Seuls.
-Edward … Tu es revenu …
Edward rouvrit les yeux, sortant de sa léthargie. Carlisle le contemplais, ses pensées étaient confuses, il se posait mille question, pourquoi était-il de retour ? Pourquoi était-il partir si longtemps ? Pourquoi …
Son visage resplendissant passa par milles et une expressions, avant que le bonheur, le pur et simple bonheur, dépassent toutes les autres.
Ce bonheur lui allait si bien, les rides de son front disparurent et ses traits s'éclaireraient.
Edward eu du mal à avaler sa salive.
-Il semblerait bien. Murmura t-il. Incapable de mieux.
-Edward … 70ans… Pourquoi si longtemps ? Pourquoi n'as-tu pas donné de nouvelles ?? Pourquoi n'as-tu pas donné signe de vie ? Oh Edward tu m'as… tu nous à tant manquer …
Il y avait tant d'image dans la tête de Carlisle qu'Edward eu du mal à les percevoir toutes.
Il se vit partir des décennies plus tôt, sans un regard, sans un mot, il ressentit la souffrance cuisante de Carlisle. Il vit la vie sans lui, les longues journées passées dans le simple espoir de son retour, les longues nuits passées à l'attendre, il vit les yeux noyés de larmes d'Esmée…
-Je … je suis désolé Carlisle, pour… pour tout ça.
-Tu ne m'as pas répondu Edward. La voix de Carlisle était dure. Ces yeux aussi. Edward se perdit à nouveaux dans le trou noir de ses iris.
-Je … tu … tu le sais Carlisle. Tu sais très bien pourquoi je suis parti.
-Tu ne me l'as jamais vraiment dis…
Son ton était doux désormais, incroyablement doux.
-Regarde la, Carlisle, regarde toi. Comment aurais-je pus supporter de vivre sous le même toit qu'elle ? Comment aurais-je pus supporter de la voir sortir chaque matin de ta chambre, de tes draps … de tes bras ? Hein, Dis moi comment j'aurais pus supporter de sentir chaque jours ton odeur sur elle ? Comment …
Je t'aimais Carlisle. Vraiment, comme jamais. Je devais partir.
-Non… Murmura Carlisle. En un instant il était prés de lui. Son visage angélique à quelques centimètres du sien.
Edward aspira son odeur à grandes bouffées, l'arôme capiteux qui émanait de son torse lui tournait la tête. Il aurait voulu s'écarter, mais ça lui était impossible. Il l'attirait comme un aimant. Il allait devenir fou.
Il sentit alors quelque chose de glacial au niveau de sa gorge. Rouvrant les yeux il s'aperçus que la main de Carlisle venait de se poser sur son cou. Son contact de glace le brûla. Il releva la tête et plongea ses yeux dans les iris de feu de l'homme. Il tressaillit en voyant s'y refléter un voile de désir.
-Tu me brûles… Murmura Carlisle le visage trop prés du sien.
-Carlisle…
Trop tard. Les lèvres du médecin étaient déjà collées aux siennes, les dévorants presque, avides, affamées, de ce contact perdu depuis si longtemps.
Edward lui rendit son baiser avec hargne. Combien de fois il avait rêvé ce moment. Combien de fois il avait soupiré, brûlé seul, la nuit, au simple souvenir de ce corps pâle contre le sien…
Edward enroula ses bras autour de lui, leurs deux corps se collaient l'un à l'autre. La langue de Carlisle dansait dans sa bouche. Ils étaient seuls, libres.
Et ils ne voulaient faire qu'un.
Carlisle poussa Edward contre le canapé, la main sur son visage, le maintenant à quelques centimètres du sien, il l'embrassa à nouveau. Sans pouvoir s'arrêter. Edward lui arracha sa chemise qui retomba en lambeaux à terre et il se perdit dans la contemplation de son torse parfait, pâle, lisse, fort.
Beau.
Il renversa leur position et fondit sur la bouche de Carlisle, ses mains se mirent à allé et venir sur son corps. Il s'arrêta sur ses tétons, dures comme la pierre, et joua avec eux quelques instants. Carlisle grogna dans sa bouche.
On aurait dis des animaux, pris dans une lutte bestiale, cherchant à se dévorer l'un l'autre.
Edward s'en foutait. Carlisle était sa moitié, sa vie. Son chez-lui. Il se sentait bien, à sa place. A présent sa fuite lui parut comme irréelle, inenvisageable. Comment s'éloigner de Carlisle ? Comment vivre sans sa présence ? Comment passé ne serais-ce qu'un seul jour sans le voir ?
La réponse à ses questions se trouvait dans les yeux de son mentor, cela lui était impossible…
Sans cesser de l'embrasser Carlisle lui arracha ses vêtements et commença à le caresser. Son dos, ses fesses, ses jambes. Son sexe.
A se contact Edward gémis et perdis toute raison. Carlisle en profita pour repasser au dessus et se courba légèrement, plaçant son membre devant les jambes arquées d'Edward. Et il entra en lui.
Edward cria, tandis que des vagues chaudes emplissaient tous son être.
Carlisle Posa son visage dans son cou, la respiration rauque, sa tête se mouvait d'avant en arrière, au rythme de ses coups de reins effrénés.
-Tu ne partiras plus jamais, murmura t-il dans un souffle, tu ne me laisseras plus jamais. Promets le moi…
Il était bouleversant de tendresse. Edward enroula ses bras autour de ses épaules et embrassa le creux de son oreille.
-Promis mon Amour, plus jamais.
Les veines d'Edward étaient dépourvues de sang, pourtant en cet instant il le sentit. Il sentit le liquide chaux se déverser à toute vitesse dans son corps, le brûlant. Comme de la lave en fusion.
Carlisle embrassa son cou, passant sa langue à l'exact endroit où il l'avait mordu. Des années plus tôt.
Edward frémit. La lave continuait de couler en lui, le consumant de plus en plus…
Et Carlisle se déversa en lui. Hurlant son prénoms comme un appel.
Edward ne touchait plus terre.
Il ne touchait que Carlisle.
Il ne voyait que Carlisle.
Il n'aimait que Carlisle.
Il n'était que Carlisle.
Etalé l'un contre l'autre, ils tentaient tant bien que mal de reprendre leurs souffle. Leurs corps normalement si froid étaient moites. Edward tenta de se dégager de l'emprise de Carlisle. Qui le retint avec force. Il grogna.
-Tu a promis murmura t'il, tu ne me laissera plus jamais.
- Je ne vais pas bien loin, répondit Edward en souriant. Mais il abandonna l'idée et enroula ses bras autour du corps pâle et nu de Carlisle allongé sur lui. Il enfoui son visage dans ses cheveux et respira pleinement son odeur sucrée et rassurante.
-Raconte moi ce qu'il c'est passé, pendant … mon absence. Repris Edward.
Le visage d'Esmée s'interposa automatiquement dans la tête de Carlisle et Edward tenta de ne pas trop y faire attention.
-Tu les as vus non ? Répondis Carlisle la tête toujours dans son cou. Rosalie, la blonde, est … arrivée un peu après ton départ quand… Edward perçu une image furtive dans l'esprit de Carlisle, une étrange douleur s'empara de lui. Il vit Carlisle se regarder dans le miroir. Son visage était dévasté, la souffrance déformait ses traits dont la perfection lui fut douloureuse. Edward compris c'était après son départ, il resserra son étreinte.
-Désolé, poursuivis Carlisle, je n'aurais pas due pensé à ça … Sa voix était étouffée, toujours enfouis dans son cou. Pourtant Edward y perçu le malaise, la tristesse.
Il posa un doigt sur la bouche de Carlisle.
-N'y pense plus, je suis là maintenant. Tenta t'il de le rassurer.
Carlisle resta silencieux puis, après avoir enroulés ses bras autour du cou d'Edward, les paupières toujours clauses il poursuivit :
« On est partis s'installer autre part après ton départ. Ce n'étais plus supportable de vivre là bas. Sans toi. Je m'étais trouvé un travail de nuit dans un hôpital de Philadelphie et on à loués un appartement avec Esmée, là bas il y avait une famille très riche, très puissante. Les Bones. Ils avaient une fille, très connue pour sa beauté. Ils avaient placés beaucoup d'espoir en elle et elle devait se marier avant la fin de l'année avec un riche homme d'affaire dont le nom m'échappe aujourd'hui.
Et un soir alors que j'allais au travail, je passais par la rue où cette jeune fille vivait, je l'empruntais souvent car elle était le meilleur raccourci pour l'hôpital, j'entendis des cris et des rires gras. Alerté par les cries, qui semblait provenir d'une jeune fille, je me ruais vers eux. Lorsque je la vis je suis resté tétanisé. Ils étaient environ une dizaine, tous puaient l'alcool. Et elle, le fille Bones, était étalée par terre, un d'entre eux était sur elle et les autres regardaient, admiraient le spectacle, elle criant, ces ongles griffaient le sol. Ses yeux suppliant étaient posé sur un des type, j'ais reconnu son mari. C'était atroce à voir. Ces gros porcs la violaient et son mari admirait, un air de propriétaire sur le visage, atroce … »
Edward comprenait si bien ce que disait Carlisle, pour la simple raison qu'il voyait en même temps.
La tête de Carlisle était pleine de ce souvenir, il voyait distinctement le beau visage de la blonde aperçu quelques heures plus tôt, étalé sur le sol, déformé par la peur, la douleur. Il voyait très bien les vas et viens des ces hommes sur elle…
« Je crois que c'est la vue de son mari qui m'a sortit de ma léthargie. J'ais bondis sur eux, aveuglé par ma propre fureur. Ils se sont stoppés et la fille a gémis, c'est là que j'ai vu le sang qui s'écoulait de sa tête. L'un des hommes s'est avancé vers moi, il m'a conseillé de partir, il puait le vin. Le coup est parti tout seul. Je ne l'aurais pas voulu aussi fort mais il s'effondra inconscient, les autres hurlèrent et disparurent en courant. J'aurais voulu les poursuivre, les faire payer je te jure, je sentais la colère bouillonner en moi. Mais je ne pouvais pas laisser cette fille se vider de son sang sur le trottoir. Je l'ai attrapé, elle était inconsciente mais elle perdait bien trop de sang, je l'ai ramené chez nous, Esmée à crier en la voyant j'ai voulu lui expliquer mais elle avait déjà compris en voyant ses habits déchirés et tachés de sang. Je l'ai déposé sur notre lit et j'ai tenté de stopper l'hémorragie, mais c'était trop tard elle allait mourir. Alors, sans réfléchir, je me suis penché vers elle, là seule chose que je me disais c'était qu'elle ne pouvait pas mourir comme ça. Mais elle s'est réveillée d'un seul cou, et elle s'est débattue, la terreur se lisait dans ses yeux, elle à crue que je… que j'allais faire se qu'ils lui avaient fait. Alors j'ai attrapé ses bras et je les ai plaqués contre le lit, elle à hurlé de toute ses force, j'avais si peur que ça la tue. Je l'ais mordu. »
« Elle a eue du mal à accepter ce qu'elle était devenue. Elle avait rêvée une vie parfaite et elle finissait monstre assoiffé de sang. Mais elle ne m'en a pas voulue. Elle s'en souvenue d'eux comme jamais je n'aurais pensé qu'elle se souviendrait, sa mémoire d'humaine aurait due s'estomper. Elle les a tués. Tous. J'aimerais te dire que ça ne ma pas plut, mais … »
-Je comprends, Dis Edward. Comme dans l'esprit de Carlisle il revoyait sans cesse les yeux agrandis de terreur de Rosalie, je comprends …
« Elle est venue vivre avec nous, reprit-il, tu sais elle peut sembler un peu prétentieuse comme ça, oui bon d'accords elle est prétentieuse, Edward rit, Carlisle sentit une vague de chaleur intense le traverser, mais, reprit-il en tentant de se calmer, elle est … géniale. Tu verra une fois que tu sais qui elle est réellement tu ne peux pas t'empêcher de l'aimer…
-On dirait que tu parles de ton enfant, dit Edward, sincère.
-Je crois que je les considère comme tels. Répondit Carlisle.
-Les ? Releva Edward surpris.
-Rosalie, Emmet, Jasper et Alice. Je crois que tu les as vu. Alice ressemble à un petit lutin, ajouta Carlisle avec un sourire tendre, elle aussi possède un don. Elle est clairvoyante, mais ces visions sont changeantes, elle voie un futur très subjectif, ses visions changent en fonction des décisions des gens, c'est fascinant.
Edward se rappela la jeune fille menue qui lui avait ouvert la porte à son arrivé, sa beauté époustouflante le frappa à nouveau, mais ce qui le marquait le plus c'était son … naturel. Elle lui avait tout de suite sourit, sa voix était chaude et chaleureuse. Edward sourit.
-Elle est arrivé plus tard, avec Jasper, le grand blond qui la suit partout, les prunelles de Carlisle étaient infiniment tendre lorsqu'il parlait d'eux, elle n'a aucun souvenir de sa création ni de sa vie humaine, c'est très étrange, heureusement qu'elle a ses visions, c'est grâce à ça qu'elle nous a vu, Rosalie, Esmée et moi et qu'elle à sue que Jasper la cherchait. Jasper c'est une autre histoire, il vient d'un autre … clan.
Edward remarqua l'hésitation de Carlisle.
-Quel genre de clan ?
Carlisle resta silencieux quelques instants avant de poursuivre.
-Des nouveaux-nés. Edward ne put retenir un frisson, il s'en est enfui, depuis il errait seul. Mais Alice la trouver et la emmené avec elle. »
- Et Emmet ? Demanda Edward, se souvenant du grand type a la carrure qui tenait plus du grizzly que de l'homme moyen.
- C'est Rosalie qui la trouver, un jour qu'elle chassait dans la forêt, il était presque entrain de se faire dévorer par un ours, elle l'a ramenée, car elle avait peur de ne pas réussir à s'arrêter si elle le mordait. Elle ma supplié de le sauver. Ils sont ensemble depuis. »
Edward était resté silencieux pendant tout le récit, attentif aux moindres images qui passaient dans la tête de Carlisle, pendant ce temps la nuit était tombée et il faisait noir dans la pièce. Edward ne s'en était pas vraiment aperçu avant. Il se raidit.
-Ils vont bientôt rentré non, la plupart des magasins doivent être fermés à cette heure si.
Carlisle éclata de rire, cela aurais probablement irrité Edward si ce son n'avait pas été l'une des plus belles chose de son univers.
-Qu'est-ce qui te fais rire ?
-Ils ont dis qu'ils allaient faire du shopping c'est ça ? En faite ils vont chasser, c'est une sorte de blague entre eux. Le sourire de Carlisle fit craquer Edward. Les yeux de Carlisle perdirent leur couleur Or, elles redevinrent semblables à un trou. Edward y sombra corps et âme.
- Nous avons le temps avant qu'ils reviennent. Dit enfin Carlisle.
Edward embrassa ses lèvres glaciales et se dégagea de son étreinte. Il se retourna vers le corps nu de Carlisle, et lui tendit une main froide.
-Suis-moi. Murmura t'il.
Carlisle se leva et pris la main qu'il lui tendait.
-Où tu veux. Répondit-il.
Edward l'entraîna dans le couloir jusqu'a la pièce au fond, il le poussa dans la douche et alluma le robinet d'eau chaude. Des milliers de gouttes brûlantes vinrent s'écraser contre leur peau, mais Edward n'y fit pas attention.
Le spectacle qui s'offrait à lui valait bien toute l'eau du monde. Carlisle avait fermé les yeux et laissait le liquide transparent s'écouler le long de son visage, poursuivant sa course folle sur son cou, détonnant sur sa peau pâle.
Il était au-delà du beau.
Edward l'attrapa par la gorge et le plaqua contre le mur. Plongeant ses yeux dorés dans les iris noir de désir de Carlisle. Il s pencha vers lui et l'embrassa furieusement, leurs lèvres se dévorèrent à nouveau, goûtant sur sa souffrance sur la peau de l'autre.
Le corps de Carlisle collé contre lui, Edward se sentait vivant, tellement vivant, plus vivant que jamais depuis 70 longues années…
Leurs sexes dressés se frottaient l'un à l'autre. La passion les dévorait.
C'était si fort, ils auraient pus en mourir.
-Je t'aime… Murmura Edward dans la bouche de Carlisle.
Le cœur mort de celui-ci vivait une deuxième jeunesse. Jamais il n'avait connu pareil sentiment, même avec Esmée, surtout avec Esmée.
Ils firent l'amour, à nouveau, tentant d'apaiser la soif intarissable qu'ils avaient de l'autre.
Ils ne savaient pas ce qu'ils devaient faire, ce qu'ils allaient faire, pour Esmée, pour tout les autres. Mais ils s'en foutaient. En cet instant éternel seul Eux deux comptaient. Seul l'autre existait.
Ils pourraient y laisser leurs peaux, ils le savaient. Mais ça n'avait plus d'importance. Ils étaient seuls, libres, dans leur monde.
Et ils s'aimaient….
