CHAPITRE o2

Il ne comprenait pas vraiment le pourquoi du comment, mais il entendait bien les pensées de sa patronne ! C'était insensé… Mais il ne rêvait pas pourtant ! Si ? Non il entendait bien les pensées de sa patronne… Et quelles pensées ! Oh ça oui… Il fut interrompu dans ses « pensées » justement, par un de ses larbins, qui le saluait. Il ne se souvenait plus avoir pris la direction de son bureau, mais tant qu'a y être, autant faire un tour des lieux.

« Alors les mousquetaires, un nouveau cas ? »

« Non, pas encore. » Répliqua Thirteen.

« Ça vous arracherait la gueule de dire bonjour franchement ? » Pensa Foreman, exaspéré par l'attitude de son patron.

« Oui » Répliqua House en faisant une moue enfantine à Foreman, sans faire la part entre ce qu'il entendait, et ce que les gens disaient.

« Quoi oui ? » Demanda Kutner d'un air dubitatif.

House s'interrogea. Quoi ? Il pouvait entendre les pensées de ce gros niais de Foreman aussi ? Non mais là ça perdait tout son charme…

« Bon alors… Allez faire mumuse, j'ai des consultations qui manquent à l'appel ! GO, allez les faire ! »

Ses larbins le regardèrent d'un air désespéré.

« Hé ho ! On se réveille, je plaisante pas ! Au lieu de vous tourner les pouces, allez les occuper ! »

« Mais quel enfoiré… Et profiteur de surcroît ! Ha ils ont bon dos les larbins, n'empêche qu'ils te sont bien utiles hein ! Oui, regarde-moi, c'est de toi que je parle. Si tu savais mon pauvre vieux… » Pensa Taub en fixant d'un regard noir son « boss ».

House resta sur le cul. Il se croyait où ? Le défier ainsi du regard en plus ? Non mais où allait le monde… Ses quatre larbins se levèrent, non sans protester, et partirent direction les consultations.

House s'installa dans son fauteuil, lança à plusieurs reprises sa balle rouge contre le mur. En pleine réflexion. Il ne comprenait pas vraiment le pourquoi du comment, mais il pouvait entendre les pensées des gens… Il était plus ou moins perplexe face à cette idée pour le moins « irréelle ». Il commença donc à établir un plan dans sa tête. Puisque ça lui était tombé dessus aujourd'hui, comme ça sans prévenir, ce « don » pouvait repartir aussi vite qu'il était arrivé ! Donc autant en profiter… Il aimerait bien savoir, rien qu'une fois, les pensées de Cuddy face à ses « sarcasmes » habituels. Justement, c'était son jour de chance, elle venait d'ouvrir sa porte.

« Dr Cuddy que me vaut votre visite ? Vous avez égaré vos sous-vêtements quelque part et vous voulez que je vous aide à les remettre ? »

Il lui fit une moue suggestive. Elle s'arrêta dans son élan, totalement ahuri.

« Que… Quoi… Qu'est-ce qu'il dit ? Il a remarqué ? Ça y est ? Roh mince je suis foutue… Pas ma faute si ce matin en sortant de ma voiture un camion est passé en se collant trop prêt au trottoir et que je me suis retrouvée trempée de la tête aux pieds ! Non mais comme si, en plus de prendre des vêtements de rechange je devais prendre des sous-vêtements de rechange ! »

« Ça ira merci ! » Lui répondit-elle avec un sourire en coin, elle s'approcha un peu plus de son bureau et lui tendit un dossier.

« Homme de 39 ans, a des suées et des vomissements, il »

Elle ne put finir sa phrase, coupée par House, qui s'était relevé et avait posé un doigt sur ses lèvres. Elle ouvrit de grands yeux, ébahis. Et rejeta sa main violemment.

« Qu'est-ce que vous faites House ? »

« Roh allez Cuddy avouez que vous étiez venue pour une tout autre raison ! »

« Vous hallucinez complètement mon pauvre ! »

« Si peu… »

House sourit narquoisement, il en était sûr ! Il voulait la piéger !

« Oh Cuddy pas de ça entre nous, je sais que vous faites une fixette sur mon arrière-train ! Sexy hein ? » Il bougea ses sourcils simultanément, ne pouvant s'empêcher de sourire face à la réaction de la doyenne.

« Très ! Mais ce sera pour une autre fois moi cher ! Pour le moment c'est plus votre ceinture que je rêve d'arracher ! Avec les dents ! »

« Arrêtez la Vicodine House, ça ne vous réussit franchement pas ! Ne prenez pas vos rêves pour des réalités ! »

« Hum… Je rêve hein ? Alors pourquoi n'arrêtez-vous pas de jeter des coups d'œil sur ma ceinture ? Mini-Greg va se sentir harcelé arrêtez ! »

« Que… Quoi je fais ça ? Il faut réellement que je pense à me contrôler ! Mini-Greg, se sentir harcelé ? J'aurais espéré qu'il se sente tout émoustillé ! »

« Ou pire, il va se sentir tout émoustillé ! »

Lisa le regarda, ahurit, une impression bizarre…

« Oh le pauvre ! Les call-girls ne lui suffisent plus ? »

« Espèce d'ingrat… Tu préfères te payer des call-girls hors de prix alors que je suis là ! Oui je suis là ! 9 mois que je porte la ceinture de chasteté, je sauterais sur n'importe quoi… »

Le sourire de House s'agrandit. Il la tenait ! Autant la pousser à bout…

« Je préfère la classe supérieure ! »

Elle ouvrit grand les yeux. Elle avait bien compris ? Il était en train de lui dire qu'il l'a préférait elle ? Il ne fallait pas qu'elle joue à ce jeu trop longtemps, elle allait craquer et se laisser aller à ses « envies » s'il continuait de la provoquer ainsi.

« Dites-moi ? Les jumelles ont l'air d'étouffer là dedans, il faudrait peut-être libérer les otages ? Hmm ? »

Il resta fixé sur sa poitrine qui se soulevait de plus en plus frénétiquement. Elle avait chaud. Nom de Dieu oui il crevait de chaud dans ce bureau !

« Pas touche ! Ton tour viendra bientôt… Je ne vais plus résister longtemps… Et cette chaleur, étouffante, atroce, tes yeux me brulent la peau, arrête de me fixer comme ça ! Et efface-moi ce sourire ! »

« Alors Cuddy ? Vous avez chaud ? Je peux vous aider à vous débarrasser de ces vêtements encombrants si vous le souhaitez ! »

Il haussa un sourcil suggestif. Elle reprit ses esprits, lui décocha un sourire charmeur, puis reprit le dossier et lui plaqua sur le torse, prête à s'en aller. Il saisit le dossier, en prenant bien soin d'effleurer sa main. Il jubilait face à la réaction de Cuddy, qui avait tout de suite retiré sa main devenue moite.

« Oh mon Dieu ! Ne me touche pas, ça t'amuse de jouer ? Tu aimes me voir dans cet état de soumission hein ? Hé bien tu ne m'auras pas… Pas encore, il m'en faudra plus pour que je craque ! Oui beaucoup plus ! »

House sourit, content de lui, il allait la faire craquer, il en était sûr ! Par tous les moyens, il y arriverait. Elle tourna les talons, en prenant soin d'accentuer son déhanchement, et passa le pas de la porte, un sourire mutin aux lèvres en voyant House la suivre des yeux et n'en perdre aucune miette. Il l'observa s'éloigner, un sourire diabolique sur les lèvres. Oh oui que ça allait être drôle…

TBC...

R&R Please =)