Discussion.

-Ca fait mal, Hein ?

Ses grands yeux d'or me scrutèrent tandis que je revoyait encore et encore Carlisle me murmurer je t'aime. Encore et encore…

-Vois, pensa t'elle sans cesser de faire défiler les images de sa vision, vois ce que tu as osé faire. Ressens ta honte, et maintenant regarde celle qui te tient le bras maintenant, allez regarde. Tu vois son regard, tu vois cet amour, cette fierté dans les yeux de ta mère, et bien maintenant dis-toi que toute à l'heure t'as baisé son mari. Son amour. J'ai honte pour toi.

Son ton était cassant.

J'eu l'étrange impression de m'écrouler. Sans rien pour me rattraper.

J'étais encore là, entouré des autres, pourtant, curieusement, je tombais. Tout devenaient flous autour de moi.

Tout. Sauf Carlisle et moi allongés sur le canapé, sauf Carlisle et moi l'un dans l'autre dans la douche, sauf ces foutues visions qui me crachait à la figure ce que j'avais refusé de voir. Notre trahison, notre lâcheté…

La fille me jeta un dernier regard méprisant et disparu dans l'escalier, le grand blond à sa suite.

Je me retournai, glacé par ses paroles. Et cherchai tan bien que mal le regard d'Or de mon amoureux, lui aussi contemplait l'escalier, inquiet.

Il se retourna vers moi et ses yeux me sourirent, je compris que l'on n'était pas inquiet pour la même chose.

Je le regardai, tentant vainement de lui faire comprendre la situation.

Ses sourcils se froncèrent alors qu'il tentait de comprendre le message. Puis tout à coup, tandis que je le regardai avec insistance en montrant l'escalier du menton, son visage s'éclaira et blêmit presque aussitôt. Il avait comprit.

Il se précipita vers l'escalier et je tentais de le rattraper.

Esmée et les deux autres se retournèrent, surpris.

-Ne vous inquiéter pas, dit Carlisle d'une voix douce ne laissant rien transparaître de l'horreur qui agitait son cerveau, je vais voir Alice, elle n'a pas l'air dans son assiette.

Esmée acquiesça et revint à moi très vite, avide de me parler à nouveaux.

-Calmes-toi, ajouta t'il dans sa tête, je vais lui parler, elle n'a peut être pas Tout vu …

J'agitai la tête pour lui signifier que non. Mais il dévalait déjà l'escalier.

Je me retournai vers Esmée qui me fit son sourire le plus adorateur, cherchant en vain un moyen de le suivre. Une idée me vint alors.

-Est-ce que je pourrais … Utiliser la salle de bain, j'ai fais un long voyage, je crois que je mérite un bon décrassage. J'avalai ma salive en me souvenant que je n'étais pas allé sous la douche il y si longtemps que ça …

-Bien sur ajouta t'elle avec chaleur, prends tout ton temps mon chéri.

Esmée, pardonne moi…

Je me dirigeai vers la salle de bain, verrouillai la porte, et me plongeai dans l'esprit aimé et apaisant de Carlisle.

Je vis la porte d'une chambre à travers ses yeux, sûrement celle de la fille.

Il n'osait pas entrer.

-Vas y mon amour, pensai-je.

Et comme si il m'avait entendue, j'entendis sa voix dans la tête.

« J'espère que tu m'entend mon amour, ne me laisse pas tomber maintenant, j'en mourrais. »

Je sentis mon cœur mort me brûler.

Carlisle ouvrit la porte. La fille et le blond étaient allongés sur le lit, il la serrait contre lui. On aurait dit qu'elle tremblait, elle se retourna vers Carlisle et il sursauta en voyant ces yeux. Mes poumons se serrèrent si fort que je fut surpris de ne pas sentir mes os se romprent sur le coup. Ses Pupilles étaient noir, noir comme la nuit, comme un grand gouffre. Un grand gouffre de haine. L'esprit de Carlisle était en ébullition. Se regard le blessait au plus profond de son cœur mort. La souffrance de Carlisle me glaçait comme du givre.

-Alice… murmura t-il.

Ce fut le blond aux regards étrange qui répondit.

-Carlisle, dit-il de sa voix douce, vas t-en, elle n'a pas envie de te parler.

La douleur de Carlisle fut tout à coup si intense que je voulue presque sortir de son esprit.

-Alice, retourne toi, écoute moi. Nous devons parler.

Sa voix était presque suppliante.

Alice se releva et avança vers lui, ses yeux noirs le fixai avec une tel intensité que j'eu l'impression qu'elle sentait ma présence dans son regard.

-Tu crois que je désire t'écouter ? Tu crois que j'ai envie d'entendre les minables petits mensonges qui te servirons d'excuses ? Tu me dégoûtes. Vous me dégoûtez tout les deux. Comment avez-vous osés faire ça à Esmée ? , En cet instant la voix d'Alice se cassa, ses grands yeux noirs devinrent suppliants, son regard perdu, ses mains s'accrochèrent à la veste de Carlisle, et sa voix devint murmure. Comment toi, Carlisle, notre père, notre guide, tu as put être aussi égoïste ? Carlisle tu m'avais dis … tu m'avais dis… que tu ne pouvais pas … Carlisle, tu es l'être le plus … le plus bon, que je connaisse. Comment … comment tu as put me … nous faire ça ?

Carlisle lui prit les mains. Mais elle les lui enleva d'un geste brusque. Ses yeux redevinrent durs et elle s'éloigna vite de lui. Elle semblait regretter son comportement. Le corps de Carlisle fut à nouveau parcouru par une douleur fulgurante. Semblable à une flèche qui traversait son torse créant un trou béant au niveau de son cœur. Je me mordis la lèvre pour m'empêcher de gémir. Carlisle était décidément trop émotif.

-Alice…

Une image furtive passa alors dans l'esprit de Carlisle, mais ce fut si bref que je ne vis presque rien. Les yeux de Carlisle rencontrèrent ses yeux à elle et l'image apparue à nouveau, rien qu'une seconde mais j'eu le temps d'apercevoir la fille avec un visage, un regard si triste, si … noirs que je sentis le peu de cœur qu'il me restais se serré. Je ne comprenais absolument rien à cette image, tous ce que j'avais bien put voir c'était que se regards là était exactement le même que celui qu'elle avait aujourd'hui en regardant Carlisle. La même expression d'avidité, de peur… de désespoir.

Carlisle se détourna d'elle pour s'adresser au blond.

-Jasper s'il te plait peux-tu nous laisser seuls un moment ?

Le blond le regarda d'un air interdit, puis baissa les yeux vers sa minuscule femme. A ma grande surprise elle lui sourit doucement.

-Ne t'inquiètes pas Jaz ça vas aller, vas m'attendre en bas.

Sans même froncer les sourcils il sortit alors de la pièce, je fus choqué de le voir soulager de partir. Puis les paroles de Carlisle me revinrent en mémoire, et je compris son malaise, entre la haine d'Alice et le malaise intense de Carlisle, je comprends qu'un vampire qui est son don soit heureux de quitter la pièce.

Le Blond sortis. Alice se tourna alors vers Carlisle et je cru que l'image qui traînait dans la tête de Carlisle avait réapparue, mais non. En cet instant Alice avait ce regard là. Ce regard qui me donne la chaire de poule. Ce regard... mort.

-Pourquoi ? Souffla t'elle, sa voix était presque inaudible. C'était un murmure. Un souffle si froid que je m'étonnais de ne pas voir Carlisle frissonner. Mais curieusement il semblait … habitué.

-Alice… écoute je … je l'aime !

Les yeux d'Alice devinrent encore plus noirs.

-Tu m'as mentis… tu m'as mentis alors ? C'est ça ? Tous ce que tu m'a dis c'étais faux ? Comme quoi tu l'aimais elle et personne d'autres ! Comme quoi elle était ton âme sœur ou une connerie comme ça c'étaient des mensonges ??

Sa voix n'était pas plus épaisse qu'un murmure mais je me sentis si mal tout à coup que se fut pire que tous les cris du monde.

-Alice je … Je ne pensais pas qu'il allait revenir, je ne pensais pas qu'il serais un jour à nouveau auprès de moi… Je n'ai pas du tout envisagé cette solution, j'ai ... aucun contrôle sur rien, ce qu'il s'est passé ce soir je n'y pouvais rien… C'est plus fort que moi, c'est plus fort que tout pour moi…

-TAIS TOI !

Son hurlement était déchirant. Je ne comprenais plus rien, pourquoi se mettait elle dans des états pareils à cause de cette histoire ? Je comprenais qu'elle puisse aimer Esmée mais … pas … Enfin son regard était trop … triste pour que cela concerne Esmée, elle semblait beaucoup trop désespérée…

J'étais dans l'incompréhension totale. Et l'image des yeux d'Alice qui tournait et retournait dans la tête de Carlisle ne m'aidait pas à y voir plus clair.

Alice s'affala par terre et mit la tête dans ses bras. En cet instant elle ne ressemblait en rien à la fille qui l'avait ouvert la porte en souriant quelques heures auparavant, en cet instant elle était… un cadavre, une ombre d'être emplis de haine et de désespoir, de mes 90 ans d'existence je n'avais jamais rien vu d'aussi triste …

Carlisle s'approcha d'elle et posa sa main sur son cou.

-Alice je … je suis désolé…

-Je sais, murmura t'elle, je sais que tu n'y peut rien. Elle releva la tête et plongea les onyx noirs de ses yeux dans les siens. Mais moi non plus je n'y peux rien… Je t'aime Carlisle. C'est comme ça.

J'eu l'atroce impression que tout mes organes tombaient dans mon corps dans une chute in fini.

Je ne pouvais pas avoir bien entendue. Ce n'était tout bonnement pas possible.

Mais Carlisle ne semblait pas de cet avis. Tandis que la vision reparue furtivement devant ses yeux, il s'agenouilla a ses cotés et la pris dans ses bras. Elle se laissa faire et sa tête retomba sur son épaule tandis qu'elle enfouissait son visage dans le tissu de sa veste.

-Tu m'avais dis… que tu l'aimais, elle …

-Je sais, répondis t'il.

-Tu m'avais dis que tu ne pouvais en aimer une autre…

-Je sais, répéta t'il.

-Tu m'avais dis… qu'elle était la seule… C'était si faux que ça ? Me l'as-tu dis parce que tu souhaitais t'éloigner de moi sans me faire du mal ? Parce que tu m'en a fais du mal tu sais …

-Je sais Alice, je suis désolé. J'aime Esmée de tout mon coeur, mais Edward c'est … mon premier. Mon seul et unique. Je ne contrôle rien de se qui se passe, je … je le veux, je le désire par-dessus tout… Tu n'étais pas là quand il est partit, tu n'as pas vue… Tu n'as pas pu voir l'état dans lequel j'étais. J'étais détruis, anéantis. Il est l'essence de ma vie. Tu ne peux pas t'imaginer ce que sa me fait de … le regarder à nouveaux… de la toucher encore… Je ne pourrais jamais m'en passer…Je ... j'aime Esmée et je ne veux pas lui faire du mal, mais … quand il est là c'est comme si … tout avais un sens. Je l'aime Alice. Je suis désolé.

Elle relava la tête et se détourna de lui. Lorsqu'elle parla à nouveaux sa voix était résignée, infiniment triste mais résignée.

-Tais toi, je sais. Mais j'ai … eue du mal à vivre avec elle, Esmée, pour ça, j'ai eue du mal à ne pas la haïr de t'avoir alors que moi je te voudrais tant. Ce fut dur, et ça l'est toujours. Alors maintenant je dois … recommencer. Je ne dirais rien, je te le promets. Je t'aime assez pour ça et puis ... je ne veux pas faire du mal à Esmée, je … j'ai appris à l'aimer.

Carlisle la regarda. Et cette fois le visage détruit d'Alice passa devant ses yeux et je vis son souvenir en entier.

« -Carlisle me dit Alice, je … je t'aime. Ne me laissa pas l'épouser ! Ne me laisse pas à un autre ! Je t'aime toi !

Elle se jeta à terre. Les invités étaient justes en dessous, Jasper était juste en dessous.

Sa robe de marier se déchira sur la moquette et son visage étais si déformé par la tristesse que je crus mourir.

-Carlisle dis le, je t'en supplies, empêche moi de l'épouser, dis que tu m'aimes toi ! Dis que tu t'y opposes ! Dis LE ! DIS QUE TU M'AIMES !

Ses hurlements me faisaient si mal. Mon cœur allait exploser. Alice mon enfant je t'aime oui, mais comme une fille. Ne me rend pas responsable de ta souffrance je n'y survivrais pas…

-Dis le … Alice sanglotait, de sanglots sans larmes qui font encore plus de mal. Elle se jeta dans mes bras. Je la soutins en sentant qu'elle allait presque s'effondrée.

La porte s'ouvrit à la volé et Rosalie apparu.

-Alice vient murmura t'elle d'une voix douce, Jasper t'attends, tout le monde t'attends. Elle lui prit le bras et Alice se laissa faire docilement. Rosalie se tourna vers moi et me jeta un regard de ses yeux insondable, puis elle referma la porte.

Je m'effondrais à genoux, et se fut à mon tour de crier. La haine, la rage, la tristesse se bousculait en moi et surtout…

-Alice… »

La violence de se souvenirs me secoua. Alice… Elle aimait Carlisle. Depuis longtemps. Même avant son mariage. Elle l'aimait…

Le choque me clouait sur place.

-Merci Alice, murmura Carlisle, je suis désolé de te faire subir tout ça.

Elle se tourna vers lui, le regard dur.

-Ca fait 20ans, Carlisle, 20ans, je crois que je commence à m'habituer.

-C'est pas une raison. Carlisle referma ses bras autour d'elle et je sortis de sa tête.

Le choque m'avait immobilisé sur le carrelage de la salle de bain et peu à peu les carreaux du mur devinrent complètement flou avant que je m'effondre par terre, en pleine forme physique, mais le cerveau complètement mort.

.


WOW.

J'espère que ça vous à plu :)

&Merci pour toutes vos review & désolé d'avoir tardé mais j'ai eu beaucoup de choses à faire ces derniers temps ...

:)

Abiix33

Abiix33