Chapitre 2 : Le pari
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- Attends, non, j'ai un moyen très efficace pour le réveiller.
- Non, je ne te fais pas confiance !
- Allons Lunard, je suis pourtant la personne la plus sérieuse de tout Poudlard.
- Arrête de dire des bêtises et laisse-moi faire.
- Entendu, vas-y, railla le ténébreux. Mais je connais James et tu n'arriveras pas à le réveiller aussi facilement.
- James, James...Réveilles-toi on a cours...et tu vas être en retard...
- Franchement Remus tu crois sincèrement que c'est en lui disant qu'il est en retard aux cours qu'il va se réveiller ?
- Chut! Laisse-moi faire je te dis.
- Halala les débutants...Tu n'y arriveras pas, c'est moi qui te le dis.
- James, allez quoi. Réveille-toi… lui dit Remus en le secouant.
- Amateur ! lâcha Sirius. Ca fait depuis une heure que tu essaies.
- James, secoua Remus, perdant patience. En effet, ses traits se crispèrent et ce fut d'un ton menançant qu'il dit :
- Arrête donc de dormir et lève-toi avant que la féroce bête qui somnole en moi ne se réveille!
Mais toujours aucun signe de son camarade. En réalité, James était presque comique à voir. Endormi sur le ventre, bras gauche ballant à côté de lui et bouche entrouverte. Sirius pensa avec hilarité que vu sous cet angle, son meilleur perdait la moitié de sa popularité.
- Vous croyez qu'il est mort? fit soudainement Peter, ahuri.
- Même un mort se serait réveillé ! répondit Remus, impuissant.
Remus et Peter se tournèrent vers Sirius. Ce dernier, ayant cerné les regards suppliants de ses amis, se fit désirer. Ainsi, il prit ses aises sur la chaise de son bureau, croisa ses jambes et fit mine de se prendre soin de ses ongles.
- D'accord Patmol, tu as gagné, j'abandonne, soupira Remus, épuisé de tant d'efforts.
- Enfin ! bondit le concerné. A nous deux... Mutare vox !
Peter et Remus regardèrent Sirius avec de grands yeux.
- Ne me dis pas que... commença Remus.
***
« Alors James que veux-tu que je te fasse à présent?
Le jeune homme à lunette fut hésitant.
- Non, non, non ne riposte pas ! Je t'ai promis d'être ton esclave sexuelle jusqu'à la fin de ma vie non? Et sache qu'une Evans tient toujours ses promesses.
- Puisque tu insistes tant... dit l'homme avec un sourire béat aux les lèvres, regard reconnaissant dirigé vers le ciel...»
Seulement...
- JAMES POTTER ! COMMENT OSES-TU REVER DE MOI? TU VAS TE REVEILLER TOUT DE SUITE OU SINON CA VA TRES MAL SE PASSER !
Le prénommé James se leva brusquement de son lit et reçut directement un seau d'eau glacé sur la tête.
- LILY NON C PAS CE QUE TU CROIS........AAAAAHHHHHHHH MAIS C EST QUOI CA, C'EST GLACE !
James releva la tête et vit ses trois amis pliés de rire, larmes aux yeux.
- Oohh....c'était.....tellement....drôle ! réussit à articuler Sirius entre chaque rire.
- Espèces de Troll, vous allez me le payer. Et arrêtez de rigoler !
- Sc..uses-nous, dit Remus se tordant de rire.
- Comment avez-vous fait ? Et surtout POURQUOI ?
Voyant que ni Sirius ni Remus n'étaient en état de répondre, c'est Peter qui s'en chargea.
- Remus et moi essayons de te réveiller depuis une heure figure-toi. T'es une vrai marmotte, pire que moi !
- Et comme ces deux incapables n'arrivaient à rien avec toi, je me suis chargé de ton cas, termina Sirius avec un grand sourire Colgate, toujours soumis à ses éclats de rire.
- Et tu n'as rien trouvé de mieux à faire que d'entrer dans mon esprit, de trafiquer mon rêve et de me jeter de l'eau en pleine figure ? cria James, rouge de colère.
Sirius prit un air de personne en pleine réflexion avant de répondre :
- Faut croire que non !
Et il recommença à rire. Las et énervé, le surnommé Cornedrue se dirigea vers la salle de bain pour se sécher. Mais avant de s'y rendre, il lâcha une menace à Sirius comme quoi sa vengeance sera terrible ce qui amplifia les rires de son camarade. Avide de trouver un bon plan de revanche, c'est un James confiant et mesquin qui ferma la porte de la salle de bain.
Quand à Sirius, toujours dans l'ambiance de la plaisanterie :
- Tu parles dans ton sommeil vieux, Oh Evans , non, ne t'arrête pas !! Mmmmmhh, imita Sirius en fermant les yeux.
- Fais gaffe Patmol, ne pousse pas trop James à agir...
- Mais je n'attends que ça, chantonna alors Sirius dont la voix ressemblait parfois à des aboiements de chiens.
***
Après que James se soit séché suite à la farce de son meilleur ami, les Maraudeurs se dirigèrent vers la Grande Salle pour prendre leur déjeuner.
- Fou croyé k' il é fien le ouvoo prof de téfense fette année?
- Peter, parle après avoir avalé ta nourriture si tu veux qu'on capte quelque chose, dit James, amusé.
- On m'a dit que ce serait un certain Yvan Hug, répondit Sirius avec désinvolture.
- Ben ça alors, comment as-tu pu comprendre ce qu'il disait?
- C'est normal, Sirius parle comme Peter quand il mange, alors évidemment ils se comprennent ! pouffa Remus.
- Et James, voilà la fille que tu n'auras jamais ! intervint Sirius qui avait décidé de ne pas relever la plaisanterie du lycanthrope.
James leva la tête de son assiette à une vitesse époustouflante.
- Salut Evans ! dit celui-ci en ébouriffant ses cheveux.
La jeune fille le nia remarquablement et s'adressa à Remus en lui demandant s'il allait bien après quoi ce dernier, mi-amusé mi-embêté, répondit affirmativement.
- Tout va très bien j'espère? Tu sais si quelqu'un te cherche des Noises, tu n'as qu'à me le dire et j'accoure !
Lily ferma les yeux de lassitude et lui dit, après avoir soupiré lourdement :
- Potter je n'ai pas besoin de toi et arrête de me parler, tu n'as donc toujours pas compris que nous ne sommes pas amis ?
- Lily, tu veux sortir avec moi?
Lily roula des yeux, soupira d'exaspération et s'en alla sans le moindre regard envers James.
Sirius commença à ricaner.
- Arrête, ce n'est pas drôle.
- J'adore la façon dont tu te fais sans arrêt jeter par cette fille. Toujours aussi amusant ! Je t'ai dit et redis, pourtant... La seule manière de voir si elle tient à toi, c'est de la nier.
- C'est ça, facile à dire. Le jour où ça t'arrivera, je serai le premier à m'en moquer.
- Mais ce jour n'arrivera jamais mon cher!
- Ne jamais dire jamais, intervint philosophiquement Remus.
***
- Hé Lewis! Si tu n'as pas les moyens de t' acheter un uniforme convenable, ne sors pas de ton dortoir pour que les autres n'aient pas à subir la laideur de tes fringues!
Il s'appelait George Duroy. Physiquement avantageux, cet élève particulièrement cruel envers Conny ne cessait, depuis des années, de faire de sa vie un véritable enfer.
C'était un châtain aux yeux marrons qui avait un nez aquilin parsemés de petites pommettes creuses. Ses yeux étaient petits et presque cachés par d'épais sourcils mais cela lui donnait un certain charme.
- Laisse-moi passer.
- Depuis quand tu me donnes des ordres?
Conny se tut et examina la situation dans laquelle elle s'était mise.
- Veux-tu me laisser passer? reformula-t-elle.
Dans ce genre de situation, Conny savait pertinemment qu'il était inutile d'essayer de jouer le super héro. Devant un élève comme George Duroy, élève de Serdaigle, aimé des élèves et des professeurs, elle n'avait aucune chance. D'autant que personne n'oserait le défier car il appartenait à une famille prestigieuse. Ce que Conny ne comprenait pas, c'est que Duroy semblait être poli voire même sympathique avec tout le monde, toutes les maisons réunies, sauf avec elle. Il avait l'air de la haïr pour une raison totalement inconnue.
- Je ne sais pas trop, fit le Serdaigle, sourire en coin.
- Je ne veux que passer, rien de plus.
- Mais cela demande un gros effort pour moi, tu sais. Surtout quand c'est toi.
- Mais pourquoi? Je n'ai jamais rien fait à personne.
- Tu sais, le monde est divisé en deux. Il y a d'une part, les gens comme moi, intelligent, sociable, riche et qui réussissent tout ce qu'ils entreprennent. Nous sommes nés pour diriger. Et il y a les gens comme toi. Faible, soumis, sans aucune personnalité. Vous êtes des pleurnichards venus au monde pour obéir aux gens comme moi. Tu saisis La Loupe ?
- Non, osa-t-elle dire.
- Non? Tu oses me contredire? Sa voix était mélodieuse mais ferme et menaçante. A cet instant, Conny prit peur. Elle aurait tellement voulu lui crier, lui dire le fond de sa pensée. Non, le monde n'était pas divisé en deux et non, elle ne faisait pas partie de ceux qui devaient obéir ! Conny se rendit compte à quel point le monde était injuste car il était certain que ce George Duroy finira tout de même par acquérir sans aucune difficulté un poste haut-placé après ses études. Elle se sentait compressée car elle savait que personne ne la connaissait à sa juste valeur. Mais elle n'avait pas assez de courage et abandonna la partie, comme d'habitude.
- N...non jamais.
Elle n'avait jamais compris la raison pour laquelle le Choixpeau magique l'avait mis chez les Gryffondor. Elle n'y avait pas sa place. Conny leva les yeux et vit avec effroi que trois autres élèves avaient rejoint la conversation. Ils savouraient.
- Très bien, c'est déjà mieux. Vous voyez les gars, fit-il en s'adressant à ses amis, qui a dit que les chiens étaient difficiles à dresser?
Les quatre jeunes hommes commencèrent à rire aux éclats. Ce fut trop pour Conny qui, larmes aux yeux, courut. Elle voulut fuir. Pourquoi l'avaient-ils tous choisie pour lui pourrir la vie? Quand est-ce qu'ils la laisseront enfin tranquille? Ca recommençait exactement comme l'année dernière...
Après s'être abritée dans les toilettes et avoir versé toutes les larmes de son corps, Conny examina l'heure et se leva. Le cours de Défense contre les Forces du Mal allait bientôt commencer. Conny ne se souvint plus exactement du nom du nouveau professeur mais espéra juste qu'il serait bon. Arrivée la première -pour ne pas changer- devant la porte du local, elle attendit la cloche qui annonçait la fin du temps libre. Un quart d'heure plus tard, les élèves la rejoignirent et attendirent leur nouveau professeur. Lorsque celui-ci arriva, légèrement nerveux, il ouvrit la porte et entra, suivi des élèves.
- Bonjour à tous, je suis votre nouveau professeur Mr. Hug. Je vous enseignerai la discipline qui est, selon moi, la plus élémentaire à savoir la Défense contre les forces du Mal. Veuillez vous assoir s'il vous plaît.
Les élèves obéirent. Conny vit le professeur essuyer des gouttes de sueur sur ses tempes d'un mouchoir déjà usé.
- Avant de commencer mon cours, j'enlèverai dix points à Gryffondor.
Un vombrissement de protestations se fit entendre. Le nouveau professeur racla sa gorge avant de se justifier.
- On m'a prévenu que dans cette classe se trouvait quelques énergumènes.
Le professeur fixa deux personnes que Conny crut reconnaître. Il semblerait que se soit ceux qui avaient pris son compartiment la fut la première fois qu'elle se trouva dans cette classe. Sûrement parce qu' elle avait changé ses options. Quoiqu'il en soit, elle regrettait déjà d'y avoir été insérée !
- Or, reprit le professeur, avant que je n'entre, l'un d'entre eux a eu la stupide idée de me jeter le sort Nervus.
Conny vit Evans frapper son banc d'un poing courroucé.
- Toujours les mêmes ! s'exclama-t-elle avec rage.
Conny était révoltée, aussi. Elle comprenait maintenant pourquoi Mr. Hug avait l'air aussi stressé, c'était à cause du sort. Malheureusement pour lui, le temps était le seul remède...
- C'était une sorte de bisuitage Monsieur, répondit l'un d'entre eux avec plein de désinvolture. Cette réplique fit rire plusieurs élèves.
- Je vois, fit le professeur, sourire en coin. Votre nom, s'il vous plaît?
- Sirius Black, Monsieur !
Le concerné se leva, sourire moqueur aux lèvres. D'un geste automatique, il dégagea sa mèche rebelle d'un revers de main. Il avait de beaux longs cheveux noirs avec des reflets bleutés.
- Bien, Black. Veuillez emménager à cette place, s'il vous plaît.
Il désigna la place au premier rang. Black afficha à présent un air mécontent mais se résigna.
Durant une heure le professeur parla de l'importance des APSPIC. Conny était l'une des seules à prêter une oreille attentive .
Ce que la jeune fille remarqua c'était que la Préfète-En-Chef de cette année était très brillante à tel point qu'elle rattrapa sans difficultés les points perdues en début de cours.
Conny était admirative face à son air déterminé et sérieux. Jamais elle n'aurait le courage de prendre ainsi la parole devant tout le monde.
Après les deux heures de DCFDM et les deux heures de Métamorphoses, Conny rejoignit la Salle Commune. Elle avait fourche durant deux heures alors, en voyant des rayons de soleil refléter les fenêtres de la Salle Commune, elle entreprit de se poser au Parc et d'y lire un bon gros livre sur l'herbe fraîche.
Apparemment, la majorité des élèves avaient eu la même idée qu'elle. Elle alla donc vers le grand chêne, loin des bruits assourdissants de la foule et commença sa lecture avec passion.
***
- Enfin libre pendant deux heures!! J'ai cru que McGo allait nous réciter durant cinq heures l'importance de ces Aspic, comme si le Professeur Hug n'en n'avait pas assez dit ! s'exclama Sirius.
- Tu as raison, c'était à mourir d'ennui, dit également James.
- C'est normal, c'est important les aspics... fit Remus.
- Oui on le sait mais pas besoin de parler de ça durant des heures! En plus on réussira sans problème alors à quoi bon écouter ? affirma Sirius.
- Vous avez de la chance, moi je sens que je vais tout rater, intervint tristement Peter.
- Ne t'inquiète pas Queudver, si tu ne comprends pas quelque chose, on t'expliquera, assura James en s'asseyant sur l'herbe. Il fut instantanément imité par les autres.
- Oui parole de Maraudeur ! souria Remus.
- Eh Patmol, regarde qui est là.
Sirius se retourna et vit une jeune fille de leur âge sous des vêtements troués et beaucoup trop larges, grosse lunette sur le nez, les cheveux négligés, lire un livre sous un grand chêne.
- Et alors? Qu'est-ce que j'en ai à faire d'elle moi.
- Laissez-la tranquille, s'énerva Remus.
- Il me semble que tu la protèges beaucoup toi, ces derniers temps, fit James avec un regard méfiant.
- C'est juste que je trouve que tout le monde est assez cruel envers elle, pas besoin qu'on en rajoute.
- Sirius! James!
- Oh non, la tarée est là... dit James, ennuyé.
Sirius se retourna et vit une grande brune aux formes généreuses.
- Salut, fit Sirius, distrait.
- Comment ça va ? Je vous ai cherché toute la journée! Je voulais avoir de vos nouvelles vu que je n'en n'ai eues aucune durant les vacances...
Les derniers mots avaient sonné comme un reproche aux oreilles de Sirius, ce qui lui déplût fortement. Après tout, elle n'était rien pour lui !
- J'avais été clair Laura. Aucune attache.
- Oui, je sais m'enfin, une petite lettre de temps en temps ne t'aurait pas fait de mal.
- Laura, commença Sirius, irrité. Tu n'es pas ma petite amie.
- Je le sais ça, fit-elle froidement, j'en ai un figure-toi!
- Tant mieux pour toi ! s'exclama Sirius, las.
Son orgueil avait pris un sacré coup mais elle ne fit rien paraître derrière un sourire innocent.
- Et toi, James?
- Moi?
Laura se rapprocha langoureusement du concerné.
- C'est ne blague? marmonna Sirius, incrédule.
Laura déposa un léger baiser sur la joue de James, à la commissure des lèvres.
James se retira, énervé.
- Tu ferais bien de partir. Laisse-nous.
Sirius sourit à son meilleur ami, reconnaissant. Même s'il se fichait pas mal se cette fille, cela l'aurait déplu de voir son ami fricoter avec une de ses ex.
En passant par là, Lily Evans avait vu la scène où une jeune fille s'était approchée de James et l'avait presque embrassé. Confuse elle avait tourné la tête,ignorant les pincements au coeur qui la submergèrent.
- Et bien tu ne perds pas ton temps ! fit-elle avec amertume.
- Non Lily, ce n'est pas...
Mais il s'arrêta net sur sa lancée ce qui étonna la rouquine. En fait, James eut l'idée d'écouter les conseils de Sirius.
- Ecoute Evans, tu n'es ni ma mère ni ma petite amie alors je ne vois pas en quoi ça te concerne.
Lily et le reste des Maraudeurs restèrent cois un instant après quoi la jeune fille se retira sans rien ajouter.
- Mais...commença James. Pourquoi part-elle?
- Pourquoi? T'as vu comment tu lui as parlé?
- Mais c'est toi qui m'as dit de ne plus lui montrer que je suis accro !
- Oui, je t'ai dit de l'ignorer pas d'être méchant. Là, je pense qu'elle ne t'adressera plus la parole, même pas pour t'insulter de tête à Scrout à Pétard.
- Je suis perdu ! Les femmes sont trop compliquées pour moi.
- Je compatis, dit Sirius en mettant sa main sur l'épaule de James.
- Qu'est-ce que tu veux dire?
- Que plus tu vieillis et moins tu sais t'y faire avec elles...
- Voyez-vous ça?
- Regarde Evans par exemple !
- En même temps, Evans est une exception !
- Exception ou pas, ce qui est sûr en tout cas c'est que jamais tu l'auras et encore moins dans ton lit.
- Tu crois que c'est ce que je veux? L'avoir dans mon lit? Tu n'as décidément rien compris !
- Tu sais très bien ce que je veux dire, vieux. Avoue que ta vie sexuelle n'est plus ce qu'elle était.
- Et toi alors, tu crois que tu peux avoir toutes les filles dans ton lit peut-être? demanda James, moqueur.
- Absolument.
- Ah ouais?
- Tout est dans la finesse et dans les mots !
- Permets-moi d'en douter.
- Et bien je ne te le permets pas !
- Serais-tu prêt à parier?
- Parier? répéta Sirius, surpris.
- Vu que tu es si irrésistible, je te propose de te choisir une fille que tu devras séduire et la rendre follement amoureuse de toi. Et pour finir, tu conclus l'affaire évidemment.
Sirius observa attentivement son ami mais ne décerna aucune once de blague. James était donc sérieux.
- Tu sais comment je suis.
- Donc tu acceptes, sourit James.
- Joueur comme je suis, ça ne t'étonne pas je suppose.
- Non, j'étais sûr que tu accepterais. Ah oui, c'est moi qui choisis la fille. Et si tu perds, tu déclares publiquement que Rogue est plus séduisant et sexy que toi !
- Si ça peut te faire espérer que j'échouerai, sans problème.
- Parole de Maraudeur?
- Parole de Maraudeur !
- Ne me dîtes pas que vous êtes sérieux? dit Remus complètement scandalisé.
- Bien sûr que si, répondit James.
Sirius et James se défièrent du regard.
Remus roula des yeux, signe d'exaspération.
- Et si je réussis-ce qui arrivera- tu reconnaîtras publiquement que Rogue est plus sexy et séduisant que toi ! déclara Sirius, à son tour.
- Sans problème, Parole de Maraudeur, fit James en serrant la main de son ami.
- Et bien dans ce cas, prépare déjà ton discours ! dit Sirius sourire aux lèvres.
- Tu riras moins quand j'aurai choisi la fille, termina James.
- Ben voyons ! Alors qui est l'heureuse élue qui aura la chance de coucher avec Sirius Black?
- Mmmmhh, dit James, scrutant les filles du parc. Elodie Mckay.
- Non attends, pas elle! Elle pèse 150 kilos !
- Un pari est un pari!
- Non ! Allez quelqu'un d'autre ! En plus des rumeurs disent qu'elle est homosexuelle !
- N'importe quoi! s'exaspéra Remus. Ce n'est pas parce qu'elle est féministe qu'elle est homosexuelle !
- C'est ce que j'ai entendu, se défendit Sirius.
- Peu importe, coupa James. D'accord, je te choisis quelqu'un d'autre.
James scruta à nouveau la foule. Après quelques secondes de recherche, un grand sourire fit son apparition sur les lèvres du Maraudeur.
- D'accord, alors ce sera La Loupe, finit-il par dire.
Sirius devint livide.
- Tu....tu rigoles là...
- Non! dit James avec un sourire triomphant.
- Bien sûr qu'il rigole n'est-ce pas ? demanda Remus, il est hors de question que vous jouiez avec cette fille !
- Oui tout à fait d'accord avec Remus ! dit précipitamment Sirius. Elle souffre déjà assez comme ça ! N'est-ce pas Lunard?
- Et non désolé, un pari est un pari !
- Mais elle est tellement... elle ! s'exclama Sirius totalement désemparé.
- Tu me disais que tu pouvais avoir toutes les filles n'est-ce pas? Alors prouve-le ou alors prépare déjà ton discours pour Snivelus !
- Cornedrue, arrête ! Tu veux que je sois dégoûté du sexe jusqu'à la fin de mes jours ou quoi?
- Ca m'est égal. Et puis, disons que c'est ma vengeance pour ce matin.
- Ecoute...on peut discuter....c'est vrai quoi...
- Hors de question !
- Mais je risque de mettre ma réputation en jeu !
- Ben ça fallait réfléchir AVANT !
- Punaise arrête ! Tu ne peux pas me faire ça !
- Et pourtant je l'ai fait alors tu as intérêt à déjà te creuser les méninges pour trouver un plan d'approche parce que ça ne va pas être facile avec elle ! rigola James.
- Ouais c'est ça rigole mais je me vengerai et je te jure que je n'aurai aucune pitié !
- C'est bon tu as fini avec tes menaces à deux Noises?
***
Je suis allongé sur mon lit, tout le monde dort... sauf moi. Pourquoi ai-je fait ce pari ? La Loupe ! Je dois draguer, embrasser et coucher avec LA LOUPE ! Ce n'est pas vrai dîtes-moi que tout ceci n'est qu'un simple cauchemar . Je dois faire cette chose habituellement merveilleuse avec la fille la plus mal habillée, coiffée! La fille la plus paumée de tout Poudlard ! La fille qui ne se laisse approcher par personne et avec qui personne n'a envie de parler ! Quelle poisse !
Bon, je dois élaborer un plan pour demain... Un plan d'approche, je dois d'abord l'atteindre et la séduire en douceur. Mais qu'est-ce que je pourrai bien lui dire? Je suis sûre qu'en plus de son physique désavantageux, qu'elle n'a aucune conversation et aucune culture. Elle est inintéressante. Finalement j'aurais préféré Elodie Mckay. Au moins, elle a le sens de l'humour.
Vite que je gagne ce stupide pari et que James se fasse humilier !
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J'espère que cela vous a plu. Un petite review peut-être?
Chapitre prochain la semaine prochaine !
Bisous,
Leyna.
