvement que ce geste aurait quelconque effet sur un type tel qu'Envy.
- Vas t'en, ordonna-t-elle sèchement, ignorant les regards curieux des élèves alentours.
- Tu me fais vraiment chier, la blondasse, souffla le brun, excédé. Moi qui voulais être discret.
- Edward ne souhaite pas te parler, je…
- Comment peux-tu prétendre savoir ce que le nabot désir ?! s'emporta-t-il soudain, ayant enfin rivé son regard sur elle, une haine indescriptible brûlant au fond de ses prunelles.
Elle se crispa, puis clama en se ressaisissant :
- Parce que je suis sa petite amie, figure toi !
Un rictus sans joie lui échappa, et il lança, sourire éternellement sadique aux lèvres :
- Merci bien, il me semble que je l'avais compris, mais je ne crois pas que ce titre puisse te donner n'importe quel pouvoir de transmission de pensées ; alors lâche moi la grappe et laisse la fourmi parler lui-même.
- Je refuse que…
- Encore un mot, crétine, et je te promets que c'est toi qui fini au fond d'une ruelle ! coupa-t-il, envoyant comme une onde de terreur sur tous les élèves ayant intercepté sa menace.
- Je ne te permettrai pas ! clama soudain Edward, enfin sorti de sa torpeur, s'étant levé de sa chaise pour faire face à son tyran.
Ce dernier, ravi d'avoir enfin l'attention du petit blond, dévia à nouveau son regard vers lui, et commenta en souriant :
- Enfin, je croyais que tu ne me reconnaissais pas. Comment vas-tu ?
- Qu'est-ce que tu veux ? siffla Edward, pas encore assez idiot pour lui pardonner sa semaine de convalescence.
- Je te l'ai dit : te parler.
- Et que souhaites-tu me dire ?
- Que je te rejoindrais tout à l'heure dans ta chambre, à dix-huit heures, et que tu as intérêt à être là, lança-t-il, le visage imperturbable.
La brutalité de l'annonce supprima momentanément les cordes vocales de la crevette, qui se vit donc incapable de répondre à cet ordre. Envy récupéra son plateau, commença à s'éloigner (ignorant royalement Winry, restée furieusement debout à sa droite), puis se retourna à demi, pour rajouter sur le même ton tranchant et détaché :
- Ah, j'oubliais : tu as également intérêt à être seul.
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L'après midi même, Envy n'avait pas accordé une parole, un regard à l'objet de ses pensées. Oui, car, il fallait l'admettre, le visage du petit blond flottait dans son esprit en permanence, assez pour qu'il eu envie de se taper la tête contre les murs. Enfin, n'ayant pas envie de donner dans les commérages incessants de sa classe (il en avait assez déclenché à la cantine), il se contenta de l'ignorer tant bien que mal, se postant comme mur de glace imperturbable aux yeux angoissés du microbe.
Tiens, d'ailleurs, avait-il recouché avec sa blonde ? Ignorant les tremblements de rage qui agitaient ses mains, il prit silencieusement en note le fait de lui poser la question, et à dix-sept heures quarante cinq, il déboula dans la chambre d'Edward. Sa première pensé fut de correctement respirer pour se calmer, et sa deuxième de gueuler haut et fort, d'un air aussi excédé et méprisant que possible :
- 'Tain, Blondie est encore là ? Elle est assez bien dressée pour que tu lui ordonnes de se barrer toute seule ou bien il faut que j'achète une laisse ?
Edward roula des yeux tandis que Winry serait la mâchoire, alors que tous deux étaient installés face à face sur le lit du minus. Ne leur laissant pas le temps de répartir, il enchaîna en déviant son regard vers Edward :
- Je t'avais dit d'être seul !
- Il est moins le quart, tu es en avance ! siffla la blonde.
- J'vois pas le problème.
Edward ne réagit pas, ce qui l'enchanta quelque peu. Voulant appuyer ses paroles, il fit clairement comprendre à la crétine qu'il souhaitait qu'elle dégage, et c'est après un coup d'œil approbateur et un brin désespéré de l'aîné Elric qu'elle se décida à sortir, bousculant Envy au passage, qui ne réussit qu'à ricaner de sa victoire. Aussitôt la porte clause, Edward se releva, regard suspicieux, tandis qu'Envy tournait le verrou dans son dos.
- C'est inutile que tu nous enfermes, plaida l'Elric.
- On n'est jamais trop sûr de rien, riposta l'androgyne.
Androgyne qui, malgré tout, semblait avoir fait des efforts vestimentaires en ces jours enneigés. Ne pouvant s'en empêcher, Edward fit glisser son regard sur ses jambes recouvertes d'un pantalon noir et large, retombant sur ses éternelles Rangers de cuir, son torse recouvert de son demi t-shirt favoris mais néanmoins rehaussé d'un gilet de jais un peu grand, la fermeture éclair rouge vif non sans rappeler la couleur de l'étrange symbole ornant son bandeau. Il fallait croire que, quand il le voulait, Envy avait quelques goûts…
- C'est qu'il me matte, en plus, le nabot. Ne va pas trop vite, je ne souhaite pas manquer des étapes.
Piquant un fard, Edward releva les yeux vers son interlocuteur narquois, mais n'eu pas le temps de balbutier un mensonge incohérent qu'Envy enchaîna, d'un ton limpide et détaché, toujours face au petit blond, séparés de trois bons mètres détestables :
- Bon, venons-en au fait. J'ai à te parler.
- Il me semble que c'est ce que nous faisons depuis environs… cinq minutes.
Ignorant les sarcasmes d'Edward, le beau brun prit une grande respiration, mit sa main dans sa poche nerveusement, et lâcha d'un ton sec et cassant – presque accusateur – qui ne correspondait pas du tout au sens de ses paroles :
- Je suis désolé.
Ce fut comme une enclume qui s'abattait sur les épaules d'Edward, si bien qu'il du reculer légèrement et se retenir au lit pour ne pas en perdre l'équilibre. Il le dévisagea un moment alors qu'Envy affichait cette même expression indescriptible, attendant patiemment que le blondinet choqué daigne lui répondre.
- Tu… tu as fumé ? Tu as bu ? Tu t'es drogué ? Qu'est-ce qui t'arrive ?! s'écria-t-il enfin.
Malgré lui, Edward était inquiet.
Ce fut au tour d'Envy d'être surprit, relâchant les épaules et dévisageant le jeune homme, yeux en balle de golfe. Ce ne fut qu'au bout d'un moment, une fois qu'il eu correctement analysé la raison de l'emportement d'Edward, qu'il éclata de rire (rire sadique et effrayant, rappelons-le).
- Ha, ha ! Si c'était le cas, le nabot, tu serais déjà à poile sur ce lit !
Edward tressaillit en s'empourprant, ce qui ne fit rire que davantage Envy. Tentant de reprendre un peu de contenance, le blond s'enquit froidement :
- Pourquoi ce revirement ? Qu'est-ce que tu cherches ? T'excuser n'est pas ton genre…
- Oh, ne t'en fais pas, je ne cherche pas à me faire pardonner. Je voulais simplement apaiser ma conscience ; oui, car vois-tu, avoir ensanglanté ton joli visage était, certes, d'une distraction fabuleuse, mais embrasser des lèvres boursouflées n'est pas ce qu'il y a de plus appétissant. Tu me suis ?
Sous ces mots, il s'était approché d'une démarche féline et excitante, sourire carnassier pendu à sa bouche parfaite. Edward réagit au quart de tour et recula vivement, contournant le lit et se plaquant contre le mur d'en face, se désolant de ne pouvoir passé au travers (il aurait bien tenté de s'enfuir par la porte, mais Envy se trouvait devant, et son agilité ne lui aurait jamais laissé une chance de passer). Ricanant, le brun rompit la distance qui les séparait, abatant ses bras à la perpendiculaire du mur, juste au niveau des épaules d'Edward. Ce dernier, recroquevillé sur lui-même, balbutia :
- Je… vas t'en… je ne veux pas…
Le sourire d'Envy s'élargit et il susurra à l'oreille de sa victime, sa voix incroyablement sexy décryptant ses pensées :
- Tu ne veux pas, ou tu ne peux pas ?
Edward ferma les yeux pour tenter de se contrôler, alors que la langue d'Envy avait entreprit de glisser le long de sa nuque, d'un geste si sensuel qu'il crut s'écrouler de désir. Respirant convenablement, il pétrifia son corps au maximum pour tenter d'être le moins réceptif aux gestes avenants du brun, et siffla faiblement :
- Les deux. Ca suffit, je t'ai dit que je ne jouais plus. C'était bien une fois… mais pas deux.
Tout sous être lui hurlait le contraire, il l'ignora. Envy se recula enfin, lui laissant l'occasion d'à peu près reprendre une respiration normale, rivant son regard dans celui violacé et si particulier de son tortionnaire, tentant de faire abstraction de son irréel visage sans défaut, représentant pour lui l'apogée de la perfection et de la luxure.
- En es-tu sûr ? questionna enfin Envy, rapprochant dangereusement ses lèvres des siennes, son souffle brûlant réduisant à néant les tentatives de réflexion d'Edward.
Alors qu'il allait s'abandonner à ces bras musculeux une seconde fois, il réussit à se raccrocher à un dernier fil de raison, qui le poussa à brandir ses poings en avant, assénant un coup brutal et pour le moins inattendu dans l'abdomen du jeune homme qui fut brutalement repoussé, ne comprenant pas tout de suite la raison de cette brusque ruade en arrière. Une fois qu'il percuta, son visage exprima une profonde frustration qui faillit faire rougir Edward, ce dernier clamant haut et fort :
- Je t'ai dis non ! Alors arrête !
Envy se redressa, tentant de rester aussi digne que possible, être repousser lui étant vraisemblablement toujours aussi détestable.
- Je t'ai dis que j'étais désolé, j'ai quand même le droit à une petite compensation !
Excédé, Edward mima la réflexion :
- Hmm… Non !
La mâchoire d'Envy se crispa, et ses yeux précédemment écarquillés d'indignation se plissèrent de colère. Il cracha, méprisant :
- Et la blonde, combien de fois te l'es-tu tapé, hein ?!
L'aîné Elric rougit mais ne se laissa pas démonter pour autant, répliquant sur un ton provocateur et insolent :
- Une seule fois, figure toi, parce que quelqu'un a décidé de me privé de la fin de mes vacances en me tabassant dans une ruelle !
Envy tiqua, surprit. C'était lui qui avait empêché le fait qu'ils s'envoient en l'air une seconde fois ? Laissant un sourire ravi illuminer son visage, il lança, tout sourire :
- Parfait ! Oublies immédiatement mes excuses, je ne regrette plus rien !
- P-Pardon ?! s'étrangla l'adolescent, ses yeux d'or écarquillés d'incrédulité.
- Si, grâce à moi, votre partie de jambes en l'air a été annulée, je ne vois pas en quoi je devrais m'en plaindre. Oh, d'ailleurs, qu'est-ce qui a mal tourné, la première fois ?
Son cœur se serra à cette vérité mais il trouva bien plus d'attention à constater le minus s'empourprer à une vitesse étonnante, fuyant son regard, balbutiant piteusement :
- Je… euh… ça ne te regarde pas…
Surprit et assaillit par la curiosité, Envy allait revenir à la charge que son regard se posa sur une petite enveloppe sur la table, où siégeait le nom « Edward » en lettres fines mais maladroites. Il s'en empara d'un geste vif sous le regard interloqué de son interlocuteur, et commenta d'une voix éteinte :
- Le seigneur d'Atlantide ? C'est une place pour son avant-première ?
- Euh… Oui. C'est mon petit frère qui me l'a offert, je compte…
- Parfait !
Il prit l'un des billets, le fourra dans sa poche et expliqua d'une voix limpide et sans appel :
- C'est ce weekend, je t'attendrais à vingt heures devant le cinéma. Notre conversation est finie, je n'ai plus rien à te dire. A plus.
Choqué, Edward le regarda s'éloigner, mais réussit à s'exclamer avant qu'il ne franchisse la porte :
- Attends ! Je comptais inviter Winry, rends-moi cette place !
- Hors de question que je te laisse passer plus de temps avec elle si j'ai l'occasion de t'avoir pour moi. Débrouilles toi pour qu'elle ne le sache pas si ça t'inquiète, mais sois présent ou tu le regretteras.
Il avait lancé ces mots sans même se retourner, la main sur la poignée de la porte. Edward le regarda alors disparaître, incapable d'ajouter quoi que ce soit. Il était dans la merde jusqu'au cou, mais étrangement, l'idée de récupérer ce billet volé ne lui effleura pas l'esprit très longtemps…
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Hm, je précise que "le seigneur d'Atlantide" est un film totalement inventé... Je voulais un truc qui fasse genre... super film fantastique et carrément attendu. Ouais, je sais, ça craint, mais j'ai trouvé que ça. Et puis on s'en fou un peu, après tout. Enfin bref, qu'en avez-vous pensé ? :)
bisous, à la prochaine ! :)
