D'abords, je veux dire que, à chaque fois que je vois le nombre de reviews de ma fic, j'ai les larmes aux yeux (et oui, je suis passée en mode 'marshmallow', c'est officiel maintenant.).

Donc merci aux MRMQT : Imary, newtwilight3 .skyblog. fr, caro30, Hilaidora, alicew59, eve, anya, rachoudied, liliputienne31, Samia, mimirandy69, twintania, lenerol, misiri-addict, veronika, MARION, faf, Amandine, gaelle, Angel, vero, Nienna-lo, annecullen69, Mary79, Choupette59, diane24, Ally, Jasper's Kitten, sita, pitchoune726, Zionne, Patricia la vilaine, sophiebelier, lauriane-chan, louise malone, Joeymalia42, aline1320, LlyLith, scrapfaconed, kira974, BeeSwan, cynthia, Allyssabella, diane24, lena -lna933-, darkayora, chris, chanel00, kline, MiaSa, Gann, ody, coco, maya, Mrs Esmé Cullen, Lila, Lilia, Mixetremix, Galswinthe, louloute0310, EMMA 555, hp-drago dawn et seve.

Le dernier chapitre a suscité des réactions attendues et … Inattendues. Et dire que j'avais pensé à faire pire. (Heureusement que je me suis abstenue lol).

MiaSa : Tu dois sûrement connaître le vieil adage qui dit : « Tous les chemins mènent au Rhum. » (mdr)

Cynthia : Ne te censure surtout pas. Je ne redirais jamais assez que les commentaires me font tomber dans une saine hystérie.

Vero, Darkayora : Le 'lien' Daniel/Bella sera étoffé. Quelques réponses à vos questions dans ce chapitre.

Jasper's Kitten : Daniel te fait rire ? (MDR)

Patricia la vilaine : J'essaye (je le jure) de faire des chapitres plus long mais j'arrive pas.

Lenerol : Merci pour ta proposition de corrections. Mais le souci c'est que je suis obligée de supprimer les chapitres déjà existant afin de les remplacer. Tu peux quand même me les envoyer par via mon profil.

Faf : Il y aura d'autres flashbacks sur les deux années sombres de Bella. Sans faire de spoilers, je travaille déjà sur la rencontre avec Eléazar.

Amande : J'ai pas toujours trouvé le forum.

Lilia : Je suis désolée pour le nom de la petite fille. J'ai pas fait exprès (~_~ ;)

Kline : Je vais voir ce que je peux faire pour toi et ton régime lemonien. Pas dans ce chapitre (navrée) mais dans le prochain sur à 200%.

Juste une question : Arty where are you ? Serais-tu passée dans le coté des vilains? et Bigmonster4 ?

Disclamer : Twilight ainsi que tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.

NA à la fin.


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« Il faut accepter l'amour, avec tout son cortège de souffrances, parce l'amour ne vient pas sans souffrances et c'est par là qu'il est grand. »

Roger Fournier – Extrait de Le mariage des arènes

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CHAPITRE 15 - Confessions

J'entends une voix au loin. Elle résonne dans ma tête. Je sens tout d'un coup quelque chose s'enfoncer dans mes bras.

« …la. …on D…eu …la. …oi. …. ends ? …. viens. » Entendis-je.

J'avais l'impression qu'on m'avait enfoncé du coton dans les oreilles. Je ne reconnaissais pas la voix. Je secoua la tête comme pour m'assurer qu'elle est toujours fixée sur mon cou. Je sors de ma vision brutalement et le temps semble s'accélérer de nouveau afin de former des images cohérentes et réalistes. J'entends les cris.

« Bella. Reviens. Bella. Tu m'entends ? »

Je tourne légèrement la tête, regardant Alice comme si elle n'avait été qu'illusion et je vis Edward penché au-dessus de moi, me touchant partout sur le visage. Etait-ce vraiment réel ? Ma main se leva vers sa joue pour le toucher à mon tour. J'avais besoin de le toucher. J'avais besoin de savoir si je n'étais pas en train de l'imaginer, j'avais besoin de savoir si tout cela était bien réel.

Lorsque mes doigts touchèrent sa peau, la chaleur que je ressentis effaça immédiatement le moindre de mes doutes. Je me mis à respirer à nouveau et une fantastique odeur assaillit mes narines.

« Edward ? » Dis-je d'une voix que je ne reconnus pas moi-même.

Il me serra dans ses bras si fort que si j'avais été en sucre, j'aurai fini broyer en poudre. Je ressentis un tel bien-être, une telle plénitude. Je l'entendais me sentir, me toucher, m'étreindre comme s'il craignait quelque chose de terrible.

« Mon Dieu, J'ai eu si peur. Tu criais. Tu ne… Tu criais. » Souffla Edward en resserrant encore plus ses bras autour de moi.

« Ça va Edward. Je vais bien. Ce n'est rien. Ce n'est rien. » Murmurais-je, essayant d'être rassurante.

Il me fit face, touchant mon front et ma joue, une lueur de folie dans ses yeux ambre. Il me fixa et son visage se paralysa dans un mélange d'effroi, d'incompréhension et d'horreur.

« Bella. Tes yeux !!! » S'exclama-t-il en reculant légèrement.

Je soutiens son regard. Je sais.

« Ça va passer. » Murmurais-je, tandis que je me relevais. Edward suivit mon mouvement et se colla à moi tandis que j'enfouis mon visage contre son torse.

Je savais ce qu'il venait de se passer. Comme cette première fois où mes souvenirs m'avaient frappé quand j'avais atterrit dans cet hôtel miteux de Denver. Je pouvais encore sentir l'odeur de tabac froid. J'avais eu une absence dans la salle de bain et après m'être réveillée, j'avais constaté, dans le miroir dépoli, que mes yeux étaient noirs. Noir sur fond noir. J'avais fermé les paupières comme pour effacer de ma vue la vision de cette inconnue qui me faisait face mais lorsque je les avais rouvert, le démon était encore là. J'avais alors frappé le reflet avec une telle violence que mon poing avait traversé le mur derrière.

Je n'osais pas regarder Edward. Que se passait-t-il dans sa tête ? Je ne pouvais que trop bien l'imaginer.

Soudain, je l'entendis souffler.

« Oui. Va voir comment va Jasper. Je reste avec Bella. » Dit-il sans bouger.

Je tourna la tête vers Alice qui me fixait avec intensité et détourna mon regard vers la moquette comme si ça avait été la chose la plus intéressante au monde. Elle sortit de ma chambre, sans un mot puis referma la porte derrière elle. Un silence gênant s'installa.

« Bella. Qu'est ce qui s'est passé ? » Demanda Edward au bout de quelques minutes.

Je me raidis. Il ne pouvait pas s'en empêcher. Espérait-il réellement que je réponde à sa question ? Je me sentais si lasse, si fragile. Pourtant, mon corps restait énergique et robuste. J'essayais d'y puiser la force nécessaire pour pouvoir affronter les milliers de question dont j'allais être bombardée.

« C'est rien Edward. Je t'assure. Juste… Attends… Deux minutes. » Demandais-je, en m'extirpant de ses bras afin de m'asseoir sur le canapé.

Le fait de mettre de la distance entre nous me déchirait mais je pensais que c'était nécessaire afin de mettre mes idées dans l'ordre. Je ferma les yeux et tenta de respirer calmement. Je n'arrivais pas à croire que j'avais fait ça devant eux.

Je sentis soudain sa main se poser sur mes genoux et ouvrit les yeux pour le voir, accroupi devant moi, le visage empreint d'un profond soulagement.

« Merde Bella. J'ai eu tellement peur… » Gémit-il en enfouissant sa tête contre mes genoux. «Tellement peur… ».

Je ne pouvais m'empêcher de passer ma main dans ses cheveux. Il serra ses avant-bras autour de mes cuisses.

« Je t'ai dit que ce n'était rien Edward. » Dis-je d'une voix presque tremblante alors qu'il enfonçait ses doigts dans ma chair.

Il se redressa et me fixa, incrédule.

« Rien ? Bella... Tu t'es… Tu as crié. Tu répétais sans arrêt la même chose. Je ne me suis jamais senti aussi impuissant. Rien ? Tu te moques de moi ? » Expliqua-t-il, furieux.

Merde. Avais-je vraiment parlé ?

« Quoi ? Qu… Qu'est ce que j'ai dit. » Bredouillais-je.

« Tu répétais de ne plus… m'approcher de toi et puis je… Tu t'es mise à hurler. » Il posa sa main sur ma joue et ferma les yeux, fronçant légèrement les sourcils. « Je l'ai vu dans la vision d'Alice mais… Mais l'entendre de ta bouche…. Le voir de mes propres yeux… Te voir à genoux sur le sol. » Il plongea sa tête sur mes cuisses. « Je t'ai appelé, secoué mais je n'arrivais pas… Tu ne faisais que répéter 'Ne t'approches pas de moi'. Putain. » Dit-il, agonisant.

« Ce n'était pas toi Edward. » Murmurais-je doucement en le prenant dans mes bras et en posant ma joue contre son dos.

« Mais…. »

« Peu importe. » Le coupais-je. « Je suis désolée Edward. Tellement désolée. »

Je me laissa glisser vers le bas du canapé et lorsque mes fesses touchèrent le sol et qu'Edward s'écarta pour laisser mes jambes passer de chaque coté de ses flancs, je croisa furtivement son regard et y vis toute sa souffrance et toute sa douleur. Je le pris dans mes bras et posa doucement ma tête contre son cou. Je voulais tellement réussir à l'apaiser. Tout ça avait l'air de l'avoir bouleversé. Mon cœur se serra à cette pensée. Qu'il souffre par ma faute m'était insupportable.

« Vas-tu me dire ce qui s'est passé ? » Chuchota-t-il contre mes cheveux.

Il ne perdait pas de temps pour revenir à la charge. Je n'en fus pas étonnée.

« C'est juste des stigmates de souvenirs pas très agréables. » Dis-je en reprenant, mot pour mot, la phrase qu'il avait employé pour désigner sa réaction quand j'avais évoqué sa relation avec Tanya.

« Juste…. Putain Bella. » Il se redressa pour me fixer dans les yeux. « De toute ma vie, je n'ai jamais vu quelqu'un dans un état pareil. Je t'appelais… Je… Tu tremblais… Tu gisais par terre et j'ai même cru que… » Il s'interrompit en continuant de me fixer de son regard torturé. Il semblait incapable de parler.

« Tu as cru que quoi Edward ? » Demandais-je alors que je sentais mon cœur se briser en deux devant son supplice.

Il prit mes joues entre ses mains et pencha la tête en la secouant comme s'il avait pensé une chose horrible et qu'il voulait la chasser de ce geste.

« J'ai cru que… J'ai cru que j'allais te perdre. » Souffla-t-il doucement en frissonnant. Il leva la tête afin de me regarder à nouveau. « Bella. Je t…. » Dit-il dans un gémissement de douleur avant de fermer les yeux et de se taire à nouveau.

Comme si mes doigts étaient magiques et qu'ils pouvaient chasser sa souffrance, je les passa sur son visage déchiré et posa mon front sur le sien.

« Edward. » Soufflais-je tandis que mes lèvres embrassèrent sa tempe.

« Bella. » Murmura-t-il.

Je pouvais sentir son souffle sur ma peau, sa douceur. Je fus happée par ses iris dilatés, baignant presque dans le tourment et le sanglot silencieux.

Toute ma crainte, mes peurs s'envolèrent devant l'issue qui s'offrait à moi et je sus alors que j'allais enfin nous délivrer de ce déchirement absurde. J'avais ce pouvoir. Tout comme il avait le pouvoir d'apaiser mon âme du seul fait de sa présence à mes cotés. Parce que c'était lui. La vérité ne fut jamais plus éclatante qu'en cet instant. Je voyais la lumière, je sentais la chaleur irradiée de sa douce étreinte. J'entendais ce cri émanant du plus profond de mon être tout entier mais ce n'était pas le cri de l'assouvissement de ma chair, ni le cri de la compassion, ni le cri de la culpabilité.

C'était le cri de mon cœur.

Je pris son visage entre mes mains tremblantes et lorsque mes doigts se posèrent sur sa peau, toute la force qu'il me fallut sembla m'être injectée directement dans mes veines.

« Edward. Jamais tu ne pourras me perdre. » Mon Dieu. Pardonnez-moi. « Je t'aime. »

Le penser était une chose mais le dire… Je pouvais avouer que ça m'avait lègèrement choquée moi-même. Pourtant, je ne ressentis aucune peur lorsque les mots sortirent de mes lèvres. Je pris conscience, à ce moment même, à quel point, le seul fait de le dire était libérateur. Ça avait tellement plus de poids, tellement plus de valeur maintenant que je l'avais avoué à voix haute. Il n'y avait plus de retour possible. Je m'étais mise à nu devant lui mais ça ne m'effrayait pas. Parce que c'était lui.

Je me rendis compte presque instantanément à quel point je m'étais menti à moi-même, à quel point, jusqu'à ce que je le rencontre, ma vie était vide de sens, vide d'amour.

J'entendis Edward respirer plus rapidement, soulevant sa poitrine à chacune de ses respirations et soudain, il s'arrêta net, bloqua sa respiration et effleura lentement mes lèvres des siennes avec une douceur inouïe. Je n'aurai pas dû mais j'étais bouleversée, ravagée, chavirée. J'aimais cet homme. Je l'aimais peut-être même plus que ma propre vie. Il passa une main sur ma joue et posa son front contre le mien en expirant longuement.

« Si tu savais combien de fois je voulais te le dire. Je t'aime Bella. Je t'aime si fort que j'ai cru que mon putain de cœur allait exploser un million de fois. Mon Dieu. S'il t'était arrivée quelque chose… » S'interrompit-il, la voix vacillante.

J'avais l'impression que ma respiration était calquée sur la sienne. Bien que cela fusse totalement inutile - puisque que je n'avais pas besoin de respirer - il fallait absolument que j'exulte cet air qui me brûlait agréablement les poumons. C'était une manière d'exorter le sentiment délirant d'avoir cette sensation chimérique que mon coeur se remettait à battre dans ma poitrine.

Je le força à me regarder et ses yeux flambaient d'une fusion étrange entre le supplice et la félicité.

« Je suis là Edward. Je vais bien. Je reste avec toi. » Murmurais-je dans un sourire. « Je t'aime Edward. Je t'aime, je t'aime, je t'aime. » Dis-je en parsemant son visage d'une pluie de baiser.

« Bella, j'ai tellement besoin de toi. » Chuchota-t-il. « J'ai tellement besoin que tu t'ouvres à moi. J'ai tellement besoin de comprendre. »

Je ne pouvais pas faire ce qu'il me demandait. Qu'il y avait-il à comprendre ? Avait-il vraiment besoin de savoir que ma vie avait été un désastre ? A quoi ça servirait de lui dire ? Pourquoi remuer le passé ? Pourquoi revenir sur des années de noirceurs, de crimes. Ça ne n'aurait que l'effet de le faire s'éloigner de moi, ça le dégoûterait. Comme je me dégoûtais. Je ravalais la boule qui montait dans ma gorge et le fixa intensément.

« Non Edward. Ce sont MES cauchemars. MES douleurs. Ce n'est pas la première fois et sûrement pas la dernière non plus. Je ne veux pas que tu aies besoin de comprendre l'horreur de ma vie. » Je pris fermement son visage entre mes mains. « Jamais. Jamais je ne pourrais te parler de ça. Tu comprends ? »

Il me serra dans ses bras avec force et caressa mes cheveux, enfouissant son nez profondément dans mon cou.

« Non mais j'essayerai Bella…. J'essayerai… »

*************************************

« Bella… Arrête de stresser. » Pouffa Edward, un sourire narquois aux coins de lèvres.

Je faisais les cent pas dans le couloir en fixant la porte du bureau de Carlisle d'un air circonspect et en maudissant ma lâcheté.

« C'est facile à dire pour toi. » Je me dirigea vivement vers la porte, prête à l'ouvrir quand, soudain, je me ravisa et fis demi-tour. « Non, je peux pas. » Dis-je en me posant contre le mur et en soufflant bruyamment.

« Bella. » Me sermonna-t-il.

« Ok j'y vais. » Murmurais-je, agacée. Je décolla mon dos du mur et ferma mon poing, prête à frapper. « Non, je peux pas Edward. » Je me précipita vers lui et me réfugia dans son torse. « Qu'est ce que je vais lui dire ? »

« Tu lui diras que tu m'aimes, que je t'aime, bref que nous nous aimons… et que tu ne peux plus te passer de moi. »

« Ah la belle affaire ! »

Je m'étais transformée en vrai flippette. Cette première semaine de cours était passée à une telle vitesse que je doutais même que nous fusses vendredi et que j'avais survécu jusqu'ici.

A présent, je m'apprêtais à annoncer à Carlisle que j'aimais son 'fils' et j'étais dans un tel état de nervosité que je dû me rappeler à de nombreuses reprises que j'étais un être surnaturel et que je ne me mettrais pas à transpirer.

Pourtant, j'avais déjà tenté de le faire le mercredi après les cours mais au moment d'y aller, j'avais été prise d'une envie subite de chasser et avait laissé tomber misérablement la 'chose'.

Edward, sur ce coup là, était d'une patience infinie. D'ailleurs, j'avais commencé à faire un léger complexe d'infériorité devant le tableau mental que j'avais élaboré et qui répertoriait la longue liste de ses qualités. Le destin était-il si généreux pour que je puisse tomber sur le seul être sur Terre à n'avoir aucun défaut ? - Généreux ou vachement tordu ; Je penchais plutôt vers le deuxième choix. Et pourtant, ce n'était pas faute d'avoir bien cherché.

Je souffla à nouveau profondément.

« On peut peut-être attendre encore un peu non ? Demain ? La semaine prochaine ? L'année prochaine ? » Dis-je en me mordant la lèvre inférieure et mes dents vinrent légèrement piquer ma peau.

Aïiiiiiiie. Ça fait un mal de chien.

Bien fait. Tu n'avais qu'à faire attention.

C'est un signe Bella. Un signe qui signifie que ce n'est pas le moment d'y aller.

Bien voyons ! Je crois que c'est le prétexte le plus minable de toute l'histoire des prétextes !

Un signe est un signe…

Il pleut des grenouilles : ça c'est un signe ! Qu'est ce que je disais… Une vraie flippette.

Oh la ferme toi !

Je me disais, généralement, que lorsque je commençais à me parler à moi-même, ce n'était jamais très bon.

« Bella. Plus on attend et plus ça deviendra difficile. » Dit soudain Edward, me sortant de ma réflexion intérieure post-apocalyptique.

Il avait raison. A-t-il toujours raison ? Pourquoi il avait toujours raison ?

Je l'entendis glousser.

« Argggg. Edward. Arrête ou je vais jamais y arriver. » Menaçais-je, vexée.

« Pardon. » Pouffa-t-il. « Mais on dirait une vache qui part à l'abattoir. » Je le fixa, perplexe et vis les plis du fou rire sur son visage. « Bella. Tu vas juste lui parler et non pas finir dans une machine qui te transformera en steak haché. » Rigola-t-il.

Je ne pus contenir une grimace en pensant à cet horrible morceau de viande et fus envahie par un léger frisson.

« Ok… Euh… Merci pour la comparaison. » Dis-je alors qu'il était plié en deux.

« Excuse-moi » Dit-il entre deux fous rires. « Je visualise la scène. »

« D'accord. Quand tu auras finir de 'visualiser', tu me rejoindras dans le monde réel. » Dis-je, furieuse d'être une fois de plus, le dindon de la farce. J'avais déjà Emmett comme bouffon du roi attitré et je n'en avais sûrement pas besoin d'un deuxième.

Je fis à nouveau une grimace en pensant au dindon et finalement, je me dirigea vers la porte et frappa à la porte si fort que mon bras entier traversa le bois.

Après m'être rendu compte que j'avais fait un énorme trou dans la porte, je retira mon poing et vis Carlisle de l'autre coté, me regardait d'un air béat et je ne pu me retenir de lui faire coucou de la main avec un pauvre sourire désolé.

Edward se tenait les cotes contre le mur du couloir et riait à gorge déployée. Je vis Carlisle se lever, ouvrir la porte et l'examiner avec attention, passant son bras à travers le monstrueux trou.

« Carlisle… J'ai… Je suis désolée. » M'excusais-je, horrifiée.

Carlisle rit un peu. « Ce n'est pas grave Bella. De toute façon, je la détestais cette porte. » Il me fit signe de rentrer à l'intérieur puis vint se poster derrière son bureau, le sourire aux lèvres. « Alors comme je pense que tu n'es pas venue ici dans l'intention délibérée de casser l'entrée de mon bureau, je suppose que tu voulais me parler. »

« En fait, nous voulons te parler. » Dit Edward en me rejoignant à l'intérieur.

Carlisle croisa ses bras sur sa poitrine d'un air absorbé, visiblement intrigué, fixant Edward de ses yeux interrogateurs.

« Non. C'est plutôt le contraire. » Dit Edward, répondant surement à la question muette de Carlisle.

Le visage de Carlisle parut encore plus circonspect malgré le fait que je ne comprenais rien à leur échange silencieux. Edward me regarda puis me fit signe de me lancer d'un geste de la tête. Je pris une profonde et inutile inspiration.

« Voilà… Euh…. Ouais…. En fait…. En réalité, j'ai…Nous avons…Euh… Comme qui dirait… Je… C'est pas facile… C'est… » Balbutiais-je devant un Carlisle médusé et un Edward amusé. « Alors voilà… Bon sang, tu pourrais m'aider quand même. » Je me tourna soudain vers Edward et le supplia du regard de la faire à ma place.

Edward rigola. « Non Bella, ce serait trop facile. »

Je le fusilla avec mes yeux mi-clos puis me tourna à nouveau vers Carlisle qui passait son regard alternativement de moi à Edward puis leva les yeux aux ciel.

« D'accord, apparemment il n'y a pas de conflit entre vous deux donc… » Dit Carlisle, imperturbable, m'invitant à poursuivre.

« J'aimerai déménager Carlisle. » Dis-je tout d'un coup en me rendant compte du double-sens de ma phrase. « Non. Attend. Pas déménager de chez toi. Déménager de ma chambre. Ma chambre seulement. Je ne voulais pas dire que je voulais partir d'ici. Je veux juste changer de chambre. Je suis clair là ? Non parce que c'est pas que ma chambre n'est pas bien. Au contraire elle est parfaite. Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire. Je suis bien dedans. A l'aise et tout et tout mais je pense… Non je crois… que je serais mieux dans une autre chambre. Une chambre à l'étage par exemple. Non pas que je sois mal à l'aise en bas, j'étais au rez-de-chaussée à Denali mais là c'est différent. Ce n'est pas comme à Denali. Enfin, si je me sens bien avec vous ce n'est pas ce que je voulais dire…. »

« Ok Bella. Respire. Je ne comprends pas un traître mot de ce que tu racontes. » Dis Carlisle, visiblement désorienté.

« Pourtant j'ai essayé d'être le plus clair possible. » Tentais-je.

« D'accord. A moins de m'acheter un décodeur, j'aimerai que tu te détendes un peu et tu me redises tout ça un peu moins vite. » Rigola Carlisle.

« Ah… Euh… Bon… ce que j'essaie de t'expliquer… c'est que je voudrais bien m'installer dans la chambre d'Edward. » Annonçais-je en espérant qu'il fasse le lien rapidemment.

Carlisle regarda Edward d'un œil septique.

« Vous voulez échanger vos chambres. » Dit Carlisle comme pour résumer la situation.

Je tapa ma main sur mon front. Bon sang, il n'avait pas compris.

« Il ne s'agit pas d'un échange de chambre Carlisle. » Dit Edward, un sourire aux lèvres.

Le visage de Carlisle se figea dans la compréhension. Enfin.

« Je vois. » S'exclama Carlisle en rigolant. « Je ne sais pas quoi dire. Esmée pourra surement dire plus de choses que moi. Je suis étonné. Je croyais que vous ne pouviez pas vous supporter et là vous m'annoncer que vous voulez vivre ensemble. Qui d'autre est au courant ?»

« Bin Alice et Jasper connaissent la situation… Et… Rosalie et Emmett. » Dis-je, un peu ennuyée.

« Tu oublies tout le lycée aussi. » Marmonna Edward en s'installant dans le canapé.

« Merci Edward. » Murmurais-je à son attention entre mes dents serrées.

« D'accord. Donc tout le monde sauf Esmée et moi si je comprend bien. » Résuma Carlisle.

« Pas tout à fait. » Dis-je un peu plus sérieuse. « Personne n'est au courant à Denali et … Et j'aimerai qu'ils ne le sachent pas pour le moment. »

Carlisle croisa ses bras sur sa poitrine. « Hum… C'est délicat Bella. »

Je comprenais sa réticence. A vrai dire, je l'avais déjà anticipé. Je savais ce que j'avais à dire.

« J'aime Edward profondément Carlisle et crois-moi, j'ai bien réfléchi. Si je pensais un seul instant… Si j'avais eu le moindre doute sur mes sentiments, si je n'avais pas été sur de la force de mon amour pour lui, je n'aurai jamais envisagé de te demander que je puisse rester avec vous. Je l'annoncerai à Eléazar en temps et en heure.»

« Bella. Je te l'ai déjà dit mais nous t'apprécions tous énormément - et certaines personnes plus que d'autres apparemment. » Dit-il en jetant brièvement un regard ironique vers Edward. « Mais je ne veux pas qu'Eléazar ou Carmen nous reprochent de t'avoir influencer dans ton choix, bien que je doute de cela. La confiance doit être partagée et tu te dois d'être honnête envers eux. Est-ce que tu comprends mon point de vue ? »

« Oui et je le ferais mais je pensais qu'il était plus logique de t'en parler avant et de connaître ton sentiment sur la situation. »

« Le seul sentiment qui m'inspirent en ce moment c'est le bonheur. Edward mérite d'avoir trouver quelqu'un qui l'aime et d'être heureux. » Dit Carlisle en se tournant vers Edward.

« Et encore plus que tu le crois. » Dis Edward en fixant Carlisle.

« D'accord. Bien que j'aime à me considérer comme une sorte de chef de famille, il n'en est pas moins que nous sommes une famille. Une famille qui prend des décisions ensemble. Je pense que personne ne verra d'objection à ce que tu restes mais il est primordial de saisir l'avis de tous. Donc, un petit conseil de famille s'impose. » Annonça Carlisle en se reposant contre le dossier de sa chaise.

J'espérais vivement que ça ne ressemblait pas au conseil que nous organisions à Denali.

On pouvait appelé ça plutôt un 'bordel de famille'. Je pensa au dernier en date où nous avions houleusement débattus après qu'Irina nous avait fait part de sa dernière lubie : avoir un chat. Au final, Eléazar avait tranché la question en évoquant le fait que tout cela pouvait mal se terminer. Mal se terminer dans le sens où il pourrait devenir le repas.

Je ris discrètement en repensant à la tête ahurie d'Irina et fut sorti de ma rêverie par Edward qui se leva pour m'embrasser.

« Ça ne te déranges pas de me laisser seul avec Carlisle un instant ? » Demanda-t-il doucement.

Je frissonna lorsque sa main touchèrent mes cheveux et je dus me concentrer fortement sur l'endroit où nous nous trouvions afin de ne pas lui sauter dessus pour lui montrer toute ma joie.

« Pas du tout. » Je me rapprochais de son oreille et murmura si bas que je pensa un instant qu'il ne pouvait pas m'entendre. « Seulement si après je peux avoir un instant, seule avec toi. »

Je le sentis trembler légèrement et, ravie de mon effet, je pris congé de Carlisle et descendis rapidement les escaliers avec l'impression étrange que le monde était à moi.

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N/A 1 :

Ah ça fait du bien de retrouver la normalité avec, vous vous en doutez, tout plein de passages limonés à souhait.

Parce que y'en a marre du drame. Bon, y'en aura encore mais je ne sais pas quand.

N/A 2 :

Bon avec tout ça, il me semble que c'est le moment idéal pour annoncer qu'il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. (Bizarrement, quand on me dit ça, j'ai toujours un peu peur de ce qu'on va m'annoncer.).

Voilà, donc, je commence par la mauvaise : Je pars en vacances samedi - enfin pour moi c'est pas une mauvaise nouvelle – mais ça signifie pas de mise à jour pendant une semaine.

La bonne : Je vais mettre à profit le temps où je ne serai pas dans la mer méditerranée ou sur la plage à manger des glaces ou trop occupé à dépenser mon argent pour des babioles qui finiront dans un carton ou trop occuper à reluquer les bô gosses bronzés du sud ou…. (bon bin ça va on a compris *entend des voix*) pour avancer dans mon intrigue et pondre plein de petits chapitres intéressants.

N/A 3 :

La chose me trotte dans la tête depuis un moment et je serai bientôt amenée à faire un chapitre d'un POV d'un autre personnage. Alors à vous de me faire part de vos envies : POV de qui ? Sur un chapitre existant ou un chapitre inédit ? Toutes les propositions seront étudiées avec attention.

N/A 4 :

Donc prochain chapitre vendredi 23h59 (Heure de Paris) après faudra attendre une semaine pour la mise à jour.(^_^)

Je dis ça maintenant pour vous préparer psychologiquement.