Et voilà le dernier chapitre... Passage un peu NC-17, même si j'ai essayé de me limiter, je préviens! Bon... Sinon, j'espère que vous ne trouverez pas ce chapitre trop guimauve ^^

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CHAPITRE 17

Après un long moment de silence quelque peu gênant. Cuddy décida que ce serait mieux d'y mettre fin maintenant, House avait décidément du mal à bouger.

« Je… »

Il se tourna vers elle, la regardant fixement, elle se sentit fondre, mais décida de ne plus se laisser avoir.

« Vais y aller… »

Murmura-t-elle plus qu'elle ne le dit. House la considéra un instant, puis fronça les sourcils. Il ne s'était pas démené comme ça pour qu'elle prenne les jambes à son coup ! Ha ça non.

« Bonne soirée House… »

Elle voulut lui passer devant pour aller récupérer son manteau, mais il lui attrapa le poignet au passage et la plaqua contre son torse. Le souffle de Cuddy se fit saccadé et elle ne pensa même pas à se débattre, se contentent juste de le regarder d'un air faussement interrogatif.

« Vous voulez partir ? »

Lui dit-il, accrochant ses yeux aux siens, essayant d'y déceler une quelconque réticence.

« Oui… »

Murmura-t-elle en un susurrement, baissant les yeux sur son torse pour ne pas avoir à subir son regard déstabilisant. Il la plaqua un peu plus fermement contre lui, toujours son poignet entre sa main droite, et de sa main gauche lui remonta le menton.

« Bien, je vous laisse partir, mais seulement si vous arrivez à me dire dans les yeux que vous ne désirez pas aller plus loin, et que vous voulez réellement rentrer. »

Elle le regarda un moment, effrayée, bien sûr qu'elle voulait rester, passer la nuit avec lui… Et bien plus… Mais elle savait que lui ne désirait pas ça, elle l'avait allumé, et il n'avait pas envie de finir le travail tout seul… Un point c'est tout, elle n'avait pas envie de se retrouver toute seule le lendemain matin, comme bien des années auparavant… Elle s'était promis que ça n'arriverait plus, c'était définitivement trop dure à surmonter…

« Je crois… Qu'on ne souhaite pas les mêmes choses. »

« Oh mais si, je suis sûr que vous aussi vous avez envie d'une partie de jambes en l'air, là tout de suite ! »

Répondit-il, ironique. Son sourire disparu quand il vit que ça ne faisait pas rire Cuddy.

« Cuddy… Pourquoi toujours vous prendre la tête comme ça ? »

« Parce que moi je n'ai pas envie de subir la même chose que j'ai subie, il y a 20ans… Me réveiller seule… Et perdue… Je ne veux plus de ça, j'ai trop espéré… »

Il la regarda intensément, alors qu'elle fuyait son regard. Alors la raison de son changement soudain d'avis n'était pas qu'elle avait réellement envie de partir et qu'elle n'avait pas envie de lui ? Elle… Avait juste peur qu'il ne soit plus là le lendemain, et qu'elle soit de nouveau abandonnée… House réalisa qu'il devait la faire reprendre confiance, il ne voulait pas qu'elle parte… Pas maintenant que… Qu'il avait enfin fait un pas en avant dans leur « relation ».

« Vous savez… On est chez moi, donc… Techniquement, demain matin je serais toujours là ! Ainsi que demain, après-demain… »

Dit-il d'un ton sarcastique. Elle osa enfin accrocher son regard au sien et y lut, malgré la tentative de dérision, une pointe de tendresse et de remords.

« C'est une proposition House ? »

Répondit-elle avec un fin sourire.

« Hmm… Alors là… Aucune idée ! »

Répliqua-t-il en portant son doigt à sa bouche faisant mine de réfléchir. Elle sourit en l'observant, il fallait toujours qu'il se cache derrière ses barrières, c'était… Attendrissant… Non ça ne convenait pas ! C'était sexy ! Oui sexy.

« Embrassez-moi ! »

House la regarda intensément, il ne savait pas s'il l'avait rêvé ou entendu…

« Qu'est-ce que tu attends House ? Embrasse-moi… Fais-le ! Arrête de me regarder et embrasse-moi ! Prends-moi ! »

Il ne se fit pas prier plus longtemps, lâcha son poignet, et la saisie par la taille, la collant parfaitement à lui. Puis il s'empara instantanément de ses lèvres. Cuddy, réchauffée par l'étreinte de son compagnon, soupira de contentement entre ses lèvres, ce qu'il vit comme une invitation à approfondir le baiser. Elle posa délicatement ses mains sur les joues rugueuses de son diagnosticien et se mit sur la pointe des pieds pour pouvoir apprécier le baiser pleinement.

House la plaqua contre la porte, ce qui lui arracha un gémissement, automatiquement, elle enroula sa jambe gauche autour de lui, il agrippa sa jambe, faisant courir ses longs doigts fins sur la parcelle de peau que la robe avait laissé apparaitre. Il fit glisser ses doigts le long de sa jambe, et pénétra sous la fine ligne de sa robe. Elle se cambra en sentant ses caresses enflammées, la main de House remontait de plus en plus haut, et elle ne put retenir un nouveau gémissement. Alors qu'il déposait sur son cou des baisers tous plus brulants les uns que les autres, elle se redressa et l'embrassa fougueusement. Elle arracha les boutons de sa chemise d'un seul geste, n'en pouvant plus de cette barrière qui l'empêchait de le toucher, de le sentir. Enfin, elle posa ses mains sur son torse brulant et le frôla de ses doigts doux et habiles. Il remonta alors ses doigts encore un peu plus haut sur sa cuisse et elle griffa son torse. Tous deux gémirent à l'unisson. C'était ardent, fiévreux, explosif, fougueux, mais aussi très profond et passionné.

« Oh mon Dieu… Il va me rendre folle… Ses mains sur ma peau… Hmm un vrai moment d'extase ! Je pourrais prendre mon pied rien qu'en sentant ses mains toucher ma peau… »

Elle n'eut même pas le temps de finir sa pensée, ne sachant plus où donner de la tête entre chaque caresse, alors qu'il la plaquait un peu plus à lui. Elle laissa s'échapper une longue plainte de plaisir, et lui arracha plus qu'enleva définitivement sa chemise, qui s'effondra sur le sol. Elle entreprit alors de lui défaire sa ceinture, mais il la stoppa en la décollant de la porte. Elle lui lança un furtif regard d'incompréhension alors qu'il reprenait déjà possession de sa bouche et la guidait vers la chambre avec lui.

Sans défaire leur baiser et en aucun cas délier leurs lèvres, elle le suivit dans le couloir menant à la chambre.

Ils s'appuyèrent contre les murs, ne pouvant se passer de la chaleur de l'autre ne serait-ce qu'un infime moment. Cuddy le plaqua au mur en plein milieu du couloir et se débarrassa une bonne fois pour toutes de sa ceinture, devenue trop encombrante. D'un coup de main agile elle l'a fit rejoindre le sol, et ils recommencèrent leur étreinte, tremblants de désirs et impatients d'arriver enfin dans ladite chambre.

Arrivé à la porte, House passa sa main dans les cheveux de Lisa et s'empara de son cou, y déposant une nuée de baisers. Elle chercha la poignée de la porte à tâtons et, une fois trouvée, l'ouvrit ardemment. Elle l'attrapa par le haut de son pantalon et le fit reculer avec elle jusqu'au lit, elle s'y assit et se chargea dans un élan de rapidité de défaire son jeans qui devenait trop encombrant lui aussi. Une fois la fermeture défaite, il la saisit par les hanches et la fit se relever, elle l'embrassa de nouveau et laissa parcourir ses mains sur son torse, tandis que lui se pressait de défaire sa robe. Une fois fait, elle glissa à leurs pieds, et House s'arrêta un moment afin de contempler les courbes parfaites du corps de sa patronne qu'il avait devant lui, elle lui lança un sourire narquois et s'allongea sur le lit. Il lui sourit en retour, et vint se caler contre elle. Laissant ses longs doigts fins courir le long des courbes interminables et parfaites de Lisa. Il s'empara de sa bouche, lui mordillant la lèvre inférieure, puis traça une ligne sinueuse et invisible sur le corps pratiquement nu de celle-ci de ses lèvres. House défit délicatement son soutien-gorge à dentelle et l'envoya rejoindre la robe déjà à terre. Il s'empara d'un de ses seins, se pressant de combler l'autre à l'aide de sa main gauche. Elle se cambra de nouveau et émit un long gémissement de plaisir. Il profitait de chaque parcelle de peau découverte. Elle aimait sentir ses mains, ses doigts, sa bouche sur son corps… C'était si… Enivrant de plaisir, elle n'arrivait même plus à penser, trop occupée à gémir de contentement et de bien-être.

Il continua son chemin et s'arrêta un instant sur le ventre de Lisa. Refaisant le contour de son nombril de ses lèvres brulantes. Il se dirigea ensuite vers son bas-ventre et la délesta du dernier rempart à sa nudité. Complètement offerte, elle n'en pouvait plus d'attendre, elle voulait enfin pouvoir le sentir en elle, pour revivre ce si bon moment qui lui avait tant manqué et dont elle avait trop rêvé.

Au bout de quelques instants de pur bonheur, elle émit un long gémissement et se cambra de plus belle, il attrapa l'un de ses seins et remonta jusqu'à sa bouche pour l'embrasser fougueusement, elle ne sut qu'y répondre avidement. Puis elle se plaça au milieu du lit et l'invita à venir sur elle, il ne se fit pas prier. D'un coup de jambe habile, elle lui retira son pantalon, qui ne tarda pas à rejoindre les autres vêtements déjà au sol. Elle le fit s'allonger sur le dos abruptement, et se positionna à califourchon sur lui, en prenant soin d'épargner sa jambe meurtrie, ce à quoi il fut reconnaissant. Elle parsema alors son torse de baisers brulants et enflammés, puis le libéra de son boxer, dernier rempart contre sa nudité à lui aussi. House ne put réprimer un gémissement de satisfaction lorsqu'elle entreprit de flatter son membre déjà trop tendu. Après de longues minutes de pur plaisir, il l'aida à remonter vers lui et attrapa son visage pour l'embrasser sauvagement d'abord, puis tendrement et méticuleusement ensuite.

Elle s'empala enfin sur lui. Leurs respirations se firent saccadées et de plus en plus anarchiques, ne cessant les caresses sur leurs corps enflammés.

Après de longues minutes de désirs communs, ils poussèrent un long râle de plaisir à l'unisson, prononçant leurs prénoms alors qu'ils atteignaient le septième ciel tous deux simultanément.

Elle se laissa roulée sur le côté, essoufflée de cet ébat inconsidérablement bon et merveilleux, mais considérablement épuisant. Elle vint se lover contre lui instantanément et reposa sa tête sur son torse, tandis qu'il resserrait son étreinte. Tentant tant bien que mal de reprendre une respiration régulière, il eut une soudaine envie de ne pas la laisser partir. Et par un élan inconsidéré de tendresse, passa sa main dans ses boucles brunes.

Une fois sa respiration revenue à un rythme régulier, elle se redressa sur un coude et avança son visage face au sien. Elle se perdit un instant dans l'océan de ses yeux, voilés par le désir et l'effort produit. Puis elle passa délicatement son doigt sur sa lèvre, et l'embrassa amoureusement. Il ne repoussa pas cet élan de tendresse, et répondit à son baiser. Elle se recala alors tout contre son torse, et ferma les yeux. Une voix rauque brisa alors le silence.

« Tu penses toujours que je suis impuissant ? »

La questionna-t-il, un fin sourire sur ses lèvres. Un léger rire féminin se fit entendre, et elle respira son odeur, avant de prendre la parole à son tour, dans un murmure à peine audible.

« Loin de moi l'idée, j'ai toujours su que tu n'étais pas impuissant. »

Il sourit malgré lui, et elle le regarda tendrement, une pointe de moquerie dans son regard. Il avait la légère impression de s'être fait avoir… Mais il ne lui en voulait pas, d'une certaine façon… Il l'avait eu aussi.

Une sensation commune de bien-être les apaisa et ils se laissèrent aller dans les bras de Morphée. Avant de s'endormir, elle entendit les battements de son cœur revenir à la normale, et c'est satisfaite et entièrement comblée qu'elle le rejoignît dans son sommeil.

Longue et éprouvante… Oh que oui cette soirée l'avait été, mais pas de la façon dont elle se l'imaginait.

FIN

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Epilogue à suivre! Merci de me dire ce que vous en pensez ;)

R&R Please x)