Hermione se réveilla le lendemain aux alentours de midi.

« Debout marmotte, tu as fait la bringue hier ou quoi ?? » S'exclama Ginny.

« Ne l'embête pas trop, ce doit être sa maladie qui l'a épuisé. » Renchérit Ron, adressant un sourire entendu à Hermione, tout en poussant sa sœur.

Il s'installa sur le lit, prenant ses aises, ce qui étonna davantage Hermione.

Harry entra à son tour, l'air déprimé, mais frôler Ginny lui remis la pêche.

« Alors Hermione, tu vas mieux ? »

« Oui » Déclara t'elle honteuse de mentir à ses amis.

Elle sentit le regard insistant de Ron mais parvint à l'éviter.

« Tu as faim ?? » Demanda alors Ginny, qui sentait un courant électrique pas très loin.

« Je meurs de faim ! » S'exclama Hermione, retrouvant quelque peu la bonne humeur.

Elle se leva alors, heureuse de pouvoir échapper à une situation délicate et s'élança en bas où un déjeuner préparé avec soin les attendait.

Draco quant à lui était déjà lavé, habillé et repus. Pansy était partie aux aurores, ce qui d'un côté l'arrangeait bien. Son père étant en affaires, il pourrait explorer avec soin chaque endroit susceptible d'accueillir un nouvel indice.

Mais à nouveau, il rentra bredouille de sa chasse aux informations. Sur les nerfs, il se décida à faire une pause « sexe ».

Il alla chez Pansy, mais elle n'était pas là. Frustré comme jamais, il décida de rentrer à pied. En chemin, il croisa une foule de minettes qui gloussèrent sur son passage.

Après tout, se dit-il, Pansy ne serait pas contre une relation non exclusive. Et puis, la faim justifiait les moyens.

« Excusez-moi ! » Entama t'il d'une voix charmeuse.

Elles se retournèrent, sourire aux lèvres.

« L'une de vous serait-elle d'accord pour m'accorder une journée de sa présence ? »

Les jeunes filles se regardèrent à tour de rôle. Et puis, trois d'un coup s'avancèrent.

Furieuses que leur « amie » veuille lui voler la vedette, deux d'entre elle commencèrent à se chamailler, tout en restant présentable. Il ne fallait tout de même pas abîmer leur brushing…

Draco observa la troisième. Élancée, les cheveux châtains et légèrement ondulés. Les yeux d'un marron très foncé, le visage fin. Elle lui rappelait quelqu'un, mais il ne sut mettre un nom. Doucement, il lui prit la main et l'emmena avec lui. Elle fit signe à ses amies et le suivit sans émettre la moindre objection.

Aussi, lorsque soudainement il l'attira dans une ruelle, elle parut surprise, mais se laissa embrasser.

Au bout d'un moment, sentant qu'elle se raidissait, il lui demanda, la voix sensuelle :

« Comment tu t'appelle ? »

« Hélène » Répondit-elle d'une toute petite voix.

Il l'embrassa dans le cou, caressant les zones érogènes de la jeune femme. Mais elle semblait toujours aussi droite qu'un piquet. En temps normal, Draco n'aurait pas insisté, mais là, il avait trop besoin de sexe.

« Tu sais, murmura t-il sensuellement, je suis content que ce soit toi qui soit venu. Tu étais celle qui m'attirait le plus. Les autres semblaient être d'une banalité affligeante. »

« Ah bon ? » Chuchota t'elle, tendit qu'elle rougissait sous le compliment.

« Oui, je sens qu'on pourrait très bien s'entendre. »

Il la sentit se détendre un peu. Draco sourit intérieurement. Encore un effort, et c'est elle qui lui sauterait dessus.

« Tu dis ça à toutes celle que tu croise. »

« Non, répondit-il. Je le pense sincèrement. Je ne dis pas ça parce que j'ai envie de te faire l'amour. Si toi tu n'as pas envie, ce n'est pas un problème. »

Draco attendit la réponse de Hélène.

« C'est ce que tous les mecs racontent » Répondit elle

Mais Draco sentait qu'elle se détendait au fil de ses paroles.

Draco fit promener sa main entre ses cuisses

« Non, sérieusement, c'est la première fois que je ressens ça. Je ne suis pas du genre à faire ça. D'habitude. Moi, je cherche une relation sérieuse. »

Il se moqua intérieurement de la naïveté dont Hélène faisait preuve. Comment pouvait-elle croire une chose pareille alors qu'il s'apprêtait à la b dans une ruelle.

Elle passa une main distraite dans ses cheveux.

« J'aimerais qu'on apprenne à se connaitre mieux toi et moi… »

Sa voix rauque la fit frissonner. Draco se félicita mentalement de la patience dont il faisait preuve. Il y a longtemps qu'il aurait abandonné s'il n'en avait pas autant eu envie.

De plus, c'était terriblement excitant car elle lui rappelait quelqu'un. Mais qui ?

« En fait… il passa la main sous la culotte… Je crois que tu es le genre de fille dont je pourrais tomber amoureux… »

Il la sentit faillir sous ses caresses, et ces derniers mots la firent rendre les armes. Elle gémit, le repoussant néanmoins.

« Tu sais, murmura t'elle à présent désireuse, je n'ai jamais fait… ça… souvent, ni dans un tel endroit… »

« J'irais doucement… »

N'en pouvant plus d'attendre, il se fit plus insistant, et, lorsqu'il sentit qu'elle s'abandonnait sous ses bras, il lui arracha sans plus de cérémonie la culotte.

Elle poussa un cri par cette violence, il défit sa braguette, baissa à peine son boxer, et entra en elle.

En effet, elle était étroite. Ça n'était pas sa première fois, mais pas loin non plus.

Il agrippa sa jambe, filant au passage son bas, et se mit à balancer son bassin.

Sous son emprise, elle gémissait, fermant les yeux. Il arracha quelques boutons de son chemisier, accédant à son soutient-gorge. Là, il le baissa et maltraita ses seins.

Il sentit qu'il pouvait accélérer la cadence. Alors, ne se faisant pas prier, il passa à la vitesse supérieure ; Surprise, elle ne put retenir un gémissement. Alors que pour Draco, l'extase approchait, Hélène se mordit la lèvre inférieure, tout en accédant au plaisir suprême. Ce geste fit tilt chez Draco. Voilà à qui elle lui faisait penser. A Granger. Même couleur de cheveux… Même tique…

Colérique, mais ne pouvant plus s'arrêter, il donna des coup de reins tel que la jeune fille sous lui en suffoqua. Dans un dernier coup particulièrement violent, il s'abandonna.

La fille pleurait. Peut-être lui avait-il fait mal ? Il s'en fichait, maintenant qu'il avait eut ce qu'il voulait. Sans compter que maintenant que ça avait fait tilt, la regardant, il voyait Hermione, et ça lui était insupportable. Il avait joui en pensant à cette sang de bourbe.

Sans un regard pour la fille, il repata son pantalon.

« Tu n'as pas aimé ? » Demanda t-elle en sanglotant.

« Si, c'était pas mal. Désolé de te décevoir, mais j'ai déjà une copine. Rhabille toi, tu risque d'attraper froid. »

Hélène, les larmes aux yeux replaça son soutient gorge, puis son chemisier. De sa baguette, elle recousu sa petite culotte, gisant à terre.

Draco était déjà partit.

A l'avenir, pensa t-il, pense à ne pas prendre une amante qui te fait penser à Granger.

Tout de même frustré, il rentra chez lui. Cette petite pause ne lui avait pas remonté le moral…


Hermione était maintenant coiffée, habillée et même maquillée. Tirée à quatre épingles, elle était méconnaissable. Elle avait tiré ses cheveux en arrière dans une queue de cheval très serrée et haute. Ses cheveux brun retombaient dans une cascade ondulée. Elle avait maquillé légèrement ses yeux. Une touche de mascara, du gris au dessus des yeux, du gloss, transparent. Elle avait troqué sa petite jupe d'écolière contre une robe noir à dos nu, au décolleté pas du tout provoquant. En effet, si Hermione avait apprit une chose de sa mère, c'était que lorsqu'on choisissait une robe, il fallait choisir : ou dos nu, ou décolleté provoquant. Il ne fallait pas tout donner à voir dès le premier soir, et le dos restait une zone aussi sexy qu'un décolleté. Elle avait même piqué les chaussures à talons de Ginny. De belles chaussures talons aiguilles noires vernies. Elle s'observa dans le miroir et soupira. Oui, personne ne la reconnaitrait. Même Ginny ne l'avais pas reconnut en entrant dans la pièce. Elle lui avait demandé pourquoi une telle tenue et Hermione avait répondu qu'elle avait un rendez-vous amoureux. Ginny avait parut septique quant à la tenue choisit, mais Hermione avait inventé un petit ami d'une vingtaine d'années et qui travaillait en costard. Ginny avait ouvert grand les yeux.

« Tu est sûre qu'il est bien pour toi Mione ? »

Hermione sourit.

« Oui Gin', il est parfait, mais ne le dit à personne hein ! »

« Non non, c'est notre secret !! »

Et Ginny de glousser.

Hermione soupira se regardant à nouveau dans le miroir. Elle n'avait pas envie de sortir dans cette tenue, mais il le fallait. Là où elle se rendait, elle devait passer pour une professionnelle.

Elle se souvint alors comment elle en était arrivé là.

Elle mangeait tranquillement avec la famille Weasley, quand tout à coup, quelque chose la brula dans sa poche. Elle en sursaute, faisant tomber par la même occasion de la sauce sur ses vêtements et le pain par terre. Ron l'avait dévisagé, suspicieux, mais les autres s'étaient inquiétés :

« Ça va, tu ne t'ai pas fait mal !! »

« Non, c'est Pattenrond qui est passé, il m'a frôlé et ça m'a surprise. »

Elle s'était penchée pour ramasser le pain et en avait profité pour sortir de sa poche l'objet responsable de sa maladresse.

Sur la pièce, une inscription apparut.

« Manoir Malfoy, Ce jour, 19h »

Elle avait ouvert grand les yeux. Comment accèderait-elle au manoir. Si elle se présentait en temps que Hermione Granger, on aurait vite fait de la repérer. Mais elle se souvint alors que monsieur Malfoy organisait un diner. Tenue de soirée obligée. Cela tombait bien, peu habitué à porter ce genre de choses, personne ne la reconnaitrait. Elle espéra seulement passer inaperçu. Sa robe était après tout assez simple et sans chichi, comparé à ces grandes gigues qui ne souhaitaient qu'une chose : appâter le gibier.

Mais avant cela, Hermione avait dut faire croire à tout le monde qu'elle partait se coucher. C'était sans compter sur Ron qui vint la trouver.

« Tu t'en va de nouveau. »

Hermione sursauta.

« Ron, tu n'es pas mon père, je serais de retour avant qu'on s'aperçoive de mon départ ! »

« Hermione, que nous caches-tu ? »

« Je te l'ai dit, Ron, j'ai promis de ne rien dévoiler »

Ron soupira.

« Et si je t'empêchais de partir. »

« Tu ne le feras pas. C'est notre destin qui est en jeu. On a toujours fait ça. Se mettre en danger pour combattre Voldemort. Sauf que là, je suis toute seule. »

« C'est ça qui me plait pas. L'union fait la force et... »

« Ron, tu ne vas pas me rabâcher ça toute ma vie ! Maintenant, je m'en vais. »

En colère, elle sortit précipitamment dehors. Mais une main la retint, l'obligeant à se retourner. Ron la regarda et s'approcha d'elle. Doucement il posa ses lèvres sur le front d'Hermione :

« Juste... Fais attention à toi Mione. »

Attendrie, elle finit par sortir.

Les nuits étaient chaudes cette année. L'enfer s'agitait sous leurs pieds, guettant la moindre brèche pour sortir et envahir tout. Elle mit sa capuche et resserra sa cape. Elle frissonnait. Elle n'avait pas froid. La peur, l'angoisse contrôlaient ses sens, y mettant le chaos.

Elle arriva au village sorcier et remarqua une sorte de calèche. Un homme en sortit et vint à sa rencontre. Hermione serra sa baguette au point de s'en faire mal.

« Miss... Si vous voulez bien monter. Monsieur Malfoy m'a envoyé pour vous récupérer. Vous ne devez pas transplaner.

Hermione suspicieuse demanda :

« Qu'est-ce qui me prouve que c'est bien Mr. Malfoy qui vous envoie ? »

L'homme sourit et sortit de sa poche un objet. La lune l'éclaira, et Hermione reconnut l'éclat de la pièce qu'elle avait confié à Lucius.

« Il savait que vous diriez ça vous savez. »

Hermione esquissa un sourire.

« Désormais, Lucius m'a confié tous vos trajets. Ne faites confiance en personne d'autre que moi pour vous emmener à la demeure des Malfoy. »

Hermione acquiesça et monta à bord du véhicule.

En 5minutes, elle se trouvait devant la demeure imposante de cette famille de noble sang. Doucement, timide, elle s'avança vers cette imposante bâtisse.

Un elfe vint à sa rencontre.

« Votre nom ? »

Hermione eut un sursaut. Elle ne devait pas dire son prénom...

« Laisse Citrouille, je m'en charge. »

Hermione leva les yeux et distingua la carrure imposante de Lucius Malfoy. Elle fut rassurée instantanément. Avec le maître de ces lieux, elle ne risquait rien.

« Comment vous portez vous ? Je dois dire que vous êtes aussi méconnaissable que ravissante Amélia. »

Hermione sourit.

« Vous me flattez Monsieur Malfoy. J'espère ne rien avoir manqué dut à mon retard exagéré. »

« Je n'attendais plus que vous. »

Elle se laissa guider par Lucius à travers ce labyrinthe.

Une fois qu'il fut sûr d'être seul, Lucius se tourna vers elle.

« J'ai des invités à satisfaire. Je viendrais vous voire plus tard dans la soirée, et nous monterons dans mon bureau. Pour l'heure, vous vous appelez Amélia Beaupuy. Vous venez de France, et vos parents sont Georges et Clémence Beaupuy. Exploiteur d'une mine de diamant, vous faites le tour du monde, voilà pourquoi votre famille est tout aussi puissante qu'inconnue. »

Hermione s'arrêta. Ils étaient arrivés. Elle regarda autours d'elle. C'était splendide. Un elfe vint la débarrasser de sa cape. Elle s'avança parmi la foule.

« Vous cherchez quelqu'un ? » la voix suave de Draco la fit sursauter. Petit imprévu. Elle n'avait même pas pensé à ce que Draco soit présent.

« Vous êtes ravissante... Cependant, je ne crois pas avoir l'honneur de connaître votre nom. »

Hermione pouffa légèrement. Elle n'avait jamais vu Draco se comporter comme tel.

« Amélia » Susurra t'elle, essayant de changer la tonalité de sa voix.

« Ça va vous faire cliché, Amélia, mais j'ai comme l'impression de vous connaître... »

« Nous nous sommes probablement déjà croisé » Répondit-elle malicieuse.

« Oh non ! Je me serais souvenu de vous ! »

Hermione sourit. Alors Monsieur Malfoy junior la trouvait à son goût ??

« Mais dites moi, jeune Amélia, vous n'êtes tout de même pas venue seule ? »

« Eh bien, si. Mais vous, où se trouve donc votre cavalière ? »

« Oh ! Oui... Euh, elle a un peu abusé sur le vice... Je crois que le champagne est mal passé. »

Hermione sourit. Quel baratineur.

« Vous dansez ? »

Hermione ouvrit grands les yeux.

« Il n'y a pas de musique ! »

Draco sourit de contentement et fit signe à l'orchestre. Une douce mélodie s'éleva dans les airs. Sans la laisser répondre, il entraina Hermione avec lui sur la piste de danse. Il posa délicatement sa main sur sa hanche et se saisit de son autre main. Il l'entraina alors dans une valse. Hermione gardait la tête baissée, de peur qu'il ne la reconnaisse. Mais il lui susurra à l'oreille :

« Vos yeux sont surement magnifique, pourquoi ne me les montrez-vous pas ? »

Contrainte de relever la tête, elle fixa son regard dans le sien. Au début timide et angoissée, elle se laissa entrainer dans cet océan d'argent. Elle n'avait jamais vu les yeux de Draco de si près. A cet instant, ils paraissaient transparent. Subjuguée par son regard, elle ne sentit pas la main de son compagnon rapprocher leurs corps. Il caressa son visage doucement avec le sien. Le souffle chaud de Draco la fit trembler, et une douce chaleur s'insinua en elle.

« Je suis sûr de vous connaître... Amélia vous avez dit ? »

Perdue, Hermione ne sut que répondre.

« Oui, Amélia Beaupuy »

Elle n'avait pas pensé à cacher la tonalité de sa voix. Elle sentit Draco se tendre. Alors qu'il était sur le point de la reconnaître, une main les sépara. Elle se retrouva entrainé par Lucius. Doucement, il déplaça leur corps vers la sortie. Avant de sortir par la grande porte, elle observa à nouveau Draco. Il était resté figé. Le dernier regard qu'il porta sur elle, elle comprit qu'il l'avait reconnut.