Eh oui, j'annonce que c'est ici l'avant dernier chapitre ! T_T. Pour ma part, je le trouve pas terrible, trop rapide peut-être... m'enfin, c'est à vous de juger :)
Encore une fois, un très grand merci à mes commentateurs (XD), je suis contente que la scène du ciné vous ait plu.
Bon, j'me tais ! Sur ce, bonne lecture ! :)
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Chapitre XIII
Un être incompréhensible
Le lundi arriva à toute vitesse, ce weekend là. Edward n'avait pas revu Envy depuis leur dernier entretien, et n'avait pas vraiment cherché à le croiser, à vrai dire. Il n'était jamais très à l'aise après avoir couché avec un homme… De plus, il n'avait pratiquement pas vu Winry non plus. Il n'était pas inquiet, il savait qu'elle était avec Seth – ouais, pas inquiet, ça le rassurait plutôt qu'elle se lie à un autre que lui, la séparation serait moins douloureuse. Oui, oui, il avait bien dit « séparation ». Il ne savait pas vraiment où il avait trouvé le courage et la détermination, mais au moins la décision était prise : il ne pouvait continuer de faire subir ça à sa meilleure amie, autant que, visiblement, il ne pouvait se passer d'Envy. D'ailleurs, cette pensée l'agaçait quelque peu ; il y avait de ça même pas trois semaines, il le haïssait plus que n'importe qui, et maintenant, il ne cessait de le désirer ardemment, sans pour autant avoir envie de le croiser. Rhaa ! Foutus hormones incompréhensibles !
Quoiqu'il en soit, il était là, ce lundi midi, retardé par un contrôle de philo raté en beauté, devant de ce fait se taper la queue de la cantine en solitaire. Après s'être fait bousculer par quelques imbéciles, donc après les avoir renvoyé à leurs places de quelques coups de coudes rébarbatifs et insultes bien placées, il acheva de se servir au self et se tourna vers l'immense pièce, cherchant du regard ses amis du midi. Alors qu'il repérait au loin un Alphonse dans les nuages (sans doute en train de penser à sa Jennyfer) il s'avança d'un pas tranquille et joyeux, qui fut bien vite écrasé par une tonnes de regards curieux rivés sur lui, associés à des chuchotis indistincts. Qu'est-ce qu'ils avaient, tous, à le dévisager ?! Circulant toujours silencieusement dans la grande allée, il hésitait presque à s'enfuir – prit de panique – qu'une main agrippa soudainement son avant bras, l'attirant de côté dans une brusquerie inimitable.
- Assieds-toi là, ordonna Envy en désignant d'un signe de tête dédaigneux la chaise en face de la sienne.
Les murmures s'intensifièrent alors que tous les visages étaient tournés vers eux, et Edward souffla, s'empourprant comme un idiot :
- Euh… je sais pas si c'est une bonne idée… tout le monde nous…
- Assis ! réitéra froidement le brun autoritaire, ce qui poussa à faire obéir le blondinet aussitôt.
Envy sourit de satisfaction, puis se leva lentement, releva la tête, balaya l'assemblée curieuse du regard, et lança d'une voix puissante et au summum de son air menaçant :
- Y'en a encore un seul qui nous regarde et je jure de lui refaire le faciès avec mon propre design !
D'un mouvement commun, ils sursautèrent, blêmirent, et détournèrent la tête, reprenant leur conversation comme si de rien était, la mine crispée néanmoins. Impressionné et un peu apeuré, Edward se fit la réflexion que le Envy mignon était plutôt regrettable en cet instant, et suivit des yeux l'être stoïque qui se rasseyait face à lui. Il avait revêtu son bandeau, ses cheveux reprenant cette forme de palmier étrange, le pantalon épais et l'espèce de demi débardeur ayant reprit leur place respective, cependant accentuée d'une touche d'originalité inédite.
- C'est quoi cette cravate ? interrogea la crevette, surprit de constater qu'il avait gardé un des vêtements porté à la soirée « cinéma ».
- J'ai cru comprendre que tu l'aimais bien, expliqua Envy à voix basse, ricanant sournoisement.
Le blond s'empourpra derechef, s'empêcha de repenser à toutes les fois où, en effet, durant la soirée, il avait put faire revenir Envy vers lui en attrapant la cravate, et dévia le sujet vers tout autre chose :
- Bon, qu'est-ce que tu me veux ?
- Rien de particulier, si tu exclu le fait que je meurs d'envie de trouver un coin tranquille pour te…
- OK, OK, j'ai compris, coupa vivement l'aîné Elric, à bout de nerfs.
Envy ricana à nouveau, et Edward lança, songeant à une interrogation qu'il s'était plusieurs fois posé durant leurs quelques jours de séparation :
- Dis moi, ça t'arrive souvent de t'enfiler une bouteille de vodka comme ça ?
Le brun soupira, peu enclin à discuter de son besoin de se rafraîchir dès que quelque chose le troublait – il n'était pas alcoolique, loin de là, c'était juste un moyen de faire barrage au trouble de son esprit :
- Non, pas vraiment, répondit-il finalement d'un ton toujours aussi limpide.
Edward songea un instant au fait que lui, avait réussit à lui arracher des gémissements ou des phrases soufflées d'une voix presque suppliante, qu'à nouveau il interrompit ses pensées en lançant d'un ton détaché mais un brin tendu :
- Ouais, ben ne recommence pas.
- Comme tu veux.
Oy ! C'était quoi, ça ?! Un Envy sobre qui abdiquait ?! Qu'est-ce qu'il avait ?! Edward laissait la surprise et le choc l'envahir, tandis que le brun soupirait d'ennui, agacé de sentir tous les regards qui se voulaient discrets encore dans son dos, et le visible embarra du rase-mottes, qui décidément était incapable d'assumer pleinement ses actes.
Un moment passa tandis que tout deux mangeaient en silence, paisible et indifférent pour le brun, crispé et angoissé pour le blond. N'en pouvant plus de ce silence agaçant et de ces foutus regards en biais des autres élèves, Edward s'enquit en se penchant en avant pour ne pas être entendu :
- Dis, t'as vu, tout le monde nous regarde !
Envy releva lentement les yeux vers lui, posa ses couverts, puis s'approcha railleusement à son tour, leur visage plus qu'à quelques centimètre l'un de l'autre. Amusé du trouble soudain d'Edward, il lança :
- Ouais, et alors ?
Edward fronça les sourcils, cramoisie, et se redressa en sifflant :
- Arrête de provoquer tout le monde comme ça, je n'ai pas envie qu'on parle de moi dans mon dos !
- En effet, moi aussi ça me dérangerait qu'il se passe d'autre chose dans ton dos que celles que j'ai envie de te…
- La ferme ! coupa à nouveau l'aîné Elric, agacé des sous-entendus éloquents de son amant. Merde, t'es vraiment qu'un obsédé !
- Et toi t'es vraiment trop coincé, répliqua Envy sur le même ton calme mais un brin amusé. Tu veux que j'y remédie ?
Désormais vraiment énervé, Edward attrapa son plateau et commença à se lever que le même avant-bras que précédemment le convainc de se rassoir, d'une force éternellement impressionnante. Brutalement projeté sur sa chaise, donc, le blondinet releva les yeux vers les billes violacées qui l'observaient, et Envy grinça froidement :
- Je ne t'ai pas autorisé à te lever.
- Je n'ai pas besoin de ton autorisation ! protesta Edward en tentant vainement de continuer sur sa lancée. Lâche moi !
- Pas tant que tu ne te seras pas calmé, assura-t-il, sa voix glissant comme de l'eau, sa poigne aussi puissante qu'une enclume.
Il continua de se débattre un moment, sous l'œil désespéré d'Envy qui fini par s'impatienter en informant sèchement :
- Si tu cherches à éviter que les gens parlent de nous je te conseille d'arrêter tes conneries.
Edward se stoppa net, eu à peine besoin de lever les yeux aux alentours pour constater qu'Envy disait vrai (une centaine de paire d'yeux les dévisageant avec effarement, malgré les menaces du rebelle), et accepta de coopérer, se renfonçant sur sa chaise, permettant au brun d'enfin lâcher prise. Il se rassit à son tour et se mit à observer Edward un long, très long moment. Si long que le sujet fini par lâcher, cinglant :
- Quoi ?!
- Waw, quelle agressivité ! se moqua Envy en souriant légèrement.
- Qu'est-ce que tu as à me regarder comme ça ?
- J'ai rien d'autre à regarder, vois-tu.
- Alors regarde tes nouilles.
- Y'en a une beaucoup plus intéressante, face à moi, souffla-t-il d'une voix charmeuse.
Edward tiqua et s'emporta à nouveau :
- Attends, tu me traites de nouille, là ?!
- Non, j'oserai, tu crois ? taquina Envy, son ton incarnant l'innocence feinte.
- Et toi tu crois que tu ressembles à quoi, espèce de mini palmier !
- Désolé de te le dire, mais traiter les autres de « mini » ne te vas pas très bien…
- Ta gueule ! s'écria Edward, enragé, ne comprenant pas la déferlante provocation que lui infligeait Envy si soudainement.
- Ta politesse laisse vraiment à désirer, l'acarien, fini-t-il par soupirer après un léger silence.
Edward sera les dents, humilié et vexé, n'arrivant pas à lire quelconque sentiment sur le visage impartial d'Envy, qui affichait toujours une mine amusé et sournoise, incompréhensible. N'y tenant plus et ne désirant pas s'attarder sur cette mauvaise ambiance, il se leva à nouveau, s'attendant presque à se faire rassoir de force, mais constata avec étonnement que le brun ne réitéra pas sa demande, clamant plutôt haut et fort :
- Oh, alors tu me quittes déjà, le minus ? Quel domaaaaaage, j'avais encore des tonnes de trucs à te raconter !
Edward le dévisagea, choqué, puis s'enfuit sans un mot de plus, toujours accompagné du sourire amusé de son amant lunatique.
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L'Elric rentra le plus tôt possible, ce soir là, à l'internat. Winry avait disparu de la circulation après les cours ; Alphonse s'était fait embarquer pas ses copains de classe ; et il se retrouvait donc là, comme un imbécile, à gravir les marches de l'établissement, sac sur l'épaule, ruminant la conversation qu'il avait eu avec Envy à midi. Qu'est-ce qui lui avait prit, bon sang ?! Il avait eu la sensation d'être traité comme le pire des crétins, comme le microbe qu'il était à ses yeux avant l'accident… C'était quoi, ce petit jeu ? Il en avait déjà marre, de lui ? Il s'était lassé de son nouveau jouet et décidait maintenant de passer à la phase « je te torture avant de te foutre à la poubelle pour de bon » ? Quel enfoiré…
Il tapait du pied si fort sur chaque marche que ce ne fut qu'après s'être bien approché qu'il entendit clairement la voix de Winry, au troisième étage, ainsi que celle de Seth, semblant veloutée, charmeuse. Ne percevant plus un mot au bout d'un moment, il se décida à passer les portes et ce qui lui fit face le pétrifia de surprise : Winry – sa petite amie, à la base – enlacée dans les bras de Seth, l'embrassant à pleine bouche, quelques larmes roulant sur ses joues roses. Lorsqu'ils entendirent le frottement de son sac contre le mur ils se séparèrent avec brusquerie et Winry étouffa un petit cri en constatant la présence d'Edward face à elle, qui les dévisageait, choqué. Merde… Mais ça faisait à peine quelques jours qu'ils se connaissaient et ils en étaient déjà à se rouler des patins ?! La vache, soit c'était le coup de foudre, soit finalement Seth ressemblait bien plus à son cousin qu'il ne le laissait paraître !
- Ed…
Sortant de sa torpeur, Edward se passa une main sur le front et lança, sans même les regarder, l'esprit vacillant légèrement sous ce trop plein de surprise dans la journée :
- Euh… Winry, je peux te voir, deux minutes ?
Le jolie blonde accepta sans retenu, le visage toujours couvert de larmes, et suivit son « petit ami » sur le palier, où ils s'assirent face à face sur une marche. Avant même que le blond ait pu dire quoi que ce soit, elle s'exclama, sanglotant piteusement :
- Oh, Ed… Je suis désolé… je ne voulais pas te faire ça… mais tu étais… tu étais si… absent… Et Seth est tellement gen-gentil que… pardon… je suis nulle, je n'aurais pas dû… excu…
Désespéré qu'elle soit celle des deux qui s'excuse, il posa un doigt sur ses lèvres pour la faire taire et souffla d'une voix douce et exempte de tout reproche :
- C'est à moi de m'excuser, Winry. J'ai été stupide, aveugle, et… et je n'ai pas su être celui que tu voulais que je sois. Je te demande pardon.
- Ed…
Elle semblait toujours partagée, ne sachant qui choisir, interprétant visiblement mal le sens que voulait prendre les paroles de Edward. Ce dernier s'en rendit compte très vite, et précisa avec empressement, ne supportant pas de la voir pleurer par sa faute :
- Tu n'as pas à réfléchir, Winry ! J'ai vu ce que Seth fait pour toi, et… je… je lui en suis reconnaissant, en quelque sorte… donc euh… c'est sûrement mieux que tu restes avec lui, et que toi et moi… restions… enfin…
Elle le dévisagea un instant alors qu'il pataugeait pitoyablement dans sa façon de s'exprimer, puis son visage s'illumina de bonheur et elle lui sauta au cou, visiblement aussi soulagée que lui :
- Que nous restions les meilleurs amis du monde, oui, compléta-t-elle. Ed, je ne sais pas ce qui t'arrive en ce moment, avec… Envy (sa voix tressaillit – elle le détestait toujours autant), mais je sais que j'ai eu tort de t'imposer mes choix. Je suis heureuse que tu me pardonnes.
- Euh… de rien…
A nouveau, il râlait intérieurement du fait qu'elle n'était pas dans le besoin de s'excuser, mais ses pensées furent vite remit en place lorsqu'elle se redressa, sortit une clé à molette de son sac et lui asséna un grand coup à l'arrière du crâne, tout en clamant joyeusement :
- Ça, par contre, c'est pour avoir le culot de regarder quand tu vois un couple s'embrasser !
Son rire se joignit difficilement à ceux de sa meilleure amie, la douleur lancinante sur son crâne l'amusant moyennement, et il se redressa enfin, pour signaler qu'il remontait dans sa chambre, se mettre de la glace. Toujours riant comme une déjantée, Winry disparut de sa vue, et Edward ne put contenir un sourire de soulagement : ENFIN, elle était heureuse ; ENFIN il n'était plus un enfoiré ; ENFIN il allait pouvoir profiter d'Envy en… Ah, merde, proclamation incorrecte : Envy semblait l'avoir jeté comme une vieille chaussette au linge sale, pas besoin de s'en réjouir.
Son élan de bonne humeur retombant d'un coup, il entra dans sa chambre, balança son sac sur son lit en regardant ses pieds, enleva son manteau d'un geste mécanique, puis ses chaussures encombrantes, et lorsqu'il voulu se ruer sur son matelas dans le but de se donner un petit réconfort, il hurla de terreur en découvrant qu'un corps y gisait déjà, le détaillant du regard comme le plus appétissant des mets :
- Mais je t'en pris, ne t'arrête pas, encouragea Envy, ayant visiblement détaillé son mini striptease du regard.
Se remettant peu à peu de cette peur soudaine, le blond fini par lancer d'une voix glaciale :
- Qu'est-ce que tu fous ici ?
- Pas très sympa comme accueil, commenta Envy, un air faussement peiné au visage.
- Pas besoin d'être sympa ; tu ne t'es pas donné la peine de l'être, à midi.
Le brun haussa les sourcils et se redressa vivement, souriant de toutes ses dents, apparemment ravi. Edward, s'attendant à un flot d'explications plus tordues les unes que les autres se ramollit, et son temps de réaction fut d'autant plus lent lorsque le brun se rua sur lui, l'empoignant par la taille et le renversant au sol, tel un parfait joueur de football américain. Le blond hoqueta tandis que son amant se mettait à califourchon autour de sa taille, son visage excité et démentiel, ses mains prenant appuis de part et d'autre des épaules d'Edward.
- Hé ! Dégage de là ! râla ce dernier.
- Ça me fait plaisir que tu aies été vexé, lança Envy. J'avais peur que tu prennes ça avec indifférence.
- Bah non, bravo, t'as réussis ton coup ! Maintenant pousses-toi, j'ai autre chose à faire !
Le garçon aux yeux d'améthyste intensifia son appui autour de sa taille et continua sa conversation, ignorant royalissimmement les ordres de la crevette sous lui :
- Alors, d'après ce que j'ai pu entendre, la blonde sort avec bouclette, non ?
- Qu'est-ce que ça peut te faire ?!
- Hmm… à moi, pas grand-chose, mais c'est toi que ça devrait réjouir.
Il se pencha vers lui, et Edward luta pour ne pas fondre de désir face à ce visage parfait et ce parfum enivrant.
- Oh, vraiment ? C'est bizarre, pourtant je ne vois vraiment pas en quoi ça pourrait être réjouissant, siffla-t-il, insolent.
Envy perdit son sourire et se décala enfin d'Edward, restant tout de même assit au sol, le coude plâtré reposant sur son genou plié. Ils s'observèrent un moment en chien de fusil, puis le brun souffla, tentant encore de garder ce masque d'indifférence qui se fendait à chacune de ses rencontres avec son amant :
- La provocation ne te va vraiment pas, tu sais.
- Ça m'a pourtant l'air de faire son effet, répliqua Edward. La preuve : je peux respirer, maintenant !
- Tsss… T'es qu'un imbécile.
- Bah tiens ! Voilà que le grand, preux et irréprochable Envy me donne des leçons ! Remémores-toi un peu tout ce qui s'est passé jusqu'ici, et vois lequel d'entre nous à agit le plus stupidement.
Ce fut au tour d'Envy de s'esclaffer :
- Sans hésitation, je dirais toi ! C'est pas moi qui me suis taper une nana pendant qu'on… qu'on…
- Ha, ha ! Qu'on quoi ? Bah vas y, dis le ! Qu'on quoi ?!
C'était comme si les rôles s'inversaient : qu'Envy était possédé de la fragilité intempestive d'Edward, et que ce dernier avec revêtu l'attitude agressive et provocatrice de l'androgyne. L'Elric glissa vers lui tandis qu'Envy restait silencieux, et s'empara de son col, crachant rageusement :
- Tu vois ! Même toi tu ne saurais mettre un nom sur ce qui se passe entre nous par ta faute !
- Et alors ? Tu n'as pas l'air de t'en plaindre.
- Ce n'est pas moi qui change d'avis comme de chemise ; ce n'est pas moi qui te traite comme un moins que rien !
Les yeux d'Envy s'illuminèrent soudainement, ce qui fut très vite suivit par un brutal coup de poing dans l'abdomen, pliant Edward de douleur, le forçant à lâcher son col.
- « Un moins que rien », dis-tu ?! siffla-t-il en agrippant ses cheveux et le forçant à le regarder. Je croyais avoir été clair, au cinéma ! T'es vraiment trop con si tu crois que tu n'es rien pour moi !
- Alors… pourquoi… ce midi…
- Rhaa ! Tu n'arrêtais pas de te plaindre d'être observé, j'ai voulu les amuser un bon coup pour qu'ils en aient assez de nous mater stupidement, voilà tout !
Il le projeta brutalement au sol, tandis qu'Edward prenait conscience du sens de ses paroles.
- Alors… c'était pour ça…
- Bah ouais, pauv' crétin ! s'énerva Envy, mauvais.
Edward se laissa un peu de temps pour assimiler, puis parti dans un grand rire nerveux, allongé au sol, ne pouvant plus contrôler son hilarité maintenant que toutes ses interrogations prenaient un sens, maintenant que tout s'éclairait, que toute ses peurs s'évanouissaient. Envy le sentit car, presque aussitôt, il revint à la charge en s'allongeant sur lui, genoux et coude au sol, visage à deux centimètres de celui du blond hilare, qui n'y faisait même plus attention. Agacé d'être ainsi ignoré, le brun le fit taire en s'emparant de ses lèvres, sa langue venant caresser celle de son amant presque pas surprit, tandis que sa main glissait d'ors et déjà sous sa chemise (non, impossible, un Envy seul face à Edward était incontrôlable). Il allait commencer leurs ébats devenus presque habituels, savourant l'autre de tout part, que l'aîné Elric se redressa soudainement, envoyant valser de côté le jeune homme surprit.
- Nous avons le temps avant que ton frère ne revienne, si c'est ce que tu veux savoir ! clama-t-il, songeant que, décidément, Edward était décidé à le mettre de mauvaise humeur.
- Ce n'est pas ça… Seulement je me disais que… Toutes ces rumeurs, elles ne s'arrêteront pas, ce n'est pas fini…
- Hein ? Et tu penses à ça maintenant ?! s'offusqua aussitôt Envy.
- C'est-à-dire que je ne souhaite pas être encore dévisagé ainsi... ! C'est vraiment… je déteste ça…
- Alors tu ne seras pas tranquille tant que nous n'aurons pas remédié à ça ?
L'homme aux yeux d'améthyste était vraisemblablement excédé, mais celui aux yeux d'or n'en avait que faire. Il ne voulait plus qu'on le regarde comme ça. Il ne voulait plus être l'objet de rumeurs sordides et insupportables, qui aurait ruinées sa scolarité, qui aurait humiliées sa famille, ses amis… Il resta silencieux, et l'autre soupira, agacé :
- Très bien.
Envy se releva, le toisa un instant avec un méprit presque palpable, et annonça avant de se diriger vers la porte :
- Tu l'auras, ta solution, mais t'a intérêt à être d'attaque ensuite.
Là-dessus, la porte claqua avec force, sous le regard ébahis et incrédule d'Edward Elric, qui se demandait bien ce qu'allait encore inventer son amant pour assouvir ses envies incontrôlables.
