CHAPITRE 2;
Harry était entré le premier. Il était apeuré. Il avait les ongles rongés jusqu'au sang. Il s'était fait tellement de souci pour moi, et cela me faisait du bien de le voir.
Je le pris dans mes bras, ou, plus précisément, ce fut lui qui me prit dans ses bras. Il me tenait si fort, et je me sentais insignifiante, bête et peureuse. Je me sentais indigne d'un meilleur ami comme lui.
Je pleurais, et lui me touchait les cheveux. J'avais tellement eu peur.Il m'avait manqué. Et cela faisait du bien de se retrouver comme une petite fille, parfois.C'est dans ce genre de moments, ces moments touchants, que l'on se rend compte de ce qu'il c'est passé. Et je venais de m'en rendre compte. J'avais failli être une victime Sang-de-Bourbe des Mangemorts. J'avais failli perdre mes parents.
Je me rendais compte de mon erreur. Je n'avais pas prevenu l'Ordre, et pourtant, je savais que les Mangemorts viendraient. C'était complètement idiot. Et je pense que c'est sans doute pour ça que je pleurais dans les bras du puissant Harry Potter. Je pleurais à chaudes larmes.
- Hermione. Tout va bien. Je suis là, tu es là, tes parents sont là, murmura Harry à mon oreille.
Je voulais lui dire. Lui dire que c'était ma faute, et qu'il ne fallait pas me reconforter. Ron arriva à son tour et prit la relève.
- Ca va aller. Viens.
Il m'attira vers lui, et m'enlaça. Son étreinte était chaleureuse, tendue, et reconfortante. Je ne devais pas être amoureuse de lui, il sortait avec Lavande, mais il était venu, lui. Et il m'avait embrassée sur la joue. Un simple bisou d'amitié.
Mais quel bisou. Tendre et chaud. Je l'avais adoré, malheuresement. Mes parents étaient eux aussi sous le choc. Ils étaient loin d'être idiots, et savaient que les Mangemorts ne nous auraient pas épargnés. Mais malgré tout, malgré le fait de savoir qu'ils étaient vivants, et que moi aussi, je ne pouvais être heureuse. Mes parents allaient être cachés. Pour leur bien. Mais ils ne seraient plus les mêmes.
Mr Weasley les avait compris, eux, ignorants, face au danger des Sorciers. Il m'avait regardée.
- Hermione, je pense que tu sais ce que nous allons faire ? demanda-t-il, tristement
- Elle le sait, papa. intervint Ron
- Oui. Je..Je..Est-ce que je pourrais le leur dire ? demandais-je
- Bien sûr Hermione. avait dit Mr Weasley. Mais ne tarde pas trop, Molly s'inquiète terriblement, ajouta-t-il
Je voyais mes parents à l'autre bout de la pièce. Je m'avançais, en pleurant doucement. Je vacillais, et Ron me ratrappa.
- Papa...Maman... ma voix se brisa.
- Vous allez être cachés. Nous sommes désolés, mais nous avons attendu déjà trop de temps. déclara Ron, à mon secours, tandis que les mots ne pouvaient pas s'échapper de ma gorge.
- Nous..allons être.. commença mon père..
- Nous sommes vraiment, vraiment désolés. Nous devons vous protèger, et protèger Hermione. Nous devrons aussi vous lancer un sortilège.
- Pardon ? demanda ma mère, qui tremblait autant que moi.
- Ils n'ont pas le choix, maman. On va vous rendre amnésiques. Et vous pourrez vous cacher en Australie.. Je.. Désolée.
Ma voix se brisa à nouveau. Je n'allais sûrement pas les revoir de sitôt. Ma mère vint et m'embrassa, me câlina. Et mon père s'approcha de moi.
- Hermione, nous avons une grande confiance en toi. Nous savons que tu fais cela pour notre bien. Mais, nous savons que tu es douée.. Et que tu réussira à anéantir cet affreux Sorcier qui nous prive de notre petite fille, me chuchuta-t-il
Sur ce, il m'enlaça tendrement. Et Mr Weasley, ainsi que Georges et Fred, partirent avec mes parents. Je restais seule dans ma grande maison.
- Hermione, nous devons partir. déclara une voix féminine.
Enfin, presque. Parce qu'il restait Ron, Harry et Tonks, que je n'avais pas vue.
Je hochais la tête, en signe d'affirmation.
- Nous sommes venus en balais..Je sais que tu n'apprécie pas ça, donc je pourrais demander à Fred ( ou Georges ) de t'aider à transplaner.Tu es un peu faible. Si tu veux ?
- Ca ira, Ron.. Mais je n'ai pas de balais..Et il faut que je fasse mes valises.
- Je m'occupe des valises. dit Tonks. Puis, elle pointa sa baguette vers le plafon et déclara : i Faislamalle. /i Pour ce qui est du vol, tu iras avec Harry..C'est bon ?
- Parfait, Tonks. répondit Harry. Hermione, tu veux qu'on te laisse faire tes adieux à la maison ?
Faire mes adieux à la maison. Je n'avais jamais imaginé faire ça. Cette maison, si confortable, si belle et si parfaite. Elle m'avait toujours semblé si vivante, si sûre ! Et voilà qu'elle ne l'était pas. Pas tant que ça. Cela me faisait quelque chose de la quitter. Mais je ne voulais pas mettre en danger mes amis. Ils fallait que je la quitte.
- Prends ton temps, Hermione, me conseilla Tonks. Vraiment. On a le temps. Je vous attends dehors. Okay ?
- Merci, Tonks.
Je décidais de monter à l'étage, pour revoir ma maison, une dernière fois.
La chambre de mes parents. La salle de Bains. Ma chambre. J'avais décidé de rentrer dedans.
Je m'asseyais sur mon lit, et fermais les yeux.
- C'est difficile, pas vrai ? murmura la voix de Harry. Tu penses à tous les moments vécus dans cette chambre. Tu penses au pire, et au meilleur. La première fois que tu l'as vue.
Il se rapprocha de moi, et prit place à côté de moi sur mon lit.
- Oui.
Il me prit la main.
- Je suis désolé que ça ait du se passer comme ça, Hermione. Je voulais pas que ça t'arrive.
- Moi non plus, chuchotais-je.
Passa un long moment de silence, avant que je ne décide de me lever.
- Allez, on y va.
Le voyage sur le balais, derrière Harry, ne fut pas ce que je redoutais. C'était horrible, c'est vrai, mais pas horriblement affreux.
Je passais une semaine chez les Weasley, mangeant des gateaux à qui mieux-mieux, lisant des livres d'auteurs moldus, profitant du soleil du moi d'Aout, de ma meilleure amie et de mes meilleurs amis.
Je m'amusais, avec Fred et Georges qui racontaient des blagues idiotes, avec Harry et Ginny qui se tournaient autours. Je m'amusais, en regardant les Weasley et Harry jouer au Quidditch - mais je ne voulais pas participer, loin de là ! - Je souriais. Mais c'était comme s'il manquait une partie de moi. Mes livres scolaires restaient dans mon sac, je ne les dévorais pas. Je perdais souvent ma patience, et je pleurais tous les soirs, dans mon lit.
Nous étions allés sur le chemin de Traverse, afin de pouvoir acheter nos livres et nos fournitures. J'avais acheté de nouvelles robes de Sorciers, noires. Et un chapeau, noir, car l'autre était trop petit.
Le dernier dimanche des vacances vint. Je rangeait mes affaires dans mon sac. C'était la dernière fois.Ma dernière année à Poudlard. Et j'étais enfin prête.
La soirée s'était passée tranquillement; nous parlions des anniversaires qui s'étaient déroulés durant l'été. Celui de Harry. Qui était (enfin) majeur.
Le lendemain, jour de début de Poudlard, je me reveillais à 9heures30. Je déjeunais, et me douchais.
Le Poudlard Express était sur le quai, plus beau que jamais. Je voyais une petite, à l'air perdu. Je m'en approchais.
- Salut ! Dis-moi, tu es perdue ?
- Un peu.. Mes parents ne sont pas sorciers, donc je ne connais rien de ce monde..Je vais rentrer en 1ere année.
- Oh ! Moi, je suis en 7eme année, c'est ma dernière année. Je suis Préfète-En-Chef, donc mon rôle est de t'aider. Tu vois, moi aussi, mes parents sont moldus..
- Moldus ?
- Pas sorciers. Tu dois monter dans le Poudlard Express, et tu peux chercher un compartiment vide, ou avec des personnes de ton âge. Par exemple, là-bas, cette jeune fille entre aussi en 1er année.. Essaye de lui parler !!
Bon, tu dois monter dans le train, et je dois vérifier qu'il n'y a plus personne de perdu.. A bientot !
Je vérifiais donc, puis, je montais dans le wagon reservé au Préfets. Il y avait un compartiment, celui des Préfets-En-Chef.
J'y trouverais MON ou MA collègue, avec qui je devrais rester durant tout le voyage.. J'éspèrais que ce ne serait pas un garçon, et pas un Serpentard, parce qu'honnêtement..
J'ouvris donc la porte.
