Salut tout le monde :)
Désolé pour le retard j'ai honte, d'autant plus que les chapitres sont écris d'avance. C'est plus par négligence qu'autre chose. J'espère que vous me pardonnerez. En attendant, je promets de finir cette fic le plus vite possible. Il est bon de se mettre à jour. Comme ça, je finirais les autres aussi. Plus de retard, plus de promesses non plus.
Bisous à tous, et bonne lecture :)
Hermione suivit Lucius dans les entrailles de sa demeure.
Elle observa les couloirs, tous somptueusement décorés. Hermione fut même étonnée de trouver un Picasso. Elle le contempla quelques secondes lorsque Lucius prit la parole :
« J'ai put constater en vous voyant danser avec mon fils, que vous bougez avec grâce. »
Hermione ne répondit pas, gênée. Lucius avait toujours été cruel avec elle, et maintenant qu'elle pouvait lui apporter de l'aide, il ne cessait de la complimenter.
« Draco vous plait-il ? »
Hermione manqua de s'étouffer avec sa salive.
« Oh non non non non non !! Draco Malfoy est un abruti abject et terriblement imbu de lui même !!! »
« Je vous rappelle Mademoiselle que vous êtes ici chez moi et que c'est de mon fils que vous faites l'éloge. Je vous serais gré de garder ce genre de compliments pour vous à l'avenir. »
Hermione se tassa quelque peu sous le ton autoritaire que Lucius avait employé.
« Draco n'est pas méchant vous savez. C'est un homme comme les autres. »
« Oui, mais il a la fâcheuse manie de l'oublier... »
« De toutes façons, en vous voyant danser ensemble, j'ai crut y voir un couple. Fort heureusement, vos sentiments à son égard son réciproques ! »
« Monsieur, Draco ne savait pas qui j'étais et je devais jouer le jeu. »
« Je trouve en ce cas votre jeu un peu poussé. »
« Rassurez-vous, votre fils ne m'interresse pas. Les seules personnes autre que votre famille qu'il intéressait étaient Dumbledore et Pansy. Dumbledore m'a même confié la même chose que vous il y a quelques instants. Draco n'est pas méchant. »
Lucius esquissa un sourire. Puis il s'arrêta devant une porte en bois d'ébène. Il appuya sur les poignées ornées d'argent et laissa passer Hermione. C'est à peine si elle osa poser le pied dans la pièce. Contrairement à ce qu'on aurait put le penser, le bureau de Lucius était éclairé et terriblement agréable. On s'y sentait à son aise dès la porte passée.
« Vous avez fait de cette pièce Monsieur Malfoy un endroit magnifique. »
« Oui, j'y passe beaucoup de temps. Je n'aurais souhaité évoluer dans une pièce inconfortable. »
Hermione sourit. Mr. Malfoy l'invita à s'assoir dans un siège en cuir et referma la porte derrière eux.
Il exécuta un sort compliqué pour que personne ne puisse jouer les oreilles curieuses et s'assit face à Hermione, le bureau les séparant.
« Alors Miss Granger, l'intérêt des décorations de mon bureau peuvent prendre tout un sens si nous continuons ainsi, mais il me semble cependant que nous avons une affaire à régler. »
Le visage d'Hermione changea instantanément d'expression. Après l'émerveillement, elle se sentait à présent concentrée et aussi sérieuse que le serait une femme d'affaires. Mais après tout, elle avait à poser ses conditions, et ça n'allait pas être aisé.
Draco arriva en courant près du bureau de son père.
Il en avait mis du temps à percuter, mais lorsqu'il avait repris ses esprits, elle était déjà partie avec son père.
Essoufflé, il appuya son oreille contre la porte en bois. Aussitôt qu'il toucha la porte, il fut expédié à trois mètres.
C'est bien ce qu'il pensait. Ils étaient là.
Il rageait de son inefficacité. Il avait mis bien trop de temps à réagir. Pourquoi ne l'avait-il pas reconnut ???
Il devait changer de stratégie. Comme ça, il n'arriverait à rien. Sans compter que Lucius ferait attention à sa protégée. Il sourit. Lucius ne devait sûrement pas savoir qu'il l'avait reconnut...
Heureux et fier de cette idée qui germait déjà dans son esprit, Draco se posta dans un couloir voisin, pour pouvoir les voir sortir...
Et il attendit près d'une heure. Enfin, la porte s'ouvrit. Hermione en sortit la première, suivit par Lucius.
« Je dois dire que vous êtes dure en affaire Miss... Je suis étonné qu'une jeune femme comme vous fasse preuve d'autant de sérieux. »
« Les affaires n'ont pas d'âge Lucius. »
« Oui, je te l'accorde. Permets moi te te tutoyer, maintenant que nous... entretenons ce genre de collaboration... »
« Permission accordée. »
Draco se retint de vomir. Ce n'était tout de même pas cela qu'ils lui cachaient, une relation ??? Draco se débrouilla pour tomber sur eux dans un couloir.
« Père... Amélia !! »
Hermione baissa la tête. Ainsi, elle avait mal vu, il ne l'avait pas reconnu ?
« Voilà une heure que vous avez kidnappé ma cavalière père... »
« Tu as raison, Draco, il est grand temps que je te la rende. »
« Je ne suis pas un objet !! » Trancha Hermione qui ne voulait pas retourner avec Draco.
« Non, vous avez fort raison mademoiselle. Les objets n'ont pas tant de présence d'esprit que vous. »
Hermione roula des yeux. Tous les trois rejoignirent la salle de danse. Lucius les laissa à l'entrée.
Sans un mot pour Hermione, Draco l'attira contre lui et l'entraina sur la piste de danse. Ils dansèrent un instant sans que personne ne prenne la parole, puis Draco se décida enfin :
« Je suis étonnée de te retrouver là Granger. Il me semblait pourtant t'avoir dit de ne pas trop t'approcher de ma famille. »
« Ainsi, tu m'as reconnu. »
« Oui. Comment ne pas reconnaître ta personne ô combien... affligeante. Une roturière parmi des aristocrates. »
« J'en convient Malfoy, mais la roturière a été invité par l'aristocrate maître de ces lieux... Ton père ! »
« Mon père a toujours aimé la présence des animaux. »
« Et celle des adolescents crétins blond ! »
Draco esquissa un sourire.
« Tout de suite les grandes phrases Granger... »
Hermione soupira, frustrée.
« Tu es agaçant, vil, méchant et inintéressant Draco Malfoy !! »
Draco sourit cette fois ci, narquois.
« Et toi tu es... Une sang de bourbe, amie de Potter et Weasley, un rat de bibliothèque, et en plus, tu n'es plus dans le rythme ! »
Hermione accusa la phrase, et puis sourit. Elle ne savait pas pourquoi elle souriait ainsi à Draco Malfoy, mais là, c'est tout ce qu'elle avait eut envie de faire.
« Fais Attention, Hermione Granger, je pourrais croire que c'est à moi que tu adresse ce sourire ! »
Hermione sourit plus largement.
« Fais attention, Draco Malfoy, je pourrais croire que me faire sourire était ton but. »
Draco ne répondit pas, se mordant la lèvre pour ne pas lui rendre son sourire, un vrai sourire.
« Mais dis moi... reprit-elle gênée. Où est donc passée ta si ravissante cavalière, ainsi que toutes ces autres belles femmes, habillées avec tant de goût ? »
Draco réfléchit. C'est vrai, qu'était donc devenu Pansy.
Mais il s'en fichait. Sautant sur l'occasion pour provoquer Hermione, il lui susurra :
« Tu sais, ma douce Gryffondore, c'est ce que j'ai toujours aimé chez toi... ton ironie »
« Merci du compliment Malfoy... Pour ma part, j'ai toujours apprécié la bassesse de tes actes. »
Draco accusa le coup.
« Qui de nous deux fait des coups tordus, à présent que tu complote avec mon père. »
« Je vois, tu es vexé parce que tu ne sais pas ce que nous complotons. »
« Si, je crois savoir. J'ai toujours dit que tu étais attirée par les hommes célèbres. »
Hermione s'arrêta net sur la piste de danse. Sans un mot, elle sortit dehors. En passant, elle fit signe à Lucius qu'elle partait. Mais bien sûr, Draco ne l'entendait pas de cette oreille. Il la poursuivit dehors, et l'attrapa violemment par le bras, la forçant à se retourner.
« Alors c'est bien ça. Tu te sens obligé de te taper tous les gens influents !! Quelle bassesse de se servir de la noblesse de ma famille pour arriver à tes fins !! »
Hermione, outrée, voulut partir, mais à nouveaux, Draco la rattrapa. Cette fois, il la saisit par les épaules et la secoua :
« Qu'est-ce que tu prépare Granger hein ? Arrêtes, tu détruit ma famille ! Je découvrirait ce que vous cachez et je te punirais ! Vous les moldus, vous êtes tous des chiens ! Vous vous nourrissez du malheur et soupez des polémiques ! »
S'en était trop pour Hermione. Elle lui administra un coup de poing monstrueux et s'enfuit à toute jambe.
« Quoi que tu veuilles Granger, je contrecarrerais tes plans ! Tu as peut-être convaincu mon père par tes atouts, mais moi tu ne m'auras pas ! »
Elle s'arrêta et lui lança :
« Tu sais quoi Malfoy ?! Au lieu de m'accuser pour des faits non établis, pense à balayer sur le seuil de votre porte !! »
Elle monta dans le véhicule. Draco, sous le choc, l'écouta ajouter :
« Danser avec toi fut fort agréable Malfoy. Mais il semble que c'est tout le meilleure que j'ai put et que je ne pourrais plus tirer de toi. Malheureusement. »
Sur ce, le cocher ordonna à sa voiture de partir, et c'est un dernier regards empli de larmes qu'Hermione adressa à Draco.
Draco, fou de rage, poussa un cri, qui s'éleva dans les airs. Il tapa de son pied un pot de fleur qui se trouvait par là, jusqu'à le briser. Enfin, son esprit reprit le contrôle sur sa rage, et il rentra chez lui, l'air plus déterminé que jamais.
Il entra dans la salle où déjà quelques invités partaient, et se dirigea vers son père. Dès qu'il aperçut Draco, Lucius comprit qu'il valait mieux ne pas entretenir une conversation parmi la foule de commères.
Il passa la porte, et se rendit dans la pièce d'à côté. Une fois Draco rentré, il jeta un sort pour que cette conversation reste privée.
« Qu'est-ce que vous foutez avec Granger hein ? »
« Draco... Écoute... »
« NON !!! Vous allez m'écouter !! Vous connaissez la santé de maman !! Vous savez qu'elle ne supporterait pas que vous la trompiez de nouveau !! Surtout avec Granger ! Cette fille est... UNE SANG DE BOURBE !! Comment osez-vous ne serait-ce que l'approcher ?! Et qu'entretenez vous comme relation ? Je veux tout savoir ! Tout ! Et ne me dites pas que ce ne sont pas mes affaires ! T'entend ? Elle mijote quelque chose, et toi, tu tombe dans le panneau !!! »
Draco termina sa tirade, hors de lui. Il en était même essoufflé. Son père en revanche, prit la parole sur un ton calme :
« Draco... Tu te pose des questions, c'est normal, tu veux nous protéger. Mais sache que de nous deux, elle est la manipulée. Je ne me sert d'elle que pour mes besoins... »
« VOUS COUCHEZ ENSEMBLE ??!!! »
« Coucher est un grand mot Draco. Mais sache que ce ne serait la seule chose que je m'autoriserais à faire avec cette sang de bourbe. Tu connais mes penchants pour les belles femmes, Draco, et je m'étonne que pour cette enfant de moldu, cela t'atteigne autant. »
« Vous insinuez que je serait jaloux ? »
« Pas du tout mon fils. Hermione Granger est une belle femme, il est normal de la désirer. Tous les hommes se sont retournés sur son passage ce soir. Tu vois, c'est tout ce que tu voulais savoir. »
Draco était presque autant énervé qu'en entrant, mais il se retint.
« Et mère, le sait-elle ? »
Lucius sembla perdu. Puis il murmura :
« Elle n'a aucun besoin de le savoir Draco. »
Comprenant qu'il lui intimait de garder le secret, Draco sortit, claquant la porte. Il ne vit bien sûr pas le visage de Lucius changer d'attitude. Il venait de mentir à son fils... Mais il ne devait pas savoir...
Draco rentra dans sa chambre. Ses yeux était à présent presque noirs, tant sa colère était immense. Fou de rage, il déversa sa colère sur tout ce qui tomba sous sa main. Il ne ferait qu'une bouchée de la Gryffondore...
Il s'allongea enfin sur son lit, seul resté intact au milieu de ce chaos. Son père ne lui avait pas dit toute la vérité. Il en était sûr.
Mais s'il n'était parvenu à n'obtenir de Lucius qu'une pièce au puzzle, la jeune Gryffondore lui avouerait tout, il suffisait de la menacer, de lui faire peur....
Mais comment la faire venir jusqu'à lui ? Son père y était bien parvenue.... La pièce... Draco sourit. Son père s'était changé en vitesse... Il n'avait sûrement pas là pièce avec lui...
Requinqué, il se leva de son lit et sortit dans le couloir. On entendait encore en bas quelques invités. Draco courut presque jusqu'au bureau de son père, mais il se ravisa. Il avait déjà cherché dans le bureau... Alors, il prit une direction toute autre... La chambre de ses parents.
Il entendait encore les éclats de rire en bas. Il commença alors son inspection. Il fouilla la chambre de fond en comble. Et puis, il commença alors à chercher dans la commode de ses parents. Tout le linge était bien rangé, soigneusement plié. Mais Draco remarqua alors un désordre dans l'un des tiroirs. Il enleva soigneusement les vêtements et y plongea la main. Là, il tâta avidement chaque parcelle du bois. Un sourire de triomphe s'étira sur ses lèvres lorsqu'il sentit sous ses doigts une imperfection. Un tiroir caché. Il parvint à l'ouvrir facilement et il ressortit avec une certaine excitation la pièce. Il l'observa dans le moindre détail, cherchant comment l'utiliser.
Alors, de sa baguette, il écrivit soigneusement sur le métal « Lundi, 07h30 »
Il enverrait quelqu'un la chercher. Il s'apprêtait à remettre la pièce dans le tiroir caché, lorsqu'il entendit des bruits de pas dans l'escalier. Il constata alors avec horreur qu'il n'y avait plus de bruit dans le grand salon. Tous les invités étaient partis et ses parents montaient se coucher...
Il s'empressa alors de remettre les vêtements dans le tiroir de la commode, aussi soigneusement pliés qu'il les avait trouvé.
Il entendit Lucius revenir sur ses pas et s'empressa de sortir. Une fois dans le couloir, il courut presque jusqu'à sa chambre et s'y enferma. Il avait eut ce qu'il voulait. Cependant, même s'il était satisfait, il ne parvint pas à trouver le sommeil. Imaginer la petite Gryffondore avec son père le mettait en rogne. Cela n'aurait jamais dût l'atteindre. Peut-être était-ce le fait qu'il haïssait cette sang de bourbe, et la voire fricoter avec son père, qu'il adulait le terrorisait. En fin de compte, peut-être son père n'était pas si parfait que cela. ET depuis quand Lucius avait-il besoin d'une sang de bourbe ?
Draco se retourna à nouveau dans son lit. Il n'arriverait pas à dormir. Alors, il ouvrit le tiroir de sa table de chevet et en sortit une potion. Une potion de sommeil. Draco avait toujours eut du mal à dormir. Surtout depuis que le maître s'intéressait à son cas.
Lorsqu'enfin Morphée l'emporta, il était loin de se douter l'état dans lequel la jeune Hermione se trouvait. Recroquevillée sur son lit, elle sanglotait doucement. De quel droit se permettait-il de l'insulter ainsi ? Elle vit alors une lueur s'animer sur la petite table. Se levant soigneusement, prenant garde de ne pas réveiller Ginny, elle attrapa l'objet. La pièce était brulante.
« Lundi, 07h30 »
Elle savait que Lucius se levait tôt, mais de là à lui donner rendez-vous à l'aube...
Il ne lui avait pas donné d'adresse... Sûrement que le voiturier passerait la chercher...
On était dimanche... Demain, elle saurait si Draco savait ou non...
Elle se réveilla aux aurores, angoissée. Un mauvais pressentiment lui tirait les entrailles. Elle rejoint Molly dans le salon et fut surprise d'y trouver pas mal de monde.
« Que se passe t'il ? » Demanda t'elle d'une voix endormie ?
Tous la dévisagèrent, se demandant s'il fallait lui dire ou non.
Enfin, un homme prit la parole :
« Une de nos sources nous a informé qu'un complot est mené contre Voldemort. Il semblerait qu'un groupe de Mangemorts ait un peu trop d'ambition. »
« Mais... C'est une bonne nouvelle ! »
« Si l'on veut. Ça va distraire Voldemort. Il sera moins fort... Mais nous n'aurons plus qu'un seul mage noir. Alors, à quel prix ? »
« Oui, mais Voldemort est le plus puissant. Si un groupe fait bande a part, il ne sera pas aussi fort que l'armée de Voldemort... »
Certaines personnes acquiescèrent. Hermione s'assit alors, et un débat eut lieu.
Le Dimanche passa trop vite au goût d'Hermione. Il en fut de même pour Draco. Il devait faire parler la Gryffondore. Mais il savait bien qu'elle ne lâcherait pas le morceau comme cela... Il pouvait lui faire peur, la pousser à bout... Soudain, le coup de poing qu'elle lui avait asséné en troisième lui revint en mémoire. C'est qu'elle avait une sacrée droite la petite Granger. Ça le fit sourire. Cette fille lui faisait un peu peur parfois... Et puis l'image d'Hermione en talon et robe dos nue lui revint en mémoire. Son père n'avait pas tord, elle avait aussi quelques atouts non négligeables. Et s'il la séduisait pour arriver à ses fins... Non, cette idée était bien trop... Draco ne savait pas, mais il ne voulait pas l'avoir de cette manière. Avec elle, mieux valait employer la force. Le regard embué de larmes de la jeune femme l'avait... Troublé. Tant de sentiments dans un simple regard l'avait tout retourné. Elle était son inverse. Toujours souriante, aimante, sensible... Alors que lui, il était une boule de glace. Peu importait. Draco se ressaisit. De n'importe quelle façon, elle parlerait. Il établit un plan. Si elle ne parlerait pas ( ce dont il était certain )... Peut-être que....
Draco se releva brusquement, il la tenait, la solution !
Hermione se réveilla doucement. Elle fut tentée de rester au lit. Mais elle ne pouvait décemment pas abandonner Lucius comme ça. Contrainte de sortir du lit, elle s'efforça de faire moins de bruit qu'une souris. Elle s'habilla à tâtons, ne pouvant allumer la lumière. Elle se coiffa les cheveux de sa main, et sortit à pas de loup de la chambre. Elle s'enveloppa dans une robe de sorcier et descendit les escaliers. S'apprêtant à appuyer sur la poignée, elle inspira un bon coup. Pourquoi angoissait-elle à l'idée de ce rendez-vous ?
Elle sortit dehors et se dirigea vers le village sorcier. Elle se retourna vers le terrier. Au premier, elle vit Ron la regarder partir. Elle soupira, son regard triste lui enserrant le cœur. Tendrement, elle lui sourit et hésitante, reprit sa route.
Elle arriva enfin jusqu'au village. Elle s'était sentie épiée tout le long de la route. Mais qu'importe, elle était arrivée. Elle vit Tom, le voiturier. Elle lui sourit amicalement, heureuse de trouver une personne en qui elle avait un semblant de confiance. Il la fit monter dans la voiture qui s'envola presque aussitôt.
Au bout de quelques minutes, il la déposa dans une rue marchande. Entonnée, Hermione demanda :
« Heu... Tom, vous êtes sûr que c'est ici que monsieur Malfoy vous a dit de m'emmener ?? »
Tom rigola légèrement avant de dire :
« Ce n'est pas monsieur Malfoy que vous allez rencontrer, mais son jeune fils, Draco. »
Hermione ouvrit grand les yeux.
« Il ne fallait pas ? Il m'a dit que c'était une surprise... »
Ça pour une surprise, pensa Hermione :
« Ramenez moi ! » S'exclama t'elle paniquée à l'idée de revoir Draco après l'autre soir.
Mais il était trop tard, elle sentait déjà sa présence brûlante dans son dos. Une sueur froide coula le long de son dos tandis que le souffle chaud de Draco effleurait son cou :
« Je te fais peur, Granger ? »
Elle se retourna nerveusement et fit face à deux perles d'argent, la fixant avec une intensité peu commune.
Draco fit signe au chauffeur de partir, ce dernier s'exécuta à contre cœur. Il aimait bien la jeune fille, il ne voulait pas qu'il lui arrive quelque chose.
Hermione entendit la voiture repartir. Prise de panique, elle chercha une issue de secoure. Reculant, tandis que Draco avançait.
« Il me semble, Granger, que nous avons a parler. »
Hermione s'exclama :
« Je n'ai rien à te dire, Malfoy !! »
Et elle essaya de s'enfuir en courant. Amusé, Draco la rattrapa bien vite. Il lui attrapa le bras violemment, serrant ses doigts sur le bras meurtris de la jeune femme. Sans plus de cérémonie, il l'entraina dans une ruelle étroite. Un cul de sac. Hermione ne pouvait plus s'échapper.
« Où est donc passé le courage Gryffondorien ? Tu étais plus arrogante l'autre soir ! »
Draco s'amusait vraiment de la situation. Lire dans ses yeux la peur et l'angoisse évidente renforçait le pouvoir qu'il exerçait sur elle.
« Que me veux-tu ? »
Draco rit sinistrement.
« Te parler. Je viens de te le dire. »
Hermione sembla désespérée. Puis elle se reprit bien vite. Elle ne devait pas se laisser faire. Il avança jusqu'à elle.
« Pour commencer, Granger, tu vas me dire gentiment ce qu'il s'est dit entre mon père et toi sur le chemin de traverse. »
Hermione rigola :
« Pourquoi je te le dirais ? »
Draco colla son corps contre celui de sa proie.
« Sinon, je tirerais des réponses par la force. »
Hermione tressaillit. Une lueur de colère passa dans ses yeux.
Et puis, sans prévenir, elle se mit à crier à l'aide. Draco la fit taire, posant brutalement sa main contre la bouche de la jeune femme. Elle lui mordit jusqu'au sang. Et puis, elle se débattit, l'assommant de coup. Par surprise, il la laissa s'échapper, mais il la rattrapa bien vite. Il l'envoya contre un mur, où elle se cogna violemment, et en tomba par terre. Se massant la tête, elle fut relevée de force par Draco, hors de lui. Étourdit et souffrant le martyr, elle tenait à peine sur ses pieds. Mais elle n'avait pas besoin de se tenir, puisque Draco la tenait fermement. Ce dernier vit les yeux ambre de son homologue se remplir de larmes. Du sang coulait le long de sa nuque. Une main sur sa bouche, il lui susurra impitoyable :
« Tu ne me laisse pas le choix, Hermione. Je veux ces renseignements et tu vas me les donner. »
Il enleva sa main de la bouche de la jeune femme pour attraper sa baguette. Il put lire dans ses yeux la peur grandissante tandis qu'elle lui murmura :
« Laisse moi partir, s'il te plait. »
Son ton implorant le fit faiblir. Mais il tenait trop à ces informations pour les laisser partir.
« Je n'ai pas l'intention de te tuer Granger, si c'est ce dont tu as peur, je compte juste me servir. »
Elle recommença à sangloter, mais Draco ne vit plus la peur dans ses yeux, mais le dégout. Meurtrit, il posa sa baguette sur la tempe de sa proie, et en retira un mince filet argenté. La jeune Gryffondore n'avait même plus la force de se débattre. Il déposa le souvenir d'Hermione dans une fiole et s'apprêtait à répéter la même opération lorsqu'une voix les interrompit :
« Hey ! Vous ! Qu'est-ce que vous lui faites ??!! »
L'homme se rapprocha et envoya Draco sur le mur voisin à l'aide d'un sort. Il se précipita vers une Hermione écroulée par terre, en pleures. Doucement, il la releva. Lançant un regard meurtrier à Draco, il assit Hermione à même le sol et s'apprêtait à envoyer une correction à Draco lorsque la voix chevrotante d'Hermione retentit :
« Non ! Laissez le partir ! »
L'homme se retourna intrigué mais il abandonna. Il rejoint Hermione et la mit debout. Draco eut juste eut le temps de voir le regard d'Hermione, mélange de déception, de colère, de haine, de tristesse, de douleur. Son regard lui brula les entrailles tellement il était puissant. Et là, dans les bras de cet inconnu, elle s'évanouit. Puis, l'homme transplanna, accompagnant Hermione pour la soigner. Draco resta à terre. De rage, il tapa dans le mur, à s'en faire saigner. Il ne savait pas pourquoi il était tant en colère. Était-ce parce qu'il n'avait eut qu'un souvenir, ou si c'était à cause du regard qu'elle lui avait envoyé. De ces regards qui ne peuvent s'oublier, qui marque votre cœur. Il finit par rentrer chez lui. Il n'avait pas eut ce qu'il voulait, mais avait tout de même réussit à lui soutirer un souvenir.
Son père s'était absenté, alors, il se précipita dans le bureau de ce dernier.
Il sortit la pensine de l'étagère, vida le contenue de la fiole à l'intérieur et hésita à plonger dedans. Après le regard qu'elle lui avait lancé, il hésitait. Sa conscience lui intimant de ne rien faire, et sa tête lui ordonnant de plonger sa tête dans cette eau limpide.
Il écouta sa tête.
Hermione poussa doucement la porte de la cuisine du terrier. Il était 11heures. Elle n'avait pas voulut aller à l'hôpital. Elle passa la tête par l'ouverture. Il n'y avait personne, a première vue. Elle se dirigea vers les escaliers lorsque la voix de madame Weasley retentit :
« Hermione, ma chérie, où étais-tu ?? »
La mère de Ron s'approcha :
« Est-ce que ça va ? Tu es toute pale !! »
Hermione monta un peu plus dans les escaliers, évitant du mieux qu'elle le pouvait le regard inquisiteur de Molly.
« Oui oui, je suis encore fatiguée. Je monte me recoucher ! »
« Où étais-tu ? Tu es sûre que ça va ? »
Hermione ne répondit même pas. Elle croisa Ron dans les escaliers. Elle le croisa sans lui adresser la parole, alors, sans un mot, il la suivit.
Dans la chambre, elle s'écroula sur le lit, poussant un gémissement de douleur. Elle sentit qu'on s'asseyait sur le lit. Elle ne releva même pas la tête. Elle sentit alors les doigts de Ron parcourir sa nuque.
« Tu t'es cognée ? Tu as du sang séché. »
Hermione ouvrit enfin les yeux et croisa le regard de Ron.
Trop près, beaucoup trop près. Elle se tassa dans les coussins. Sans plus un mot, il se leva et sortit de la chambre. Hermione pensait qu'il la laisserait tranquille, mais il ré entra quelques instants plus tard avec un gant et une bassine. Elle s'assit sur le lit, se laissant docilement soigner par son ami. Au bout d'un moment, il lui murmura :
« C'est triste à dire, Hermione, mais j'espère que ça t'aura servit de leçon. »
Elle soupira, baissant la tête, puis vrillant son regard déterminé dans celui triste de Ron.
« Apparemment non. » murmura t'il.
« Tu as changé Hermione » Reprit le roux.
Hermione détourna la tête et murmura :
« Ce n'est pas moi qui ait changé, Ron, c'est le monde. »
cela fit sourire le jeune Weasley.
« Où sont Harry et Ginny ? »
« Dans le jardin. »
Hermione perdit son regard par la fenêtre.
« Ils se font du mal » Répondit Hermione. « Ginny goute de faux espoir et Harry se complait à les créer, pour y croire lui aussi. »
« Hermione... » La brune reporta son regard dans celui de Ron. Il se saisit de son menton et doucement approcha ses lèvres.
« J'ai eut peur qu'il ne te soit arrivé quelque chose ce matin. »
Les larmes montèrent aux yeux d'Hermione, oui, aujourd'hui, elle avait été terriblement déçue. Mais Ron interpréta ses larmes comme sa sensibilité face au fait qu'il s'inquiétait. Alors, il l'embrassa.
La boule au ventre d'Hermione sembla exploser. Elle ne pouvait plus lutter contre le passé. Celui d'avoir aimé l'homme qui posait ses lèvres sur les siennes. Elle voulait vraiment les retrouver, retrouver cette sensation qui nous fait se sentir meilleur. Aimer... s'envoler... rêver.
Mais ce qu'Hermione pensait trouver en se laissant aller contre le corps de Ron, elle venait tout simplement d'y renoncer. Elle pensait retrouver la passion d'un amour, mais elle étouffait ses rêves, celui d'un amour de feu, contre un amour fraternel, où elle était sûre de ne jamais souffrir. Ron rompit le baiser, le bonheur se lisant dans ses yeux. Il se leva doucement et caressa la joue d'Hermione :
« Je te laisse te reposer maintenant. »
Puis il partit. Une fois la porte refermée, Hermione ne bougea pas, laissant les larmes couler contre ses joues. Pourquoi n'avait-elle rien ressentit ? Pourquoi ne parvenait-elle plus à ressentir la moindre chose ? Elle avait mis de côté tant de sentiments. Ses scrupules, elle les avait balayé, son amour, elle l'avait laissé s'envoler, sa peur, elle la contrôlait. Sa passion, elle l'avait enterré, seule, l'instinct de survie la tirait vers le haut. Parfois, le désespoir donne des ailes.
