Petit résumé :
Shun est un jeune homme extraverti depuis la fin des guerres et surtout depuis qu'il a demandé à Aphrodite de lui faire son éducation sexuelle...
Il change de partenaires comme de chemises, au grand détriment de Shiryu qui, secrètement amoureux de lui, n'en montre rien.
A la suite de la fuite de Hyoga et surtout du désespoir de son frère qui est allé s'isoler sur Death Queen Island, Shun devient subitement studieux, s'enfermant dans ses livres de cours et ignorant ses amants.
Shiryu se fait beaucoup de soucis par rapport au brusque changement de comportement du jeune japonais mais ne pose pas de questions, le laissant venir à lui s'il en ressent le besoin.
Le but est donc de raconter ce qu'il se passe pendant la crise Hyoga/Ikki et de raconter la relation Shun/Shiryu.
Le tout a été fait à l'origine sous forme de rp avec l'inestimable participation de, Pau, que je tiens à remercier pour son aide et son enthousiasme. Je l'ai ensuite remanié pour en faire une fic parallèle à Vengeance.
Cette fic est dédiée à Frasyl. Merci à toi pour ton soutien et ta fidélité.
Comme d'habitude, les personnages appartiennent à Kurumada. Attention Lemon à la fin.
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Quelques jours plus tard, Shun n'avait pas oublié la soirée qu'il avait passée avec Shiryu. Il se sentait d'ailleurs beaucoup mieux. Il avait repris le chemin de l'école, il travaillait moins et surtout… surtout il avait appris qu'Ikki et Hyoga avaient parlé ensemble. Il n'en fallait pas plus pour redonner un peu de joie dans le cœur de l'adolescent !
« Shiryu ! Tu es là ? Je suis rentré ! »
Ils n'avaient pas vraiment reparlé de la soirée, se contentant de vivre comme toujours tous les deux. Ce soir, le jeune homme devait annoncer la fête qu'il y avait annuellement à son école. Il voulait même lui proposer de venir avec lui. Peut-être pour déclencher autre chose…
Shiryu était confortablement assis sur le canapé du salon, un livre entre les mains. Cependant, cela faisait bien 1 heure qu'il l'avait ouvert et il n'avait toujours pas tourné une seule page. A vrai dire, il n'avait même pas lu un seul mot de l'ouvrage... enfin si peut-être le premier mais il ne s'en souvenait même plus. Toutes ses pensées étaient tournées vers Shun, l'homme à qui il avait déclaré son amour le soir de la fête annuelle du Sanctuaire. Certes, la soirée s'était plutôt bien terminée. Il avait la certitude que ses sentiments étaient partagés, même s'il fallait laisser un peu de temps au japonais pour qu'il en soit lui aussi conscient, et leur retour à la maison s'était fait dans une complicité nouvelle. Ils s'étaient tout naturellement endormis dans les bras l'un de l'autre dans le même lit, sagement et partageaient depuis la même chambre. Shiryu appréciait ce rapprochement et n'en demandait pas plus pour le moment. Il avait promis de laisser tout le temps qu'il faudrait à Shun et ne reviendrait pas sur sa promesse. Et puis, l'avoir dans ses bras toutes les nuits était déjà beaucoup plus qu'il n'aurait osé imaginer quelques jours plus tôt. Et même si le reste du temps ils n'avaient pas changé d'attitude l'un envers l'autre, Shiryu était heureux.
"Dans le salon ! "cria t-il en entendant Shun l'appeler.
Son regard s'illumina instantanément en voyant apparaitre l'homme qui faisait battre son cœur. Il ne se lassait pas de l'admirer, le couvant discrètement du regard. Il se leva et s'approcha d'Andromède pour lui déposer un baiser léger sur les lèvres. Il n'essayait jamais d'approfondir le contact, craignant de brusquer le japonais par son impatience. Il avait donc pris l'habitude de l'embrasser chastement lorsqu'il rentrait ou pour lui souhaiter une bonne nuit, remerciant intérieurement son maitre pour la maitrise qu'il lui avait inculquée.
" As-tu passé une bonne journée ? Que veux-tu manger ce soir ? "
Depuis la soirée annuelle du Sanctuaire, Shun avait commencé à reprendre goût à la vie et Shiryu n'y était pas pour rien non plus. Il fallait dire que la soirée s'était merveilleusement bien terminée et, même si Andromède était toujours très indécis sur ses sentiments envers le chinois, il se sentait de plus en plus proche de lui, qu'il ne considérait plus comme un simple ami, et aimait passer tout son temps avec lui. Il était fini le temps où le jeune homme restait enfermé dans sa chambre, le nez plongé dans ses bouquins. Ho, il n'en oubliait pas ses cours, mais ces derniers jours, Shun restait de plus en plus souvent dans la même pièce que Shiryu, simplement pour être près de lui.
Souriant à son compagnon, Shun posa son sac près de la porte et fut encore une fois surpris du petit baiser devenu pourtant habituel du chinois. Jamais Shiryu n'avait cherché à avoir plus, tout comme quand ils dormaient ensemble… C'était assez déstabilisant pour Andromède qui avait plus l'habitude de passer rapidement à l'acte, mais lui non plus ne voulait rien presser. Il rougit mais sourit encore plus largement et prit la main de son compagnon pour aller s'asseoir dans le canapé, virant rapidement ses chaussures.
« Oui, oui, j'ai passé une très bonne journée… Enfin de cours hein… Mais je n'ai pas très faim ! » grimaça un peu le jeune homme.
Voilà une chose qui avait quand même du mal à revenir dans l'ordre.
« Mais si tu me fais tes raviolis, je promet de manger ! »
C'était la seule chose que Shun pouvait manger sans faim ces derniers temps. Ho oui, Shun faisait beaucoup d'efforts pour redevenir le jeune homme enjoué qu'il avait toujours été mais il avait encore du mal avec certains points, comme manger… Mais, les raviolis du chinois étaient justes merveilleusement bon ! Mais il ne laissa pas le temps à Shiryu de se lever pour aller dans la cuisine. Il prit sa main dans la sienne et se rapprocha un peu de lui, plongeant son regard dans celui de son compagnon.
« Tu sais, samedi il y a la soirée organisée par la fac… Tu sais, la fête annuelle… Je… je voulais savoir si… Enfin… Si tu avais envie de venir avec moi… Je te présenterai tous mes copains et puis on passera un bon moment non ? »
Shun espérait vraiment que le dragon allait accepter. Il avait très envie d'aller s'amuser à cette soirée, de pouvoir se détendre et faire un break total… Mais pas tout seul…
Shiryu sourit tendrement à Shun. Il était vraiment adorablement craquant quand il rougissait de la sorte. Il appréciait grandement les efforts que ce dernier faisait, notamment au niveau de son appétit. Si avant, le japonais sautait les repas sans s'en soucier, il ne le faisait plus à condition que Shiryu lui prépare toujours le même plat. Le Dragon ne rechignait pas, trop conscient de la volonté du jeune homme à lui faire plaisir. Et au moins mangeait-il quelque chose. Il fut surpris de sentir la main de Shun le retenir.
Il ne put retenir un hoquet de surprise. Shun l'invitait à la fête annuelle de sa fac ! Il voulait le présenter à ses camarades ! Il se retint de justesse de le prendre dans ses bras et de le serrer à l'étouffer tant son bonheur était immense. Il se contenta de se pencher en avant pour effleurer ses lèvres avant de se redresser et de lui serrer tendrement la main.
" Cela me ferait très plaisir de t'y accompagner. "
« C'est vrai ?! » demanda Shun d'une toute petite voix, très heureux que son compagnon accepte de venir avec lui.
Il sourit donc amoureusement et passa sa main dans les cheveux ébène. La réaction du Dragon gonflait son cœur de joie.
Shiryu se pencha à nouveau, posant son front contre celui de Shun tout en gardant sa main prisonnière de la sienne. Il était vraiment heureux et souhaitait presque que cet instant dure toujours.
" Je t'aime Shun. " murmura t-il simplement, faisant rougir le japonais.
Il ne lui avait pas redit ces mots depuis la fête du Sanctuaire, préférant laisser le temps à Shun de faire le point sur ses propres sentiments sans être influencé.
« Je suis heureux quand tu me dis ça… »
Shun n'arrivait pas encore à exprimer ces sentiments qu'il avait toujours du mal à analyser. Il aimait Shiryu, il commençait à en être de plus en plus certain, pourtant ça restait encore un peu embrouillé.
Mais ce soir, la joie du chinois était si intense qu'il avait eu besoin de les dire à nouveau. Lentement, il captura une nouvelle fois les lèvres tendres d'Andromède et, pour la première fois, approfondit le baiser, envahissant sa bouche de sa langue qui glissait contre sa jumelle et s'émerveillant de sentir une réponse en retour.
Leur échange se fit plus langoureux, plus affamé. Ils avaient faim l'un de l'autre et Shiryu bascula doucement Shun sur le canapé, le couvrant de son propre corps, sans lâcher ses lèvres. Il sentait le désir monter en lui tout comme il sentait le corps du jeune homme frémir sous lui, électrisant ses sens. Il dut faire appel à toute sa volonté pour ne pas céder à ce feu qui le brulait. Il s'était promis de ne pas brusquer Shun. Il voulait que leur première fois se fasse dans l'amour reconnu et accepté des deux côtés. A regret, il rompit le baiser et se redressa lentement, le regard noyé de désir inassouvi.
" Tu ne voulais pas manger des raviolis ? "
Et après un clin d'œil complice au japonais, il se dirigea vers la cuisine, flottant sur un petit nuage rose dont les chaines le caressaient impudiquement, le soumettant à une véritable torture.
Shun s'était laissé aller à cette étreinte nouvelle, répondant doucement mais surement au baiser du dragon. Leur échange s'était vite fait langoureux et, les mains sur les hanches de son compagnon, le jeune homme avait senti un certain désir commencer à s'emparer de lui tandis que son sang se faisait plus brûlant, que son cœur se mettait à batte plus vite encore et que sa respiration s'accélérait. Il avait passé ses mains sous le haut de Shiryu et serait bien allé se promener plus bas si le chinois ne s'était doucement redressé, un trouble identique au sien luisant au fond de ses prunelles assombries par le désir.
« Des raviolis…. Ha oui… Des raviolis… »
Shun était sur un petit nuage, bien loin, loiiiin au dessus de la terre. Il ne bougea d'ailleurs pas d'un millimètre quand Shiryu le quitta et ferma les yeux, essayant de se reprendre un minimum. Mon dieu, il devait se calmer là, sinon les raviolis passeraient à la trappe…
« Je… Je vais me rafraîchir et je viens t'aider ! »
Shun avait eut beaucoup, beaucoup de mal à redescendre sur terre après le baiser sulfureux qu'il venait d'échanger avec Shiryu ! Il était resté pantelant un instant sur le canapé, en oubliant les raviolis qu'il avait demandé à son compagnon pour se remplir le ventre… D'ailleurs, il n'y pensait plus à son ventre mais plus aux lèvres de Shiryu, à ses mains, à son corps sur le sien… Oui, une bonne douche froide, très froide !
Sitôt à l'abri dans la cuisine, le Chinois s'accorda quelques minutes pour se remettre de ses émotions, les deux mains posées sur le rebord du plan de travail. Son corps tout entier frémissait encore de désir inassouvi et le rappel des mains douces de Shun sur sa peau nue n'était pas fait pour arranger sa condition mais tant pis. Il en avait tellement rêvé qu'il se demandait s'il avait pris la bonne décision. Peut-être qu'il aurait du se laisser aller à ses pulsions ? Peut-être qu'il aurait du faire l'amour à Shun ? Il avait bien senti le japonais aussi désireux de la même chose sous lui et maintenant... maintenant ...
" Maintenant,j'ai fait la meilleure chose qu'il y avait à faire ! " se convainquit-il à voix haute.
Il s'était promis de laisser du temps à Shun et c'est exactement ce qu'il allait faire. Il serait trop facile de profiter de sa faiblesse sentimentale et il le voulait entièrement, pas seulement son corps mais aussi son cœur, son esprit. Il avait déjà attendu de longues années, il pouvait encore attendre quelques semaines ou mois supplémentaires. Rasséréné par la justesse de sa décision, Shiryu s'attela enfin à la préparation du plat favori du jeune homme, l'esprit plus serein. Et heureusement car Andromède faisait justement son entrée, habillé de façon décontracté d'un short noir et d'un tee-shirt bleu nuit. Il s'approcha et se pencha au dessus de l'épaule de son compagnon.
« Ca sent bon… » soupira t-il doucement, ne sachant pas lui-même s'il parlait de la nourriture ou bien de Shiryu, rougissant d'ailleurs sans pouvoir se retenir
" On a pas idée d'être aussi sexy ! Maitre, venez à mon aide ... " implora mentalement le Dragon alors qu'il s'était retourné pour contempler la vision érotique de l'homme qu'il aimait et qui se tenait innocemment trop près de lui.
Il sentait l'odeur du shampoing et une envie irrésistible de repousser les mèches humides qui venaient se coller sur son visage le saisit mais il se contint et s'obligea à fixer son attention sur les yeux verts qui le regardaient avec une lueur que le Chinois préféra ignorer. De la maitrise ! Il devait faire preuve de maitrise !
« Tu veux de l'aide ? »
" Tu peux mettre le couvert si tu veux bien. " lui répondit-il, trouvant là une excellente excuse pour l'éloigner de lui sans le blesser.
Mais comment avait donc fait Camus pour résister aussi longtemps à Milo ? Nul au Sanctuaire n'ignorait les longs mois d'attente qu'avait imposé le Verseau à son fougueux compagnon et même si, à l'époque, Shiryu n'y avait prêté que peu d'attention, trouvant même l'attitude du Français justifiée au regard du comportement passé du Scorpion, il se prenait à présent à y repenser. S'intéressant subitement à l'exploit du chevalier de la onzième maison.
Secouant ses longs cheveux sombres, il chassa ses interrogations sans réponses pour se concentrer sur sa casserole. Cependant, son esprit n'était pas tout à fait présent, les images des longues jambes nues d'Andromède défilant devant ses yeux. Qu'il serait bon de les sentir se nouer autour de sa taille tandis qu'il s'installerait entre elles... STOP ! Pause ! Mais que lui arrivait-il de fantasmer à ce point tout éveillé ?! Serait-ce la fréquentation de Kanon, Milo, Angelo ou encore Ikki qui déteignait sur lui ? Inspirant profondément, il retira la casserole du feu. Il devait calmer ses hormones.
" C'est prêt ! "
Andromède avait profité de mettre la table pour respirer un bon coup et se calmer un peu. Mon dieu, mon dieu ! Il allait craquer à ce rythme là, il ne pourrait pas se retenir de se jeter sur le dragon pour lui demander de lui faire l'amour ! Mais tout cela ne l'aidait pas du tout à faire le point sur les sentiments qu'il avait à l'égard du chinois…
« Par Athéna, mais comment je vais tenir… »
Shun fut sorti de ses pensées par les paroles de Shiryu et allait se mettre à table quand soudainement il se redressa, sentant deux cosmos très connus ! Au même moment, des coups furent frappés à la porte. Shun s'était déjà précipité pour ouvrir, ayant reconnu les auras de son frère et de Hyoga qui se tenait, mains dans la main, devant la porte.
« Bonsoir ! Entrez ! »
Shun revint à la cuisine et sourit à Shiryu.
« On peut rajouter deux couverts ? Il y en aura assez ? Hyoga et Ikki viennent d'arriver ! »
Andromède se sentait comme une véritable pile électrique soudainement, heureux de retrouver les deux personnes les plus chères à son cœur avec Shiryu… Et les voir réunis tous les deux, chez eux, ça ne pouvait que le réjouir un peu plus.
« Asseyez vous ! Vous allez voir, les raviolis de Shiryu sont délicieux !! »
Shiryu avait lui aussi reconnu les cosmos familier de ceux qu'il avait toujours considéré comme ses frères et s'empressa de refaire une autre fournée de raviolis, se doutant que Shun les inviterait à rester pour le diner. Il ne fut d'ailleurs pas surpris lorsque le japonais refit irruption dans la cuisine après avoir installé Hyoga et Ikki au salon.
" Ne t'inquiètes pas. Je me doutais que tu voudrais les garder pour manger, je refais d'autres raviolis. Le temps de prendre l'apéritif et ce sera prêt. " rassura t-il Andromède avec un sourire sincère.
« Merci beaucoup Shiryu et désolé pour notre soirée… »
Ce dernier lui sauta au cou pour plaquer un baiser sonore de remerciement sur sa joue avant de retourner au salon. Shiryu resta un instant immobile, sa main s'était levé inconsciemment jusqu'à son visage et ses doigts effleuraient l'endroit où Shun l'avait embrassé. Il avait encore le goût de ses lèvres sur les siennes et bénissait Hyoga et Ikki d'être arrivés à l'improviste. Il doutait qu'il aurait pu résister à Andromède ce soir et le désir à peine voilé qu'il avait lu dans ses yeux ne l'avait pas rassuré. Pourtant, il devait absolument résister à l'appel de ce corps dont il rêvait pourtant éveillé. Il savait que le jeune homme était toujours indécis sur ses sentiments envers lui et lui, Shiryu, ne voulait pas d'une simple relation sexuelle. Il avait pourtant la certitude de l'amour que lui portait Andromède mais ce dernier était encore trop perturbé, trop peu sur de lui pour l'accepter. Il attendrait donc. Il le lui avait promis.
Sortant de ces pensées, il prépara rapidement quelques amuses gueule et rejoignit les autres au salon, non sans s'être assuré auparavant que la cuisson des raviolis se déroulait bien.
" Hyoga ! Ikki ! Je suis content de vous voir ! Ne deviez vous pas vous accorder quelques semaines de tranquillité rien que tous les deux ? "
" Et bien en fait, nous avions pensé à vous inviter à venir prendre un peu de vacances avec nous. Après tout, on vous a tellement inquiété et fait du mal sans le vouloir que se retrouver tous les quatre serait une bonne idée non ? " expliqua le Cygne, tout en échangeant un regard de connivence avec Ikki.
Shiryu suspendit brièvement son geste dans le service d'une vodka orange pour le Russe avant de se ressaisir rapidement et de lancer un regard en coin à Shun. Il pensait que le jeune homme sauterait sur l'idée à pieds joints, trop content de passer quelques jours rien qu'avec son frère et les deux personnes qu'il affectionnait le plus au monde. Cependant, Shiryu était indécis. Shun et lui s'étaient beaucoup rapprochés ces derniers temps et il ne savait pas s'ils ne devraient pas plutôt continuer dans la routine rassurante qu'ils avaient instaurée.
D'un autre côté, son désir pour le jeune japonais devenait de plus en plus difficile à maitriser et si Shun s'y mettait aussi, il était évident qu'il ne pourrait jamais résister longtemps. En fin de compte, c'était peut-être une bonne idée. Shun ne pourrait que se retrouver lui-même, entouré de son frère et de Hyoga. Oui. C'était certainement la meilleure solution et surtout la plus raisonnable pour tenir sa promesse sans faiblir. De plus, il aurait une excellente excuse pour faire chambre à part, la proximité d'Andromède devenant de plus en plus torturante avec les rêves qu'il faisait lui-même sur le jeune homme.
" Et puis Camus nous autorise à habiter l'Isba le temps que l'on voudra. Hyoga voudrait aller se recueillir à l'endroit où est sa mère." ajouta Ikki en explication à la mine surprise de son petit frère.
Bon, ce n'était pas que le froid sibérien l'enchantait pour passer des vacances mais au moins cela calmerait les ardeurs de tout le monde, enfin surtout celles de Shun et les siennes. "Oh noooon !! " Il n'y avait que 2 chambres à l'Isba. Et avec un froid pareil, nul doute que Shun allait se coller étroitement à lui, frileux comme il était.
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Ce dernier s'en était un peu voulu d'imposer Ikki et Hyoga pour le diner mais pour le moment… il avait besoin de les voir. Il était d'ailleurs assis en face du Russe et du Japonais, les dévorant des yeux et souriant devant leurs mains liées. Les deux jeunes hommes s'étaient réconciliés et ça faisait très plaisir à Andromède qui se sentait soulagé, qui se sentait vraiment beaucoup mieux… Même si le chinois y était aussi pour beaucoup.
« Prendre des vacances ensembles… »
Shun se mordilla la lèvre et regarda Shiryu en coin. Il se retrouvait soudainement en face d'un très gros dilemme. Il est vrai que se retrouver avec ses deux frères lui ferait beaucoup de bien. Il avait tellement souffert de les voir se disputer, se déchirer, de les savoir loin de lui qu'il avait très envie de profiter de leur présence au maximum et partir en vacances avec eux était un présent qui serait le plus beau pour le petit cœur meurtri d'Andromède. Mais voilà, d'un autre côté, il y avait Shiryu et la complicité qui s'était installé avec le jeune homme. Pouvait-il vraiment décider de tout claquer, de tout casser pour passer du temps avec ses frères… Shun ne savait pas…
« Et bien… Vous ne voulez pas profiter d'un peu de temps tous les deux ? » osa demander Andromède d'une toute petite voix, passant sa main dans ses cheveux et prenant son verre d'apéritif pour se donner contenance.
Il ne fit pas vraiment attention au regard étonné de Hyoga ni à celui compréhensif d'Ikki qui resserra ses doigts autour de son homme, lui signifiant qu'il lui expliquerait tout ça après !
« Et bien, nous comptons nous installer à l'Isba pour quelques semaines… Mais vous pouvez venir quelque temps. »
Hyoga ne quittait plus les deux jeunes hommes des yeux. Il était en train de comprendre que quelque chose se passait entre Shiryu et Shun mais il n'arrivait pas encore à savoir quoi et ça le chiffonnait pas mal.
« Hé bien… Je… Ca aurait été avec plaisir mais… mais je ne pense pas qu'on va venir… J'ai des examens et puis… Et puis vous devez en profiter tous les deux. Vous aussi vous avez beaucoup souffert. »
Tout le monde sembla très étonné de la réaction de Shun. Ce dernier passa sa main dans ses cheveux et détourna les yeux, finissant son verre avant de se lever soudainement.
« Bon, je vais mettre la table ! Il ne faudrait pas manger brûlé ! »
Il fuyait lâchement mais… il n'avait pas spécialement envie de s'étendre sur ce qu'il ressentait pour le moment et le regard inquisiteur que lui lançaient son frère le prévenait qu'il devrait donner des explications tôt ou tard. Et bien plutôt tard que tôt! Il n'avait rien dit quant à sa relation avec Shiryu, encore moins sur les sentiments qu'il ressentait pour son compagnon… Andromède avait un peu honte de son attitude, lui qui était d'ordinaire si franc, si joyeux à l'idée de passer du temps avec sa famille… Shun avait horriblement menti. Lui qui aurait sauté de joie quelques semaines plus tôt de pouvoir passer du temps avec Ikki et Hyoga venait de refuser de passer des vacances avec eux. Il leur avait menti…
Des examens ? Aurait-il compris de travers les paroles de Shun ? Il lui semblait pourtant bien à Shiryu que le jeune homme venait tout juste de passer le dernier et d'ailleurs, la fête annuelle annonçant la fin des cours et des examens devait avoir lieu bientôt. Il darda un regard pensif sur le japonais. Pourquoi avait-il menti ? Serait-ce possible qu'il préféra rester seul avec lui ? Qu'il soit enfin sur de ses sentiments ? Un tas de questions se bousculaient dans sa tête, pourtant Shiryu ne fit aucun commentaire et se contenta d'acquiescer sous le regard inquisiteur du Cygne. Il aurait bien l'occasion d'avoir des éclaircissements plus tard. Et tandis que son cœur se gonflait d'espoir, Shiryu proposa de passer à table.
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Le chinois referma la porte sur Hyoga et Ikki et se tourna vers Shun, le regard interrogateur. La soirée s'était déroulée dans une ambiance joyeuse, chacun étant heureux de se retrouver comme avant mais, plus que tout, c'était le bonheur du Cygne et du Phénix qui faisait plaisir à voir. Ils s'étaient enfin retrouvés et il était flagrant de constater que leur amour n'avait pas faibli. Au contraire, il était sorti grandi de l'épreuve qu'ils avaient traversée. Tous deux louaient Camus pour son aide précieuse et ne tarissaient plus d'éloges pour son sens de l'observation et de la déduction.
" Pourquoi leur as tu dit que tu avais encore des examens à passer ? Tu n'avais pas envie d'y aller ? " demanda t-il à Shun, ayant finalement opté pour une approche directe.
Face au mutisme embarrassé du jeune homme, Shiryu franchit les quelques pas qui les séparaient et le prit doucement dans ses bras. Il caressa tendrement sa joue avant de lui relever le visage. Shun n'avait plus rien de celui qui était si sur de son charme et dont la sexualité débordante lui faisait collectionner les amants. L'homme qu'il avait en face de lui paraissait si innocent, si pur, presque fragile alors que le Dragon savait pertinemment qu'il n'y avait rien de plus faux, la force d'Andromède n'étant plus à démontrer. A cet instant précis, Shiryu se dit qu'il était vraiment trop craquant et devait puiser dans toute sa volonté pour ne pas le soulever immédiatement et le porter jusqu'à son lit, pire... il pourrait presque lui faire l'amour là maintenant, ici même s'il ne se retenait pas.
Il inspira profondément, se contentant d'effleurer les lèvres roses, la peau fine du cou avant de déposer un léger baiser juste sous l'oreille.
" Tu sais que tu peux tout me dire. " lui souffla t-il tout en gardant sa tête dans son cou, se délectant du parfum du japonais.
Shun ferma les yeux et rougit un peu… Il allait devoir enfin dire ce qu'il ressentait, enfin faire face à ses sentiments. Ca n'était pas très facile pour lui, beaucoup plus habitué à avoir des relations sans lendemain, basé simplement sur le sexe… N'avait-il pas été ainsi depuis la fin des guerres ? Une personne à la sexualité débridée, extrêmement libéré dans ce domaine… Mais là, il semblait bien différent, lui-même le sentait ! Jamais il n'aurait réagi ainsi avant…
Sentir ce corps frémissant contre le sien mettait ses nerfs à rude épreuve, pourtant, Shiryu ne fit pas un geste déplacé. Peut-être était ce le moment pour Shun de faire face à ses sentiments pour lui... peut-être s'était-il enfin décidé. Shiryu ne bougeait pas, laissant l'initiative à Shun. Il devait le laisser venir à lui, même si ça devait lui couter toute son énergie pour réfréner ses pulsions.
« Hmm… Et bien, ils ont besoin de se retrouver tous les deux et puis… » tenta Shun avant de réaliser que Shiryu ne le laisserait pas fuir, pas cette fois.
Il déglutit et ferma les yeux, passant finalement ses bras autour du cou de son compagnon, se collant un peu plus contre lui, appréhendant légèrement ce qu'il s'apprêtait à dire…
« Je ne voulais pas y aller… Je voulais rester avec toi. Je… je veux rester seul avec toi… Parce que… Parce que je t'aime. »
Shun trembla un instant, se sentant presque fébrile de dire ces mots là, ceux qui venaient du fin fond de son cœur, ceux qu'il aurait du dire depuis des jours et des jours.
« Je veux juste qu'on reste tous les deux… »
Shun soupira, son visage caché dans le cou de Shiryu, la respiration un peu rapide, le cœur battant la chamade ! Il se sentait soudainement… tellement heureux d'avoir pu dire tout ça ! C'est comme s'il se sentait libéré de quelque chose… Il aurait du se libérer plus tôt, il aurait du se laisser aller plus vite. Mais il avait peur quand même, peur de ce qui pourrait se passer maintenant, peur de la réaction du chinois même s'il connaissait ses sentiments pour lui.
« Et puis… J'ai envie… Tu vois… »
Ho oui, il avait envie du dragon ! Mais même là, il se sentait intimidé. Jamais il n'avait été aussi peu direct, aussi hésitant, aussi… pur et innocent… Tout ce qu'il n'était finalement pas. Voilà qu'il s'en sentait tout ému, tout fébrile même et c'était une situation qu'il avait encore du mal à vivre ! C'était tellement différent du Shun qu'il avait montré à tout le monde, le Shun dépravé, libéré de toute pudeur et de toute retenue avait finalement refait place au Shun un peu timide, plus réservé, plus sage… Comme quoi, sa véritable nature avait été profondément chamboulé par tout ce qu'il avait vécu, par tout ce qui s'était passé et elle refaisait soudainement surface.
Shiryu était resté muet sous le coup de la révélation tant attendue. Il n'avait pu articuler un seul mot et son cœur, résonnant dans sa poitrine, semblait vouloir en sortir tant il battait la chamade. Shun s'était enfin déclaré. Il n'osait presque pas y croire, pourtant le regard fébrile du jeune homme ainsi que ses tremblements légers ne le trompaient pas. C'était étonnant, voire déstabilisant pour Shiryu, de voir Shun aussi peu sur de lui, aussi embarrassé, aussi troublé. Il n'en était que plus désirable et, l'entendre justement avouer son désir électrisa subitement le Chinois qui se retint de justesse de se jeter sur lui.
Cependant, il doutait de pouvoir se maitriser encore bien longtemps après avoir entendu les paroles timides de l'homme dont il était éperdument amoureux lui même. Tendrement, il l'enlaça un peu plus étroitement, serrant son corps fin contre le sien, lui faisant sentir son propre désir comme en réponse à son aveu.
" Je t'aime tellement Shun... je veux te rendre heureux, te faire découvrir combien ce sentiment est merveilleux... et ... moi aussi... j'ai envie de toi. Je veux te faire l'amour, te montrer à quel point je t'aime. "
Caché dans le cou de son compagnon, le japonais poussa un soupir de soulagement et se détendit légèrement, cessant un peu de trembler.
« Tu as toujours été là pour moi. Tu ne peux pas savoir ce que ça représente pour moi. C'est… Ca me fait trembler tout ça… Comme si… Comme si je ne l'avais jamais fait… C'est idiot… » pouffa un peu Shun, aussi nerveux que s'il s'agissait de son premier rendez-vous amoureux.
« Je serais toujours là pour toi, Shun. »
Se reculant légèrement, Shiryu plongea son regard brulant dans celui non moins enfiévré du jeune homme avant de s'emparer des lèvres offertes. Elles n'opposèrent aucune résistance, s'ouvrant d'elles même pour laisser une langue curieuse envahir l'intimité buccale. Avec sensualité, elle s'enroula autour de sa jumelle, la caressant, la taquinant. Leur baiser n'avait plus rien de chaste, gentil, même s'il conservait sa douceur… Non, cette fois, il était le reflet du désir qui coulait comme de la lave dans leurs veines. Shiryu sentait monter son désir, le creux de ses reins s'enflammait, son bas ventre se tendait. Il était à la limite de se laisser submerger par l'excitation que provoquait les petits soupirs de bien être poussés par Andromède alors que sa langue s'enroulait autour de celle du dragon, encore et encore...
Il se détacha des lèvres gonflées à regret, se concentrant sur le visage aimé, la peau tendre du cou, tout en récupérant son souffle. Bien qu'il savait que Shun n'était pas un novice vu le nombre d'aventures qu'il avait déjà eu, Shiryu ne put s'empêcher d'être surpris par la sensualité que le japonais mettait dans ses baisers. Si le manque d'air ne s'était pas fait sentir il n'aurait certainement pas pu se retenir et aurait pris son plaisir rien qu'en l'embrassant.
" Tu vas me rendre fou... " murmura t-il tout contre son oreille alors qu'il en mordillait le lobe.
Le long frisson qui parcourut alors le corps du jeune homme n'échappa pas au Chinois et il s'appliqua consciencieusement à attiser l'excitation d'Andromède en s'attaquant à la zone sensible qu'était la clavicule pendant que ses mains descendaient lentement sur ses flancs et se glissaient sous l'élastique du short. Doucement il lui caressa les hanches, l'obligeant imperceptiblement à se plaquer un peu plus à lui. Il voulait prendre son temps, il ne voulait rien brusquer. Il avait attendu tellement longtemps ce moment qu'il souhaitait en profiter au maximum cependant, l'incendie qui s'était déclaré dans ses reins menaçait de se répandre à tout instant sans aucune possibilité de l'arrêter.
Son désir était bien trop pressant et, à en croire les tremblements ininterrompus de Shun, ce dernier paraissait dans le même état que lui. Cédant alors à ses pulsions, il passa ses mains sous les fesses du jeune homme pour le déposer sur la table de la cuisine avant de lui retirer son short sans plus de forme. Il prit quelques secondes pour admirer le corps parfait de celui qu'il aimait, laissant son regard glisser sur la peau nue, sur le désir sans équivoque avant de remonter vers son visage. Il n'eut pas besoin de poser la moindre question, l'expression qu'affichait en cet instant Shun étant sans ambigüité quand à ce qu'il attendait lui aussi.
Shun sentait monter en lui une douce chaleur, créant des frissons dans le creux de ses reins et réveillant une certaine partie de son corps. D'ailleurs il ne semblait pas le seul dans cet état et le fit clairement comprendre à son compagnon en glissant ses mains sous le haut de son amant, les remontant sur son torse pour le caresser, pour découvrir ce corps si chaud, si rassurant.
« Fais moi l'amour Shiryu… » souffla t-il à bout de souffle, son regard brillant comme jamais, son corps tout entier tendu vers son amant…
C'est lui qui ne pourrait pas résister longtemps à ce rythme là !
A ces mots prononcés dans un souffle, le Chinois sentit son désir décupler. L'envie était si pressante, pourtant il se força à prendre le temps de préparer Shun. Il ne voulait pas lui faire mal, même s'il se doutait tout de même que le corps du jeune homme devait être plus qu'habitué depuis le temps. Mais Shiryu ne voulait pas penser à tous ces hommes qui l'avaient précédé et qui avait posé leurs mains sur la peau du japonais, qui l'avaient pénétré. Non, il ne voulait pas y penser, car pour lui, c'était une première fois. Il savait que Shun n'avait aimé aucun de ses précédents partenaires. Il était le premier avec qui il ferait réellement l'amour et Shiryu ne voulait retenir que cela. Il voulait laisser un souvenir impérissable de leur première fois au jeune homme.
Tout en dévorant le torse aimé de petits baisers fiévreux, il caressait le flanc de Shun avec délicatesse et douceur, comme s'il était un objet précieux à manipuler avec précaution. Et précieux, Shun l'était pour le Dragon. Il était à présent son bien le plus inestimable. En lui avouant son amour, Andromède s'était donné à lui, corps et âme et Shiryu entendait bien prendre autant soin de son corps que de son âme.
Lentement, il caressa l'intimité du japonais, guettant ses réactions, avant de finalement s'immiscer dans cet antre si chaud et si serré.
Un long spasme secoua Shun et Shiryu dut faire un effort considérable pour ne pas retirer ses doigts et le prendre sur le champ tant la vision des joues rosies par le désir du japonais était érotique.
Il sentit son corps se rebeller d'une telle attente mais refoula momentanément ses ardeurs, il ne voulait pas simplement investir le corps de Shun, il voulait lui procurer du plaisir, le voir haleter sous ses attentions, il le voulait tout entier.
Il tenta d'oublier la douleur de son bas ventre en se concentrant sur les réactions du jeune homme et accentua ses caresses tout en continuant de le préparer.
"Je t'aime tant Shun." ne put-il s'empêcher de murmurer alors qu'il plongeait son regard dans les yeux émeraude.
Il était à la limite et sentait qu'il ne pourrait plus se contenir bien longtemps. Le corps de son amant était prêt à le recevoir, pourtant il hésita.
"Shun? Est-ce que je peux?" lui demanda t-il alors qu'il lui avait déjà relevé les jambes et qu'il se présentait devant l'intimité offerte du japonais.
Non, il ne voulait pas simplement le prendre comme tant d'autres, il respectait Shun et voulait que le jeune homme lui donne son accord.
oOo
Shun se sentait tellement fébrile, tellement peu sur de lui… Il n'avait jamais vraiment connu cette situation, lui qui avait toujours été finalement un peu provoquant, qui avait eu des amants à la pelle se retrouvait dans les bras du premier homme qu'il aimait vraiment, le premier homme qui faisait véritablement battre son cœur et avec qui il avait véritablement envie de faire l'amour. Etrange sentiment… Shun avait l'impression de suffoquer de bonheur, son corps tremblait de désir, d'envie, d'appréhension aussi… C'était tellement nouveau pour lui.
Shiryu était en tous les cas un homme plein d'attentions et quand il commença à le caresser, ce fut avec toute la douceur du monde, toute la tendresse dont il était capable… Andromède ne tarda d'ailleurs pas à sentir le désir grimper en lui, le faire frissonner et encore plus quand les mains de son amant se firent plus entreprenantes et s'insinuèrent dans son corps, le faisant gémir et se cambrer de pur plaisir.
« Hmm… Shiryu… »
Shun ne put s'empêcher de se jeter sur les lèvres de son amant pour réclamer un baiser à l'image du feu qui le dévorait, tout comme de son corps, brûlant ! Le jeune homme ne se maîtrisait d'ailleurs plus vraiment, se frottant contre le corps de son homme, en réclamant toujours plus alors qu'il brûlait sous la préparation douce du dragon… Mon dieu qu'il aimait cet homme !
Alors quand Shiryu lui demanda la permission de venir en lui, Shun se sentit fondre et cessa de penser… Surtout pas dans cet d'excitation ! Le jeune homme se redressa de son mieux et s'accrocha avec l'énergie du désespoir, venant nouer ses bras autour du cou de son amant, lui donnant un baiser sulfureux, rapprochant son bassin du sien en une invitation sans équivoque.
« Je t'interdis de me laisser dans cet état… parce que je… je crève d'envie que tu me prennes… »
Andromède rougit tout en souriant franchement. Il était heureux, certainement le plus heureux des hommes à cet instant précis. Il ne put que gémir de pur plaisir quand Shiryu fondit en lui… Shun n'avait jamais ressenti autant de jouissance en étant pris par un homme… Est-ce que c'était ça l'amour ?! Décupler les sensations, jusqu'à en perdre la raison ?! Sans doute et Shun ne comptait absolument plus s'en passer.
« Shiryu… Je… Je t'aime… Hmm… »
Incapable de se retenir, le jeune homme donna un coup de reins, marquant le départ de leur première fois… Oui, leur première fois… Celle qui resterait imprimée en lettres de feu dans l'esprit de Shun !
FIN.
