Draco rouvrit les yeux. Il était sur le chemin de traverse. Il se vit discuter avec Pansy. Doucement il s'approcha de son père. Il était déjà avec les Weasley. Hermione s'avança alors, telle le ferait un professeur devant ses élèves pas sage.
« Monsieur Malfoy. J'aurais quelque chose à vous dire... en privé ! »
Draco ouvrit grand les yeux. Comment osait-elle parler à son père ainsi.
Son père se mit à rire.
« Et pourquoi vous accorderais-je ce privilège ? »
« Si vous tenez à ce que la discussion entre Dumbledore et vous la veille de sa mort reste confidentielle, il vaudrait mieux nous éloigner. »
Lucius perdit quelques couleurs et regarda nerveusement autour de lui. Il attira Hermione dans un coin plus tranquille.
« Comment avez-vous su ? »
Hermione sourit :
« L'important monsieur n'est pas de savoir comment je l'ai su, mais ce que je pourrais faire avec une telle information... »
A nouveau, Lucius perdit contenance.
« Vous n'oseriez pas... »
« Mettez moi au défit. » Le provoqua t'elle.
« Je ne vais pas vous vendre, Monsieur, mais je viens vous proposer mon aide. »
Lucius rigola, septique.
« C'est ce que s'apprêtait à faire Dumbledore, il n'en a malheureusement pas eut le temps, mais il m'a fait promettre de le faire pour lui.... »
« Bien, et que proposez-vous en marché ? »
« Vous savez que je ne ferais pas ça gratuitement. Il y aura une ou deux conditions. »
Un homme passa près d'eux.
« Pas ici, je vous contacterais. Bien entendu, je n'ai pas encore accepté. »
Hermione sourit.
« Très bien, à la prochaine, Lucius, bien entendu, il vaut mieux que cela reste entre nous. Il y va de votre intérêt et du miens... »
Draco se vit arriver, l'air en colère. Il s'exclama :
« Tient, une sang de bourbe !! Je suis étonné qu'ils vous laissent sortir dehors, chien puant ! »
« Draco Malfoy !! S'écria t-elle, blanche de rage. Je te conseille de faire attention à ce que tu dis !! »
« Sinon quoi Granger ?? Tu va me taper ??? Houuuu que j'ai peur !!! »
« Tu as déjà testé mon droit Malfoy ! Je te conseille vivement de ne pas le provoquer, parce que ça me démange de te le balancer à nouveau !! »
Draco ricana sournoisement.
« Dégage, Malfoy !! »
« Tiiiiens !! Weasley pour défendre sa copine !! Ça c'est trop fort !! Je ne t'avais pas entendu le siffler pourtant Granger ! »
« Va donc t'occuper de ton bouledogue et laisse nous tranquille !! »
« Houuuu !! Ça balance sévère !! Combien de temps as-tu mis pour la trouver celle la ??? Mais dis moi, Weasel, est-ce qu'au moins tu la baise ? »
Il vit Ron devenir rouge écrevisse, et Hermione ouvrir les yeux grands comme des soucoupes.
« C'est bien ce que je pensais ! Tu dois vraiment avoir envie de te la faire pour oser te mesurer à moi !! »
« Ça suffit Draco ! » Tonna la voix de Malfoy sénior.
Draco se tut instantanément. Hermione fit volte face, mais Draco put apercevoir une larme rouler sur sa joue.
Le souvenir s'arrêtait là. Draco fut éjecté de la pensine, troublé et frustré de ne pas en savoir davantage.
Il rentra dans sa chambre. Il se souvenait de ce que Granger lui avait dit, à nouveau
« balaye devant ta porte. » Ces mots raisonnaient en boucle dans son esprit tourmenté.
Pourquoi son père avait-il été voir Dumbledore ???
Avait-il des choses à cacher ? Il ne vit pas tout de suite la silhouette mi allongée sur son lit, en petite tenue. Il se coucha à côté, et ce ne fut que lorsque Pansy s'adressa à lui qu'il réalisa qu'elle se trouvait avec lui.
« Eh bien, je te fais tant d'effet que ça ? »
Draco soupira réalisant la tenue (dés)habillée de sa petite amie.
« Pas maintenant Pansy ! »
Elle parut s'offusquer :
« Tu n'as jamais refusé auparavant... »
« Il y a un début à tout ! » Ragea t'il la poussant violemment.
Elle se releva difficilement et lui lança un regard noir
« J'ai besoin d'être seul ! Gronda t'il. Laisse moi. »
Elle sortit, humiliée, après s'être rhabillée. Ne regrettant pas le moins du monde ses paroles blessantes, Draco suivit le cours de ses pensées.
Quelques semaines passèrent ainsi. Draco ne sortait quasiment plus de chez lui. Son père était tombé malade subitement, son cas s'aggravant de jours en jours.
Le mage noir avait repoussé la cérémonie. Il était bien trop occupé par le petit groupe de traitres. Draco se demandait toujours comment serait sa vie auprès de son maitre. Il était tenté par le pouvoir, mais ne souhaitait pas renoncer à sa liberté. Dans la journée, il rendit visite à son père. Il se figea sur place. Une tête brune venait de sortir de sa chambre.
Lorsqu'elle le vit, elle se figea également.
« Comment va ta tête Granger ? » La provoqua t'il.
« Mieux que ton père. » Répondit-elle sur le même ton. « Je suis heureuse que tu t'en inquiète. »
La tête haute, elle s'apprêtait à le dépasser. Mais il la retint dans un réflexe. Elle se tourna vers lui, sentant le désir malveillant qu'elle avait réveillé en lui.
Leur visage à quelques centimètres l'un de l'autre. Pourquoi avait-il eut cette réaction ? Elle l'avait surpris dans sa réponse. Il se reprit néanmoins et murmura d'une voix plus froide encore que la glace :
« Ne me provoque plus ainsi, surtout si mon père fait partit de cette provocation ! »
Elle sembla indécise et répondit incisive :
« Alors quoi, Draco, On commence à douter de papounet Mangemort ??? »
Draco la plaqua violemment contre le mur.
« Deux fois en quelques semaines Malfoy... Ta chère Pansy ne te satisfait donc plus ? »
Il la gifla regrettant son geste aussitôt. Un Malfoy ne frappait pas. Jamais...
« Voilà qui te différencie des autres. » Répondit elle semblant lire dans ses pensées.
Il grogna lorsque la voix de Lucius retentit :
« Draco... » Un faible son s'échappa de la porte.
« Il va mourir Draco. Ne le fait pas attendre. »
Il secoua la tête négativement, réalisant petit à petit ses paroles. Elle s'était déjà échappée. Comme le vent, elle ne se laissait pas retenir.
Il pénétra dans la chambre, plongée dans le noir. Son père, allongé dans son lit, prenait déjà la couleur de la mort.
« Je suis là père. » Ces mots qu'il voulait assurés étaient sortit comme une plainte.
« Assied toi... » Murmura Lucius dans un effort incroyable.
Il s'exécuta.
Un ange passa, puis son père prit la parole :
« Mon fils... Je sais que tu dois recevoir la marque dans très peu de temps... »
« Père... nous en avons déjà parlé. Si tel est votre souhait, je l'assumerais. »
« Non, Draco. Refuse la marque. Ta vie n'est pas faite pour être régie... Tu dois être le maître de ta destinée. »
Draco sembla perdu.
« J'ai gâché ma vie à obéir à des ordres, ne laisse pas la tienne s'échapper mon fils. Souvient toi comme nous avons été heureux, tous les trois, lorsque le maître avait disparût... Avant Poudlard... »
Draco avait les larmes aux yeux. Mais il ne devait pas pleurer. Un Malfoy ne pleurait pas.
Narcissa entra alors, pleurant de tout son soul.
« Il arrive » Sanglota t'elle.
Lucius lui sourit et reprit :
« Si la vie devient trop difficile, demandez de l'aide. Trouvez Hermione Granger. »
Narcissa pleura plus fort. Draco quant à lui sentit la colère l'envahir.
Rogue entra et les discussions s'arrêtèrent.
Le maître des potions lui fit avaler une autre potion.
« Ça va calmer les douleurs » Murmura t'il de sa voix ténébreuse.
Lucius toussa et puis cessa de respirer. Doucement, sa tête tomba sur le côté. Un dernier regard pour sa femme et son fils, et il ferma les yeux à jamais.
Narcissa s'écroula au chevet de son défunt mari, tandis que Draco se releva à une vitesse surprenante. Sans un mot, le visage inexpressif, il sortit dehors. Il se rendit dans le jardin. Pas une larme ne s'échappa de ses yeux. Pas un cri, pas un geste. Il resta là, dehors à contempler la fontaine de son enfance.
Il faisait enfin un lien entre tout cela. Son père avait trouvé Dumbledore pour avoir sa protection. Peut-être voulait-il quitter les rangs du mage noir ? Et il lui demandait de ne pas y entrer. Hermione continuait ce que son ancien directeur n'avait put faire...
Il réfléchit. Qu'est-ce qui était le mieux ? Refuser ou accepter l'offre de Voldemort ?
S'il refusait, il serait traqué, tué... S'il acceptait, il trahissait la dernière volonté de son père...
Hermione rentra ce matin là, une boule à la place de l'estomac.
Avait-elle fait la meilleure chose qu'il soit ?? C'était la première fois qu'elle voyait tant de tristesse dans les yeux de Draco Malfoy. Encore une fois, il avait été violent avec elle. Il la haïssait tant... désolée, elle se laissa tomber au bord d'un arbre. Elle entendit des rires. Elle se leva, cherchant l'origine de tout ce vacarme. Elle ne fut pas étonnée de trouver Ginny, et Harry, écroulés de rire. Hermione s'immisça dans le duo :
« Qu'est-ce qui vous fait rire ?? »
Ginny se retourna, surprise
« Rien, Harry me racontait l'histoire du polynectar !! Un chat !!! Mouhahahahaha !! »
Hermione fusilla du regard Harry, faussement désolé. Elle s'approcha dangereusement de Ginny et lui sauta dessus en criant : « Tu sais ce qu'il te dit le chaaat !! »
S'en suivit une course poursuite dans le jardin. Les éclats de rires des trois amis s'élevaient dans les airs.
Soudain, un cri perça la quiétude du moment. Un cri de désespoir venant de la maison. Tous trois se regardèrent et s'élancèrent vers la maison. Ils trouvèrent Molly assise sur une chaise – avachie – plus exactement, pleurant tout son soul, Ron la retenant.
« Que se passe t'il ? » Demanda Ginny, l'inquiétude perçant sa voix.
Molly releva les yeux vers elle, décomposée. Ginny répéta la question en criant presque, hystérique.
Ron prit enfin la parole.
« Papa s'est fait attaqué. »
Ginny manqua de s'écrouler, mais Harry la soutint. Hermione quant à elle s'accrocha à la chaise devant elle. Ron évitait son regard alors qu'elle avait besoin d'être soutenue.
« Il va bien ? » Demanda Ginny au bord de la crise de nerf. Harry resserra son étreinte sur elle, et Ron répondit à nouveau :
« Il est à Sainte Mangouste. Son état est... stable... »
« Il ne peut pas rester là bas !! » S'exclama Hermione. « Ils vont le retrouver et le tuer !! »
Ginny sanglota et enfouit son visage dans le pull d'Harry.
Ron fusilla du regard Hermione :
« Merci » Marmonna t'il. « Harry, emmène Ginny en haut. »
Harry allait s'exécuter, mais Ginny le repoussa violemment :
« Il est Hors de question que j'aille en haut !! C'est de mon père dont il est question, je n'ai plus 5ans !! »
Ses yeux lançant des éclairs, personne n'osa contester.
« Nous ne pouvons plus rester ici... » Entama l'un des jumeaux.
« Où allons-nous aller ?? » Paniqua Ginny.
« Rassure toi petite sœur. Il se trouve qu'il y a quelques temps, un petit bout de femme avait soumis une idée... Hermione... Poudlard commence à être aménagé. Il n'y a malheureusement que très peu de chambres de finies. »
MacGonagal entra.
« Ce que Georges essaie de vous dire piètrement, c'est que tout le monde ne logera pas à Poudlard. »
« Madame... Commença Hermione. Pourquoi ne pas mettre en place un système de famille d'accueil. Je pourrais loger des personnes chez moi par exemple... »
« Voldemort tue les moldus Hermione, l'as-tu oublié ? » Cracha Ron.
« Tu as une meilleure idée peut-être Ron !! Peut-être préfères-tu rester ici ??!! »
Ron rougit.
« Que je sache... continua t'elle, mes parents n'ont pas été attaqué !! Nous protègerons les maisons par des sortilèges !! »
« Ça n'a pas fonctionné ici ! »
« C'est peut-être parce que ton père est connu comme aimant les moldus, que tu es le meilleur ami de Harry !! Ils croient que je suis avec vous. Pourquoi attaquer ma famille ? »
« Pour te faire souffrir peut-être ? »
« Écoutez ! Trancha MacGonagal. Il me semble qu'Hermione a un ranch près de la côte. Les mangemorts ne penseront pas vous trouver ici... »
Hermione adressa un regard entendu à Ron.
« Bien... C'est réglé pour vous, Hermione. Il ne nous reste plus qu'à vous trouver un locataire. Lançons un appel à tous les résistants. Que ceux qui peuvent héberger se fasse connaître. »
Harry se tassa. Qu'allait-on faire de lui ?
« La famille Weasley ainsi que vous Harry, vous logerez à Poudlard. Il me semble que vous êtes les premiers visés... »
« Hermione aussi !! S'exclama Ron. Elle ne sera pas en sécurité chez elle !! »
« Pas plus qu'ici Ron !! Je dois laisser ma place aux gens qui en ont vraiment besoin !! »
« Mais TU en as besoin !! »
« Moins que d'autres !! Beaucoup de familles sont en fuite pour avoir refusé la marque !! Je n'ai pas le droit de prendre leur place !!! »
Ron, vaincu, monta dans sa chambre, en colère.
Hermione soupira.
« Ce n'est qu'une question de temps pour que vous veniez à Poudlard. »
Hermione sourit à son professeur. Elle lisait dans son regard la peur, l'inquiétude.
« Voldemort n'attaquera pas... Pas pour l'instant. Il doit remettre de l'ordre dans ses rangs. Il sait que pour les plus intelligents de ses mangemorts, l'argent ne leur suffit plus. C'est le pouvoir qu'ils visent à présent. »
MacGonagal acquiesça gravement.
Hermione se leva, et quitta les lieux. Elle devait écrire à ses parents.
Le plan ne se passait pas comme prévu, depuis la mort de Lucius, mais elle espérait tout de même que quelque chose fonctionne enfin.
Quelques jours avaient passé. Dans un manoir, une femme tournait en rond. Narcissa se rongeait les sangs. Draco avait disparut depuis plus de 24heures. Elle entendit un POP sonore. Angoissée comme jamais, elle accourut dehors. Là, étalé par terre gisait son fils. Elle poussa un cri d'effroi. Oubliant toute tenue, elle courut vers le corps inerte de Draco. Sa chemise était déchirée à plusieurs endroits, laissant apparaître des blessures saignant abondamment. Tendrement, elle retourna Draco, de façon à voire son visage. Il était tuméfié. Elle appela Citrouille.
« Prépare un lit et de quoi le soigner !! » Lui ordonna t'elle. L'elfe de maison disparut à son tour. Mais Narcissa n'en avait que faire. Elle fit léviter Draco le plus précautionneusement jusqu'à la chambre. Il semblait flotter dans les airs, son corps se laissant aller, un bras pendant bizarrement. Lorsqu'enfin il fut installé, elle lui administra les premiers soins. Si Narcissa n'avait pas épousé Lucius, elle serait devenue médicomage. C'était son rêve depuis son enfance... Elle répara le bras de son fils, lui soigna ses blessures, et le veilla toute la nuit, comme le ferait une vraie mère poule.
Il ouvrit les yeux dans la soirée.
Narcissa, endormie contre lui fut réveillée par les plaintes de Draco.
« Ne bouge pas... » Murmura t'elle
Mais déjà Draco essayait de se relever.
« Repose toi ! » Fit-elle plus sévèrement. Il se recoucha alors, ne souhaitant plus lutter.
« Que t'es t-il arrivé Draco ?? » Demanda t'elle, sachant pertinemment la réponse.
« C'est... Le seigneur des ténèbres... »
Narcissa releva la manche de son fils.
« Ainsi, tu as écouté ton père... »
« Nous ne sommes plus en sécurité au manoir. Nous devons fuir mère... »
« Repose toi... Les valises sont déjà faites. Il est temps d'écouter ton père. »
Draco ouvrit grands les yeux. Avait-il bien comprit ?
« Je vais de ce pas envoyer une missive à MacGonagal. Espérons qu'elle la recevra... »
Narcissa savait que son fils ne voulait en aucun cas trouver refuge au sein de l'ordre, mais il le fallait. Leur survie en dépendait.
Elle se leva, résignée à tout quitter et écrit une lettre à son ancien professeur.
Draco quant à lui ne put que rester allongé. Il se remémora sa visite auprès du maître.
Il avait été convoqué pour la cérémonie. Il s'était rendu auprès du maitre, toujours indécis. Il voulait voir, quitte à risquer sa vie, ce qu'il deviendrait plus tard...
Il s'était présenté au Seigneur des Ténèbres.
Il avait vu un jeune homme recevoir la marque. Il l'avait vu s'écrouler par terre tant la douleur était effroyable, et les autres rire. Il avait vu le sacrifice d'une jeune moldu, à peine âgée de 5 ou 6 ans. Un instant, il avait vu dans son regard la même étincelle que dans celui de Granger. Le jeune nouveau mangemort avait dût la tuer. De sang froid. Ce qu'il avait fait. Et lui, il avait faillit vomir. Il n'oublierait jamais... Voir cette étincelle s'éteindre dans les yeux apeurés de cette petite fille. La voir s'écrouler à terre, sans vie, son corps donné à Nagini, comme un vulgaire morceaux de viande. Il revoyait son père lui dire de ne pas laisser sa liberté s'envoler.. Comme l'étincelle de cette jeune enfant était partie. Il réalisa soudain qu'en acceptant la marque, il signait sa condamnation... Son tour était arrivé avant qu'il n'ait pu trouver une solution.
Voldemort avait lu en lui comme dans un livre ouvert. Il avait su tout de suite que Draco ne pourrais jamais tuer une petite fille de sang froid.
Tout s'était enchainé. Il s'était fait maltraité, torturé.
Voyant sa dernière heure arriver, il n'avait plus lutté.
Voldemort s'était alors approché.
« Draco... Draco... Je pourrais faire de toi un prince... ou au contraire, je pourrais te réduire au néant. A la survie... »
Un long silence s'était abattu dans la salle.
Voldemort avait fait signe à ses disciples de partir. Puis, une fois seuls, il lui avait susurré :
« Je vais te laisser la vie, Draco Malfoy... Mais uniquement pour te laisser le temps de réfléchir à nouveau quant à la possibilité de rejoindre nos rangs. »
Draco avait relevé la tête.
« Pourquoi me laisser cette chance ? »
« Parce que tu es un être... spécial... Tu pourrais faire de grandes choses à mes côtés. Pense à tout le pouvoir que tu acquerrai... »
« Et si je refuse ?! »
Un nouveau Doloris avait fusé, faisant se tordre de douleur le jeune Malfoy.
« Draco... Tu as déjà perdu ton si cher père... Ce regretté Lucius... Un très bon sujet... Il serait dommage que tu perdes tout de par ta bêtise !! Tu as encore beaucoup à apprendre de moi !!! » Avait-il ricané.
Et puis, sa voix avait retentit comme une insulte :
« Pars tant que je suis de bonne humeur !! »
Draco avait réunit toutes ses forces et avait transplané, priant pour ne pas se désartibuler.
Il avait finalement atterrit à bon port, et en un seul morceau, et s'était évanoui tant la douleur et la fatigue le submergeait.
Hermione était tranquillement assise dans la cuisine. Une réunion avait lieu dans la salle d'à côté, mais elle ne pensait pas à cela. Elle se demandait si un jour la guerre allait cesser. Harry reparlait de partir à la recherche des Horcruses. Et Ginny parlait de venir, le soir, entre deux sanglots. Hermione était fatiguée, lasse de ce jeu dangereux auquel elle jouait. De plus, Ron lui avait fait une crise l'autre soir. Il s'inquiétait tant que ça les bouffait tous les deux.
Soudain, elle releva la tête, perturbée par un bruit incongru. Un hibou grand Duc tapotait sur le carreau. Elle ouvrit à l'animal et lui retira la lettre. Elle n'avait pas de destinataire. Juste « Le terrier » était inscrit dessus.
Mais Hermione reconnut le sauts des Malfoys.
Excitée, et curieuse, elle se précipita vers le lieu de la réunion.
Elle ouvrit la porte avec fracas et s'arrêta net sur le pas de la porte. Toutes les têtes étaient à présents tournées vers elle.
« Eh bien, que me vaut autant d'enthousiasme Miss Granger ? »
Rougissante et confuse, Hermione approcha lentement.
« C'est que... Il y avait une lettre... qui n'était adressé à personne... »
« Vous ne l'avez pas lut ? »
« Non, j'ai pensé que... Enfin, elle vient des Malfoys. »
MacGonagal sembla étonnée et fit signe à Hermione de lui apporter. Elle l'ouvrit délicatement, craignant sûrement qu'elle n'explose. Par dessus l'épaule de son professeur, Hermione lut :
« Chère Minerva...
Vous devez trouver curieux de recevoir cette missive de ma part. Madame, croyez moi, ce que je vais vous demander est loin d'être une fantaisie de plus. Lucius, mon bien aimé mari est décédé il y a de cela quelques jours.
Draco a écouté sa dernière volonté en refusant la marque que lui offrait le maître. Ainsi, nous sommes désormais contraints d'errer comme des malfaisants. Aujourd'hui, certes en retard, je vous l'accorde, je viens accepter l'aide que Dumbledore m'avait proposé il y a de cela quelques années. Avant le retour du Lord.
Je sollicite ainsi votre bienveillance, et vous propose un rendez-vous. Vous êtes un animagus reconnut par l'état, il ne sera donc pas difficile pour vous de venir me visiter. Je ne puis vous communiquer le lieu et la date de cette rencontre, mais mon jeune fils m'a parlé d'un procédé inventé par votre élève Hermione Granger. Je lui ferais part du lieu et de la date ainsi. J'espère que votre bonté vous fera répondre favorablement à ma requête. Il y va de la survie de mon fils et de moi même. J'espère ne pas pousser vos sentiments plus favorablement à notre égard en vous disant que Draco est la seule personne qu'il me reste. Ce n'est pas un garçon méchant. Sa voie n'était pas celle qu'avait tracée pour lui le Lord.
Avec tout mon respect.
Narcissa Malfoy. »
Hermione n'en revenait pas. Elle cligna plusieurs fois de yeux, la bouche entre-ouverte.
« Que se passe t'il ? » Gronda un homme d'une quarantaine d'année.
« Rien » Trancha MacGonagal. Elle se tourna vers Hermione et lui murmura :
« Quand est-ce arrivé ? »
« Il y a de cela a peine quelques minutes. Je vous l'ai apporté aussitôt que j'ai vu que... »
« Hermione... murmura son professeur, je compte sur vous pour ne parler de cette lettre à personne. »
« Vous comptez y aller ? »
« Oui, je verrais ensuite s'il vaut la peine d'en informer l'ordre... »
Hermione monta en vitesse dans sa chambre et ressortit du tiroir à sous vêtements la pièce. Elle chauffait déjà.
Elle redescendit en bas et communiqua à MacGonagal :
« Ce soir, minuit, sur le pont de Pierre Tombay. »
MacGonagal parut septique puis prononça :
« La réunion est terminée pour aujourd'hui »
Elle attendit que tout le monde soit partit pour s'en aller se préparer.
Hermione entra dans la chambre des garçons, une idée farfelue en tête. Elle s'assura que personne n'était là et fouilla dans la malle de Harry. Elle y trouva aisément ce qu'elle cherchait.
« Désolé Harry... » Pensa t'elle sincèrement.
Elle ressortit, cachant précautionneusement la cape sous ses vêtements.
