Chapitre 4 : "Aimer et haïr, ce n'est quéprouver avec passion l'être d'un être"
« Si j'ai convoqué tout le monde ici, c'était pour vous soumettre une idée. »
MacGonagal inspecta toutes les têtes présentes dans la minuscule salle du terrier.
« Nous devons faire vite. Pour prendre cette décision, nous procèderons par vote. »
A nouveau son regard balaya la salle.
« Que ceux qui sont contre l'installation du QG dans la chambre des secrets à Poudlard lèvent la main ! »
Quelques mains se levèrent. Voyant que la marée de réponses négatives gagnait en terrain, Hermione se leva et s'éclaircit la gorge :
« S'il vous plait !! Je tiens juste à préciser que cette salle a été gardée secrète après l'incident d'il y a quelques années. Avoir un endroits où se réunir ne serait pas du luxe. C'est même un nécessitée !! Par ces temps, Voldemort gagne du terrain, et ce n'est pas dans une salle de 30m² que nous réussirons à nous accorder !! Dumbledore disait lui-même que l'union faisait la force !! Où est passé l'union ??
De plus, cela fournirait en plus de l'espace, pour les familles, une protection inestimable. Bien que mort, certaine protections que notre cher directeur restent actives ! Avec celles que Madame MacGonagal a installé, vous serez plus en sécurité dans Poudlard que n'importe où !! Pensez à vos enfants ! »
« Le Seigneur des ténèbres à déjà attaqué Poudlard ! Qui nous dit qu'il ne recommencera pas ? Certainement pas vous, une jeune fille de 17ans ! »
Hermione chercha des yeux la personne qui l'avait interrompu. Lorsqu'elle le trouva, elle le regarda d'une détermination presque indomptable. Elle ne devait pas laisser dire ces pessimistes si elle voulait retourner à Poudlard.
« Monsieur. Malgré mon jeune âge, vous devez savoir que j'ai déjà vécu plus que certains d'entre vous ! Nous connaissons la volonté du seigneur des ténèbres. Elle était de tuer Dumbledore pour atteindre Harry. En rien ses intentions ne concernent l'école de Poudlard ! »
« Oui, mais le jeune Potter doit terminer ses années d'études ! »
Harry qui n'avait soufflé mot depuis le début l'interrompit :
« Je ne retournerai pas à Poudlard cette année ! »
Des murmures s'élevèrent. MacGonagal reprit la parole :
« Et depuis quand est-ce d'actualité Harry Potter ? »
« Je le sais depuis la fin de l'année dernière. Mon destin est d'affronter Voldemort, et non pour le moment de terminer mes études ! C'est une question de priorité madame la directrice ! Je doute que Voldemort attende sagement que je finisse mes études ! Ainsi, comme le disait Hermione, vos enfants seront en sécurité ! »
« Avec toutes les personnes qui iraient en bas, n'importe qui pourrait nous trahir ! »
« Voilà pourquoi, reprit Hermione, gagnant de l'assurance, nous nommerons une personne digne de confiance comme gardien du secret ! »
A nouveau les murmures s'élevèrent. Certains échangeaient leurs avis, d'autres leur craintes et certains leur enthousiasme.
MacGonagal fit taire les conversations de plus en plus bruyantes et annonça :
« Nous allons procéder aux votes. Que ceux qui sont contre lèvent la main ! »
Certaines mains se levèrent, dont l'homme qui avait reproché à Hermione son manque d'expérience, mais la plupart restèrent sur leurs genoux.
« Bien, reprit MacGonagal. Il me semble que nous avons du travail. Il faut aménager aux résistants un endroit où ils pourront vivre ! »
D'un même mouvement, tout le monde se dirigea vers la porte. Hermione, elle, resta là , un sourire victorieux sur le visage.
« Ça aura été assez facile. » Dit MacGonagal, la faisant sursauter.
« Oui » Murmura Hermione.
« Je dois vous dire, Miss Granger que vous avez eut là une idée farfelue. Parfois, je ne peut m'empêcher de vous comparer à ce regretté Albus. »
Touchée, Hermione sourit. C'est vrai, peut-être était-ce ce cher directeur qui l'avait inspiré, mais l'idée venait d'elle, et ça, elle en était fière.
« Excusez moi professeur, je dois aller voir Harry. »
MacGonagal lui fit signe de partir, avant d'essuyer ses yeux, un peu humides.
Hermione parcourut la salle des yeux. Il restait encore beaucoup de monde. Pour la sécurité de tous, les entrées et sorties étaient régulées. Si tout le monde venait ou sortait en même temps, cela éveillerait les soupçons.
Hermione repéra la tête ébouriffée de son meilleur ami. Sans lui dire mot, elle lui prit la main et l'attira dans une salle voisine, où ils pourraient discuter seul à seul.
Lorsqu'ils entrèrent dans la salle, il y faisait sombre, mais malgré cela, Hermione vit briller les yeux d'Harry.
« Ça va ? » Demanda t-elle après un long moment à s'observer silencieusement.
« Oui… Enfin, Ginny a mal prit le fait que je ne fasse pas ma dernière année à Poudlard. »
« Oh… Je vois. Tu sais, elle est jeune, elle ne comprend peut-être pas que tu veuille… »
« Elle a très bien comprit ! C'est juste le fait que je ne lui en ait pas parlé avant. Elle s'est emportée, je me suis emporté et elle est partit en me disant qu'elle me haïssait et que sa vie aurait été meilleure sans moi. »
Hermione soupira. Elle savait que ces deux là avaient un fort caractère, et les disputes faisaient mal.
« Elle ne le pensait pas. » Dit Hermione sincèrement. « Ginny n'a jamais cessé de t'aimer Harry. C'est TOI qui l'a repoussé. »
« Je sais »
Hermione inspira :
« A propos, c'était gentil de m'avoir supporté tout à l'heure. Je sais que le fait de partir est une chose, mais de le dire en est une autre. »
« Maintenant, c'est officiel… Pas de retour en arrière. »
Hermione se leva, et prit Harry dans ses bras. Plus que tout, Harry avait peur de l'avenir. Le siens était incertain. Deux voies possibles, la vie, ou la mort.
Se dire qu'il retournerait à Poudlard lui donnait un avenir plus stable. Passer sa septième année sur les routes l'angoissait. Aimer Ginny, maintenant et à l'avenir lui permettait de tenir. Mais elle venait de lui dire qu'elle le détestait…
« Harry, tu sais que quoi que tu fasses, nous te suivrons, Ron et moi. »
Elle le sentit sangloter.
Ron et elle représentaient maintenant la seule chose de stable dans sa vie. Son seul soutient. Ils n'avaient pas le droit de l'abandonner. Pas maintenant.
« Je m'en veut de vous imposer tout ça… »Murmura t-il « Ginny a raison. Sans moi, tout aurait été plus simple. »
« Bien sûr, avoua t-elle. Je serais morte depuis un moment, Ron du côté du mal, endoctriné. Il n'y aurait qu'un noyau de résistance, mais pas d'espoir en vue. TU es leur espoir Harry. TU leur permet de croire qu'un monde meilleur est encore possible. Mais le chemin pour arriver à ce monde là est long et compliqué.»
Elle sentit Harry rigoler contre son ventre.
« Je t'interdis de douter Harry. Mais comme tu passe outre toutes les interdictions, si tu enfreint celle là, tu sais où nous trouver. »
Il desserra son étreinte et se releva.
« Ça va mieux. » Dit-il.
Hermione sourit. Elle s'approcha et l'embrassa sur la joue.
« Je t'aime Harry. »
« Moi aussi. »
Elle lui prit à nouveau la main et l'entraina dehors.
Il ne restait plus grand monde à présent. Madame Weasley était aux fourneaux. Elle appela Harry pour qu'il l'aide. Sans doute croyait elle pouvoir le dissuader de partir. Si elle savait qu'Hermione venait juste de lui remonter le moral, elle aurait abandonné.
Demain, le tournant attendait Hermione. C'est demain que tout se jouait. Si Mr. Malfoy venait à croiser leur chemin, elle pourrait enfin lui glisser deux mots…
Elle monta à sa chambre. Quelle introduction pourrait-elle trouver pour le mettre en appétit ??
En voulant entrer dans la chambre qu'elle partageait avec Ginny, elle la trouva allongée sur le lit, pleurant tout son soul.
Hermione soupira, prête à faire demi-tour. Mais au moment où elle allait refermer la porte, sa conscience la rattrapa. Se traitant mentalement de fille trop gentille, elle s'installa aux côtés de la rousse. Après tout, Ginny était son amie.
Elle referma la porte derrière elle, sachant pertinemment qu'elle passerait plus de deux heures aux chevet de la jeune Ginny.
« Arthur, tu es sûr que c'est une bonne idée de les emmener dehors ? »
« Molly. Nous n'allons pas nous enterrer au terrier toute notre vie. »
« Ce ne sont que des enfants…. »
Hermione regardait la scène qui se déroulait devant elle. Si jamais Molly parvenait à dissuader son mari de les emmener avec lui en ville, elle la massacrerait.
Mais non, au bout de maintes et maintes recommandations, elle les laissa partir.
De son côté, Draco déambulait déjà devant les vitrines de magasins. A présent, son destin était scellé. Voldemort leur avait accordé une chance. Et quelle chance. C'était ça ou la mort…
Mais Draco aimait le pouvoir. Et si le maître était sa chance d'y accéder… Sans passer par la case « mort », il la saisirait.
Son père, à ses côtés arborait son air méprisant. Droit et fier. Toute la majesté de la famille Malfoy. La fierté et cet air hautain, trop confiant.
« Draco !! »
L'interpelé se retourna pour faire face à Pansy Parkinson. Elle se précipita sur lui et faillit se jeter dans ses bras. Mais ils étaient devant la société. Pas de marque d'affection en public. Alors, elle se contenta de lui serrer la main, en lui adressant tout de même un sourire rayonnant.
« J'ai apprit que le mois prochain, tu rentrais dans… la cours des Grands ! »
Son sourire s'élargit. Il n'était pas question de parler de marque des ténèbres, de maitre en public. Alors, comme pour beaucoup de choses, il fallait trouver un autre mot pour désigner ce que l'on pensait vraiment.
« Oui. J'ai hâte ! »
Draco n'avais pas vraiment menti. Bien sûr, l'assujetion le répugnait, mais il fallait bien admettre qu'on y gagnait au change. Après tout, la liberté, il la gagnerait plus tard.
« On se verra là bas alors ! Enfin notre jour !! Ma cérémonie sera après la tienne. Le lendemain je crois ! Halala ! Que de choses nous pourrons accomplir !! »
« Je te l'accorde Pansy ! Le monde sera nôtre. »
« Pansy et Draco… »
Draco éclata d'un rire sonore.
« Là, tu t'égare ma chère. »
« Je rigolais ! »
Draco se tourna sur le côté. Son père avait disparut. Du regard, il le chercha, tout en faisant bonne mine devant son amie d'enfance.
Et puis il le repéra. Entouré de cheveux roux ; une colonie de cheveux roux. Les Weasley. Il rigola intérieurement. Son père allait les remettre à leur place.
Et puis, il vit une petite tête touffue brune s'avancer courageusement. Granger ! Celle là, elle ne lui avait pas manqué !
Elle était à présent très près de son père, se tenant sévèrement. Elle agita son doigt en l'air d'un air menaçant.
« Draco ! Tu m'écoute !! »
« Hein hein ! »
Il reporta son regard sur Pansy deux secondes, le temps suffisant pour qu'elle reprenne son monologue, puis a nouveau tourna les yeux vers la scène qui l'intéressait.
Il l'avait emmené à l'écart, sous l'œil médusé de la famille Weasley.
Son père avait à présent perdu toutes ses couleurs. Il était aussi blanc qu'après avoir subit des doloris. Que lui disait donc cette sang de bourbe pour le mettre dans cet état ?
Son père parla, peu.
Et puis, Draco se décida d'y aller. Tampis pour Pansy, elle avait l'habitude.
Il fondit droit sur son père et Granger.
« … intérêt et du miens » Termina Hermione.
Fou de rage d'avoir manqué une conversation, Draco s'exclama :
« Tient, une sang de bourbe !! Je suis étonné qu'ils vous laissent sortir dehors, chien puant ! »
« Draco Malfoy !! S'écria t-elle, blanche de rage. Je te conseille de faire attention à ce que tu dis !! »
« Sinon quoi Granger ?? Tu va me taper ?? Houuuu que j'ai peur !! »
« Tu as déjà testé mon droit Malfoy ! Je te conseille vivement de ne pas le provoquer, parce que ça me démange de te le balancer à nouveau !! »
Draco ricana sournoisement. Oh que oui il s'en souvenait. Mais il n'allait pas lui faire le plaisir d'avoir le dernier mot !! »
« Dégage, Malfoy !! »
« Tiiiiens !! Weasley pour défendre sa copine !! Ça c'est trop fort !! Je ne t'avais pas entendu le siffler pourtant Granger ! »
« Va donc t'occuper de ton bouledogue et laisse nous tranquille !! »
« Houuuu !! Ça balance sévère !! Combien de temps as-tu mis pour la trouver celle la ?? Mais dis moi, Weasel, est-ce qu'au moins tu la baise ? »
Il vit Ron devenir rouge écrevisse, et Hermione ouvrir les yeux grands comme des soucoupes.
« C'est bien ce que je pensais ! Tu dois vraiment avoir envie de te la faire pour oser te mesurer à moi !! »
« Ça suffit Draco ! » Tonna la voix de Malfoy sénior.
Draco se tut instantanément. Hermione fit volte face, mais Draco put apercevoir une larme rouler sur sa joue. Il se délecta de la petite perle salée qui souillait les joues de la gryffondor. Faire souffrir les autres était un jeu d'enfant !!
Pourtant, il n'avait pas retiré tant de plaisir que cela cette fois ci. Quelque chose le tracassait. Que s'étaient-ils dit ?? Fois de Malfoy, il le découvrirait.
Et cette Granger !! Depuis quand venait-elle chercher des noises à sa famille ?? Son père en était tout retourné ! Depuis qu'ils étaient rentrés de ville, il n'avait soufflé mot. Pourtant, ce n'était pas faute d'avoir essayé !!
Même Narcissa n'avoir put avoir un mot pour elle. Pourtant, ils partageaient tout.
Alors alors... Première rencontre Lucius/Hermione... Gniark gniark !! ET ces deux là vont faire peter des cables à notre cher Draco...
