Je suis contente parce que j'ai eu plein de reviews de plusieurs vilains (maintenant ex-vilains, que j'appellerais mes Merveilleux-Reviewers ou MR).

Quant à mes reviewers/revieweuses qui me laissent des commentaires depuis le début de la fic, je les appellerais tout simplement Merveilleux-Reviewers-de-la-Mort-Qui-Tue (ou MRMQT en plus court).

Donc merci à misiri-addict, Mary79, Clochette134, nanouchka, faf, Lili36, Lena, mimily, lily7807, Claire1603, Galswinthe, MARION, alicew59, Nienna-Lo, fatimif, Clauue16, ed, Bigmonster4, gigi, Patricia, annecullen69, rachoudied, chanel00, debodebi, dawn, Zionne, Manakunda, twintania, Mrs Esmé Cullen, diane24, eve, fanny, mag, rondelli,

Disclamer 1 : Oyé oyé !! Chapitre comportant des scènes susceptibles de causer une hausse de température en raison de passages fortement citronnés. En gros, merci aux – de 18 ans d'aller dans les fic en rating K ou T. Pour les autres, have fun.

Disclamer 2 : Twilight ainsi que tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.

NA à la fin comme d'hab.


Chapitre 5

Pov Bella

Le vent frappait mon visage, apportant avec lui l'odeur délicieuse et envoûtante d'Edward. Si le vent avait été un véritable ami, il aurait changé de direction en cet instant pour me laisser un moment de répit avant que tout ne recommence.

Mais le vent n'était pas mon ami.

Je ferma les yeux afin de savourer chaque fragment, chaque fibre de cette odeur exquise et lorsque je les rouvris, je vis Edward, là, à quelques mètres de moi, le regard noyé dans le désir. Mon corps réagit aussitôt à sa proximité et se paralysa. Mon échine m'envoya un frisson électrique formant une vague qui partit de ma nuque et vint mourir dans le bas de mon dos.

Mes jambes se détendirent dans un mécanisme quasi instinctif et je me positionna accroupie, prête à bondir sur lui. Je me figea en voyant qu'il approchait rapidement et une fois arrivé à quelques centimètres de moi, il se plaça à ma hauteur, calant ses mains par terre de chaque cotés de mon corps. Il tendit sa tête vers mon cou et lorsque son nez toucha ma peau, je ne pu retenir un gémissement. Il entama alors une lente descente vers ma gorge. Je me délectais de son essence et lui s'imprégnait de moi également.

Tout à coup, il attrapa mes hanches dans une poigne ferme et plaqua ses lèvres sur les miennes dans une urgence impérative. Je basculais au sol, sur le dos alors qu'il m'offrait sa langue que je me mis à sucer. Sa bouche me réclamait ardemment.

Il défit les boutons de mon pantalon, se redressa pour en faire de même et à une vitesse surnaturelle, nous fûmes nus tous les deux. La distance forcée entre son corps et le mien avait été brève mais cela suffit à me faire mal. Lorsque sa poitrine vint happée la mienne, je sentis immédiatement mon entrejambe s'humidifiée. Je le sentis s'agiter sur moi, embrassant furieusement mon cou, puis ma gorge et pressant son érection contre mon sexe. Je me tortillais contre lui en poussant des gémissements de plus en plus stridents dans le creux de son oreille. Il me prit les deux mains qu'il immobilisa au-dessus de ma tête d'une poigne ferme et glissa sa main sous une de mes fesses, soulevant mes hanches et pétrissant ma peau de ses doigts. Je sentis son sexe me pénétrer brutalement – comme j'aimais ça ! – et il commença ses mouvements de va-et-vient rapide et violent, s'insinuant au plus profond de moi immédiatement et raclant délicieusement mon dos contre le sol à chaque impulsion.

Je n'avais pas besoin de la parole. C'était comme si son corps était connecté au mien et devinait instantanément de quoi il avait besoin pour être assouvi. J'avais basculé ma tête en arrière devant le plaisir intense et brûlant que je ressentais et poussa des cris à chacune de ses pénétrations. Je le sentais comprimer ma fesse de sa main tandis que mes poignets devenaient douloureux – Hummm, j'aimais sentir cette douleur à travers laquelle je ressentais tout son désir pour moi - et je l'entendais gémir et grogner à chaque poussée. Ses sons décuplaient mon excitation.

J'allais venir, là, maintenant, tout de suite, immédiatement, je ne pouvais pas parler, juste pousser des hurlements qui transcendaient la folie qui s'emparait de ma tête et de mon corps. Toutes les fibres de mon être se contractèrent violemment et un voile sombre brouilla ma vue tandis que je le sentais jouir dans un long grognement rauque mais hyper sexy.

Il resta en moi plusieurs minutes alors que ma tête était en mode 'Oh-my-god' puis se retira tout en basculant sur le coté et me tira sur lui afin que je repose sur sa poitrine.

Qu'est ce qu'il fait ?

J'essayais de me dégager doucement mais il me maintint dans cette position tout en caressant mon dos.

Je ne comprenais pas. Je n'étais pas habituée à ce genre de… Démonstration affective. J'avais fait des efforts de ce coté là depuis mon installation chez Carmen et Eléazar. Celle-ci et Kate me prenait souvent dans leur bras, c'était une espèce de rituel émotionnel que j'avais fini par apprécier mais là, c'était différent. C'était autre chose. C'était… Pas désagréable.

Son toucher le long de ma colonne vertébrale était apaisant, comme avec Jasper quand il m'avait envoyé un flux pour me détendre plus tôt. Ça me calmait.

Je ne sais pas combien de temps nous restâmes allongés dans l'herbe mais au bout d'un long moment, j'entendis sa douce voix mélodieuse résonner dans sa poitrine.

« J'en ai assez. » Murmura-t-il.

Je me raidis aussitôt. Je me redressa vivement et chercha mes vêtements du regard. Il me saisit le bras et me fixa. Je me tourna vers lui et croisa son regard hypnotisant pour la première fois. Ses yeux, d'un ambre lumineux semblait me happer tout entière dans leur sillage. Ils étaient brillants, étincelants et pleins de questions enfouies auxquelles je n'avais pas envie de répondre. Je cligna plusieurs fois des paupières afin de m'extirper de l'envoûtement irréel dont j'étais la prisonnière.

« Je.. Je suis… désolée Edward. Cette… Situation est… pesante pour toi. Tu n'as rien demandé et… »

Il me coupa. « Je ne parle pas de ça Bella. Enfin si… Mais… Ce que je voulais dire c'est que, une fois, juste une fois, j'adorai ne pas te baiser comme un animal en rut. » Rit-il.

Est-il en train de se foutre de moi ?

Je le regarda, incrédule et étonnée puis une vague de tristesse m'envahit. Je savais qu'il n'était question que de ça. De baise. Je n'avais connu que ça alors pourquoi voudrais-je quelque chose différent avec lui ? Pourtant, c'était différent. J'étais poussé par un instinct qui n'était ni pervers ni sale. Edward n'était pas cruel ou monstrueux. Il ne me dégoûtait pas lui.

Il cessa de rire et me fixa intensément. Il replaça une de mes mèches folles derrière mon oreille puis, sans quitter ma peau, fit glisser le revers de sa main le long de mon cou. Ses yeux suivirent la lente descente de ses doigts. J'avais conscience d'être encore nue sous son regard mais le voir scrutée mon corps de cette façon m'envoya directement un frison dans mon ventre.

J'étais déconcerté par tant de douceur. Sa peau était douce, incroyablement sensuelle et j'avais l'impression que mon épiderme glacé et dur devenait chaud et mou à son contact. Il remonta sa main et caressa ma joue. Je pencha la tête immédiatement afin d'accentuer cette caresse alors que ses doigts virent se nicher doucement contre ma nuque. Je le voyais encore au ralenti mais cette fois, mon cerveau fonctionnait. Tandis que je pris conscience que sa tête se rapprochait de moi, un combat intérieur fit rage afin de savoir si oui ou non, je voulais quelque chose de différent avec lui. Je pouvais tout simplement détourner la tête me lever, m'habiller et courir me cacher dans un trou pour les six mois à venir ou alors le laisser faire, me repaître de son corps parfait et démesurément érotique et sauter dans le vide comme Eléazar me l'avait conseiller.

Non. Sérieux. Tu te poses vraiment la question ?

Alors que ses lèvres virent se poser délicatement sur les miennes, je ressentis un frémissement et une telle félicité que ma bouche s'ouvrit immédiatement afin de goûter cette délicieuse sensation qu'il m'offrait. Nos lèvres bougèrent à l'unisson dans une parfaite synchronisation durant un long moment et je remercia à nouveau le ciel - ou l'enfer-, de n'avoir pas besoin de respirer. Je me délectais du toucher gracieux de ses lèvres si suaves, du parfum de sa bouche, du goût de sa langue qui s'entremêlait avec la mienne dans une danse merveilleusement interminable.

Sa main remonta pour aller caresser mes cheveux et il me rapprocha plus près de lui encore. Je voulais être encore plus prés. Sans interrompre notre baiser, je le fis basculer en arrière et vint me mettre à califourchon sur lui. Soudain, il m'attrapa mon visage entre ses deux mains et me fixa avec un sourire qui me fit mouiller instantanément. J'étais fascinée par ce sourire qui lui donnait l'air encore plus désirable. Je me mordis la lèvre inférieure, tant ce que j'avais sous les yeux était excitant et sentis son sexe dressé entre mes fesses.

« J'ai encore envie de toi. » Murmura-t-il.

Je me glissa contre son ventre, taquinant sa queue et embrassant son torse.

« Moi aussi. » Soufflais-je dans sa poitrine.

Il me prit par les épaules et me redressa. Je ne ressentais aucune gêne d'être exposé complètement devant lui, pas quand il me dévorait des yeux comme ça. Il me caressa les épaules puis la gorge et remonta à mes joues. Je tourna la tête en embrassa le creux de sa paume. Je caressais ses avant-bras, en remontant jusqu'à ses mains puis les fit descendre lentement sur mes seins. Il les malaxa tendrement et joua, de ses pouces, avec les tétons durcis. Mon corps était devenu électrique entre ses doigts. Il me regarda avec des yeux remplis de désir qui ne demandait qu'à être assouvi puis se redressa vers moi sans me lâcher du regard, fit descendre ses mains sur mes hanches et plongea sa tête entre mes seins. Il prit un mamelon avec sa bouche et continua à le caresser avec sa langue, le suça, l'aspira avec délice tandis que mes mains effleuraient son dos et ses épaules. Je le contemplais dévorer la chair de ma poitrine avec un appétit vorace. Cette vision m'excitait encore plus.

« Tu es si douce. » Murmura-t-il contre ma peau.

Il fit glisser sa langue entre mes seins puis descendit jusqu'à mon ventre et, dans l'action, je basculais en arrière, mon dos reposant contre ses jambes. Un autre avantage d'être surnaturel : la souplesse du corps.

Je sentais encore sa langue sur mon ventre et son sexe dur contre le mien. Il se leva légèrement puis baissa ses hanches de façon à frotter toute la longueur de son érection contre mes lèvres intimes et caressa mes seins un peu plus fermement. Ecartant ses jambes, je reposais contre le sol et il se mit rapidement sur ses genoux. Il saisit l'arrière d'une de mes cuisses et posa ma jambe gauche sur son épaule tandis qu'il glissa lentement vers le bas.

Merde. Est-ce qu'il va faire ce que je pense qu'il va faire ? Non. Alors là n…. Oui putain.

Ce fut tout ce que je pus penser alors qu'il venait d'introduire un de ses doigts magiques en moi. Je gémis et il grogna contre mon ventre et introduisit un deuxième doigt puis un troisième. J'arrêta de compter car mon cerveau bascula en mode off quand sa langue atteignit mon clitoris en lui administrant le même traitement qu'à mes seins plus tôt.

La jouissance me submergea alors qu'il continuait de me lécher et de me boire littéralement. Alors que j'eus finir de crier et d'arracher le sol autour de moi, je le vis se redresser, tête en arrière et se lécher la lèvre supérieure. Ses yeux virent rencontrer les miens et il suça chacun de ses doigts avec une lenteur calculée et toujours ce sourire à tomber par terre accroché sur son visage. Cette vision de lui m'envoya une décharge dans mon vagin et je fus humide de nouveau. Je le fixai encore en mordillant ma lèvre et il laissa échapper un « Hummm » légèrement étouffé.

Soudain, il prit ma bouche – je pouvais encore sentir le fluide de mon excitation sur sa langue – et mes jambes s'enroulèrent autour de ses hanches. Il prit son sexe dans sa main et caressa le mien de bas en haut, effleurant mon clitoris et mon entrée.

« Demande-moi Bella. » Haleta-t-il

Je ne pouvais pas parler. La sensation de son gland contre moi, glissant sur toute la longueur de mon sexe, ne faisait sortir de ma gorge que des gémissements.

« Je suis d'un naturel très patient alors demande-moi Bella. » Murmura-t-il d'une voix de velours.

Je devais dire quelque chose où j'allais devenir folle. Je pris ses joues entre mes paumes et le fixa dans les yeux. Ses iris étaient d'un ambre fiévreux presque dorés.

« Je te veux, je te veux, je te veux, je… » Exigeais-je, le regard fou.

Il me pénétra, me coupant dans mon élan. Nous gémirent ensemble comme un seul corps tandis qu'il s'enfonçait en moi aussi lentement que délicatement. Il prit ma main et entrelaça nos doigts en serrant doucement.

Une telle… tendresse m'était inconnue. Je ne comprenais plus rien, j'avais envie de pleurer mais je n'étais pas triste, ce n'était pas douloureux. C'était juste un immense sentiment de bien-être, de partage, de sérénité. L'impression d'être protéger et vulnérable à la fois. Il n'y avait plus d'urgence, de précipitation, d'instinct, juste nos deux corps qui bougeait ensemble et me faisait sentir adorer.

C'était comme si… Comme si je faisais l'amour pour la première fois.

Chaque parcelle de son sexe frottait mes parois absorbant ainsi chaque centimètre de lui. Il prenait son temps, caressant mes seins et me mordillant le lobe de l'oreille délicatement. Ses mains exploraient mon corps en feu avec une infinie douceur.

« Je ne vais tenir très longtemps Bella. Je me sens… Tu ne peux pas imaginer ce que tu me fais. Hummm. » Dit-il la voix rauque et vibrante.

Je me sentais dans la béatitude la plus totale. Mon corps flottait dans cette brume qui nous entourait tandis qu'il continua à un rythme plus fort et plus rapide. J'avais envie de lui décrire ce qu'il me faisait, de lui dire à quel point il me faisait sentir si bien mais j'avais peur que le fait de parler m'aurait déconnecté de cet état d'extase dans laquelle je me trouvais.

Je ne pu me contenter de répéter sans cesse son prénom et lorsqu'il me pénétra une dernière fois, j'avais fini par le hurler et serrer mes doigts avec force autour des siens. Il m'embrassa et gémit mon prénom dans ma bouche puis s'abattit sur moi. La présence de son corps sur moi était apaisante et rassurante.

Nous restâmes plusieurs minutes ainsi avant que je ne le repousse doucement et me mit sur le coté, dos à lui. Je l'entendis bouger et le sentis se blottir contre moi, passant son bras sous le mien et caressant mon ventre des ses doigts.

Il recommence à faire ses trucs bizarres.

Ce n'est pas comme s'il était collant ou étouffant – c'était plutôt bon – mais je n'avais pas l'habitude de toute cette attention. Je n'avais jamais fait étalage de mes sentiments et pour cause, j'avais été à bonne école. Pourtant, je le laissa faire et appréciait secrètement cette affection qu'il m'offrait tout en me laissant bercer par la sensation agréable de ses doigts.

« Comment tu t'es fait ça ? » Demanda-t-il en effleurant mon omoplate gauche.

Je sus immédiatement de quoi il parlait. J'avais une cicatrice en forme de croissant de lune à cet endroit qui me rappellerait jusqu'à la fin de mon existence ce que j'avais fait. C'était quelque chose que jamais je ne pourrais effacer et pendant quelques secondes, je détesta Edward pour avoir poser la question et pour avoir fait remonter à la surface des souvenirs si douloureux.

« Un combat. » Mentis-je. « Edward ? » J'étais pressée de l'emmener sur un autre sujet de conversation.

« Hum ? » Répondit-il en embrassant ma cicatrice. Ce contact me fit frissonner.

Désireuse de ne pas le laisser me distraire par son geste et ne supportant pas qu'il pose les yeux sur la cicatrice de la honte – comme je l'appelais moi-même -, je me retourna pour lui faire face. Je posa mes yeux sur son torse et pensa qu'il aurait mieux valu rester comme j'étais avant finalement.

« Pourquoi tu es venu ? Je veux dire tu aurais pu rester à la villa au lieu de nous suivre. Ainsi, rien se serrait passer. »

« Tu regrettes ce qu'il s'est passé ? » Demanda-t-il avec une certaine tension dans la voix.

« Je … Non mais je sais que ce qui se passe n'est de la volonté d'aucun de nous deux. Enfin… En quelque sorte. Tu aurais pu partir après la première fois et tu ne l'as pas fait. » Indiquais-je en chuchotant.

« Toi non plus. » Murmura-t-il.

C'était vrai. Je n'étais pas partie, je n'avais pas suivi Alice. Je lui avais fait confiance. J'avais décidé de suivre mes envies sans penser aux conséquences. Enfin si. Dire ça, c'est me mentir à moi-même. Bien sur que je pensais aux conséquences, je savais ce qu'il allait arriver si je restais, mais voila, j'étais rester. Je voulais rester. Ensuite, il m'avait prise dans ses bras et il m'avait embrassé comme jamais je n'avais été embrassé avant.

« Je… Je me sentais bien. » Avouais-je.

« Tu as ta réponse. » Dit-il avant de prendre mon menton pour me faire doucement lever la tête afin que je le regarde. Ses yeux me happèrent à nouveau. « Je me sens bien avec toi. C'est vrai que je me sens attirer par ton odeur de manière presque animal et je ne suis plus maître de moi. Quand je t'ai vu dans la clairière, seule, je te voulais. Quand ton odeur n'avait plus d'effet sur moi, je te voulais encore malgré tout. J'ai passé des heures à réfléchir à tout ça. Je ne voulais pas aller voir Carlisle pour lui en parler parce que je te l'avais promis. Je veux que tu aies confiance en moi Bella. »

Confiance. Voilà de quoi il était question. Voulais-je lui faire confiance ? Le pouvais-je ? Il n'avait rien dit après tout, il avait joué le jeu. De toute façon, je n'avais pas le choix.

« Pfff. Ecoute, j'en ai assez de devoir t'éviter. Comprends-moi. C'est vraiment épuisant. Alice est au courant d'accord mais si j'étais rester là bas, je t'aurai sûrement sauté dessus devant Emmett et Rosalie. » Avouais-je, un peu plus soulagée.

« Ça te fait si peur de savoir que tout le monde sache ce qu'il se passe entre toi et moi ? » Demanda-t-il.

Je me redressais vivement et m'appuya sur mon coude. « Et qu'est ce qu'il se passe entre toi et moi Edward ? Je ne le sais même pas. Est-ce que ça vaut le coup de ruiner mes chances de retourner à Denali ? Est-ce je sais ce que je veux ? Le sais-tu toi au moins ? Sais-tu ce que tu veux ? » Demandais-je.

Je n'étais pas sûre de vouloir connaître la réponse. Mais bon, je l'avais dit et c'était sorti tout seul. Merde. Ce mec a le don de me faire trop parler. Je le vis réfléchir un instant, fronçant les sourcils, l'air terriblement sérieux. J'avais peur de ce qu'il allait dire. Enfin… S'il disait quelque chose.

« Je sais que … J'ai envie de passer du temps avec toi. Et je sais que je n'ai plus envie de changer de pièce quand tu t'y trouves ou de passer mon temps à essayer de t'éviter. Je veux juste être avec toi. Et si pour ça, les autres ne doivent pas être au courant alors je n'en parlerai pas. Je préfère me cacher plutôt que devoir continuer comme ça. »

Bon. C'était pas à ce quoi je m'attendais mais en même temps, vu je ne m'y attendais pas du tout, je ne pu dire que ce qui passait par la tête, sans réfléchir.

« Moi aussi, j'aimerai… Passer du temps avec toi et ne plus te fuir sans arrêt mais… » Commençais-je.

« Mais ? »Demanda-t-il en arquant un de ces sourcils.

« Mais je ne peux pas te demander ça Edward, je ne peux pas te faire mentir à ta famille. »

« Ce ne serait pas mentir. J'ai le droit d'avoir une vie privée. » Il s'approcha de moi doucement. « Et toi aussi. ».

Dit comme ça, c'est sur que ça sonnait plutôt comme deux personnes qui veulent protéger leur intimité. Ça ne me paraissait pas malhonnête vis-à-vis de sa famille.

« Ça n'est… Ça ne va pas être simple. » Bredouillais-je, en voyant dangereusement sa tête se rapprocher de la mienne.

« La difficulté ne m'a jamais fait peur. » Argumenta-t-il.

« Ça va être… Compliqué. » Soufflais-je contre sa bouche.

« Sans complication, la vie serait moins surprenante. » Chuchota-t-il.

« Ça va être l'enfer. » Murmurais-je tout contre ses lèvres.

« Bon bin puisque que nous sommes voué aux enfers, autant se damner avec application.(*1) »

Comme je ne trouvais rien à dire – et pourtant j'ai bien cherché -, il m'embrassa doucement, caressant ma bouche de la sienne et l'espace d'un instant, je ne savais plus où j'habitais. Il rompit notre baiser et me remit une mèche de cheveux derrière l'oreille.

« As-tu toujours réponse à tout ? » Demandais-je, agacée.

« Presque toujours. » Dit-il avec son sourire éblouissant.

A-t-il l'intention de me rendre folle ? Comment avec un simple sourire arrive-t-il à me troubler comme ça ? Oh, ce n'était pas qu'un simple sourire. Non. C'était le sourire du démon. Le démon de la perfection incarné.

« Il faut penser à rentrer sinon là, ça va jaser. » Dit-il en se levant et en cherchant des yeux ses vêtements. Je fis de même, non sans l'avoir maté quelques secondes et en me demandant quel problème j'avais avec son cul pour avoir envie de mordre dedans comme ça tout le temps.

« De toute façon, ton odeur est partout sur moi. Je ne suis plus Bella mais Edwardland. » Fis-je remarquer, radieuse.

Il me tendit la main. « Ok, allons débarrasser nos corps de nos odeurs respectives ». Je l'interrogea du regard.

« Rivière. » Dit-il simplement.


(*1) Comme je le disais précédemment (pour ceux qui suivent), vous connaissez déjà la phrase de SM que je déteste le plus au monde. Alors, sachez que des 4 tomes de SM, celle-ci est ma préférée. Or il fallait absolument que je la mette quelque part, mais malheureusement c'est pas moi qui l'ai inventé (*snif*)

NA n°1 :

Je n'oublie pas non plus de saluer les vilains et mes lecteurs canadiens, belges, suisses, tunisiens, martiniquais, marocains, portugais, guadeloupéens, camerounais, philippins, luxembourgeois et néerlandais.

Et pour finir, mes petits réunionnais ;).

NA n°2 :

Bon moi je retourne à la lecture de Fic où m'attend un Edward qui est toujours parfait, qui ne pète jamais au lit, ne ronfle pas, ne laisse jamais la cuvette de WC ouverte, qui ne sortirait jamais un truc du genre « tu vas la chercher cette bière grognasse » et qui est le plus talentueux, merveilleux, formidable, époustouflant amant de la Terre.

C'est beau le rêve.