Je n'en peux plus. J'essaie vraiment de poster en temps et en heure mais je reçois tout le temps des alertes pour des fics et je jongle entre lecture/écriture toute la soirée. Je suis en constant dilemne. C'est pour ça que je poste à 3 h du matin.
Donc ce soir (enfin ce matin), petit chapitre de transition. Soyez hystériques en fin de chapitre, c'est fait exprès.
Donc merci à mes MRMQT à savoir : Laura, Alexiel, louloute0310, de araujo, gwen, Miinie, Fleur50, veronika, annecullen69, Lili36 (AGAIN ET review à mort), mimie30, rachoudied, eliloulou, cynthia, magalie, twilighteuse27, popolove et mel31, Lenerol, Angel, melacullen, Ally1915, mimily, Lilia, chriwyatt, CarlieCullen, scrapfaconed, delphine92, aude77, Dawn266, Angel94, lena -lna933-, Galswinthe, VeroNiQue22, Atchoum16, leeloo59, louise malone, team edward, bostondirty, SolN, Mary79, KaoriSolaris, pierrafeu, pitchoune726, lulupattinson, sophiebelier, twilight007, oliveronica cullen massen, samy940, misiri-addict, aline1320, HEFIDA, caro30, Ellen1882, anya et Choupipinette.
J'ajoute que j'écris un par un tous vos pseudos dans les remerciements et à chaque nom inscrit, c'est un sourire qui illumine mon visage.
Réponse aux reviews :
annecullen69, Angel et Alexiel : Yes, c'était bien une référence à « La Soumise » de Tara Sue Me (Notre grande prêtresse du lemon à toutes)
Fleur50 : ne t'inquietes pas, je te répond en MP à (presque) toutes tes questions.
Lenerol : Ah je sais pour mes fautes de temps et de conjugaison. Mais je suis définitivement fâché avec le passé simple. "Sex Toy" est déjà lu et dévoré lol.
CarlieCullen : La bagarre arrive. Patience.
team edward : le nom de l'étoile est un vrai nom d'étoiles lol. Je n'ai pas vu le film « Le temps d'un automne » depuis le temps qu'on m'en parle.
KaoriSolaris : Sailor moon ? Je vois que l'on a les mêmes références culturelles lol.
Disclamer : Twilight ainsi que tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.
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Dans le chapitre précédant :
Le bonheur que je ressentais était si fort et intense qu'un malaise s'installa au fond de moi. Imperceptible, aussi petit qu'une tache huile dans l'océan, plus microscopique qu'un acarien logé dans une moquette mais présent. Je le sentis tout de même.
Pourquoi avais-je cette impression bizarre et étrange que ce bonheur que la vie m'offrait n'était pas sans contrepartie ?
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«L'amour est tout ; L'amour est la vie au soleil. Amour est le grand point, qu'importe la maîtresse ? Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse ! »
Alfred de Musset
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CHAPITRE 24 – Les déboires de Kate
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Cinq mois. Cinq mois de pur bonheur à l'état brut. Cinq mois où j'avais l'impression d'avoir atterrit dans le monde de Babar, utopiquement idéal.
Alors bien sur, j'aurais pu avoir cette impression bizarre de me dire que la vie est chiante mais après tout ce qui m'était arrivé dans mon existence j'avais plutôt tendance à penser le contraire.
Je ne quittais jamais mon collier - même sous la douche - et tous les jours, je pensais à mettre cette foutu bague à mon doigt mais tous les jours, je renonçais. C'était devenu un rituel rassurant. J'étais tellement heureuse avec Edward que j'étais venue à imaginer que la situation allait s'inverser tout à coup et qu'une calamité allait s'abattre sur nous si je dérogeais à mes habitudes quotidiennes. Car j'avais toujours cette sensation malsaine qu'un malheur allait me tomber sur la tête.
Je ne savais pas d'où sortait ce trouble, sans doute venait-il du fait que j'avais tellement souffert auparavant que je ne pouvais pas imaginer que le bonheur s'offrait dans une constance mécanique sans contrepartie. La vie ne vous offrait rien sans contrepartie.
Août se terminait laissant septembre arriver et avec lui, la danse des saisons reprenait leur rythme lent. Il me semblait que je n'avais pas vu l'été passer, le temps semblait filer plus vite quand vous étiez auprès de ceux que vous aimez. Le temps qui n'était pas un paramètre effrayant, j'avais l'éternité. L'éternité avec Edward.
Edward était mon 'âme sœur'. Je pensais que ça faisait un peu cliché de dire ça. Après tout ce n'était qu'un mot, un mot repris sans cesse sans jamais en traduire la symbolique et la force. Je préférai le terme de 'flamme jumelle' tout mon être brûlait pour lui, indissociable et inséparable. Il était difficile d'expliquer vraiment ce que je ressentais. C'était comme vouloir expliquer le vent, en définir la logique, la mécanique mais en en chassant toute la poésie.
Kate considérait avec amusement le clan Cullen comme une secte dont Edward était le gourou. Chaque semaine au téléphone, elle demandait des nouvelles de l'ordre du temple du 'oh oui prends-moi Eddy' et chaque semaine, je regrettais qu'il n'y ait rien capable de lui faire fermer son clapet.
Pourtant, un jour, je tins ma vengeance.
Flashback
Kate, contrairement à son habitude, m'avait appelé en milieu de semaine, chose vraiment inhabituelle. J'avais cru qu'il s'agit de quelque chose de grave mais devant son ton enjoué et sarcastique, j'avais compris que non.
Après m'avoir chambrer comme à l'accoutumé et lui répondre par de molles répliques, je l'entendis souffler bruyamment dans le combiné du portable.
« Depuis que tu es avec Edward, tu te ramollis ma vieille. Tu avais plus de réparties quand tu étais sombre et lugubre. » Soupira Kate.
« Je n'étais pas sombre et lugubre. » M'insurgeais-je.
« Désolée. Tu étais renfrognée et sinistre. » Rigola-t-elle.
« Kate si tu savais comme j'attend le moment où tu trouveras enfin quelqu'un. Ce jour là, je serais sur ton dos tous les jours en braillant 'Je te l'avais dit hein ? Je te l'avais dit…'. Je te poursuivrais jusque dans ton lit. »
Elle se tut quelques secondes. C'était bizarre. Jamais elle n'était hésitante dans le sarcasme ou dans les ragots. « Pour ça, il faudrait que tu viennes à Denali. » Se contenta-t-elle de répliquer, la voix tremblante.
« Kate ? »
« Hum. »
« Kate ? »
« Quoi. »
« Balance. »
« De quoi ? »
« Kate. » Sermonnais-je. « Tu me prends vraiment pour une bille. »
« Merde. » Jura-t-elle. « Ok. Il s'appelle Garrett. Putain Bella si tu le voyais !!! Il est beau comme un Dieu. Il est drôle – il a même fait rire Irina c'est pour te dire – et ses mains…. Looooongues. Il adore quand je l'électrise, ce mec est une bénédiction. Sa voix est… C'est le paradis. Bella, je suis foutue, c'est une catastrophe. Je sais pas quoi faire. Je ne sais même pas si il ressent quelque chose pour moi. Merde, je n'ose même pas lui parler je bégaye tout le temps comme si j'avais 50 ans. Bordel Bella j'ai l'air d'une dinde quand il est à moins de cinq mètres de moi. Bella fais quelque chose. Laisse-moi venir à Forks. Juste le temps que je reprenne mes esprits. Bella fais ça pour moi. Hein ? Tu veux bien ? »
« Attend. Tu veux dire qu'il est avec vous ? A Denali ? En ce moment ? » Demandais-je.
« Oui, oui et oui. S'il te plait Bella, au nom de notre amitié. Je ne me moquerais plus jamais de toi et d'Edward, je ne ferais plus jamais aucune allusion sur ta vie sexuelle, je ne colporterais plus jamais de ragots pendant 10 ans mais… s'il te plait… invite-moi chez toi. Je me ferais toute petite, une souris, tu ne m'entendras même plus parler. »
« Putain Kate, c'est grave. » Commentais-je.
« Ouaiiiis. » Gémit-elle.
Ma bouche se tordit afin de retenir le fou rire qui menaçait d'exploser mais devant les supplications de Kate, je n'en pouvais plus et lâcha mon rire.
« Tu es une traîtresse. » Pleurnicha-t-elle.
Mon hilarité redoubla et lorsque je finis par me calmer, Kate reprit ses jérémiades.
« Bella ne rit pas c'est pas drôle. Je suis désespérée, au fond du gouffre. En plus, Eléazar, ce vieux débile, l'a invité à rester 'autant de temps que nécessaire blablabla'. Carmen l'appelle déjà Gary. Tu sais que quand elle se met à donner des diminutifs au gens… C'est pas bon. Elle n'est pas sensé l'apprécier. »
« Oui je vois c'est une catastrophe en effet. » Ironisais-je.
« Bella ! Il n'est même pas végétarien !!! »
« Je ne l'étais pas non plus à mon arrivée. » Lui rappelais-je. « Depuis quand es-tu devenu xénophobe ? »
« Depuis que Monsieur-j'ai-un-physique-à-en-tomber-à-la-renverse a pointé le bout de son nez dans ma petite existence tranquille et bien ordonnée. »
« J'aurai dis plate et sans action. » Contrais-je.
« D'accord, tu te venges pour le sombre et lugubre, j'ai compris. Alors ? Je peux venir ? Pas plus d'une semaine promis. »
Je levai un sourcirl. « Plus d'allusion sur ma vie sexuelle ? »
« Promis. »
« Plus de phrases du genre 'alors c'est quand que tu la met cette putain de bague' ou autres réflexions liées au mot mariage ? » Insistais-je.
« Jurée. »
« D'accord. » Lâchais-je.
Fin du flashback
Que n'avais pas dit… Kate était là depuis deux semaines et ma vie ressemblait à une sitcom comique. Les trois premiers jours, c'était une crème mais comme on dit 'chasser le naturel, il revient au galop', elle reprit ses bonnes vieilles habitudes et trouva même chez Emmett un maître à penser dans la connerie. Ils étaient comme cul et chemise. Rose en était verte de jalousie et Alice n'arrêtait pas de se chamailler toute la journée avec Kate sur des choses du genre 'Orlando Bloom était le plus craquant – non c'est Jonathan Rhys Meyer' ou 'Gary Oldman est la quintessence du vampirique cinématographique – non c'est Stephen Moyer (1) blablabla'.
Fatigantes.
Alors que je sortais de ma chambre, Kate me sauta presque dessus en chuchotant. « Alors ? C'est quand que tu la mets cette putain de bague. »
Je leva les yeux au ciel, grogna et retourna me réfugier dans ma chambre pour y retrouver Edward, nu sur le lit, étalé dans toute sa splendeur. Je m'écroulais sur le matelas tandis qu'Edward commençait à remonter sa main à l'intérieur de ma cuisse.
« Je ne suis pas d'humeur. » M'agaçais-je.
Edward pouffa et se mit sur moi, de tout son corps. « Qu'est ce que Kate a encore fait. » Demanda-t-il en embrassant mon cou.
Je grinçais des dents. « Je vais la tuer. »
« Pour changer. » Dit-il en faisant traîner sa langue sur ma gorge.
« Je vais la renvoyer en Alaska à coup de pompes dans le cul. »
Il se redressa et s'assit sur ses talons. « Attention Bella. Tu sais que t'entendre parler comme ça, ça me fait bander. »
Je jeta un coup d'œil à son érection manifeste et gémis. Alors que je retirais mon haut avec empressement et que je m'apprêtais à foncer sur l'objet de mes désirs, Edward me poussa rapidement sur le coté et tira la couverture sur lui. Je manquai le bord du lit et tomba par terre dans le processus, les jambes en l'air. Me redressant vivement en me tenant sur le rebord du matelas en traitant Edward de cinglé, je le vis faire un geste en direction de la porte fenêtre de la chambre et vis Kate, le sourire aux lèvres, plaquée contre la vitre tel un moustique écrasé sur un pare-brise.
Je hurlais.
« KATRINA SOPHIE ELISABETH DENALI (1). » Criais-je.
Les yeux de Kate s'agrandirent comme des soucoupes et son sourire se fana en moins de temps qu'il me fallut pour remettre mon débardeur et foncer vers elle en jurant de l'étriper.
« Cours. Je vais t'étrangler. » Criais-je à sa suite en la poursuivant dans les bois.
« Pardon Bella. » Rit-elle en se sauvant.
Et en plus elle rigolait la peste.
Je la poursuivis jusqu'à la rivière et la vis s'arrêter net devant moi. Je pris appuie sur le sol et bondis sur elle mais elle se retourna et fit une esquive de coté tandis je vis l'eau se rapprocher dangereusement de mon visage pour finir par atterrir dedans la tête la première. J'entendais les rires de Kate étouffé sous l'eau, retint ma respiration et nagea jusqu'à me rapprocher suffisamment de l'endroit où elle se trouvait sur la berge, lui saisir la cheville et la projeter dans l'eau froide à son tour. Là c'est moi qui riais.
« Ahhhhhhhhh. » Hurla t-elle en sortant de l'eau trempée. « Une tenue à six cent cinquante dollars. » Elle geint et se hissa sur la rive boueuse.
Je m'approchais du bord et m'installa près d'elle en pouffant. Lentement, je lui retirais quelques algues entremêlées dans ses cheveux. Elle ressemblait à un chaton mouillé.
« D'accord tu m'as bien eu. » Dit Kate en essayant d'enlever la vase de ses chaussures.
« Kate, je t'interdis de me mater dans ma chambre. Si t'es en manque, Emmett a plein de films qui rassasieront ta libido perverse. »
« Hey, je ne te matais pas. Je croyais que tu étais seule. » Se défendit-elle.
« Ouais bin, ne fais plus ça. » La réprimandais-je sans grande conviction.
« Aucun risque. Beurk. » Dit-elle en tirant la langue de dégoût.
Je ris mais ne me sentais pas venger pour autant. Ma frustration fut de courte durée puisque lorsque nous arrivâmes à la Villa une surprise nous attendait.
Eléazar, Carmen, Irina et un vampire – Garrett à en juger par le bégayement hystérique qui saisit Kate – était dans le salon. Je criais de joie tandis qu'Eléazar ouvrait ses bras pour me faire une accolade. Je lui mis un vent monumental en allant directement dans les bras de Carmen. J'embrassais Irina, serra la main de Garrett – c'est vrai qu'il avait les doigts d'une longueur impressionnante – tout en évitant de le regarder dans les yeux - le rouge de ses iris me renvoyait à mes propres souvenirs sanglants - et me tourna vers Eléazar et lui frappant le bras.
« Toi. » Menaçais-je. « Je t'ai appelé il y a cinq jours et tu débarques que maintenant ! »
« Ravie de te voir moi aussi. » Sourit-il.
Je l'enlaça également et me dirigea vers Edward. Kate m'intercepta au passage et me traîna dans la chambre d'amis et claquant la porte derrière elle. Elle semblait ne plus pouvoir parler.
« Dis donc, c'est vrai qu'il est craquant ton Garrett. » Minaudais-je.
Elle se laissa tomber dans le canapé et tourna la tête vers le miroir.
« OH – MON – DIEU !!!! » S'écria-t-elle en se redressant et en tâtant son visage, scrutant son aspect déglingué. Elle prit une de mèches de cheveux entre ses doigts et commença à faire une crise de pleurs aigus.
« Je suis trop moche. Je peux pas croire que Garrett m'ait vu comme ça. Je pue la vase et l'écureuil mort. C'est fini. Tout est fini. Il ne me regardera jamais plus comme avant. »
« Mais Kate… » Tentais-je.
« Non laisse-moi dans l'anéantissement de mes rêves, adieu veau, vaches, cochons, couvées. Donne-moi une corde – ah non je suis bête – Donne-moi un pieu – Ah non je suis bête là aussi – Donne-moi une gifle – ah oui, ça c'est une idée géniale – Oui gifle-moi, je suis hystérique Bella. »
« Mais Kate enfin… » Répétais-je, ahurie.
« Ma vie est pourriiiiiiieeeee. » Gémit Kate.
Oh là là. Je ne l'avais jamais vu dans un état pareil. C'était pire que ce que je croyais. J'étais loin d'imaginer qu'elle était mordue à ce point. Je me dirigeai vers la porte.
« Où tu vas ? » Demanda-t-elle paniquée. « Reviens. C'est de ta fauuuuteeee tout çaaa ouinnnnnn. »
« Alice. » Criais-je.
Elle fut presque instantanément devant moi. Je m'écartais pour laisser apparaître Kate et Alice me regarda avec de gros yeux. Elle pénétra dans la chambre, retroussa ses manches et prit les cheveux de Kate du bout des doigts, l'air dégoûté, en secouant la tête de gauche à droite.
Cela fit pleurer Kate encore plus.
« Bon. Je peux faire quelque chose mais avant… » Elle s'écarta de Kate qui la regardait avec espoir et Alice croisa les bras sur la poitrine. « Répète après moi : Jonathan Rhys Meyer est le plus canon et Stephen Moyer interprète le vampire le plus sexy dans toute l'histoire de la télévision. »
Kate regarda Alice, les yeux mi-clos. « Tu ne me feras jamais blasphémer Alice. »
Celle-ci haussa les épaules et se détourna. « Tans pis. Je crois que j'ai entendu Eléazar t'appeler et … »
Kate s'accrocha à son bras comme un naufragé à un tronc qui flotte à la surface de l'eau. « Non attends. D'accord, d'accord JonathanRhysMeyerestlepluscanonetStephenMoyer interprètelevampireleplussexydanstoutel'histoiredelatélévision. »
« Waouh. » Alice se tourna vers moi. « Elle est accro hein ? »
Je me contentai d'hocher la tête.
Finalement, après vingt minutes de traitement intensif signé Alice Cullen, Kate ressemblait plus à quelque chose et se dirigea la tête – presque – haute dans le salon. J'observais Garrett qui la mangeait du regard et qui lui adressa un petit bonjour. « Hein ? » Fus la réponse de Kate et je me retins de rire.
Tandis que Carlisle, Esmée, Eléazar et Carmen se retrouvait entre 'vieux' au salon, nous nous dirigeâmes en haut, invitant Garrett au passage à se joindre à nous – ah vengeance quand tu nous tiens… - sous l'œil moqueur d'Edward, l'air médusé d'Emmett qui boudait parce que Kate ne rigolait pas à ses blagues douteuses, l'œil victorieux d'Alice, le regard satisfait de Rose et la mine béate de Jasper.
Une fois installés dans le salon du haut, les hommes se mirent à discuter entre eux, Garrett expliquant la dureté de son sevrage mais admettant que ça en valait la peine tout en fixant Kate d'un regard tendre. Celle-ci gloussa. C'est vrai qu'elle avait l'air d'une dinde. Mon Dieu, qu'avez-vous fait de Kate-je-suis-une-célibataire-endurcie-et-j'aime-ça ?
Garrett se tourna vers elle. « Dis donc Kate, ça te dérangerai pas de me faire visiter un peu ? »
Kate avait l'air de quelqu'un qui aurait entendu la voix de Dieu lui-même et me regarda, espérant sûrement trouver une aide quelconque en ma personne.
« C'est une excellente idée ! Tu connais la maison Kate. » Dis-je parfaitement consciente du regard sombre qu'elle me jetait.
« Je… Je… Je… Oui… B… Bien sur. » Bredouilla-t-elle, en se levant finalement. « Tu…Tu veux commencer par la chambre… Euh non pas la chambre… Je veux dire… Attends, on va commencer par le haut. La piscine. Ouais la piscine. Ouais. Suce-moi. »
Elle s'arrêta net devant la porte, porta ses deux mains sur sa bouche et se retourna en faisant des ronds paniqués avec ses mains. « Suis-moi. » Se reprit-t-elle vivement d'une voix aigue. « C'est ça que je voulais dire : Suis-moi. Oh bordel. » Marmonna-t-elle en secouant la tête et en se dirigeant à nouveau vers la porte.
Lorsqu'elle se referma derrière Kate et Garrett, nous nous regardâmes tous et éclations de rire sauf Emmett qui n'avait visiblement toujours pas compris.
« Est-ce que Kate prend de la drogue ? » S'enquit Emmett, intrigué.
« Y'a comme qui dirait de l'amour dans l'air. » Fis observer Jasper avec un sourire.
« Hein ? Qui ça ? » Demanda Emmett.
« Kate !!! » Répondirent en chœur Irina, Jasper et Alice.
« Elle est insupportable depuis une semaine. Je pense que Garrett lui manquait en fait. » Dis-je en m'asseyant dans un des fauteuils. Edward vint aussitôt s'asseoir sur mes genoux.
« Eléazar t'avait prévenue Bella. La séparation n'allait pas forcement leur faire que du bien. J'ai essayé de le dire à Kate mais elle n'en a fait qu'à sa tête. » Répliqua Irina qui se posa à son tour dans l'un des poufs. « Bon, il va falloir que je me trouve quelqu'un moi aussi, sinon je vais passer les cinq prochaines décennies à tenir la chandelle. »
« Tanya n'est pas revenue ? » Demanda Alice.
Irina fut silencieuse un instant. Je remerciais intérieurement Alice d'avoir poser la question. Je n'aurai jamais osé mais je dus admettre qu'elle me brûlait les lèvres.
« Non et… Et je pense qu'il va se passer un bout de temps avant qu'elle ne réapparaisse. »
« Je pourrais… » Commença Alice.
« Merci mais non merci. » Se contenta de répliquer Irina. « Je respecte son choix et lorsqu'elle choisira de revenir vers sa famille, ce sera parce qu'elle sera apaisée et pacifiée. Ces choses-là prennent du temps. »
Rose prit la parole. « Je connais deux ou trois nomades pas mal et il y a aussi ce clan en Irlande, Esmée dit que leur chef, Liam, est beau comme un Dieu. Non attend, il est casé celui là. Charles ? Non casé aussi. Merde, en fait j'en connais mais ils sont tous casés. »
« Ça va Rosalie, je pense que je pourrais m'en sortir toute seule. » Rigola Irina.
« T'en connaît toi Bella ? » Demanda Rose.
Je me raidis et Edward le sentit également. Je ne lui en voulais pas. A part Edward et Alice – peut-être Jasper aussi mais je ne savais pas pour ce dernier – personne n'était au courant de mon passé. Sa question ne renvoya inexorablement aux nomades que j'avais rencontrés avec Daniel et ceux-ci étaient les derniers vampires sur Terre à présenter à Irina.
Je ne me rendis compte que j'étais resté tétanisée un moment et ne fus sortit de ma torpeur que par la main d'Edward qui me caressait la joue. Je le regardais et lui sourit.
« Bella ça va ? » S'enquit Jasper.
J'embrassai Edward et sans dire un mot, il s'écarta.
« Tu veux que je viennes avec toi ? » Murmura-t-il.
« Ça va aller. » Répondis-je sur le même ton. « Excusez-moi. Je vais prendre un peu l'air. »
« Bella. Si j'ai dit quelque chose de…. » Commença Rose, l'air embarrassé.
« Ça va aller Rose. » J'essayai de lui adresser un sourire mais me précipita vers la porte et courut dehors à toute vitesse.
J'avais toutes ses images dans ma tête à nouveau mais arrivait toutefois à gérer l'afflux de sensations douloureuses qui allaient avec.
J'arrêtai de courir dans les bois et marcha un peu, appréciant l'odeur du pin et de la mousse qui parvenaient à mes narines. Je m'aperçus alors que j'avais aussi commencé à aimer l'humidité. Ça me rappelait l'odeur d'Edward.
Mes pas me plongeaient un peu plus au cœur de la forêt mais je ne voulais pas pour autant m'éloigner de la villa trop longtemps. Soudain, comme si elle était apparue brusquement, une odeur assaillit mon odorat. Je fermais les yeux. Elle était trop fine pour que je puisse dire avec certitude d'où et de qui – ou quoi – provenait ce parfum. J'ouvris les yeux. Je me rapprochais de plus en plus, fermant la distance entre moi et le porteur, intriguée. C'était une odeur presque familière mais je n'arrivai pas à capturer son essence pour mettre des souvenirs concrets dessus.
J'étais comme en chasse, captivée, curieuse mais au fur et à mesure de mon approche, je sentais un malaise de plus en plus profond.
Finalement, ma course se stoppa d'elle-même lorsque je vis de mes propres yeux le porteur de ce parfum et me figea d'horreur en apercevant la scène qui se déroulait sous mes yeux….
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(1) Alors bien sur SM ne nous a pas fourni d'indications sur les prénoms de Kate donc c'est inventé. Mais ça rajoute toujours une touche dramatique à une scène lorsqu'un personnage prononce tous les prénoms de baptême d'un autre dans la colère.
(2) Pour celle et ceux qui ne connaisse pas « True Blood », je n'ai qu'une chose à dire : vous ratez quelque chose.
Note de l'Auteure 1 :
Ha ha ha. Ne dites rien, je suis machiavélique.
N/A 2 :
Bon, je pense qu'en 2 ou 3 chapitres, votre fic préférée (du moins, j'espère que c'est l'une de vos fics préférées) sera terminée. Bien que j'en ai pas trop envie car je risque tomber dans un désarroi total.
N/A 3 :
Petit sondage à la Alice : Selon vous, qui représente la quintessence, le summum, le zénith de l'interprétation du vampire tout support visuel confondu (TV, ciné…) ?
N/A 4 :
Heureusement que mon Edward n'existe pas.
1. Parce que je ne pourrais jamais le voir, je serai tout le temps obligée de vous le prêter.
2. Parce que tous les autres mecs (réels eux), a coté, aurait l'air de faire de la pub pour le pâté pour chien.
3. Parce que c'est déjà assez dur de supporter la jalousie de quelques filles, alors de toutes les filles de la planète (C'est vraiment trop de pression).
N/A 5 :
Prochain chapitre dimanche
