Mots de moiii: ^^ alors déjà merci pour toutes vos reviews, c'est grace à vos encouragements que ce chapitre est arrivé si vite. J'ai eu quelques problèmes à l'écrire car n'étant pas au fait de tous les détails de HP, je me souvenais plus où était la marque des ténèbres...O_o Et puis aussi parce que j'avais l'impression que ça ressemblait au chap précédent, donc pour ^^etre gentille g fais un chapitre plus long.

Sur ce bonne lecture, et vos commentaires sont toujours les bien venus

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Harry leva les yeux vers son amie, l'air hésitant. Elle semblait être en colère et de très mauvaise humeur.

« Hermione, tu ne devrais pas faire ça sur un coup de tête… » Hasarda t-il prudemment.

« Venant de toi Harry, j'en rigolerais presque ! Mais je ne vois pas en quoi ça peut poser problème. Tu l'as dis toi-même ; cette mission n'est pas dangereuse, ou alors mentais-tu à Ginny ? »

« Non !! »

« Alors je ne vois pas où est le problème. »

Harry soupira, terrassé.

« Bien comme tu voudras, mais tu devrais faire attention, la mission n'est pas dangereuse, c'est ce que tu feras d'autre que la mission qui m'inquiète Hermione, comprends moi… »

« Harry, s'il te plait…j'en ai besoin. »

Alors il avait accepté. Il l'avait sût dès le début de leur dispute, en observant le regard déterminé de la sorcière qu'il lui cèderait, mais il avait tout de même essayé de la convaincre. Cela faisait longtemps qu'Harry avait comprit que quelque chose n'allait pas avec Hermione. Depuis qu'elle avait accepté de quitter son petit appartement de Londres pour les rejoindre au 12 square Grimmaud. Cependant il avait espéré que ça passerait avec le temps. Ne constatant aucune amélioration, il s'était alors mis à espérer que ce serait Ron qui l'aiderait. Et maintenant, la seule chose qui lui restait à faire, c'était de garder confiance en elle et de la laisser partir.

Lorsqu'Hermione et Harry annoncèrent au reste de l'ordre leur décision, personne ne protesta. Ginny semblait soulagée et lançait des coups d'œil reconnaissants à Hermione qui l'ignora. Ce n'était pas pour l'apaiser qu'elle le faisait. Lavande regardait ses pieds avec colère alors que Ron semblait triste. Hermione se laissa un instant toucher par la tristesse de son meilleur ami et lui lança un sourire rassurant. Elle essaya d'avoir l'air joyeux et Ron sembla se détendre. Le reste de la réunion avec l'ordre lui fut inconnu, elle n'était plus attentive. Ron la rejoignit un peu avant la fin et ils rirent ensemble sous le regard furieux de Lavande. Si Hermione avait été un tant soit peu Serpentarde elle se serait amusé de la jalousie de la jeune fille, mais dans la situation actuelle, elle préférait l'ignorer. Puis elle partit.

Hermione culpabilisait en repensant au visage inquiet d'Harry lorsqu'elle avait quittée la sécurité qu'offrait la demeure du 12 Square Grimmaud. Cependant rien ne l'aurait empêché de partir. Il n'avait pas besoin de connaitre les raisons de son départ. Le silence valait mieux que sa souffrance, du moins était-ce qu'elle pensait. La mission qui lui avait été confiée était un simple rendez-vous avec un contact, surement le même que celui qui avait engendré toute cette agitation la semaine précédente. Ce n'était pas comme si l'ordre du phénix avait des dizaines d'espions volontaires.

Elle avait décidé de s'en occuper plus tard, pour le moment, marchant à travers les rues de Londres, elle commençait à reconnaitre son ancien quartier et à se sentir nostalgique. Il faisait un froid glacial, mais la sorcière l'ignora et continua à marcher, s'imprégnant de sa liberté nouvellement gagnée. Elle retrouvait tous ces bâtiments qui avaient meublé sa vie en arrière plan. Les magasins de proximités, les agences de voyage, les restaurants et les bars, le cinéma…

« Granger, explique-moi un peu quel intérêt il peut y avoir à aller dans une pièce noir regarder des Moldu bouger sur un écran ? »

« On appelle ça un cinéma, Malefoy, cinéma ! Fais un minimum d'efforts pour retenir ce que je dis, et nous allons voir un film où jouent des acteurs ! »

« Je fais ce que je veux ! Bouda t-il. Et puis j'ai faim granger, je veux manger, Granger. Je veux manger !»

Hermione s'arrêta, prit une grande respiration et se tourna vers son compagnon en prenant un air irrité.

« Malefoy, est ce que tu ne voudrais pas la fermer deux secondes et me suivre ! Tu pourrais être adorable…si tu ne te servais pas de ta bouche continuellement. »

Il leva les sourcils, un sourire moqueur aux lèvres.

« Ce n'était pas ce que tu disais cette nuit, je me souviens bien que… »

« STOP ! » l'interrompit-elle avec ardeur tout en lui donnant un coup sur le bras pour appuyer ses dires. Elle avait les joues rouges.

« C'est bon tu as gagné, je prendrais des pop-corn au cinéma. »

Du reste Hermione se souvenait qu'il avait trouvé le pop-corn marrant à manger et le cinéma aussi nul qu'un poufsouffle. Et pour une fois la sorcière avait acquiescé et s'était contentée de rire avec lui alors qu'il s'étonnait sur l'engouement des moldus pour le cinéma. Le film avait vraiment été décevant, et Hermione ne pouvait s'empêcher de rentrer dans son jeu. C'était le pouvoir qu'il avait sur elle.

La sorcière sentit la tristesse l'envahir en y repensant, elle avait alors été certaine qu'elle aurait tout le temps nécessaire pour le convaincre qu'il avait tord. Puis, revenant à la réalité, elle jeta un coup d'œil curieux autour d'elle, pour voir où ses pieds l'avaient conduits.

Elle était devant son immeuble.

Il faisait nuit, et Hermione pouvait voir son souffle se transformer en une fumée blanche au contact de l'air gelé. Ses cheveux habituellement en bataille s'envolaient autour d'elle, emportés par la brise.

Les lumières étaient allumées dans l'appartement du rée de chaussez, et des ombres s'agitaient devant la fenêtre principale. Voir son ancien appartement habité lui déchira le cœur mais elle retint ses sanglots. Pleurer n'arrangerait rien. Tant de souvenirs se bousculaient dans son esprit que la sorcière eu l'impression de perdre l'équilibre. Elle résista quelques temps, puis se laissa tomber.

Une fois Poudlard terminé Hermione était retournée chez ses parents, en attendant de trouver le métier qui lui convenait le mieux. A cette époque sa relation avec Drago était paisible et florissante. Ils se retrouvaient plusieurs fois par semaine, dans des parties de Londres où ils étaient certains de ne rencontrer aucun sorcier. Leurs rencontres avaient eu lieu spontanément, ils n'en avaient jamais vraiment discuté. Drago semblait prendre leur relation plus au sérieux mais restait aussi imbu de lui-même qu'à son habitude. Hermione ne l'aurait pas voulu autrement.

Puis un soir il lui avait annoncé la nouvelle.

Comme couple, Hermione devait admettre qu'ils n'avaient jamais été très doués. Ils parlaient beaucoup, mais jamais de choses importantes. Alors, lorsqu'il l'avait prévenu qu'il devait lui dire quelque chose de sérieux, la sorcière avait senti ses poils se hérisser et s'était inconsciemment mise à prier Merlin en silence.

Elle avait eu raison de s'inquiéter.

Ses souvenirs en rapport avec cette nuit étaient très flous. Seul le visage de Drago, impassible alors qu'il lui annonçait cette horreur sans nom restait marqué au fer rouge dans son esprit.

Il allait devenir officiellement mangemort.

Il allait porter la marque des ténèbres.

Il allait pourchasser et tuer des innocents pour une raison aussi ridicule que la nature de leur sang.

Et pire encore, il l'avait condamné.

Hermione n'avait pas pleuré. Elle s'était levée (d'une table d'un restaurant, ou d'un café, elle ne savait plus.) avait prit ses affaires et était partie. Elle aurait dû se mettre en colère en constatant qu'il n'essayait pas de la rattraper, mais il n'en était rien. Elle ne ressentait plus rien et tout ce qu'elle voulait en cet instant, c'était s'éloigner de lui. L'homme qu'elle aimait (elle avait bien finit par se l'admettre, mais elle aurait préféré être torturé plutôt que de le lui dire) venait de la déclarer coupable.

C'était leur deuxième grande dispute. Et en y repensant Hermione s'étonna qu'il n'y en ait pas eu plus.

Bouleversée par ce nouveau tournant dans sa vie, Hermione avait décidé de prendre un travail au ministère de la magie et de déménager. Après quelques mois elle avait même accepté de sortir diner avec l'un de ses collègues. Cette période de sa vie avait été terne, mais elle se souvenait clairement de l'espoir qu'elle portait en elle. Celui de recommencer une vie normale, plus saine, sans secret ni honte.

Elle s'était habillée, maquillée, coiffée (la magie faisait vraiment des miracles), et la soirée se présentait bien.

Hermione frissonna en repensant à toutes ses illusions détruites. Elle avait rêvé de recommencer à vivre avec cette soirée, et au contraire, chaque seconde avec ce sorcier lui avait douloureusement rappelé celui qu'elle avait quitté. Il avait proposé de la raccompagné une fois le repas terminé, mais elle avait gentiment décliné.

Puis, elle était rentrée à pied, l'esprit ailleurs. Elle avait machinalement ouvert la porte de l'immeuble. Une machine ; c'était ce qu'elle devenait. Elle avait tourné dans le couloir de droite qui conduisait à son appartement. Elle sortait ses clés. Elle levait les yeux et se figeait brutalement, les clés dans la main.

Là, adossé sur le mur adjacent à sa porte se tenait Drago Malefoy, aussi fier que jamais, aussi beau que jamais.

La sorcière sentit toute la colère qu'elle avait retenue se déverser en elle, telle une rivière déchainée. Comment osait-il apparaitre devant elle après ce qu'il lui avait fait. Sans qu'elle ne s'en rende compte, l'attention de la sorcière se fixa sur l'avant bras gauche de son ancien amant. Les manches cachaient sa trahison, et sa colère s'apaisa. Mais elle n'avait pas l'intention de faire semblant.

Ils s'étaient regardés immobiles, pendant quelques minutes, puis Hermione avait détourné son attention, s'était dirigée vers la porte sans un mot avant de l'ouvrir et de la refermer derrière elle.

Le message était clair. Et son calvaire continuait.

Elle aurait pu se remémorer les mois qui suivirent mais elle préférait les passer. Les combats commençaient à faire rage, et plusieurs fois Harry avait essayé de la convaincre de les rejoindre au 12 Square Grimmaud. Elle avait refusée sans vraiment savoir pourquoi.

Alors pour s'assurer qu'elle allait bien, Ron et Harry venaient souvent lui rendre visite. C'était agréable. Et parfois, comme au cours de cette dernière soirée, ils sortaient boire un verre sur le Chemin de Traverse.

« Hermione, tu as entendu la nouvelle ? Ricana Ron en jetant un regard entendu à Harry. »

La jeune fille de répondit pas, attendant qu'il continuasse.

« Ron, je ne vois pas pourquoi tu en parles à tout le monde. » rétorqua Harry d'un air mécontent.

« Laisses moi parler Harry, je suis sûr qu'Hermione veut savoir ce que deviennent nos camarades de classe. »

Hermione les regarda à tour de rôle, curieuse.

« Alors ? » questionna-t-elle avidement.

« Parkinson et Malefoy vont se marier ! »

Ron semblait enchanté par la nouvelle, et Harry malgré ses dires souriait.

« Ils se valent l'un l'autres moi je trouve, et si on est chanceux ils s'entre tuerons ! » continua joyeusement Ron. Il prit le mutisme de la sorcière pour du dégout et poursuivit, mais Hermione ne l'écoutait plus. Noyée sous une vague d'émotions aussi semblables que contradictoires elle se sentait étouffer.

Une fois arrivé au bar, Hermione s'excusa et couru se rendre au toilette. Toute les têtes blondes qu'elle entraperçu sur son chemin attirèrent son attention, et à chaque fois elle se mettait à espéré qu'il soit là. Pour elle. Elle vomit.

Quand elle retrouva les garçons elle était blême et ils lui demandèrent si elle allait bien. Elle leur assura que oui, mais qu'elle avait besoin d'aller prendre l'air toute seule pendant un moment. Elle sortit, et s'adossa au mur du bâtiment, ses joues rougies par les larmes. C'était la première fois qu'elle pleurait depuis des mois, et étrangement, depuis tous ces mois, c'était aussi la première fois qu'elle se sentait vivre.

Un éclair blond attira son attention pour la énième fois cette soirée, et elle se mit à observer un sorcier de dos qui se trouvait à l'autre bout de la rue. Ses yeux se fixèrent sur lui. Puis il se retourna, et le cœur de la sorcière stoppa net.

Il était là. En face d'elle, ignorant sa présence. Et ho que Merlin lui accorde son pardon, mais qu'il était séduisant. Il brillait dans la nuit. Et comme un papillon attiré par la lumière, elle s'élança vers lui, inconsciente de ses ailes qui brulaient. Il l'aperçu lorsqu'elle ne fut plus qu'à quelques mètres de lui, et la sorcière lut la surprise dans son regard argenté. Ensuite elle était dans ses bras, l'embrassant, le touchant, respirant et surtout vivante.

« Tu m'as tellement manqué » chuchota Hermione à l'oreille du jeune homme qui soupira pour seule réponse.

Puis ils avaient apparus dans son appartement. Drago laissait de petits baisés sur tout le long de son cou, remontant doucement vers son visage. Il lui baisait le nez, les yeux, les sourcils, le front. Et Hermione, plus que jamais, eut la sincère conviction d'être aimée.

« Je ne pensais pas que tu reviendrais » chuchota t-il finalement, presque honteux.

« Je ne le pensais pas non plus. » Il prit alors son visage entre ses main et lui donna un baisé langoureux.

« Je suis content » ajouta t-il.

« Tu m'as fait très mal Drago, je ne te le pardonnerai pas. »

C'était la première fois, depuis le début de leur relation, qu'ils avaient eu une discussion sérieus, qui ne se terminait pas en dispute. Ce fut aussi la dernière. Cette nuit là, alors qu'elle déshabillait son amant, elle l'avait vu. La marque des ténèbres, sur son bras gauche. Alors, pour se venger, elle avait approché sa bouche du sinistre tatouage et l'avait baisé, laissant la langue en parcourir les contours.

Cependant, tout n'était pas redevenu heureux, comme par magie, car malgré et contre tout, Malefoy était devenu un mangemort qui allait épouser Pansy parkinson. Ce n'était pas quelque chose qui pouvait s'effacer d'un coup de baguette magique. Hermione se souvenait d'une discussion qu'ils avaient eue sur ce sujet :

« Je ne peux pas revenir en arrière » Lui avait il dit tristement.

« Tu n'aurais pas du aller de l'avant alors. Ne me regarde pas avec ce sourire, nous savons tous les deux que tu as fais un choix. »

« Et toi ? Que choisis tu Granger ? »

« Toi, avait elle répondu après avoir hésité quelques secondes, j'ai bien essayé de suivre ton exemple mais l'égoïsme me va si mal. »

Il rit. Et son rire résonna à travers le temps dans l'esprit embrumé de la sorcière. Hermione s'approcha de l'immeuble, se souvenant du code, elle ouvrit la première porte et entra. La douce chaleur qui l'enveloppa la fit frissonner des pieds à la tête et elle observa d'un œil nouveau l'entrée du bâtiment qui lui avait été si familier. Elle resta plusieurs minutes, immobile, à s'imprégner de ce qui l'entourait. Elle aurait voulu visiter une dernière fois son appartement mais maintenant qu'il était habité il lui aurait été difficile d'inventer une excuse.

Elle ferma les yeux et se laissa envahir par les sensations. C'était si agréable. Elle avait eu raison de revenir ici. Puis elle fit demi-tour. Il lui fallut beaucoup de volonté pour quitter son observation, mais elle sentait que si elle restait plus longtemps ce serait plus une visite destructrice que salvatrice. Elle sortit de l'immeuble et le froid la frappa de plein fouet. Quelques secondes s'écoulèrent avant qu'elle ne se rende compte que le froid n'était pas la seule chose à l'avoir frappé.

« Tient, tient, si ce n'est pas granger que je vois là ! » Hermione le souffle court ne reconnu pas la voix qui s'adressait à elle dans des termes familiers. Le bourdonnement strident dans ses oreilles en était surement la cause. La sorcière porta la main à sa tête et sentit un liquide visqueux s'en échapper.

Elle grimaça mais n'eut pas le temps de s'en inquiéter plus que ça.

« Voyons un peu ce que tu sais faire, Endoloris ! »

Et Hermione était à terre.

« Revenir ici n'était pas vraiment très intelligent de ta part, Granger ! »

Et tout redevint noir.

Hermione était sortit de sa salle de bain en chemise de nuit et prit le livre qui reposait sur sa table de nuit. Elle se glissa doucement sous les draps. Le livre était intéressant mais elle n'en lu qu'une demi page. Que faisait-il ? Il aurait du être là. Hermione jeta brusquement le livre à l'autre bout de la chambre. Peut-être Parkinson le satisfaisait elle finalement. Qu'elle salle vermine fouineuse de serpentard, pensa t-elle avec acidité.

Soudain un grand bruit de chute retentit dans son salon. Paniquée la sorcière attrapa sa baguette et s'approcha prudemment de la porte. Un nouveau bruit d'objets cassés. Elle ouvrit la porte. Un grognement de colère s'éleva, guttural. Drago était étalé dans son salon au milieu d'objets cassés, tremblant.

« Par Merlin, Drago, que t'es t-il arrivé ? » cria t'elle en s'élançant vers lui.

Elle le prit dans ses bras, essayant de le soulever mais il était trop lourd pour elle, alors elle abandonna et se contenta de le garder dans ses bras.

« Doloris...fâché…Hermione. »

La sorcière laissa échapper une larme devant l'état de son amant ainsi qu'au son de son prénom qu'il prononçait pour la première fois devant elle.

« Ne t'inquiète pas, pleura t-elle, je vais te soigner, je suis là, ne t'inquiète pas, je serais toujours là… »

MOIIIII: qui c'est????