Avec ce chapitre, je fête les 213 personnes qui m'ont mis dans ses Alert story, les 166 qui m'ont mis en favorite story, les 55 qui m'ont fait l'honneur suprême de me mettre dans leur liste d'auteure favorite, la 1231ème reviews (qui est soit dit en passant 1000 de plus que ce que j'aurai jamais espéré) et tous mes petits vilains.
Pour fêter ça, je vais vous faire un petit topo de « Les Aimants » :
Cette Fanfiction est pourvu de disclamer mais n'évite pas quelques spoliers. Elle apparaît en rating M et toutes les reviews, ne provenant pas forcement de fandoms, sont toujours formidables. Elle n'est pas très canon et bien volontiers un peu en UA. Il y aura peut-être un séquelle ou une préquelle en OS, mais comme il faut bien la finir un jour, je ne peux pas la laisser indéfiniment en WIP.
Elle regroupe plusieurs genres. La Romance notamment mais aussi la frendship, l'Action, le Mystery, le Suspence, un peu angst, drama et darkfic mais jamais deathfic mélangeant curieusement un peu Humor et Hurt/Comfort aussi. Elle n'est pas du tout Shônen mais plutôt Shôjo et n'est sûrement pas un PWP ni un Portnaouak encore moins un SAP .
A la base, cette fic est un bunny. Le POV est uniquement centrée sur le personnage de Bella et quelques cliffanger ne sont pas exclus. Les personnages sont un peu OOC et la story est essentiellement paring E/B, un peu WAFFy quand même. Edward est un Gary-stu certes mais reste IC. Comme je suis une shipper, pas de JB en triangle amoureux donc. Cette fanfic est très lemon, un peu lime mais jamais slash. Je rajoute que j'écris sans betâ.
Si vous avez tout compris alors vous connaissez parfaitement le vocabulaire spécifique des FF si non… Je suis MDR devant mon PC mais il suffit de me demander ;-)
Merci aux reviews : mimily, twilighteuse27, aude77, eliloulou, Armelle16, CarlieCullen, juliette, diane24, marion, Sunofmylife, Mary79, acheroniastyx, team edward, laurie, mel31, TiXXiT, Hell71, Ally annecullen69, Liloo Flower, eliloulou, liliputienne31, emmymarks, x8-twilight-8x, ErylisxJazz, july, caro30, Dawn266, HEFIDA, twililyz, Nienna-lo, Motsamots, NiniWeasley, VeroNiQue22, lapetiotesouris, acoco, veronika, severine, Niphredil, louloute0310, nadia, chriwyatt, Galswinthe, melacullen, Joeymalia42, hp-drago, Melielola, Asuka, Lenerol, Atchoum16, océane, Maellef03, anya, Diane24, manon, miinie, une vilaine, fiitalya, angel, scrapfaconed, coco34, gwen et lily7807.
Allez, tout de suite, la suite du petit cliffy du dernier chap…
Dans le chapitre précédent
La retenue passa rapidement bien que j'eusse sentis sur moi les regards insistants de Spike* durant toute l'heure. Je soupirai de désolation tout en me rendant sur le parking aussi vite que possible. Lorsque que je franchis les portes du lycée, je me stoppai net devant le spectacle qui s'étalait devant mes yeux.
Qu'est ce que c'est que ce bordel ?
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*Rappel : Il s'agit bien sur de Mike Newton. Mais comme Bella ne se rappelle pas de son prénom, elle l'appelle Spike.
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« La vérité est en marche et rien ne l'arrêtera. »
Emile Zola - Extrait de L'Affaire Dreyfus. La Vérité en marche
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CHAPITRE 22 – Parle avec lui
Une dizaine d'élèves étaient attroupés dehors, sur le parking, discutant entre eux. Il était étrange de voir qu'à cette heure - surtout pour un vendredi - il y avait autant de monde encore au lycée. Dans le brouhaha incompréhensible qui s'élevait, alors que je m'apprêtais à faire un pas pour quitter définitivement le lycée, mes oreilles captèrent les mots Bal, Inviter, Isabella, Dire oui.
Tiens. Il voulait tous inviter la même fille et elle s'appelait comme moi…
?!??!??!??!??!??!??!??!?
Oh.
Mon.
Dieu.
Mais non. Mais non. Mais… Etais-je tombée dans le seul coin des Etats-Unis d'Amérique où les garçons étaient tous cinglés ?
J'étais figée dans l'horreur et malgré les commandements de mon cerveau qui me disait de courir loin, mes jambes refusèrent de bouger. Mon hésitation fut furtive mais trop lente car déjà le silence se fit, les yeux de tous les mâles ici présent me fixèrent et quelques uns commençaient à affluer dans ma direction.
Mes yeux s'agrandirent d'effroi et je choisis finalement la seule chose censée et intelligente à faire : Battre en retraite.
Je m'engouffrai de nouveau à l'intérieur du lycée mais entendis Spike me chercher depuis le couloir de droite et venir dans ma direction.
C'était pas possible. Je vivais un cauchemar. C'est ça. Un cauchemar. Impossible, je ne dors jamais. Je tournais alternativement ma tête vers les pas de Spike qui se rapprochaient et vers la porte d'entrée du lycée en me demandant de quel coté l'horreur arriverai en premier.
Je sentis soudain un main me happer et me tirer en arrière dans ce qui semblait être les toilettes des filles. Je perçu immédiatement l'odeur d'Edward. Je me retournai pour me prouver que je n'étais pas atteinte d'hallucinations sensorielles. Il se retenait de rire en posant une main sur sa bouche.
« Tu… Je… Mais… » Bégayais-je.
« Surprise. » Chuchota-t-il avec un sourire éblouissant.
« Oh Edward. » Je me précipitai dans son torse. « Je suis tellement contente que tu sois là. »
« Je ne peux pas m'empêcher d'aider les belles filles en détresse. » Dit-il en embrassant le haut de mon crâne.
Je m'écartai légèrement et le fixa. « Edward. Je… Ces gens dehors me font peur. »
« Ils sont mordus. » Pouffa Edward.
« Ils sont fous ouais. » Protestais-je. « Tu prends tout ça vraiment trop bien. Tu n'es même pas un peu jaloux ? »
Il haussa les épaules. « Je sais que tu n'aimes que moi, en plus Ali… » Il s'interrompit et plaça ses deux mains sur sa bouche comme un enfant qui aura laissé échappé un gros mots.
« Alice quoi ? Ah la traîtresse !!! » Grognais-je entre mes dents.
Edward rit et croisa les bras sur sa poitrine. « Bon, je te sauves ou tu préfères t'expliquer avec tous ces garçons ? »
Je poussa un soupir dans la défaite et rétrécis légèrement mes yeux en le regardant. « Je n'en ai pas terminé avec toi Edward Cullen. »
« Hummm. J'adore quand tu prononces mon nom comme ça. » Murmura-t-il contre mon oreille avant de claquer sa main sur ma fesse gauche. Je ne pus retenir un cri de surprise et tenta de le fusiller du regard mais je pense que j'avais l'air plus excitée qu'énervée.
Il me prit la main et nous sortîmes des toilettes. Le couloir était vide mais je perçus clairement des voix dehors. Edward mit ses lunettes de soleil - bien qu'il n'y eut pas de soleil mais qu'est ce qu'il avait la classe !!! – et posa son bras sur mes épaules. Il poussa de sa main libre les portes du hall et nous croisâmes un énorme silence gênant ainsi que quelques murmures agacés une fois dehors. Alors que presque tous les regards étaient braqués sur nous, Edward s'arrêta près de sa voiture et me plaqua doucement contre la portière. Ses prunelles ambrées semblèrent encore plus dorées.
« Comment pourrais-je être jaloux alors que je suis le seul à pouvoir faire ça ? »
Il prit mon visage entre ces mains et brossa légèrement mes joues de ses pouces avant de rapprocher son visage du mien. Nos nez se frôlèrent quelques secondes et lorsque nos bouches se touchèrent, je fermai les yeux afin de savourer ses lèvres et plongeait dans un torrent de délice et de félicité. Notre baiser était doux mais fiévreux, riche et d'une saveur sans pareille, une danse parfaitement synchrone et délectable.
Je posai mes mains sur les siennes tandis que nos lèvres se nourrissaient l'une de l'autre sans jamais rencontrer nos langues tant ce moment était paisible, fort et exquis. Je l'entendis ronronner d'extase et souris malgré moi contre sa bouche. Ce son était merveilleux et montrait toute l'intensité de son euphorie.
Ce fut à contre cœur que je déposa une dernière fois mes lèvres sur les siennes alors que la réalité de l'endroit où nous étions nous rattrapait. Edward plongea ses yeux brillants dans les miens et m'embrassa à nouveau. Je répondis à son désir qui me brûlait tout autant avec ferveur et dévotion tandis qu'il attrapa ma lèvre supérieure entre les siennes et en s'éloignant de ma bouche.
« Je t'aime. » Murmura-t-il.
« Plus que ma vie. » Chuchotais-je contre son oreille avant de le regarder à nouveau.
A cet instant, il rayonnait tellement que je fus plongée dans une sorte d'éblouissement momentané. Il m'apparaissait alors que je puisse être victime du syndrome de Stendhal, à l'instar de ces personnes qui, rien qu'en regardant une œuvre d'art, s'immergeaient dans une espèce de transe hystérique et une exaltation vertigineuse. Edward était comme une peinture devant laquelle Michel-Ange lui-même aurait pleuré tant la perfection qui s'en émanait n'aurait jamais égalé la perfection de toutes ces œuvres réunies.
Je ne savais pas combien de temps nous étions restés à nous regarder mais l'eau qui s'écoulait sans ma nuque me ramena dans la réalité aussi soudainement que si on m'avait giflé avec une batte de base-ball. Il était pourtant si beau sous l'averse, l'eau ruisselait sur ses tempes et sur ses joues tel une multitude de petites rivières. La pluie n'était pas un problème pour nous, au mieux, elle révélait nos odeurs en prenant une teinte légèrement ozonée et brumeuse. J'enfouis ma tête dans son cou.
*****************
Sitôt rentrés, je fus harcelée par Alice qui sauta sur moi. Elle avait le visage horrifié comme si on avait annoncé aux infos que le soleil allait exploser et rayer la Terre de la surface de l'univers.
« Toi. » Dit-elle en me désignant du doigt. « Dans ma chambre. Tout de suite. »
« Mais Al… » Tentais-je vainement.
« Pas de discussions et au pas de course s'il te plait. » Dit-elle apposant ses deux mains dans mon dos et en me poussant en direction des escaliers.
Je jetai un coup d'œil à Edward qui se contenta d'hausser les épaules tandis que je lui fis signe de venir me sauver de la tornade vivante. Il secoua la tête, la mine apeurée, et je le traitai mentalement de lâche. Il allait me payer ça. Ce n'était pas la première fois qu'il m'abandonnait à mon triste sort avec elle. Je le soupçonnais fortement d'être trop froussard pour tenir tête à Alice quand elle était dans cet état. Enfin… Moi je critiquais Edward alors que je me montrais docile et obéissante comme un toutou.
Alors qu'Alice me fit pénétrer dans sa chambre, refermant la porte derrière elle, je me demandais ce qu'elle pouvait bien me vouloir et son air contrarié me fit redouter le pire.
« Tu ne lui as pas dit. »
C'était une affirmation, non une question, et bien que sa phrase aurait été obscure pour quelqu'un d'autre, moi je savais parfaitement de quoi elle voulait parler. Je me laissai tomber sur son lit et enfoui mon visage dans le matelas.
« Fe fe fofais fal afer fe foif ef fouf fui fafanfer… » Commençais-je.
« Bella. Je comprends que dalle. » S'insurgea Alice.
Je levai juste mon visage de façon à pouvoir parler distinctement. « Je disais bin non. Je me voyais mal aller le voir et tout lui balancer comme ça. » Je tourna légèrement la tête vers elle. « C'est comme… une première fois. Faut un contexte, une atmosphère propice et pas un lycée bondé d'humains en train de nous mater sans arrêt. »
« Tu te cherches des excuses. »
« Arrête de me mettre la pression Alice. » Gémis-je.
« C'est pas moi qui te met la pression. Figure-toi que c'est demain soir qu'il va faire sa demande. »
Je me redressais sur les coudes. « QUOI ???? » Je m'assis en tailleur sur le lit et la fixa. « Attend c'est pas possible, c'est trop tôt, il ne peut pas, pas demain, pas si vite mais il est fou ! Alice faut que tu me sortes de là… »
Elle prit un air concentré. « Allons faire du shopping. » Décréta-t-elle.
« Alice! Comment peux-tu penser au shopping dans… »
Je m'interrompis en comprenant soudain le message codé qu'essayait de m'envoyer ses gros yeux arrondis et ses signes de tête. Evidemment, la conversation serait plus constructive loin de certaines oreilles indiscrètes...
« Ouais. » Approuvais-je.
Nous descendîmes avec hâte et je rejoins Edward au salon qui jouait à la console avec Emmett et Rose qui était visiblement mort de rire.
« On a raté quelque chose ? » Demandais-je en enlaçant le cou d'Edward par-dessus le canapé.
Il déposa un baiser sur le revers de ma main tandis qu'Emmett se tourna légèrement vers moi en balançant son bras avec nonchalance sur le bord du canapé.
« Ah ah ah. » Rit Emmett. « Peut-être que tu la connais celle-là Bella... »
« Emmett. » Grogna Edward.
« ... Quelle est la fée la plus gentille ? »
« Emmett. » Regrogna Edward.
« Emmett, j'ai pas le temps là. » Je me tournai vers Edward. « On va faire les magasins avec Alice. »
« Tu m'abandonnes ? »Dit-il avec une expression faussement attristée.
« Oui. Et sans aucun remords. » Je l'embrassais sur les lèvres tandis qu'il sourit et je m'assis sur le dossier du canapé en posant une main sur l'épaule d'Emmett qui gloussait encore. « On va faire les magasins et tu viens avec nous. »
Emmett s'arrêta de rire tout net et sauta dans les bras de Rosalie en la serrant fort. Nous éclations de rire devant son air traumatisé et Alice embrassa langoureusement Jasper tandis qu'elle se dirigea vers le garage. Emmett leva la tête doucement lorsqu'il vit que sa sœur était hors de vue. Il se redressa, l'air fier en se raclant la gorge.
« Ouais. Même pas peur. » Dit-il d'une voix faussement trop virile.
« On parle de moi ? » S'enquit Alice, apparaissant furtivement.
La réponse d'Emmett ne se fit pas attendre car à peine venait-elle de finir sa phrase que déjà Emmett bondit sur les genoux de Rose en enfouissant sa tête dans son cou.
Faudra absolument qu'Alice me raconte ce qu'elle a fait pour le mettre dans un état pareil.
Je pris mon sac et après un dernier baiser à Edward, je fila en direction du garage et une fois installées dans la voiture peu discrète d'Alice, nous nous mîmes en route si rapidement que, déjà, j'aperçu la route nationale qui bordait le chemin qui menait à la villa.
Alice avait l'air concentré, ses mains s'étaient légèrement crispées sur le volant et j'attendis patiemment qu'elle déclanche les hostilités. Après quelques minutes, elle souffla bruyamment et massa doucement sa tempe.
« Merde. Bella faut que tu lui dises parce que sinon ma tête va imploser sur elle-même. J'essaye sans arrêt de penser à autre chose mais c'est pas évident. En plus, Jasper n'arrête pas de me poser des questions. »
« Je sais Alice. Heureusement que la traque de tous ces mecs au lycée a servi de diversion à Edward sinon tu peux être sure qu'il n'aurait pas arrêter de me cuisiner moi aussi. »
« Bon alors qu'est ce que tu vas faire ? »
« Il faut que je lui dise avant demain soir si j'ai bien compris. » Je souffla en laissant ma tête retomber en arrière contre le repose-tête du siège. « Mais qu'est ce qu'il lui a pris d'avoir une idée pareille ! Me demander de l'épouser. Alors qu'on se connaît que depuis deux mois. »
« Il t'aime. Il voit que le lien qui nous unis moi et Jasper, Rose et Emmett et même Carlisle et Esmée est profond et indestructible. Il fonde la réussite de notre bonheur sur notre engagement les uns envers les autres. C'est le seul modèle de vie qu'il connaisse. Tu te rappelles ce que je t'ai dit dans l'avion ? Le temps n'a pas d'importance. C'est vrai. Peu importe que vous vous connaissiez depuis deux mois seulement, ce qui est important c'est ce que vous ressentez. »
Tout en écoutant Alice, je pris conscience qu'elle avait parfaitement raison. Ce que je vivais avec Edward n'avait pas d'équivalence. Aucune comparaison ne pouvait se faire avec ce que j'avais vécu avant. Je n'avais jamais été aussi sure, aussi certaine de mon amour pour lui. Aucun doute, aucune ambiguïté d'aucune sorte ne venait entacher le bonheur que je ressentais de partager sa vie.
« Il m'offre le plus beau cadeau qu'on puisse rêvé en voulant de moi dans sa vie et moi qu'est ce que je lui offre en retour ? Je suis un boulet Alice. Il aurait mieux fait de se trouver une autre fille digne de lui. » Pleurnichais-je.
« Isabella Marie Swan Denali ! » S'exclama Alice.
« T'as oublié O'Connor. » Dis-je amèrement en regardant le paysage défiler par la vitre.
« Hein ? »
« C'est Isabella Marie Swan O'Connor Denali. » Fis-je remarquer sur un ton lugubre.
« O'Connor de quoi… Oh. »
Soudain, alors que nous étions engagé sur l'autoroute, elle fit une embardée sur la bande d'arrêt d'urgence et freina si fort que mon corps fut violemment projeté en avant. Elle bloqua le frein à main en un bruit sec et rapide et se tourna vers moi tout en laissant ses mains sur le volant.
« Bon. Ok. Tu vas arrêter ça tout de suite. » Commença-t-elle. « Arrête de t'auto-flageler constamment. Tu ne veux pas épouser Edward pour l'instant ? Bien. Il est où le drame ? Pour l'instant, ce qui compte, c'est que tu lui parles. Il comprendra. Moi, ce que je ne comprend pas cette manie qu'on les gens de se compliquer la vie. Alors, quand nous rentrerons, tu l'emmènes tout droit dans la chambre et je veux pas vous voir sortir de là jusqu'à ce que tu lui ais tout raconté. Tout. Capiche ? Comprendo ? You understand ? »
« Heu… Oui… D'accord. » Balbutiais-je.
« Bien. » Dit-elle en regardant la route à nouveau.
Elle accéléra comme une dingue en faisant crisser les pneus et s'engouffra dans la circulation.
« Tu vas où là ? » Demandais-je soudain.
« Bin à Port Angeles voyons. »
J'écartilla les yeux. « Je croyais qu'on faisait semblant d'y aller moi ! »
« Les magasins sont ouverts jusqu'à 22h00. Tu crois tout de même pas qu'on allait juste s'éloigner pour discuter sans échapper à ton relooking extrême ? »
« Bin si. »
« Et bin non. »
« Misère. »
« Bella ! Un peu d'enthousiasme ! »
« J'ai le droit de me suicider maintenant ou tu crois que je devrais te voir à l'œuvre avant ? »
« T'exagères. »
« J'ai été mis au parfum par tout le monde. »
« Jasper ne t'a sûrement pas dit que c'était désagréable. »
« Il ne m'a pas dit que c'était agréable non plus. »
« Argg. Le traître. »
Le shopping avec Alice se passa aussi discrètement que si je m'étais baladé nue dans les galeries. Pratiquement devant chaque vitrine que nous croisions, elle poussa de petits cris évoluant entre le rire hystérique et le gémissement orgasmique. Tout le monde nous regardait. Nous avions fait dix-neuf boutiques, essayé vingt-deux hauts, seize pantalons, douze jupes, huit manteaux, trente-quatre ensemble de sous-vêtements, deux porte-jarretelles et un chapeau. J'avais finis avec une dizaine de sacs plus ou moins volumineux à porter. Malheureusement, si Alice était folle-furieuse quand il s'agissait des vêtements, je n'aurais jamais imaginer qu'elle puisse être aussi névrosée quand il s'agissait des chaussures. Et même quand les employés commençaient à baisser leur rideau, elle était encore en train d'essayer des bottes en cuir en poussant des soupirs joyeux au milieu de la dizaine de paires qu'elle avait déjà essayé..
Je pensais que le vendeur allait nous faire une dépression nerveuse quand Alice, admirant ses bottes sous tous les angles, tomba dans un profond silence.
« Finalement, je suis pas sure… » Dit-elle en fronçant les sourcils. Un grosse goutte de sueur perla sur la tempe du vendeur tandis que ses lèvres tremblèrent légèrement dans un tic nerveux. « … Je les prends toutes. »
Le jeune homme poussa un long soupir de soulagement et afficha un sourire ultra white en remerciant cinq fois Alice et se contorsionna dans des révérences ardentes. Il claqua des doigts et deux employés arrivèrent afin de ranger toutes les chaussures dans leur boite et de nous les porter jusqu'à la voiture.
Sur le chemin du retour, je ne pus m'empêcher de sourire.
« Qu'est ce qui t'arrive ? » Demanda Alice l'air de rien.
« Tu es vraiment incroyable. »
« Merci. C'est tout un art et le bonus, c'est en plus de savoir que Edward va tomber dans les vapes quand il va te voir demain avec tes nouvelles fringues et tes subliiiiimes chaussures. »
« Ouias. S'il veut toujours fêter la Saint-Valentin après ce que je m'apprête à lui dire. »
« Tout ce passera bien Bella. Ecoute. Quelle serait ta réaction si Edward t'apprenait qui était secrétement marié à… Tanya par exemple ? »
« Je serai choquée, c'est clair. »
« Mais tu ne l'aimerai plus pour autant, non ? »
« Impossible. » Je tourna lègérement la tête pour regarder le paysage défiler. « Mais… Alice… Il n'y a pas que ça... »
« Pas de mais Alice. Parle-lui. Je ne connais pas ton… Histoire mais fais-moi confiance. Il faut que tu t'ouvres à lui. Ecoute… » Elle s'interrompit quelques secondes puis prit une des mes mains dans la sienne. « Edward est celui dont je suis la plus proche parce son don est assez semblable du mien par certains aspects. S'insinuer dans les pensées les plus secrètes est à double tranchant. Son pouvoir est à la source même de sa douleur. Connaître les pensées de l'autre, c'est comme se sentir totalement dans le regard de l'autre sans arriver à se percevoir soi-même avec clarté parce que ce que les autres pensent de nous n'est jamais le véritable reflet de sa propre personnalité et si il devait se forger une image qu'à travers cela, il n'aurait jamais la conscience de ce qu'il est réellement. C'est pour cela que le silence de tes pensées lui est bénéfique mais c'est aussi une torture. Crois-tu qu'il soit aveugle ? Qu'on soit aveugle ? Le fait de ne pas savoir ce qui te ronge et à la base même de sa peur de te perdre. »
« Je sais que tu as raison Alice et si j'étais dans le cas contraire, j'aimerai qu'Edward s'ouvre à moi. Je serai capable de tout entendre mais lui ? Sera-t-il capable de le faire ? »
« Ecoute ton cœur. » Dit-elle en resserrant un peu plus sa main.
Je la fixa quelques secondes puis posa mes yeux sur nos mains entrelacées, imprégnée d'une force nouvelle et pleine de courage.
« Merci Alice. »
Elle m'adressa un sourire illuminé et nous passâmes le reste du trajet dans le silence et je lui en fus reconnaissante.
Une fois arrivée, et à l'aide de Jasper et de notre vitesse vampirique, nous vidâmes la voiture de nos achats respectifs avec une rapidité stupéfiante. Je finissais de ranger les vêtements dans le dressing de la chambre quand je sentis soudain un bras entourer ma taille et l'odeur d'Edward envahir la pièce.
« Edward… » Dis-je sur un ton qui se voulait pleine de reproches mais qui s'apparentait plus à un gémissement.
Il commença à attaquer l'ourlet de mon haut avec ses dents en grognant légèrement et en me fixant de son regard de braise.
Je ne voulais pas me laisser distraire et c'était si tentant de me laisser faire. J'aurai pu basculer ma tête en arrière dans l'abandon et gémir mon consentement enthousiaste mais ce n'était pas ce que j'avais prévu de faire. J'espérais vraiment qu'après lui avoir dit tout ce que j'avais à lui dire, ses yeux continueraient à me crier son amour. Mais il était évident que l'échéance ne pouvait plus être repoussé. C'était maintenant ou jamais. Tant que j'avais la force de le faire.
J'avais passé tout le trajet à retourner la question dans ma tête dans tous les sens et avait même réussi à choper une migraine. Bien sur, c'était psychosomatique puisque, techniquement, je ne pouvais pas avoir la migraine. C'est dire que ça me travaillait. Je ne voulais pas faire l'amour avec lui et ensuite voir sa réaction. C'était mesquin.
« Edward. Arrête. » Dis-je doucement en stoppant sa main qui glissait sous mon haut.
C'était la première fois que je lui disais non et il afficha un visage surpris.
« Qu'est ce qu'il y a ? »
« Faut qu'on parle. »
Il s'assit sur le lit, l'air intrigué. « Tu sais que quand quelqu'un dit cette phrase c'est jamais bon signe ? »
Je ne dis rien pendant un moment, essayant de réfléchir à la meilleure façon d'introduire le sujet et opta pour l'approche directe. « Ecoute. J'ai des difficultés à parler de moi en général. »
Il sourit. « Des Difficultés… C'est un euphémisme. »
Je m'installais près de lui, assise en tailleur. « Ouais. Je ne suis pas très loquace. »
« Pas très loquace ? C'est rien de le dire. »
« Vas-tu arrêter ? »
Il fit mine de zipper sa bouche et me regarda avec attention.
« Ok. » Je baissai la tête en regardant mes ongles de pied. « J'ai pensé que… Peut-être… Si tu me posais des questions… Ce serait le moment d'y répondre. »
D'un doigt sous mon menton, il redressa ma tête doucement et chercha mes yeux. Je lui offris mon regard le plus courageux mais je pense qu'il ne décerna que mes doutes.
« Bella tu n'es pas obligée. »
« Je sais. Je t'aime Edward et si tu veux savoir alors je te dirais tout. »
« Tout ? »
« Tout. »
« Sans te défiler ? »
« Sans me défiler. »
Il croisa les jambes, sembla réfléchir puis me regarda fixement.
« Qui est Dany ? » Demanda-t-il doucement.
J"étais tellement abarsourdie que ma bouche s'ouvrit d'elle-même.
« Comment… » Commençais-je sans finir ma phrase tant je ne trouvais plus mes mots.
« J'ai capté les pensées d'Alice. Elle l'a cité plusieurs fois et t'y as associé. »
Je me rendis compte soudain que je m'étais trompé sur toute la ligne. J'avais cru vainement qu'Edward ne connaissait rien de mon passé mais c'était sans compter sur tous les indices que j'avais laissés inconsciemment derrière moi. Quelles étaient les autres choses sur lesquelles il s'était interrogé sans jamais m'en parler, sans jamais les mentionner ?
« C'est celui qui m'a transformé. » Je fermais les yeux un moment. « Daniel ne m'a pas donné le choix de vivre cette existence. Il m'a choisi. Pour lui, j'ai tué. Sans distinction. J'ai vécu une vie de nomade sans me soucier des personnes que je tuais parce que je me sentais supérieure et méprisais leur mortalité. Mais au final, c'est moi que j'ai fini par mépriser. J'ai vécu avec lui pendant deux ans. » J'ouvris les yeux mais refusa de croiser son regard. « C'est lui que j'ai fuit avec l'aide d'Eléazar. »
Edxard remua légèrement. « Tu étais sa… Compagne ? »
C'était l'heure de vérité. Je ne voulais pas commencer en premier à parler de ça et sans s'en douter, il venait de mettre le doigt dessus. Je pensa un instant que je n'aurai jamais le courage de lui dire tant ce fut dure. Je jouais mon couple sur un instant de vérité. Une vérité qui pouvait, soit nous libérer d'un poids trop lourd entre nous, soit nous détruire à jamais.
« J'étais aussi sa femme. » Avouais-je.
Il demeura incrédule une fraction de seconde puis il eut un mouvement de recul à peine perceptible. J'aurai tout donner pour savoir ce qui lui traversait l'esprit en ce moment. Son regard semblait s'être perdu et il fronça les sourcils dans l'introspection. Je décidai de laisser le silence s'installer, de lui laisser le temps.
Il tendit sa main vers moi mais se ravisa pour finalement la passer dans ses cheveux et se pincer l'arête du nez.
« Edward… » Murmurais-je.
« Non ça va. » Il secoua la tête et me fit un pauvre sourire. « Après tout, c'est moi qui voulais savoir. »
Alors que je pensais que la prochaine question ne pouvait pas être pire que la précédente, sa mâchoire se crispa soudainement tandis que sa main saisit légèrement le drap sur le coté. « Tu étais avec lui à Chicago ? »
J'acquiesçai de la tête.
« Qu'est ce qui s'est passé Bella ? »
« J'ai… Je me nourrissais d'humains mais… Mais je m'étais toujours interdit de toucher aux enfants. Je ne pouvais pas. Je… Sa soif de tuer était sans limite, sa violence égalait cette soif mais je ne voulais plus. Je me dégoûtais. Alors, je suis partie, je l'ai quitté. Mais j'ai échoué. Il ressent et voit des choses rien qu'en touchant des objets (1). Ça, associé à mon odeur qu'il a traqué, il n'a pas mis longtemps à me retrouver et quand il l'a fait, il m'a assoiffé et m'a ramené deux enfants. » Il sembla que je me liquéfiais sur place et que le trou béant de ma poitrine s'ouvrait avec une violence inouïe. « Je… n'ai… pas… »
Je m'arrêtai de parler. Non pas parce que j'avais peur de sa réaction si je prononçais les mots - bien que j'étais sure, à en juger par l'expression de son visage, qu'il avait parfaitement compris - mais en vérité, je savais que si je continuais, j'allais sombrer.
Les bras d'Edward qui se refermèrent autour de moi m'apportèrent un mélange de sentitiment contradictoire. Son étreinte était à la fois rassurante et terriblement malvenue. Je ne méritais pas d'être consolée. Je me dégageais de lui en douceur. Seulement, je ne voulais pas qu'il le prenne comme un rejet de ma part. Je pris sa main et l'observa quelques instants. J'attendais que passe la douleur en me concentrant sur la douceur de sa peau. Je ne me remis à parler que lorsque je fus certaine que je pouvais le faire sans m'effondrer à nouveau.
« C'est pour ça que sans Eléazar... Sans lui… Tu comprends... Je lui dois tout. »
Edward resta silencieux un long moment. Je pense qu'il venait de saisir toute l'horreur de ma vie avec Daniel. Je regrettais de lui avoir dit mais était consciente que taire la vérité revenait à le laisser dans le mensonge de celle que j'étais. Pourtant, je ne pouvais pas m'arrêter là. je voulais qu'il sache que j'avais été consciente de ce que j'avais fait, qu'il sache que j'avais essayé de me racheter. Même si c'avait été au prix de ma propre vie.
« A un moment, mon dégoût de moi-même était devenue trop insupportable, je… J'ai essayé de me tuer. Pour supprimer la souffrance, le monstre que j'étais devenue. Daniel m'a transformé mais il s'est bien garder de m'expliquer les secrets de notre race. Il m'a juste parlé des Volturis mais avait passé sous silence certains détails comme la manière de tuer d'autres vampires de sorte que je reste constamment sous sa coupe. »
« Je suis passée sous les roues d'un camion, sous les rails d'un train par désespoir. J'ai même essayé de me noyer – c'était vraiment une idée à la con vu que nous sommes dépourvu de respiration – et Daniel, toujours, me laissait faire ; il savait que je reviendrais. »
« Un soir, alors que j'avais fait le grand plongeon du haut d'un immeuble – trente étages combiné à l'attraction terrestre - je pensais vraiment que ça allait être la bonne et…Ce fut le cas, dans un sens. »
« J'ai sauté. J'ai perdu conscience, je crois, ou mes membres étaient trop occupés à essayer de se reconstituer, je ne sais pas. Quoi qu'il en soit, quand je suis revenue à moi, j'ai senti l'odeur d'un vampire que je n'avais jamais croisé avant et je me suis dit que c'était ma chance. Alors, je lui ai demandé de m'achever. »
A cette instant, je revoyais parfaitement la scène et esquissa un sourire malgré moi.
« C'était Eléazar. Il m'a demandé si je ne voulais pas plutôt être sauver mais je l'ai supplié d'en finir une bonne fois pour toute. Bien sur, il ne m'a pas écouté, comme la tête de mule qu'il est. »
« On a parlé plusieurs heures. Il m'a expliqué la vie qu'il menait en Alaska, le régime particulier que lui et les siens avaient adopté et il m'a offert de venir avec lui. »
Je m'interrompis quelques secondes et fixa sa main qui serrait la mienne. « Je n'aurais jamais assez d'une vie pour lui rendre tout ce qu'il m'a donné. » Je déglutis et fixa mon regard à celui d'Edward. « Sans lui, je n'aurais jamais su à quel point je pouvais t'aimer. »
Edward souffla bryammement et se laissa tomber entre mes jambes. J'hésita avant de poser ma main dans ses cheveux mais au moment où je le fis sa voix étouffée me parvint« J'ai tellement de rage en moi Bella. Ce qu'il t'a fait… La vie que tu as dû avoir. Ça me rend malade. »
« Arrête de me victimiser Edward. Je ne suis pas blanche comme la neige. Certaines… Choses ont été fait avec mon consentement, parce que je l'ai voulu. »
Il se figea puis saisit mon visage dans ses mains afin de me regarder droit dans les yeux. « Non. Il aurait dû te protéger, il aurait dû t'aider, il aurait dû te donner tout ce que tu méritais et tu mérites d'être adorée, d'être heureuse, d'être aimée comme je t'aime, comme je t'adore. »
« Je ne te dégoûtes pas ? Même après tout ce que je viens de te dire ? »
« Bella. J'ai fait des choses horribles moi aussi mais je n'ai aucune excuse parce que, moi, j'avais Carlisle et Esmée et pourtant… Pourtant, c'est le passé Bella, alors peu importe ce que tu as fait, je me fous de savoir de qui tu étais la femme, ce qui compte pour moi, c'est la femme qui est avec moi aujourd'hui, pleine de courage… De compassion… De passion. Tu es LA femme de ma vie et je t'aimerai toujours. »
« Je te jure que si je pouvais j'en pleurerais. Je t'aime plus que ma vie, plus qu'il est possible d'aimer. »
Je me laissai bercer par ses lèvres qui répondaient à leur besoin impérieux de toucher ma peau en une pluie de baiser tandis qu'il caressait mes cheveux, enfouissant ses doigts entre mes mèches, respirant leur parfum. Il finit par enfouir sa tête dans le creux de mon cou en me serrant doucement, sans jamais resserrer ou desserrer la pression de ses muscles, nous maintenant dans une espèce de bulle temporelle où seuls comptaient nos deux corps qui s'étreignait silencieusement aussi immobile que des statues figées dans leur éternité muette.
Il ne m'avait pas rejeté. Il était resté et il m'aimait. Dire que j'avais redouté sa réaction n'était sûrement pas assez fort pour décrire l'angoisse qui m'avait envahi. Poussée par tout le monde autour de moi, j'avais finalement presque tout déballé. Du moins, les parties les plus importantes. Il n'avait pas besoin de connaître les détails sordides de ma vie quotidienne avec Daniel et de mon coté, je voulais laisser tout ça définitivement derrière moi. Forte d'une énergie nouvelle, j'avais l'impression que je pouvais tout faire. Il n'y avait plus de secret, plus de dissimulation, plus de mensonge. Je me sentais libérée d'Isabella O'Connor, mon avatar monstrueux. Je me sentais comme investi d'une nouvelle peau dans laquelle Bella Denali pouvait s'épanouir et goûter enfin à la paix. Et dans les bras d'Edward, les perceptives d'avenir étaient plus que douces.
Je basculais sur le lit et il posa sa tête sur mon ventre. Pendant des heures, nos doigts se mélèrent, se démélèrent, se touchèrent, nos peaux se frolèrent, libres, se goûtant l'une l'autre tantôt avides, tantôt sereines. J'avais cette impression étrange d'être la seconde partie de son âme, son prolongement naturel, perdue dans l'attration irresistible de son amour dévorant comme deux aimants, guidés par une force qui nous dépassait et pour laquelle aucun mot n'aurait été assez fort pour l'expliquer.
Nous étions. C'est tout.
Alors que le soleil se levait, son torse se colla contre mon dos, son doigt glissa le long de ma colonne vertébrale et s'attarda sur ma nuque, à la naissance de mes cheveux.
« Tu as encore de la famille ? » Chuchota-t-il tout en continuant ses caresses.
« Mes parents sont morts quand j'étais très jeune. Je ne me rappelle presque plus de leur visage. A vrai dire, je ne me rappelle plus grand-chose. »
« Mes parents sont morts aussi quand j'étais jeune. »
Je me retournais face à lui. « Je ne savais pas. »
« C'était il y a longtemps. » Dit-il en posant ses lèvres sur les miennes.
Edward explora mon visage de ses doigts et je ferma les yeux, savourant ses caresses.
« Tu te rends compte de notre différence d'âge ? » Demanda-t-il tout à coup.
Je m'appuya sur un coude et fronça les sourcils. « Physiquement, je suis plus vieille que toi. » Lui fis-je remarquer. Je reposais ma tête sur le lit, face à son visage si parfait et sourit, amusée. « Dans une cinquantaine d'années, ce ne sera plus un problème. Au fait, tu es né en quelle année Edward ? »
« 1901. » Répondit-il dans un sourire.
Je comptais silencieusement et me redressa dans la surprise. « Bordel de merde. Qu'est ce que t'es vieux !!! » M'exclamais-je devant le résultat de ma soustraction mentale.
« Pas si vieux que ça. Je me trouve bien en forme pour un centenaire. » Comme pour me le prouver, il bascula sur moi et me pénétra à nouveau en enfouissant son visage dans mon cou. Lorsqu'il fut complétement en moi, il s'immobilisa. « Tu te rend compte depuis combien de temps je t'attends ? » Souffla-t-il contre ma peau.
J'enfonçai mes ongles dans son épaule et bascula ma tête en arrière en gémissant.
« Je t'aurai attendu toute l'éternité s'il l'avait fallu. »
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(1) En jargon pseudo-scientifico-paranormo le terme exacte expliquant ce phénomène est : La psychométrie.
Note de l'auteure :
J'avais vraiment prévue la scène de la Saint-Valentin dans ce chapitre mais rien ne se passe jamais comme je l'avais prévue avec cette fic. Alors prochain chapitre promis : du romantisme.
En ce jour de fête, je pense aussi à celles qui me suivent depuis le tout début de cette aventure ainsi que celles et ceux qui me lisent depuis la France, la Belgique, le Canada, la Suisse, la Réunion, le Maroc, la Guadeloupe, Les Etats-Unis, la Bulgarie, le Portugal, la Pologne, l'Algérie, l'Allemagne, la Nouvelle Calédonie, la Chine, la Tunisie, l'Angleterre, l'Espagne, le Luxembourg, Malte, l'Italie, la Polynésie, la Corée du Sud, le Brésil, le Sénégal, l'Ile Maurice, l'Australie et le Vietnam. J'ai dû en oublier (Mais pour ma défense, il est 5h du mat' chez moi.)
