Suite à l'abîme profond dans lequel je suis tombée (de son nom scientifique 'Gueule de bois'), je me rattrappe maintenant sur le précédent chapitre pour remercier tous les MRMQT du chapitre 11 et 12 que j'ai omit dimanche.
Honte à moi.
Merci donc : annecullen69, Nienna-lo, Zionne, diane24, louloute0310, Patricia la vilaine, chanel00, mimily, sophiebelier, Angel, misiri-addict, veronika, caro30, carlie, Mary79, twintania, Clauue16, alicew59, Dawn, french-girl-lolita, nanouchka, Galswinthe, scrapfaconed, liliputienne31, mafrip, Lili36, faf, Jasper's Kitten, aline1320, Mrs Esmé Cullen, DESYO, samia, lena -lna933-, Clauue16, corinne34, Mary79, Blub TPA, Lilou1562, veronika, CChitsmybrain, aurelie, francesca, anya, Eiphose, chris, tite-lilith, Katy, anaiscullen, rachoudied, Lady-C4t, caro30, Barbara-Gaelle, Dawn, eve, amande, Allyssabella, lapetiotesouris, Jessie, Myrtille-Mumu, mag, fan01, Bigmonster4, louise malone, jazzy, marion, jess001, lolo08, Lilieve01, X-Padackles, KaoriSolaris, MiaSa, pomm'd'api, mimily, Camille, lily7807, Ally, Chriss D'arty, pitchoune726 cynthia et corinne34.
*Plus de souffle*
Si j'ai oublié quelqu'un, il/elle aura le droit de me taper.
Réponse aux reviews :
Amande : J'ai pas trouvé le forum dont tu m'as parlé sur le TPA. Il faut que tu me donnes l'adresse exacte.
Twintania et Alicew59 : Réaction d'Emmet la suite dans ce chapitre
Diane24 : Merci à toi pour les reviews emflammées. Bella va-t-elle dire à Edward les trois mots fatidiques? Bonne question à laquelle tu auras forcément une réponse. Quand? Suspense.
Tite-lilith : Je te décerne le titre de la plus longue reviews jamais écrites deux fois de suite.
Liliputienne31 : Daniel, Chicago et tout le bazar qui va avec, c'est dans le prochain chapitre que ça se passe. Ah oui autre chose ... STOP.... REVIENS-NOUS... STOP... LAISSE TOMBER LES PINGOUINS... STOP
Alors, je me prend vraiment la tête pour savoir lequel/laquelle d'entre vous a été le/la plus enragée pour avoir le chapitre 12 mais c'est trop difficile de vous départager sur ce point.
Le chapitre 11 a cassé toutes les baraques avec 83 reviews et j'ai envie de crier p**** de b**** de m**** de p**** de m******.
Je vous aime, I Love You, Ich liebe Dich, Ti tengu cara, ti amo, Eu te amo, Ich liaba Dich, Taim i' ngra leat, Ya tyebya Lyublyu, mi aime a zot', men ainmainw.
Bref, je suis trop émue.
Disclamer : Twilight ainsi que tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.
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« L'amour est une passion qui ne se soumet à rien et à qui, au contraire, toutes choses se soumettent. »
Madeleine de Scudéry.
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CHAPITRE 13 – La VRAI question
Alors que nous avions attendu la toute dernière minute pour nous rhabiller et retourner au lycée pour les cours de l'après-midi, j'eus l'étrange impression, en retrouvant la fourmilière d'humains allant et venant au tour de moi, que je m'étais endormi pendant une heure et que le réveil était un peu rude. La seule chose qui me maintenait ancré dans la réalité était le bonheur absolu que je ressentais après avoir eut ma révélation dans les bras d'Edward un peu plus tôt.
Lorsqu'il m'avait laissé devant la porte de la salle de cours après m'avoir caresser le visage et embrassé, la seule pensée de devoir le quitter un jour m'apparut comme impossible. J'étais bel et bien prise au piège. Seulement je pensa furtivement que ses bras était sans doute la plus agréable des prisons.
Quelle folie d'avoir pu croire un instant que c'était possible. Quelle folie d'avoir espéré pouvoir résister au déferlement du cri du chant des sirènes. Je m'étais comportée comme un fumeur qui grille sa première cigarette puis sa deuxième, sa troisième, sa dixième et qui dit au bout de la centième « Ouais. J'arrête quand je veux. ». J'ai payé mon arrogance.
J'étais dans 'Alice aux pays des merveilles' sous acide. Je voyais des lapins blancs partout et au lieu de vouloir m'en abreuver, je dansais avec eux.
Je suis amoureuse d'Edward Cullen.
Non, ce n'est vraiment pas rendre justice à la profusion de sentiments que tu ressens.
J'aime Edward Cullen.
Pas assez. Essaye encore.
J'aime indéniablement, irrévocablement et inconditionnellement Edward Cullen.
Pff. Ça ne le fait pas non plus.
Je l'ai dans la peau.
Ok. Laisse tomber.
Je ne savais pas ce que l'absorption de drogue en quantité astronomique faisait à l'organisme humain mais j'avais vu beaucoup de film sur le sujet et je pouvais dire facilement que le seul fait de penser enfin tout haut ce que mon cœur pensait tout haut aussi, me faisait l'effet d'être Tony Montana dans 'Scarface' dans la scène finale où, après avoir sniffé une montagne de cocaïne et reçu au moins une dizaine de balles dans le corps, continuait de tirer sur tout ce qui bouge comme s'il était possédé.
Ok. Mauvais exemple.
J'étais Kate Winslet sur la proue du 'Titanic'qui, tandis que la chanson de Céline Dion 'My Heart will go on' résonnait dans l'air, s'écriant « Mais… Je vole ».
Bon. J'avais parfaitement conscience que passer de 'Scarface' à 'Titanic' pour tenter d'exprimer ma condition était un peu exagéré mais n'ayant jamais connu une telle euphorie cela me sembla tout compte fait assez proche de l'état dans lequel je me trouvais actuellement.
« … perdu mademoiselle Denali qui a dû rester coincer quelque part entre le dernier cours et la cafétéria. » Dit une voix au ténor sarcastique.
« Hein ? » Répondis-je, toujours perdu dans mes pensées.
« Etes-vous avec nous Mademoiselle Denali ? » Réitéra la voix.
Je sortis de ma torpeur momentanée et aperçu Jasper qui se retenait visiblement de rire et toute la classe qui était tournée vers moi. Je leva les yeux immédiatement vers la voix et lui offrit le sourire le plus séducteur que je pus former.
« Bien sur. »
Je le vis fondre instantanément et me regarder avec adoration tandis qu'une seconde plus tard, il secoua la tête, embarrassé, et reprit son explication de texte en bégayant.
« Quel coup de maître. » Murmura Jasper si bas que personne ne pouvait entendre.
« Des années d'entraînement. » Répondis-je sur le même ton en souriant.
« Tu m'apprendras ? Ça pourrait avoir son petit effet sur Alice. »
« Comme si tu avais besoin de ça. »
« Qui sait ? En tout cas, je comprend mieux pourquoi E… ». Il s'interrompit en fermant solidement les yeux.
« Bin quoi ? Tu as perdu ta langue ? » Rigolais-je doucement en continuant de faire semblant d'écouter le cours.
Soudain, le prof passa entre les rangées de table afin de distribuer des feuilles volantes tandis que s'élevaient des murmures de protestations dans la salle de cours.
« M. Wallace est le seul prof dans toute l'histoire de l'enseignement à donner un contrôle à ses élèves le jour de la rentrée scolaire. » Dit Jasper, l'air blasé.
« Tu sais ce qu'on dit. Les contrôles, c'est l'orgasme des profs : sans cesse recherché mais jamais atteint, alors ils recommencent. »
Jasper éclata de rire et tout le monde se retourna vers nous.
« Je vois que la perceptive du contrôle provoque à M. Hale une réaction d'hilarité. Nous allons voir qu'en est-il de la perceptive heureuse d'une bonne heure de retenue adaptée à la circonstance. » Annonça le prof, sans un regard dans notre direction.
Je gloussa comme une dinde, tandis que Jasper se retenait de rire avec difficulté.
« Bien entendu, Mademoiselle Denali l'accompagnera dans sa médiation sur l'art de la maîtrise de soi. » Dit M. Wallace en se retournant vers moi.
Mon sourire s'évanouit d'un seul coup.
Collée le premier jour.
Qu'avais-je dit déjà sur la modération et la discrétion ?
Merde.
« Désolée Jasper. » Murmurais-je.
Jasper rit mais plus discrètement cette fois-ci. « Tu diras à Alice que tout est de ta faute. Je m'en lave les mains. » Pouffa-t-il.
Nous passâmes les deux heures d'anglais penchés sur l'examen qui portait sur une rédaction ayant pour titre obscur 'Un roman doit-il chercher à faire oublier au lecteur que ses personnages sont fictifs ?'
Pff. Passionnant.
Après avoir cassé deux stylos, trois crayons de papier et une gomme, j'accueillis avec un soulagement profond la sonnerie de fin de cours qui annonçait également la fin de cette horrible journée – enfin, il y avait eu quand même des bons moments à la pause du midi - jusqu'à ce que le prof me rappelle que ce n'était pas tout à fait terminé et que Jasper et moi devions rester une heure de plus. Toutefois, dans sa grande mansuétude, il nous accorda un quart d'heure de pause avant d'entamer 'notre longue méditation'.
Edward m'attendait dans le couloir et je me laissa tomber mollement sur son torse sans un mot. Je tourna la tête furtivement vers Alice qui me regardait avec l'envie de rire, une main posée sur la bouche. Je tourna la tête de l'autre coté et vis Emmett, sautillant sur place avec agitation et lorsque Rosalie lui jeta violemment une tape derrière la tête, son sourire s'élargit encore plus.
« Alors Bella ? Comment c'était ce cours de langue ? » Dit soudain Emmett en éclatant de rire.
Rosalie essaya de lui donner une autre claque derrière la tête mais celui-ci esquiva le coup avec agilité en commençant à s'éloigner furtivement, fuyant Rosalie qui le poursuivait avec une certaine rage dans les yeux.
« Ooooooooh ! Edwaaaaaaaaard ! Si je ne t'embrasse pas dans la seconde qui arriiiiiiiiive... » L'entendis-je prononcer d'une voix aiguë destinée à imiter la mienne mais qui ressemblait plutôt celle d'une chanteuse d'opéra.
Rosalie lui courait toujours après, formant des cercles, les griffes en avant en poussant de petits « Emmett je vais te tuer. » Elle s'arrêta au bout d'un moment et le regarda s'éloigner au fond du couloir. Il mit ses bras autour de sa poitrine comme s'il étreignait une femme invisible et se retourna en faisant glisser ses mains sur son dos et en remuant ses fesses en poussant des « Oh Ouiiiiiiiiiiiiii Edward, serre-moi fooooort » d'une voix de soprano.
Rosalie se dirigea vers moi et me fit un pauvre sourire compatissant.
« Désolé Bella. Apparemment, il n'y a pas que les pays qui sont sous-développés. »
Je me mis à rire bruyamment accompagné de tous les autres.
« Ne t'excuse pas Rose. Je l'ai bien cherché. Et puis, si Emmett est ma punition alors c'est un faible prix à payer je trouve. » Je regarda Emmett au loin qui se dandinait toujours. « Je le préférais largement en état de choc mais bon je ne veux pas gâcher les dix minutes qu'il me reste en le regardant remuer son popotin. »
« Il va être infernal après ça. » Déclara Alice.
Je poussa un long soupir. Emmett était déchaîné. Edward resserra son étreinte et j'enfouis ma tête encore plus profondément dans sa poitrine.
« On y va. » Me souffla-t-il.
« Jasper et moi on doit rester. On a été collé. » Grognais-je.
« Je sais. Nous aussi. »
« Hein ? »
« C'est ta faute. » Répondit Alice. « Toi et ta réflexion sur le contrôle et l'orgasme. » Rigola Alice.
« Ah bravo. »
« C'est parfait, ça me laisse une heure entière pour rappeler à Emmett comment je m'appelle. » Elle se tourna vers Emmett, rétrécit les yeux pour ne laisser apparître qu'un regard sournois et commença à marcher en direction d'Emmett. « D'ailleurs, je vais le faire dès maintenant. »
Je regardais Rosalie s'éloigner tandis qu'Emmett se figea et partit en courant vers la sortie.
« Cours Forrest. Cours. Tu verras quand on sera à la maison andouille. » L'entendis-je hurler.
Nous nous rendîmes en gloussant vers la salle de retenue et la surveillante nous plaça aux quatre coins de la pièce ; Moi au premier rang avec Alice, Jasper et Edward au fond, et, au milieu, deux élèves à la mine déconfite.
On nous distribua un devoir censé nous tenir occupé toute l'heure mais fut incapable de me concentrer dessus tellement je sentais le regard d'Edward transpercer ma nuque. C'était une sensation savoureuse.
« M. Cullen. Il serait de bon ton de vous focaliser sur votre table au lieu de bailler aux corneilles. »
'Bailler aux corneilles'. Qui peut bien utiliser encore cette expression ? Je souris intérieurement et fus reconnaissante à la surveillante de m'accorder une distraction momentanée. Mais bientôt, je fus rattrapée par la litanie de mon euphorie personnelle qui dansait dans ma tête et qui s'intitulait 'J'aime Edward Cullen'.
Bon. C'était bien beau tout ça mais après ?
Arggg. Pourquoi étais-je obliger de déclencher les hostilités maintenant ?
Parce que tu aimerais bien profiter de cette heure de relative solitude intérieure pour réfléchir avant de retrouver tout ce qui t'attends à la villa.
Ok, je devais prendre les choses dans l'ordre.
Numéro un, devais-je avouer à Edward que je l'aimais ? Et si, il ne partageait pas les mêmes sentiments ? Et si, il me rejetait finalement ? Et si, je m'étais fait des films toute seule en voyant dans son attitude que ce que je voulais voir ?
J'avais l'impression d'être dans un jeu télévisé, d'être sûre d'avoir la bonne réponse mais plus l'animateur me demandait vous êtes sure ? Vous êtes sure ? Plus je doutais moi-même que se fusse réellement la bonne réponse.
Ok. Réponse à la question numéro un : Plus tard.
Numéro deux, il me semblait ridicule de continuer à me cacher devant Esmée et Carlisle maintenant que plus de la moitié de la famille était au courant de 'l'affaire Edward Cullen'. Je ne peux pas leur faire le coup 'j'embrasse Edward sans prévenir' comme avec Emmett tout à l'heure. Il fallait que je prévoie un plan d'attaque comme à la guerre.
Ok. Réponse à la question numéro deux : Plus tard.
Numéro trois…
Ah, je ne l'aime déjà pas ce numéro trois.
Numéro trois donc, Eléazar, Carmen et compagnie. Je ne voyais qu'un seul mot qui me venait à l'esprit : Pas question. Bon techniquement, il s'agissait de deux mots mais ça en revenait au même. Seulement pour régler ce problème, il fallait déjà résoudre la question numéro deux et faire en sorte que Carlisle et Esmée ne se sente pas obliger de relater ma liaison avec Edward.
Ce qui nous amène à LA question ultime.
Qu'est ce que je fais ensuite ?
Admettons Edward m'aime. Admettons que je reste ici avec lui. Dans ce cas, quelle sera la réaction à Denali ?
Putain. Je n'avais pas assez de temps pour réfléchir à tout ça. Surtout, mon cerveau ne pouvait pas bien fonctionner quand je sentais la présence d'Edward derrière moi et que les ondes qu'il projetait m'atteignaient comme un ouragan.
Evidemment, je n'avais pas réfléchi, j'avais encore foncé tête baissée et je n'avais pas vu le mur qui se tenait devant moi.
Bella Swan. Tu n'es qu'un vagin avec un corps autour et ton cerveau à immigrer dans cette cavité juste le temps pour toi de faire une extra supra méga connerie.
Ok. Ce qui est fait est fait. Je ne pouvais pas revenir dessus. J'étais prête à assumer les conséquences de mes actes.
Tout d'un coup, j'eus peur. Une peur viscérale, unique, primaire. Je m'étais interdite inconsciemment de me poser la VRAI question. S'il m'aimait en retour, je devais lui montrer une partie de moi que j'avais fait taire, enterrer dans les abîmes de l'oubli mais qui, aujourd'hui, refaisait surface pour me tourmenter encore. Je ne pouvais pas le laisser dans l'illusion du personnage que je m'étais crée. Il n'avait vu que Bella jusqu'à présent et j'étais devenue elle.
C'était là, tout près, sur ma langue, LA question, celle qui scellerait mon avenir. Ou le briserait.
Pouvais-je lui parler d'Isabella ?
Voilà la VRAI question.
Pouvais-je prendre ce risque ? Devais-je prendre ce risque ? Je pouvais tout aussi bien le laisser dans l'ignorance mais savais que sa curiosité allait prendre le dessus.
La curiosité prend toujours le dessus.
Je jeta un coup d'œil au cadran accroché sur le mur adjacent, égrenant les secondes dans une constance effrayante et constata avec surprise qu'il restait un quart d'heure avant la libération. Je n'avais toujours rien écrit. Mon stylo était resté posé sur ma table dans une immobilité parfaite et le tic-tac de l'horloge semblait sortir tout droit de la feuille étalée devant moi, figée dans un blanc immaculé.
J'essayais de prendre le stylo devant moi mais avait l'impression que ma main pesait des tonnes et tout se brouilla autour de mes doigts, comme si tout ce qui était en arrière plan de ma main devenait flou. Je pouvais apercevoir distinctement les moindres pores qui parcellait ma peau, la moindre crevasse, la moindre imperfection, la moindre variation de lumière qui se reflétait sur mon épiderme.
Il me sembla que l'aiguille du cadran ralentissait son rythme crescendo mais à chaque fois qu'elle bougeait d'un cran, les sons était amplifiés pour devenir un bruit sourd et métallique. Du bruit du Tic qui claque, j'étais parvenue à entendre distinctement ce bruit sourd, étouffé et effrayant comme une lourde porte qui se referme d'un coup sec.
Je connaissais cette porte. Je ne la connaissais que trop bien.
Oh non. Pitié. Pas maintenant.
Soudain, je sentis un apaisement profond pénétrer ma tête et j'entendis quelqu'un se racler la gorge derrière moi. J'eus cette impression étrange que le temps s'accélérait à nouveau pour finalement s'écouler à un rythme habituel. Je fixa ma main. Elle était normale.
Je n'avais pas un don divinatoire comme Alice mais je pouvais dire sans hésiter que cette distraction salvatrice provenait de Jasper. Il avait sans aucun doute capté le conflit intérieur qui s'était engagé en moi. Si la peur avait une odeur, je devais sûrement puer.
Je ne m'étais même pas aperçu que j'avais arrêté de respirer. Je ferma les yeux un moment et prit une profonde inspiration. L'odeur d'Edward emplit immédiatement mes narines et je me sentis adoucie comme jamais.
Je pris le stylo et me mit à noircir la page avec empressement.
********************
En sortant de la salle, nous nous dirigeâmes vers le parking vide où j'aperçus Rose et Emmett devant la Volvo argentée. Il était à genoux devant elle, pleurant presque et j'entendis sa voix geignarde s'élevé dans l'air.
« Rose. Ma chérie. Bébé d'amour. Tu peux pas me faire ça. » Pleurnicha-t-il.
Tandis que nous approchâmes pour nous retrouver à leur hauteur, Emmett se releva brusquement et se mit à genoux devant moi en encerclant mes genoux avec force.
« Bella. J'ai été un sombre idiot. Pardon. »
Il se retourna sur les genoux vers Rose.
« Tu voix Bébé. Je me suis excusé. » Dit-il avec un large sourire.
Tous les autres se mirent à rire et Edward se glissa au creux de mon oreille. « Rose lui a promis une semaine d'abstinence sexuelle pour t'avoir charrier tout à l'heure. »
Rosalie semblait avoir du mal à se mêler à l'hilarité générale.
« Alors là mon coco, si tu crois que ça va être si facile, tu te fourres le doigt dans l'œil. » Dit-elle en brandissant un doigt menaçant dans sa direction. Elle se tourna vers Edward. « On y va. »
Dans la voiture, j'entendis Emmett prononcer un 'c'est pas juste' et se mit à bouder en regardant le paysage à travers la vitre.
Nous arrivâmes rapidement à la villa et tout le monde se pressa de descendre de voiture. Tandis qu'Emmett suivit Rosalie qui se dirigeait vers l'entrée, non sans essayer à nouveau de la convaincre et de la supplier, Alice et Jasper regardèrent Edward d'un air songeur. J'avais l'impression d'être à l'écart de la conversation.
« Et bin. Quelle journée. » Dis-je, en pouffant. Je me retourna vers Edward et lui adressa un sourire. « Je vais dans ma chambre. Tu… ? »
« Je te rejoins. Il faut juste que je parle d'un truc avec Alice et Jazz. »
« Hey Bella, n'oublie pas notre petit débriefing sur ta première journée tout à l'heure. » Ponctua-t-elle d'un clin d'oeil.
Elle ne perd jamais le nord elle.
Sur ce, il m'embrassa et je décampa avant d'avoir l'envie subite de lui arracher les amygdales avec ma langue. En fermant la porte d'entrée, je les vis courir vers la forêt et me demanda de quoi ils pouvaient bien avoir besoin de discuter.
Je retrouvais bientôt la quiétude de ma chambre et actionna l'interrupteur afin de pouvoir rendre la baie vitrée transparente pour regarder dehors et m'imprégner du calme de la nature.
Pourtant, je n'arrivais pas à me sentir tranquille, quelque chose me tiraillait. Je savais que le fait de cogiter ne m'avait pas toujours fait que du bien mais je ne pus empêcher le flot de pensée m'envahir.
La VRAI question me tiraillait.
Pouvais-je lui parler d'Isabella ?
Je ne voulus pas y songer sachant ce qui allait arriver mais la phrase était sortie de ma tête sans que je n'eusse le moindre contrôle dessus.
Je commençais à tourner en rond dans ma chambre, je savais ce que j'avais à faire pour arrêter la douleur qui montait en moi. Pourtant, cette fois-ci, je ne pus même pas atteindre la porte coulissante car déjà la pièce se mit à tourbillonner.
Les quatre murs semblaient se rapprocher avec une lenteur atroce et le plafond paraissait s'affaisser et plonger sur mon crâne.
Soudain, le silence.
Un silence brut, effrayant de perfection.
La douleur s'empare de moi avec la cruauté d'un général de guerre qui, après avoir gagné la bataille, savoure le spectacle de la plaine jonchée de cadavre. Je prends mon cœur mort entre mes doigts, me broyant presque la poitrine. Je veux stopper les martèlements de ma tête mais soudain je l'entends.
Ploc. Ploc. Ploc.
Je ne peux plus rien arrêter. Plus maintenant. Il est trop tard.
Je commence à trembler ressentant chaque flash d'images sanglantes comme si on me déchiquetait les entrailles avec une fourchette.
Mon hurlement meurt dans mes cordes vocales avant même d'avoir eu la chance de pouvoir sortir.
Mes jambes ne semblent plus pouvoir supporter la masse de mon corps – ou était-ce celui de ma conscience trop lourde ? – et je me sens tout à coup comme écrasée sous le poids du souvenir qui se précipite sur moi à une vitesse prodigieuse.
Mes genoux touchent le sol dans un bruit de papier froissé. Mes bras se laissent tomber mollement contre mes côtes. Je lève mes mains, les regarde ; elles sont pleines de sang.
Ma bouche s'inonde de venin, je touche ma gorge ; mon crâne commence à brûler, j'enfonce mes doigts dans mes cheveux.
Ploc. Ploc. Ploc.
La chambre tourne encore et encore avec une violence insolite et semble former un vortex de lumière aveuglante. Je ferme les yeux.
Ploc. Ploc. Ploc.
Je sens l'odeur…
… J'entends LA voix…
… Je sais où je suis…
… Je connais ce lieu…
… Je ne veux pas ouvrir les yeux…
… J'ai peur car je suis devenue cette petite fille…
… Je sens l'odeur…
… J'entends LA voix…
… J'ouvre les yeux…
... Mon Dieu.
Mon Dieu. Aidez-moi.
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NTUA (Note Très Utile de l'Auteure) :
Comme vous le savez, "Les aimants" est une fic classée en rating M. Cependant, ce n'est pas seulement dû au fait qu'elle contienne des scènes explicites de sexe.
Le prochain chapitre contient un avertissement compte-tenu du caractère violent de certains passages et qui sont susceptible de choquer.
Si vous ne souhaitez pas lire ce passage sachez que ce chapitre 14 n'est pas nécessaire à la compréhension de la suite de l'histoire.
On y apprend juste une partie de ce que Bella a vécu et je dresse un portrait de son créateur, Daniel, qui peut se résumer à ça : C'est un pervers et un sadique.
Donc, vous pouvez, sans aucun souci, passer directement du chapitre 13 au chapitre 15.
N/A 1 :
Les gens. Ca ne va plus du tout là. Arretez avec vos douches froides. Qu'avais-je dit déjà sur la préservation des ressources naturelles de notre planète?
N/A 2 :
Les reviews sont comme le titre de la nouvelle fic que je suis en train de lire et traduit par BaaBby-x - Emilie « You Get Me Closer To God » = Vous me rapprochez un peu plus de Dieu.
N/A 3 :
Chapitre 14 samedi.
