Un troisième chapitre comme promis... Pauvre Draco, je le plain pour cette petite "aventure" qu'il va subir grâce à "Laure"

Troisième Chapitre : "Examine si ce que tu promets est juste et possible, car la promesse est une dette"

Citations de Confucius

Plus d'une semaine et demi avait passé depuis leur dernière rencontre.

Draco se promenait en ville, caché par un sort lui permettant de changer d'aspect. Bien que pratiquer la magie lui était interdite sous peine de se faire repérer, Rogue avait concocté une potion, lui permettant de changer d'aspect. C'était l'avantage d'être en fuite avec un maître en potion… Draco était parvenue à arracher un cheveu à une personne. Ainsi, en ce mois de juillet, il se baladait sous l'apparence d'une jeune sorcière, les cheveux d'un noir peu commun, les yeux vert, un peu anorexique au gout de Draco. Ses vêtements ne lui permettaient pas de s'enfuir en courant en cas de besoin, et son apparence était un peu trop attirante à son goût, se faisant siffler sur son passage. Passablement énervé, il acheta la gazette du sorcier. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il lut en première page « Les Malfoy innocentés »

Parcourant l'article des yeux, il découvrit avec stupeur que la sang de bourbe avait bien tenue sa parole. Sa famille ainsi que Rogue était innocentée.

« Hey ! Laure !! Que fais-tu là ? »

Draco ne prit pas la peine de se retourner, mais lorsque la main d'un homme, d'une trentaine d'année se posa sur ses hanches, il sursauta violemment.

Sans qu'il n'ait put réagir, la bouche de l'homme se posa sur la sienne, et l'homme l'embrassa goulument.

Voulant se débattre, Draco constata amèrement qu'en prenant l'apparence de ladite « Laure », il avait aussi hérité de sa force…

Lorsqu'enfin l'homme le relâcha, Draco s'enfuit en courant, aussi vite que lui permettait ses talons.

Horrifié, il vomit tout son repas sur un trottoir du chemin de traverse.

Mais il ne devait pas perdre l'information principale. Ils étaient innocentés. Il ne savait pas comment elle avait fait, mais cela avait été efficace.

Pourtant, maintenant qu'elle avait tenue sa parole, il devait tenir la sienne. Autre leçon que son père lui avait apprise. Une promesse est une promesse. Il devait la tenir.

Pour emmener son père sur le chemin de traverse, cela ne serait guère difficile. En effet, Lucius voudrait retrouver son honneur, et se présenter dans un endroit très fréquenté par le monde sorcier, il s'assurait qu'on le verrait. Il ferait encore parler de lui, et à nouveau, lui et sa famille serait le centre principal des conversations et polémiques.

Tenir sa parole ne serait donc pas difficile. Mais quelque chose le dérangeait. Granger mijotait quelque chose et cela ne lui disait rien qui vaille.

En rentrant dans leur repère, il se dépêcha de montrer le journal à ses parents. Sa mère sembla hystérique un instant, n'en croyant pas ses yeux, mais son père sembla troublé.

« Père, que diriez-vous d'une visite sur le chemin de traverse, histoire de faire taire les langues bien pendues. »

Lucius rigola légèrement, toujours ce rire sinistre qu'il lui était coutume d'utiliser :

« Mon fils, tu pense déjà comme un homme d'affaire. Nous irons dès demain. »



Draco se rassura des paroles de son père.

« A votre avis, père, pourquoi le ministère nous laisserai tranquille ? »

Lucius prit une minute pour réfléchir.

« Et bien, je suppose que le Seigneur de Ténèbres doit y être pour quelque chose. »

Draco s'en persuada lui-même. Après tout, le maître ne savait pas que c'était Rogue qui avait accomplit la mission de tuer Dumbledore. Ainsi, il ne risquait plus rien, maintenant que le ministère ne les pourchassait plus.


« Non mais, tu te rends compte, Hermione, ils ont été innocenté !! INNOCENTE !! » S'égosilla le survivant.

Hermione soupira. Si Harry savait que c'était grâce à elle, elle passerait un sal quart d'heure.

« Oui, je sais. » Se contenta-t-elle de répondre.

Harry et elle était à présent au terrier. Il avait été très difficile de le faire venir jusqu'ici. Un des jumeaux en avait perdu une oreille, et Maugrès en était mort. Hedwige aussi.

Harry s'en sentait terriblement coupable, mais il ne laissait rien transparaître. Alors, il déversait sa rage sur la famille Malfoy.

« Tu sais Harry, tenta Hermione. Malfoy n'a pas tué Dumbledore. Tu l'as dit toi-même. C'est Rogue qui l'a tué. »

« Je sais ! Mais cette famille est du côté de Voldemort ! Ils sont aussi mauvais que le Seigneur de Ténèbres ! Que tu prennes leur défense me déçoit Hermione. J'espérais trouver ton soutient ! »

Hermione soupira. S'il savait…

Hermione se sentait perdue. Elle avait besoin de parler à Dumbledore. Lui seul saurait lui dire quoi faire. La rassurer. Mais elle ne retournerait pas à Poudlard… A moins que…


« Entrez miss Granger ! »

La voix du professeur MacGonagal retentit dans la petite pièce.

Hermione se faufila à l'intérieur, s'efforçant de paraître la plus timide possible. Elle avait décidé de ne pas lésiner sur les moyens pour arriver à ses fins.

« Je vous en pries, asseyez-vous miss. »

Hermione s'exécuta. Elle comptait sur l'affection que lui portait MacGonagal pour la convaincre. Après avoir trituré ses doigts, et parut gênée, elle se lança :

« Voilà professeur, je voulais savoir si vous aviez des nouvelles de l'ordre… »

La mine du professeur s'assombrit. Peu être y était-elle allé trop directement ?

Mais Minerva répondit :

« Hélas, non, nous n'avons plus de siège pour tenir nos réunions. Avec la perte du 12 square Grimault, nous nous sommes coupés du reste de l'ordre. »

Hermione se dandina sur sa chaise et annonça timidement :

« C'est justement pour cela que je venais vous voir. »



Voyant son professeur de métamorphose froncer les sourcils, elle enchaîna :

« J'ai hésité à venir vous voir, mais comprenez, il est urgent de trouver un nouvel endroit, rien que pour les réunions… Et euh… Poudlard serait il me semble l'endroit le plus approprié. »

« C'est hors de question ! »

« Madame, réfléchissez-y ! Accessible par passage secret, protegé du reste du monde, l'endroit le plus sûr au monde !! Si nous nous arrangeons pour que seul les membres de l'ordre puissent y acceder par les souterrains… »

« Et dans quelle pièce ferons-nous les réunions ? Si quelqu'un s'aperçoit que le château est illuminé pendant les vacances, ils vont se poser des questions. »

« J'y ai déjà pensé. La chambre des secrets me semble être l'endroit le plus approprié. Il suffirait de l'aménager un peu. Aucune fenêtres ne donnant sur l'extérieur, un endroit coupé et indépendant du reste du château ! On pourrait même y loger des résistants traqués. Les sous terrains de Poudlard sont immenses et personne n'y met jamais les pieds !! Il suffirait de nomer un elfe de maison pour s'en occuper discrètement. Pendant les cours, personne ne s'apercevrait que sous leur pied vivent des familles entières !! Un gardien du secret, et Hop… »

MacGonagal regarda Hermione bizarrement.

« Vous m'étonnez miss Granger ! Vous n'êtes jamais à court d'idée !! »

Hermione sourit sincèrement devant ce compliment. Elle en avait passé du temps à trouver comment acceder au tableau de Dumbledore. Tout un tas de problèmes s'était posé, mais elle avait finalement put les contourner. La place de la chambre des secrets était resté secret. Seul Dumbledore, Minerva, Rogue Harry, elle, Ginny et Ron, ainsi que d'autres professeurs le savaient.

Elle se leva de sa chaise, et puis s'en alla, laissant là son professeur réfléchir au projet quelque peu original que venait de lui soufler son élève préféré.

Bientôt, elle pourrait parler à Dumbledore, lui demander conseil, comment elle pourrait arriver à ses fins. Avant de partir, elle lui avait demandé comment attirer l'attention de Lucius sur ce qu'elle savait. L'emmener à lui demander de l'aide. Il lui avait soufler une idée, et Draco lui servirait de « facteur ». Il devait déjà l'emmener souvent sur le chemin de traverse maintenant qu'elle avait tenue sa promesse. Elle se souvint comment elle était parvenue à ce que la famille Malfoy soit inocentée.


Hermione marchait à vive allure dans les couloirs du ministère. Tête baissée, de sorte que personne qu'elle connaisse ne la reconnaisse. Elle arriva devant la porte du ministre. Elle passa telle une flèche devant son assistante qui accourue derrière elle :

« Le ministre ne veut pas être dérangé !! Mademoiselle !! »

Mais trop tard, Hermione était plus rapide, et déjà elle ouvrait grand la porte du bureau. Là, elle s'arrêta net, devant une scène assez… peu catholique.



La femme qui était déjà dans le bureau rajusta en vitesse ses vêtements avant de s'enfuir en courant, sans un mot pour ce cher ministre. Hermione étira ses lèvres en un sourire ironique. Elle avait à présent de quoi faire chanter le ministre si jamais il refusait sa proposition.

Prenant une grande inspiration, espérant ne pas en arriver jusque là, elle alla s'assoir sur la chaise vide.

La secrétaire du ministre était au bord des larmes, s'en voulant terriblement de l'avoir laissé passer. Elle s'excusa d'ailleur mille fois avant de se faire ejecter du bureau par Hermione, perdant patience.

« Mademoiselle… Je ne crois pas avoir l'honneur de vous connaître… »

« Hermione Granger Monsieur. »

Le ministre s'appuya sur son fauteuil pur cuir, croisa les mains devant lui, et finit par répondre :

« Hermione Granger… comme la Hermione Granger, amie du survivant, la plus intelligente de l'école de sorcélerie de Poudlard et qui plus est, une des plus jeune membres de l'ordre du phoenix… »

« J'ignorais que mon CV vous était déjà parvenu. »

Le ministre sourit de satisfaction.

« Quel bon vent vous emmène Miss Granger ? »

« Et bien… »

Hermione laissa ses mots en suspend, fière du mystère qu'elle installait. Lorsqu'elle s'aperçut que le ministre était au summum de la frustration, elle s'éclaircit la voix et annonça :

« Je ne vais pas y aller par 4chemins, ce qui m'ammène ici aujourd'hui, pardonnez moi d'ailleur de ne pas avoir prit rendez-vous… C'est la famille Malfoy Monsieur. »

Elle lut sur le visage du ministre la surprise. Il ne s'attendait visiblement pas du tout à ça.

« En quoi cette famille vous interresse t-elle ? »

Hermione se moqua intérieurement du manque de contrôle dont faisait preuve le ministre. Elle-même mourait de honte et de peur, mais elle avait pratiquer le théatre dans son enfance,et visiblement, elle était toujours aussi douée. Cela lui servirait bien.

« Je sais que vous la recherchez activement, depuis la mort de Monsieur Albus Dumbledore, mais… »

« Mais vous n'êtes pas rassurée ?? Laissez-moi-vous dire qu'ils ne tarderont pas à se faire avoir. »

Hermione rigola sournoisement

« Sauf votre respect, Monsieur, j'en doute fort. »

A nouveau, le ministre fut surpris. Il fronça les sourcils en l'invitant à continuer.

« Eh bien, comme vous le savez, cette famille ancéstrale à beaucoup de relations, elle possède nombre de terrain, connait des endroits que personne n'aurait soupçonné d'exister, et est, en plus, très intelligente et puissante. Les pièges que leur tendent les Aurors les font rire. Pour preuve, le jeune Malfoy est même parvenut à venir à la gare King Cross lors de la fin de Poudlard. Je l'y ait vu. »



« Et vous n'avez prévenu personne ? »

« Et bien, non. En fait, c'est justement à cause de ça que je suis venue ici. J'aimerais que vous arrétiez les recherches contre cette famille. »

Le ministre se mit à rire très fort.

« Et qu'est-ce qui vous dit que je vais vous écouter ? »

« Monsieur, vous savez que je fais partie de l'ordre. Je ne relacherais donc pas un assassin. Seuleument, j'ai pensé qu'il valait mieux pour nous les surveiller alors qu'ils ne se doutent de rien. SI nous les inocentons, ils ne se méfieront plus de rien, et ressortiront a l'air libre. Il serait plus facile de les suivre et donc, de ne pourquoi pas, arrêter des truands. Il vaut mieux les avoir en liberté mais surveillée qu'en fuite et introuvable. »

« Votre point de vue est totalement frivole. »

« Monsieur, qui plus est, Draco Malfoy n'a pas tué Dumbledore. »

« Comment le savez-vous ? »

« Harry Potter l'as vu. Il s'est enfuit par peur. »

« Mademoiselle, je vous prierai de sortir de mon bureau, avant que je n'appelle la sécurité. J'ai été assez aimable d'écouter vos bêtises, mais maintenant, j'ai du vrai travail qui m'attend. »

Hermione se leva.

« Très bien, Monsieur. Vous passerez le bonjour à votre femme de ma part. Comment se passe sa grossesse ? »

Le ministre déglutit.

« Vous… Hum… Vous connaissais ma femme ? »

« Biensûr. Pas plus tard qu'hier, nous avons bu le thé ensemble. Mais même si nous nous sommes vu il n'y a pas longtemps, je crois que j'ai encore des TONNES de choses à lui dire. »

Le ministre se leva, la sueur perlant dèjà sur son front.

Hermione commenca à ouvrir la porte, comptant dans sa tête.

A « cinq », le ministre s'exclama :

« Attendez, mademoiselle Granger ! Il me semble que finalement, votre idée ne soit pas si mauvaise !! »

Hermione soupira. Elle ne voulait pas en arriver jusque là, mais il fallait à tout prix les inocenter.

Elle avait écouté le ministre, réexposer son idée, et elle était partie. Elle se souvint de la dernière phrase du ministre :

« J'aime ma femme, Miss Granger… Ne me jugez pas pour ce que vous avez put voir. »

Et elle de répondre :

« Vous savez Monsieur, je ne vous juge pas, je vous comprends. Après tout, je vous ai fait du chantage. Lorsque le desespoir nous anime, on fait des choses dont nous même nous ne sommes pas très fiers hein. »



Par-dessus ses lunettes, il l'avait observé. De cette phrase était né une sorte d'amitié. Elle l'avait revut à plusieur reprise, pour mettre au point leur « plan » et désormais, il l'appelait Hermione, bien qu'il ne témoignait aucune autre marque d'affection.

Elle savait qu'elle avait gagné son respect, et un peu, sa peur.

Assise sur une chaise du terrier, elle regardait Molly preparer ses plats. Bientôt, le mariage se ferait. Elle devait empêcher Harry de partir à la recherche des Horcruses. Il le fallait.

Une chance que le ministère ait résisté à l'invasion des mangemorts. Sinon, biensûr, elle n'aurait pas eut besoin de se déplacer pour les inocenter, Voldemort avait trop besoin de sujet, mais elle n'aurait pas eut de moyen de pression pour rencontrer Lucius.

Les temps étaient mauvais, et elle remercia Merlin d'avoir put se promener dans les rues sans se faire attraper. Demain, Monsieur Weasley irait au chemin de traverse. Ils iraient eux aussi. Après tout, mieux valait faire leur courses le plus tôt possible.

On ne sait jamais ce qu'on trouvera le lendemain.


Sur son lit, Manoir Malfoy, Draco repensa à ce début de vacances. En effet, il avait été surpris par l'attitude de la gryffondor. Pourquoi voulait-elle qu'il emmene son père sur le chemin de traverse , Pourquoi l'avait-elle aidé ? Pourquoi ?? Tant de question que cette fille soulevait.

Il se rapela l'emprise qu'il avait exercé sur son cou. Elle n'avait pas eut peur, ne s'était pas défendu. L'avoir à sa mercie lui avait provoqué un sentiment de puissance qu'il y avait longtemps qu'il n'avait plus ressentit. Pourtant, elle n'avait pas bronché. Il se demandait même si ce n'était pas elle qui avait eut le dessus sur lui.

Demain, il accompagnerait son père sur le chemin de traverse. Là, il saurait ce qu'elle lui voulait. Si cette petite sotte croyait pouvoir avoir ce qu'elle cherchait, elle se trompait gravement. Son père ne s'associait pas, surtout avec une sang de bourbe.

Irrité, Draco se tourna sur le côté. Pourquoi ça le mettait dans cet état de colère noir. Il savait qu'elle lui cachait quelque chose, et ne pas controler le mettait dans une rage folle. Si la gryffondore avait été devant lui en cet instant, elle en aurait vu de toutes les couleurs. Faute d'être seul, Draco se leva, et, de rage, ravagea sa chambre.

Elle allait voir de quel bois il se chauffait.

La famille Malfoy avait réintégrée sa demeure. Voldemort avait convoqué Lucius et Draco.

Après avoir subit nombre de doloris, il leur avait finalement « fait grâce de leur vie »

Draco se demandait bien pourquoi. Il leur avait juste menacé de les tuer si Draco ne recevait pas la marque. C'était prévu pour dans un mois.

Pourtant, le jeune Malfoy était réticent quant à recevoir ce « cadeau », témoin de sa soumission. Car bien que Draco ait toujours été attiré par les forces du mal, il n'avait jamais supporté dépendre d'une force supérieur. Devenir un sujet du Lord Noir ne l'interressait pas. Il avait goûté à la liberté une fois, et y avait prit goût. Si jamais l'occasion se présentait de fuir cette marque, il la saisirait. Mais il n'avait que trop de respect pour son père. Bien que Draco n'épprouve aucune attirance à s'assujettir, son paternel semblait y prendre un certain 

plaisir. A la droite du maître, il avait la gloire, le respect des autres, la craintes, la fortune, et les bons sentiments de son maître. Avec tout le respect que Draco avait pour son père, il n'avait jamais comprit la satisfaction que ce dernier éprouvait à être dans les rangs de Voldemort. Pour lui, rien d'autre ne comptait que la liberté. Bonne ou mauvaise, être libre valait tout le respect du monde. Car avant de gagner le respect des autres, il fallait se respecter. Et Draco savait que sous la coupe d'un homme tel que Voldemort, jamais plus il n'aurait d'estime pour sa propre personne.

Alors alors...