Bouh. Et voilà le dernier chapitre. Je suis triste, quand même, qu'elle soit fini (c'est qu'on s'y attache, à ces conneries de fic XD). En tout cas, je vous remercie tous du fond du coeur pour votre soutien, pour vos encouragement, même pour vos critiques, vous êtes tous exceptionnelle et c'est dingue à quelle point une fanfic n'a aucun sens sans ses vaillants lecteurs ! Je vous couvre donc d'immenses baisers pour illustrer ma gratitude, grâce à vous j'ai pu arrivé au bout de cette fic, qui j'espère vous plaiera jusqu'à la dernière ligne !! =D

En ce qui concerne le chapitre, j'avais une idée bien précise pour la fin, les détails à mettre ou à ne surtout pas mettre, donc je pris pour qu'elle vous plaise :) !

Sur ce, encore un immense merci, et bonne dernière lecture !

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Chapitre XIV

Sauver les apparences

Envy ne revit pas Edward jusqu'au lendemain matin, où il le croisa, au bout du couloir, discutant tranquillement avec la blonde qui n'était plus sienne. Ça faisait du bien de ne plus (trop) être torturé par la jalousie en la voyant… C'était rassurant. Quoi qu'il en soit, il vit avec amusement que les couleurs sur les joues de sa victime favorite dégringolèrent en l'apercevant, et il prit soin de lui passer devant sans même un regard, l'ignorant royalement comme il ignorait les coups d'œil curieux des abrutis de sa classe. D'ailleurs, il fallait y remédier, à ça. Il avait bien trouvé une solution, la veille en s'endormant, mais la mettre en œuvre n'allait pas être une partie de plaisir – surtout que le nabot était vraiment long à la détente parfois, ça risquait d'être pénible pour lui faire passer le message. Il devrait peut-être lui en parler avant, finalement… Non, non, trop risqué, qu'il le prenne à part ne ferait qu'intensifier les rumeurs, et puisque Môsieur tenait à sa discrétion, il serait discret. Ou presque.

Trêve de bavardages : Envy ressassait encore et encore son plan en tête, toute la journée – même le midi où il n'écouta pas une seconde la sulfureuse Lust qui se plaignait de son crétin de prof de maths – si bien que toutes les fois, dans l'après midi, où il cherchât à l'appliquer, il échouât lamentablement. Pour plusieurs raisons diverses ; soit ils n'étaient pas assez exposés, soit le lieu ne convenait pas, soit le minus ne captait absolument rien et ne remarquait même pas les efforts colossaux qu'il déployait pour remédier à ses caprices. Si bien qu'il fini par trouver le meilleur instant, parfait et immanquable, au moment où il avait déjà conclu que son plan n'allait pas être mit en œuvre ce jour-ci.

Tentant de masquer son excitation croissante, il se plaça dans la peau du personnage qu'il s'était forgé (pas bien dur à jouer puisque il suffisait d'agir comme trois semaines plus tôt face à Edward), poussa quelques élèves du coude, et s'exclama, en plein milieu d'un couloir bondé que le petit blond tentait de traverser :

- Eh ! La demi portion !

Se reconnaissant immédiatement, Edward fronça les sourcils et releva les yeux vers son amant, séparé de deux bons mètres face à lui, les élèves intelligents s'éloignant immédiatement d'Envy – mimant la fureur – formant ainsi un imposant espace en plein milieu du couloir, tous s'entassant contre les murs, regards curieux tentant de mieux apercevoir la scène qui se déroulait.

- T'es vraiment qu'un petit con, tu le sais ?! rajouta le brun (s'amusant finalement beaucoup) sur le même ton menaçant qui fit tressaillir l'assemblée et Edward avec.

- Que… quoi ? bégaya ce dernier.

'Tain ! Mais il captait vraiment rien à rien celui-là !

- Tu croyais que j'allais laisser passer ça comme ça, hein, microbe ?! rajouta-t-il, son improvisation fonctionnant tellement bien que les yeux ébaubis d'Edward s'écarquillèrent plus encore d'incrédulité.

- De… de quoi tu parles…?

Pfff… Quel boulet.

- Tu sais très bien de quoi je veux parler ! Et j'apprécie pas trop ça, vois-tu, alors j'te jure, tu vas morfler !

- Hein ?!

Edward avait brusquement sursauté en voyant Envy fondre sur lui à toute vitesse, lui enfonçant violemment son genou dans les côtes, le pliant automatiquement de douleur, souffle coupé. Quelques filles hurlèrent de surprise, Winry fut retenu par Seth pour éviter qu'elle s'interpose (tellement intelligent qu'il avait déjà tout comprit, lui – pas comme l'autre crétin écroulé au sol, qui contemplait encore les petites étoiles devant ses yeux, l'air stupidement dubitatif). Envy, retenant son hilarité de sadique incarné, l'attrapa par le col et lui hurla à la figure, ses prunelles d'améthyste flamboyant sous ses cils noirs :

- Alors, t'en veux encore, le morveux ?!

- Qu'est-ce qui te…

Pour le faire taire et éviter que sa lenteur à réagir ne gâche tout, Envy se vit obligé de lui asséner une puissante droite, puis profita de l'absence mental de son amant sonné pour le relever avec brusquerie, faisant mine de chercher quelque chose, puis fonçant droit sur une salle vide déjà repérée, tout en gueulant d'une voix réfrigérante :

- Il va voir ce qu'il va voir, cette ordure ! Si y'en a un qui appelle un pion ou qui que ce soit d'autre en vu de m'arrêter, c'est lui qui y passe ensuite !

Ouvrant la porte brusquement, il y balança Edward, balaya le couloir d'un regard circulaire haineux et défiant quiconque d'arrêter ses élans de violence (proposition rejetée : personne se vit assez fou pour objecter – pas même Winry, toujours coincée dans les bras de Seth) et c'est assez fier de lui et de son fabuleux jeu d'acteur qu'il referma la porte d'une violence inimitable, tirant le verrou et se retournant enfin vers le pauvre Edward complètement à l'Ouest qui tanguait sur ses pieds dangereusement.

- Super crédible, tu trouves pas ? ricana Envy en s'approchant de lui.

Le petit blond fit cinq pas en arrière à la vitesse de la lumière tout en s'écriant :

- Holà ! T'approches pas ! Qu'est-ce qui t'as pris, bordel ?!

Envy soupira : il n'avait toujours rien pigé.

- Ça ne se voit pas ? Je sauve les apparences.

- Que… hein ?

- Tu m'as demandé de remettre de l'ordre dans les têtes stupides des élèves ; bah c'est ce que je fais. Devant eux, je te frappe, comme avant. Mais derrière eux je te…

- T'ES MALADE ??!! s'étouffa Edward, surprit et sidéré. Je n'ai pas envie de me faire frapper, c'est du masochisme !!

- Comme si tu ne l'étais pas déjà un peu, répliqua Envy du tac au tac, sourire malsain accroché aux lèvres. Et puis personne ne te dit de te laisser te faire frapper ; je n'ai pas le souvenir d'avoir toujours eu le dessus, avant cet accident – bon, après, celui qui domine ça reste m…

- Donc tu veux que nous nous battions devant les autres, coupa prestement Edward, pour… pour faire comme si tout était redevenu normal ?

- Bah, c'était ce que tu voulais, non ? Tiens, à ce propos…

Le brun attrapa un bureau et le balança à travers la pièce, provoquant ainsi un effroyable fracas retentissant dans tout le lycée qui fit à nouveau hurler quelques minettes derrière le mur. Tétanisé, le blond se ratatina sur lui-même lorsque le psychopathe se retourna vers lui, tout sourire :

- Si d'un coup c'est silencieux ça risque de provoquer quelques soupçons. Bon, t'as fini avec tes questions ?

Ne lui laissant pas franchement le loisir de répondre, il glissa vers lui de sa démarche féline qui fit frissonner Edward d'un mélange de peur et d'excitation, et le brun l'envoya brutalement valser contre le mur, sa violence n'ayant d'égale que son désir.

- Attends... je ne suis pas sur que...

- Hé ! coupa le brun en se postant devant lui, ses bras à la perpendiculaire du mur, leurs deux corps d'adolescents stimulés par les hormones séparés de quelques infimes et détestables centimètres. Tu ne vas pas jouer tes vierges effarouchées ?! Ta blonde est heureuse avec bouclette, les abrutis d'élèves croient en ce moment même que je suis en train de te tabasser ; tout est bien dans le meilleur des monde ; happy end, le nabot ! Qu'est-ce qu'il te faut de plus ?

A nouveau, Edward douta. Il avait bien comprit la sincérité d'Envy, il savait qu'il était le seul, l'unique, le privilégié dans cette affaire, mais... le manque de stimulant – tels que le danger d'être vu, la peine qu'il infligeait aux autres, l'interdit – n'allait-il pas engendrer la déloyauté de son amant, son ennui, n'allait-il pas finir par se lasser de lui ? Pour l'Elric, rien n'était plus effrayant. Devant lui se tenait Adonis : homme parfait, visage parfait, courbes parfaites – une statue de cire aux yeux d'améthyste l'abritant sous un désir incontrôlé. Mais qu'en était-il de son côté ? Le Dieu vivant était-il prompte à continuer, à perdurer cette situation, à le désirer plus, toujours plus, à le vouloir près de lui dans les moindres instants autant que lui ? Il en doutait. Et il paniquait.

- Ed ?

Son surnom... Cela choquait moins Edward que lorsqu'il daignait prononcer son prénom en entier, mais cela n'en restait pas moins une source de réjouissance. Il n'aurait su comment parler à Envy, quels mots lui dire, comment lui expliquer, comment extérioriser des sentiments qui restaient cryptés même pour lui... Il avait conscience d'être un parfait idiot, planté là, face à cette silhouette au summum de sa perfection, au lieu de profiter de cet instant, de savourer ce qui lui était offert ; mais il ne pouvait pas. C'était un moyen de se protéger lui-même, sans doute. Il souffrait d'avance pour moins souffrir ensuite.

- Oh ! Tu m'écoutes ou faut que je te frappe réellement ?! siffla la voix agacée de l'objet de ses pensées.

Edward releva enfin les yeux, et Envy y lit son trouble aussi bien que dans un livre ouvert. Tain, le nabot était encore en train de se poser des questions ! N'avait-il pas encore été assez clair ?! Merde, mais comment fallait-il qu'il s'y prenne, à la fin ?! Il avait beau l'engueuler, le frapper et lui infliger ensuite toutes les caresses les plus à même de le faire changer d'avis qu'il continuait de se triturer les méninges ? Tsss... Quel chieur.

- Désolé... Je... réfléchissais...

- A quoi ? soupira le brun, devinant qu'il valait mieux commencer par là avant de s'aventurer autre part.

- Non, c'est inutile... reprenons...

Il avança ses mains pour encercler la taille de l'androgyne que ce dernier le repoussa en s'écartant, lui tournant le dos délibérément, laissant un halètement de frustration étouffer l'Elric.

- Que... qu'est-ce que tu fais ?!

- Ça se voit, non ? Je m'éloigne.

- Mais... et... moi... je veux dire... on était occupé, là ! se plaignit Edward, vexé.

- J'ai plus envie.

Le dédain de son interlocuteur fit vibrer chaque cellule du corps de l'adolescent aux cheveux de soleil, pour les crisper petit à petit dans une fureur déboussolant. Envy ne s'en aperçu pas, ne daignant toujours pas lui accorder un regard, occuper à shooter dans quelques chaises pour faire perdurer les illusions des élèves alentours. Ce ne fut que lorsqu'un cri enragé retentit et qu'il se sentit propulsé de côté qu'il comprit qu'il avait touché une corde sensible, et que toutes les réflexions de son amant prenaient forme devant ses yeux sans même qu'il les aie formulées. Ses prunelles dorés brûlaient d'un éclat nouveau – la rage, l'excès, l'indignation, le désir – et il asséna un coup de poing si puissant sur la pommette d'Envy que ce dernier en fut légèrement sonné, bien que éternellement amusé. Après s'être remis de ce choc quelque peu surprenant de la part de son amant, il ricana, presque cynique :

- C'est bien, tu te prêtes au jeu. Ça sera plus crédible com...

Il fut interrompu par une nouvelle ruade de coup d'Edward, qui n'en pouvait plus de se contenir constamment, qui devait se défouler, qui devait lui faire payer, qui devait le faire souffrir autant que lui risquait de souffrir s'il continuait de mimer l'abandon. Il ne pouvait pas le perdre ; et pour ne pas le perdre, il le frappait. Pour ne pas souffrir, il faisait souffrir les autres. Il devenait Envy.

- Eh oh ! A-Attends un peu ! Dou... Stop ! s'exclama le brun en interceptant les poings du blond dans les siens, haletant sous la douleur.

Merde ! Il n'aurait pas pensé que le nabot aurait réagit si violemment... Qu'est-ce qu'il lui prenait ?! C'était bien la première fois qu'il le traitait avec tant de violence – et ce même lorsqu'ils étaient « ennemis ». Bon, OK, il l'avait cherché, mais tout de même... Ça fait mal ! Edward se stoppa, joues rouge et regard plus haineux que jamais, son visage d'ange forgé dans une fureur indescriptible et inattendue.

- Qu'est-ce qui te prends, là ?! lança Envy, le visage et la nuque douloureuse.

Edward tenta à nouveau de le frapper mais la poigne d'Envy était trop puissante. A bout de souffle, il s'écria :

- J'en ai ras-le-bol de toi !

- Sympa. Et qu'est-ce que j'ai fait ?

- T'es pas honnête ! Je ne te comprend pas ! Je ne sais pas ce que tu ressens et ça me frustre, ça m'agace ! Je sais que tu vas me laisser tomber, je sais que je n'ai pas autant d'importance, je sais que je ne suis qu'une aventure, et pourtant ça m'énerve ! Pourtant je ne te lâche pas ! Tu... tu es... tu es insupportable, voilà tout !

Furieux et humilié, Edward se releva avec brusquerie et tourna le dos à son amant, resté sans voix devant ce flot de parole sincères mais douloureuses. Que devait-il faire ? S'enfuir ? Rester ? Lui dire que tout était fini ? Refouler ses craintes et profiter du moment, attendant qu'il le jette, qu'il le fuit, qu'il le haïsse comme la dernière fois ? 'Tain, mais c'était quoi cette souffrance ?! Envy n'aurait pas dû être si important pour lui, à ces yeux il n'était qu'un désir, un pêché qu'il ne pouvait contrôler, alors quoi ? Pourquoi avait-il peur du futur ? Pourquoi craignait-il une rupture? Pourquoi son cœur battait si vite, pourquoi ses tempes lui brouillait la vue, et pourquoi l'idée de savoir le brun loin de lui le tordait de douleur ?! Est-ce que... c'était ça... être amoureux ? Non, non, non, impossible. "Amoureux" signifiait assumer le regard des autres, être en parfaite harmonie, être deux corps pour une même entité ; mais Envy et lui étaient le syndrome même de l'opposition absolue. Ils n'avaient pas les mêmes goûts, ils passaient leur temps à se battre (ou presque), l'un était un rebelle de premier lieu, inconscient du regard des autres, volage et insensible, tandis que l'autre était un crétin tenant à sa discrétion, cherchant la normalité, évitant les problèmes et fuyant les ennuis. Ils étaient différents, et c'était ça qui expliquait son incapacité à être amoureux. Il ne pouvait pas. Imaginer un avenir en compagnie d'Envy semblait risible, et pourtant l'imaginer sans lui donnait la sensation d'un pieux dans le cœur.

Plongée dans ses pensées, il ne remarqua pas que le brun c'était relevé, et c'est lorsqu'il lui empoigna l'épaule que des frissons d'appréhension grisèrent son échine, la visible fureur de son amant semblant presque palpable. Le propulsant à nouveau contre le mur, Envy cracha d'une voix clame mais si glaciale qu'Edward sembla se liquéfier de terreur :

- Alors comme ça tu as peur que je te jette ? C'est ça ? Mais, bordel, t'es vraiment un abruti profond ! C'est toi qui as peur, mais alors qu'est ce que je devrais dire, moi ? QUI à tellement peur d'être vu qu'il préfère inventer des manigances stupides et mentir au lycée entier plutôt que d'avouer ce que tu fais ?! QUI m'oblige à réduire à néant une salle de classe pour préserver une vertus pitoyable ?! QUI a honte d'être avec moi ?!

Edward déglutit difficilement et tenta :

- Je... je ne...

- La ferme ! coupa Envy en se postant comme précédemment, ses poings serrés comme des étaux frappant le mur avec puissance, juste au dessus des épaules du petit blond. Ed, si y'en a bien un qui doit s'inquiéter, c'est pas toi, pauvre tache !

- Mais...

- Je t'ai dis de la fermer ! s'écria le brun autoritaire en faisant sursauter le blond soumis. Pour la troisième fois, je te veux, et crois moi, je t'aurais.

Un silence pesant s'installa pendant quelques instant, et Edward fini par souffler, yeux rivés sur ses pieds :

- Mais pour combien de temps ?

Envy grogna ; il avait la sensation de tourner dans un film à l'eau de rose, c'était insupportable. Il avait besoin d'action, mais ce blond ramolli ne l'aidait pas ! Il ferma les yeux, contrôlant son agacement, et lâcha dans un soupir :

- Pour tout le temps où tu voudras encore de moi.

Edward releva les yeux vers lui, surprit. Envy avait tout comprit, depuis le début. Il lui avait fait comprendre qu'il l'aurait, jusqu'au bout, quoi qu'il en dise, mais ces paroles venaient de le trahir. Depuis le début il savait qu'Edward ne le repousserait pas, il savait que ça se terminerait ainsi, et il savait que cette dépendance était inévitable. L'aîné Elric l'avait repoussé bien des fois, mais, allez savoir comment, cela n'avait jamais été décisif, pour Envy. Il avait continué de s'accrocher, conscient de leur attirance mutuel. Là, ce jour là, il avouait que si, un jour, Edward le repoussait pour de bon, il ne s'accrocherait pas. Oh, il le frapperait sûrement, il lui en ferait baver comme jamais, mais il le laisserait. Edward le savait, à partir de maintenant, de ce jour, de ces aveux, il n'avait qu'un mot à dire pour tout arrêter définitivement, en sachant qu'Envy ne l'arrêterait pas.

Envahi d'un soulagement sans limite, un sourire se dessina sur ses lèvres, et pour toute réponse il enroula un doigt autour d'une des longues mèches brune de son amant, en chuchotant, se sentant à la fois stupide et heureux :

- Dans ce cas, c'est pas prêt d'arriver...

Envy, secoué lui aussi d'une joie sans limite, poussa un juron et se décida à rompre les barrières de ses émotions en attirant Edward à lui, l'enlaçant de ses bras puissant, dans une étreinte tendre et dénuée de toute violence, qu'elle soit physique ou sexuelle... Cependant, ces élans de tendresse n'étant pas franchement ce qui confortait sa fierté, il fini par se détacher de lui et lança, sourire en coin significatif aux lèvres, yeux d'améthystes forgés dans une sournoiserie peu catholique :

- Bien, alors jouons un peu, veux-tu ? Faut bien continuer d'entretenir la stupidité des élèves.

Le même sourire illumina leur visage et leur lèvres se celèrent, tel deux aimants autrefois contraires, désormais similaires... La théorie des aimants résumaient bien leur situation ; un coup, devant les autres, l'un des deux se retournait et s'éloignait ; le coup suivant ils se faisaient face et s'attiraient, inévitablement. Ils ignoraient encore le lien qui les unissaient, mais ce qu'ils savaient, c'est qu'il était bien trop puissant pour pouvoir s'en défaire aussi facilement, même s'ils l'avaient désiré.

Pressés, excités, passionnés, les vêtements des deux protagonistes avaient, en quelques secondes, quitté leur propriétaire, les laissant s'enlacer avec détermination, leurs corps brûlants ne faisant plus qu'un, leur baisers incandescents ne suffisant plus à exprimer leur désir commun. Dans le dos d'Edward, Envy griffait, mordait, embrassait la moindre parcelle du corps humide de son amant, tandis que ce dernier haletait sous le plaisir, une main d'Envy dans la sienne, l'autre à plat contre le mur face à lui, grisant effroyablement sous les efforts surhumains qu'il déployaient pour éviter qu'on les entende. Parfois, Envy frappait le mur avec force, les élèves croyant toujours à leur combat acharné, alors qu'il ne faisait que rechigner, lui aussi, les vagues de plaisir qui le submergeait, alors qu'il possédait le blond, qu'il le sentait à travers lui, qu'il l'inondait de son désir incontrôlable dans des va-et-vient doux et emprunts d'une tendresse infinie.

Les jambes d'Edward semblaient ne plus pouvoir contenir son poids, et c'est dans un soupir tremblant, haletant sous le désir mutuel, que tous deux laissèrent l'ultime vague de plaisir les envahir pour de bon, serrés l'un contre l'autre, les bras d'Envy semblant incapables de quitter des épaules d'Edward, les mains de ce dernier réfutant à lâcher celles du premier. Ils glissèrent sur le sol, cherchant à reprendre leur esprit, les mèches brune aux reflets émeraude recouvrant le buste de celui aux cheveux de miel, tel un voile protecteur, tandis que les lèvres du rebelle restaient posément accrochées au crâne de son amant, yeux clos, savourant chaque seconde ce ce moment parfait.

- Eh, fini par souffler Envy dans le creux de l'oreille d'Edward. J'ai trouvé quelque chose pour définir notre situation : un proverbe.

Le blond multiplia les efforts pour se sortir de son bien être et dévia vers lui, plongeant son regard d'or dans les perles violettes de son amant.

- Qu'est-ce que c'est ?

Un sourire narquois se dessina au coin des lèvres d'Envy qui lança d'une voix doucereuse, charmeuse et un brin amusée :

- Qui aime bien...

D'une tendresse infinie, il se pencha et déposa un baiser sur les lèvres étonnées de son amant, puis ajouta :

- ...châtie bien.

Là-dessus, il s'empara d'un pied de chaise et l'envoya en travers de la pièce, le boucan qui s'en réchappa aussitôt couvrant son rictus railleur et victorieux quant au nouveau terme employé pour qualifier leur relation ô combien compliquée, mais ô combien attrayante...

– FIN –

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Et voilà. Fini. Terminé. T______T. J'espère que cela vous a plus, et encore une fois, merci, merci, merci, merci pour tout, vous êtes... géniaux !

Gros, gros bisous et à la prochaine fanfic ;) !!!