D'abords un grand merci à toutes celles qui me harcèlent nuit et jour pour que je poste le chapitre suivant. J'ai découvert une Fic depuis lundi et j'ai pas décollé de mon écran depuis lol et une fic en entraînant une autre… (The Office pour celles à qui ça dit quelchose^^)

La seconde raison de faire traîner les choses en longueur est que je ne veux pas que cette fic s'arrête. Je l'ai commencé depuis le 11 mai et c'est devenu un compagnon de route depuis. De plus, vos reviews (qu'elles soient déjantées, courtes, longues, tristes, MDR, PTDR, hystériques, critiques, emballées, rageuses, déprimées, joyeuses, racontages de vie, décisives, incisives, égarées, délirantes ou modérées) vont me manquer.

Bref, tout de suite la suite mais avant remerciements habituels aux MRMQT : Cynthia, Lavabo, Xangel-15X, Ody, manon, hp-drago, diane24, severine, fleur50, Alexiel, babounette, Lenerol, Blub TPA, Lili36, tiftouff19, Angel94, HEFIDA, alice'n'tom, moi. Sylia, twililyz, Miinie, chriwyatt, Galswinthe, jes. Cullen, bostondirty, Lilia84, Loush, oliveronica cullen massen, dazzling-swan, Dawn266, SolN, twilighteuse27, ErylisxJazz, HelloElo, Fraisine, Joeymalia42, kadronya, Fiitalya, Ally1915, Atchoum16, louloute0310, Laura, veronika crepuscule, midsum, Twifanes, l'empire des anges, lisa, mimirandy69, aude77, annecullen69, Angel, melacullen, liliputienne31, VeroNiQue22, scrapfaconed, Letmesign23, Mary79, caro30, louise malone, lulupattinson, popolove et mel31 et samy940

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Disclamer : Twilight ainsi que tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.

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Dans le chapitre précédent :

Je ne voulais pas affronter les questions, les regards et j'étais surtout inquiète pour Carlisle. Je voulais me sentir coupable d'avoir eut du plaisir alors qu'il était peut-être en danger. Comme s'il avait lu dans mes pensées, Edward resserra son étreinte.

Je voulais profiter de ce moment de calme avant la tempête.

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« Se connaître soi-même, c'est s'oublier. S'oublier soi-même, c'est s'ouvrir à toutes choses. »

Dôgen – Extrait de GenjoKoan

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CHAPITRE 26 – Le bon choix

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« Bon je te l'accorde, se retrouver à treize vampires au même endroit ça ne devrait pas être de la tarte mais la maison est assez grande pour accueillir tout le monde. » Fit remarquer Kate à mon intention.

Je roulai des yeux. Kate avait passé la matinée à échafauder ses plans d'évasion avec plus de machiavélisme que Mickaël Scofield dans Prison Break – Exit les tatouages. Ce qui était étonnant, c'était de voir à quel point son cerveau fonctionnait aussi rapidement malgré la présence de Garrett à moins de six mètres d'elle. Je ravalai mon admiration quand, voyant qu'il se rapprochait d'elle, elle commençait à bafouiller. Il se tenait juste derrière elle, sans la toucher et huma ses cheveux tandis que Kate ferma les yeux un bref instant. Même si le geste était si imperceptible que personne d'autre ne le remarqua, les voir ensemble de cette façon inonda mon cœur de tendresse.

Je me projetai immédiatement dans les propres prémisses de ma relation avec Edward. La manière qu'il avait de sentir mon odeur sans arrêt, de me toucher comme si mon corps avait été en verre, l'adoration dans son regard quand il posait les yeux sur moi. Ah bien y réfléchir, il le faisait toujours.

« Pour la dernière fois, je n'ai mordu personne. Il est inconcevable qu'on nous reproche quelque chose qui n'est pas de notre faute. » M'agaçais-je.

Rosalie secouant ses cheveux avec nonchalance. « Les chiens ne font pas des chats Bella. Ces clébards ne sont pas connus pour leur intelligence et leur flegme. Qui sait comment ils vont réagir ! »

« Ouais bin moi, je les attends de pied ferme. » Gronda Emmett.

Rose lui décocha une gifle derrière le crâne.

« Alice ? » Demanda Esmée brusquement.

Je me tourna vers Alice et celle-ci secoua la tête dans la négative puis revins à Esmée et vis clairement l'anxiété sur son visage. Son froncement de sourcil inquiet et nerveux me renvoyait à ma propre peur.

« Nous n'aurions jamais dû le laisser tout seul là-bas. » Dit-elle, les yeux dans le vide.

Edward se leva du canapé et vint l'enlacer avec douceur.

« Il n'y a aucune raison de s'inquiéter. Il est en sûreté à l'hôpital. Jamais ils n'oseront faire quoi que ce soit. » Murmura Edward en l'enlaçant plus étroitement.

C'était la première fois que je voyais des effusions de tendresse aussi fort entre eux deux. Au cours de ces derniers mois, j'avais pu vraiment voir à quel point ils s'aimaient tous. Leurs gestes étaient emplis d'amour et d'affection, des embrassades, des étreintes, des regards trahissaient leur attachement les uns aux autres.

Je n'avais jamais franchi cette étape avec Esmée. C'était bizarre de m'en rendre compte maintenant. Esmée était sans doute la plus sensible d'entre nous, sa gentillesse, son altruisme, sa compassion la rendait si attachante. On avait qu'une envie : l'aimer.

Malgré cela, malgré les marques d'affection à mon égard, je ne lui avais jamais montré physiquement mon attachement alors que son attitude naturelle aurait dû porter mon affection vers elle.

J'avais peut-être l'impression de trahir Carmen qui avait pris dans mon cœur la place d'une mère. Si je me mettais à aimer Esmée comme telle, si je la laissais prendre cette place dans mon cœur, que deviendrait Carmen pour moi ?

Dieu. Pourquoi les relations entre femmes étaient si compliquées ?

Avec Alice et Rosalie, je n'avais pas ce genre de problème. Elles avaient trouvé leur place naturellement, sans pour autant me faire oublier Kate ou Irina. Concernant la place de la mère, à mes yeux, je ne me sentais pas la capacité d'offrir le même amour qu'exigeait ce statut à deux personnes en même temps. J'essayais de normaliser les relations entre nous, de mettre des mots sur ce que je ressentais pour chacun d'entre eux - frère, sœur, mère, père - j'essayais de compartimenter mes sentiments comme si mettre des mots sur ce qu'ils m'inspirait pouvait m'apaiser et rationaliser mon existence.

J'avais mené ma vie sans avoir de famille, d'amis ni même d'amour. Ne me souvenant de mes vrais parents que par bride d'impressions floues, je n'avais pas eu l'impression de les trahir en considérant Carmen et Eléazar comme tels.

Quant aux hommes, curieusement, il m'était plus simple de les approcher. Emmett, ce gros nounours, était tellement illuminé qu'on ne pouvait que l'aimer et Jasper… Ah … Jasper… il avait tellement souffert dans sa vie que son histoire m'avait indéniablement renvoyé à ma propre souffrance et il s'était imposé comme le grand frère que je n'avais jamais eu.

Avec Carlisle, ce n'était pas la même chose. Eléazar et lui étaient semblables en sagesse mais Carlisle imposait un certain respect naturel qui m'avait permis de savoir comment me comporter avec lui mais Esmée était la seule personne à me faire sentir perdue dans ce qu'elle m'inspirait.

Je voulais pouvoir l'enlacer comme le faisait Edward en ce moment mais j'aurai eu l'air certainement trop maladroite.

Edward se détacha doucement d'Esmée et lui prit la main.

« Tout se passera bien maman. » Murmura Edward.

Tout d'un coup, Esmée plongea son visage dans ses mains et se mit à sangloter bruyamment. « Mon Dieu, on va tous mourir. »

Edward se tourna vers Jasper et Emmett, assit avec leur moitié respective sur le canapé près de la télé et prit un regard paniqué tandis que les garçons le regardaient, désorientés.

« Qu'est ce que tu racontes Esmée ? » Demanda Edward avec un sourire nerveux.

Esmée, secouée de spasmes, leva son regard triste mais dénué de larme vers lui. « Tu… ne… m'appelle… jamais… Maman… La situation… est… forcément… désespérée. »

Edward rit à gorge déployée tandis que Rose et Alice se regardèrent en pouffant.

« Mais non. » Rigola Edward.

« T'es sur ? » Demanda Esmée en le regardant d'un air de chien battu.

Edward secoua la tête de haut en bas avec un sourire.

« Ma pauvre Esmée. » Soupira Carmen.

Jasper et Emmett se levèrent et vinrent enlacer Esmée.

« Vous devriez en prendre de la graine les filles. » Dit Eléazar.

Kate et Irina se tournèrent vers lui en rigolant.

« On est pas des chochottes nous. » S'exclaffa Kate. « Les petits chéris à leur Môman comme c'est mignon. »

Edward, Jasper et Emmett se redressèrent et ce dernier toussa dans son poing.

« Ouais. » Dit-il embarrassé, en regardant Jasper et Edward et soudain, tous se tapèrent à tour de rôle dans l'épaule avec virilité. « On est des vrais mecs nous. »

C'eut l'effet en tout cas de rendre le sourire à Esmée qui s'approcha d'Emmett et lui passa gentiment une main dans les cheveux en les ébouriffant. « Oui mon poussin. »

« Arrêteuh. » S'exclama Emmett en s'écartant d'Esmée et en bombant le torse, fier comme un coq. « J'suis pas une chochotte. » Chuchota-t-il.

Rosalie se leva et vint l'enlacer. « Moi te voir comme ça, ça me rend toute chose. » Dit-elle avec un regard équivoque.

« Esmée, querida, pourquoi ne pas aller chasser ? » Demanda Carmen.

Esmée hocha la tête avec un soupir. Chasser lui permettra sans doute de se vider la tête et de se défouler un peu et de toute façon Carlisle était de garde toute la nuit et ne rentrerait qu'à l'aube, enfin si tout se passait bien. Irina se joignit à elles.

La nuit passa dans une atmosphère bizarre tantôt empreinte de scepticisme tantôt de tension muette due sûrement au fait que Carlisle était dans les pensées de chacun, surtout dans les miennes. L'attente jusqu'au lever du soleil était presque insupportable. Je ne savais pas si Edward avait dit à Esmée que tout irait bien pour la rassurer ou si il le pensait vraiment. Je n'osais pas lui poser la question. J'étais sure qu'il me dirait la vérité mais j'avais tout simplement peur de la réponse.

Finalement, alors que Carmen et les autres étaient revenues depuis deux bonnes heures, le suspense toucha à sa fin lorsqu'Edward annonça qu'il entendait Carlisle arriver. Le salon se plongea dans un silence pesant. Alice se tourna vers lui et Edward secoua la tête par la négative. Je réprimai un frisson.

Carlisle apparut et Esmée se précipita dans ses bras tandis que ce dernier resserra son étreinte avec un sourire confiant. Edward se raidit à mon coté.

« C'est hors de question. » Gronda Edward en regardant Carlisle.

« Je serais avec elle, il ne lui arrivera rien. » Répliqua ce dernier.

« Je ne la laisserai pas y aller seule. Je viens. »

« Sam a été clair Edward. »

« Si vous commenciez par le début ? » Demanda Eléazar en croisant les bras sur sa poitrine.

« Désolé. » Carlisle s'assit, Esmée sur ses genoux, et tous nous nous assîmes dans un silence quasi religieux.

« Sam est arrivé aux urgences avec Jacob et une femelle. Je lui ai expliqué ce qui s'était passé. Sam était calme mais la femme a commencé à s'énerver quant elle a su que c'était moi qui allait m'occuper de son frère. Contre toute attente, Sam a pris notre défense car selon les termes du traité en vigueur, Seth n'aurait jamais dû pénétrer notre territoire. Toutefois, il a rajouté que s'il s'avérait que nous avions menti et attaquer l'un d'entre eux, ce serait la guerre. »

Je me figeai à cette annonce bien que je n'eus rien à me reprocher mais le mot 'guerre' retentit comme une vision apocalyptique et tout le monde me dévisagea imperceptiblement.

« Je ne l'ai pas attaqué. » M'insurgeais-je de nouveau.

« Je le sais Bella. » Reprit Carlisle. « Les loups ont un métabolisme complexe et guérissent de leurs blessures plus rapidement que les humains et Seth s'est réveillé de l'opération ce matin. Sam a demandé à le voir et il a confirmé ton récit. » Carlisle me regarda. « Il veut te voir. »

« Moi ? Pourquoi ? » Demandais-je, ahurie.

Carlisle hocha la tête dans la négative. « Je ne sais pas mais il serait bon que tu accèdes à cette requête, histoire d'apaiser les tensions entre nos clans et montrer que nous n'avons rien à cacher. »

« Et si c'était un piège ? » Demanda Edward d'une voix nerveuse. « Je ne risquerais pas la sécurité de Bella et ne la laisserai sûrement pas approcher cette bande de chiens. »

Je me tournai vers Edward et le fixa dans les yeux. « C'est moi qui ait risqué la sécurité de tout le monde. Je vais y aller. »

« Non. C'est trop dangereux. » Contre Edward.

Je fronça les sourcils et me détacha de lui légèrement.

« Tu ne vas pas me dire ce que je dois faire Edward. » Grondais-je.

« Je ne te dis pas ce que tu dois faire, je te dis juste que tu n'ira pas. »

Je soufflais bruyamment et me massa les tempes, agacée. « Pourquoi j'ai l'impression d'avoir déjà eu cette conversation avec toi ? »

Edward allait ouvrir la bouche quand Emmett commença à pouffer dans son siège. « Ne commencez pas à vous disputer vous deux, on sait tous comment ça finit à chaque fois. » Rigola-t-il.

« Ferme-la Emmett. » Grogna Edward sans détourner le regard. « Ne comprends-tu pas que tout ce qui m'importe c'est qu'il ne t'arrive rien ? Tu ne comprend pas que rien que le fait te t'imaginer là-bas me rend fou ? Peu importe ce qu'il a à te dire. Tu n'iras pas. » Dit-il d'une voix qui n'admettait pas plus d'arguments.

En temps normal, je me serais levé en criant sur lui puis il se serait levé à son tour en criant sur moi et nous aurions fini par nous sauter dessus pour faire l'amour comme des animaux en oubliant après le sujet de notre querelle et en nous félicitant l'un l'autre de nos performances sexuelles époustouflantes pour enfin aborder le sujet en question avec sérénité.

Mais l'heure n'était ni à l'autocongratulation, ni à savoir qui à tord ou raison. Je comprenais l'angoisse d'Edward, j'en saisissais toutes les nuances chaque fibre, chaque bride car si j'avais été à sa place, j'aurais eu la même réaction, si ce n'était plus encore. Mais j'avais mis en danger ma famille ainsi que tout le clan Denali, j'avais choisi délibérément un inconnu à la sécurité de ceux que j'aimais. Tout cela devait trouver une issue heureuse ou alors jamais, au grand jamais, je ne me le pardonnerais.

Tout ça avait commencé avec moi. Cela devait finir avec moi.

Je me posais sur le canapé tranquillement et me tourna vers lui. Je pris son visage en coupe et ferma les yeux afin de me concentrer. J'avais pris peu à peu conscience de mon pouvoir. C'était un peu comme exprimer un frisson et le faire exploser tout autour de mon corps. Ça restait assez inconscient et se déclenchait un peu n'importe comment mais ce n'était jamais assez puissant pour que je puisse vraiment en faire quelque chose. Peut-être que la concentration ne suffisait pas. Peut-être qu'il fallait un but plus important que ma seule envie pour que ça fonctionne. A l'heure actuelle, je n'avais pas la pression mais j'étais consciente de l'enjeu. En vérité, je n'avais jamais vraiment voulu exposer mon esprit à Edward. J'avais peur de lui en montrer trop.

Je savais que je pouvais lever mon bouclier puisque j'avais réussi deux fois au cours des six derniers mois et je connaissais sa texture et sa force ; c'était une part de moi-même après tout. D'après Eléazar, il était même en moi depuis ma naissance et ne m'avait jamais quitté - et ne me quittera jamais.

Je m'ouvrais doucement jusqu'à ce que je sente la pellicule m'enveloppant quitter chaque parcelle de ma peau telle un nuage de brume et je sus que j'avais atteint l'esprit d'Edward quand je sentis sa main toucher la mienne en tremblant. Je n'ouvrais pas les yeux de peur de me déconnecter et ressentis un malaise… Comme si ce que je faisais n'était pas naturel, comme si je sentais une résistance spontanée de cette deuxième peau. C'était très déconcertant. Je me doutais qu'elle ne serait pas d'accord, je souris. Voilà que je parlais intérieurement à une entité déjà intérieure. J'avais l'impression de me combattre moi-même.

« Bella… » Souffla Edward en serrant un peu plus ses doigts sur les miens.

Je pensais souvent à des choses merveilleuses en pensée mais dès que j'essayais de les traduire en paroles, elles perdaient leur magie, leur sens, leur émotion. Alors, je laissai mes pensées vagabonder en me concentrant uniquement sur Edward, sans entrave. Je ne cherchais pas à montrer des images ou des impressions en particulier, je laissais juste l'afflux de sensations s'échapper de ma tête et de mon cœur.

Mon corps se mit à trembler involontairement tandis que je sentais ma pellicule réintégrer sa place avait satisfaction et l'apaisement que je ressentis fut indescriptible. J'ouvris les yeux et vis qu'Edward avait fermé les yeux. Il avait l'air béat mais je fus incapable de décrire plus en avant son expression.

J'avais pourtant une idée ce qu'il pouvait ressentir. Toutes ces fois où il m'avait exprimé sa frustration due au silence de mon esprit étaient assez éloquentes pour savoir en partie que ce que je venais de faire allait le traumatiser à vie.

« Putain Bella, qu'est ce que tu lui as fait ? » S'exclama Emmett en se redressant, ahuri, sur ces genoux.

Je m'écartai légèrement de lui tandis que Carlisle levait un sourcil interrogateur vers moi.

« Edward ? » Murmurais-je. Mais il n'avait aucune réaction et j'eus craint un instant de l'avoir plus que traumatisé. « Mon amour ? » Réitérais-je au bout de quelques secondes.

Je me tournai vers Alice, complètement paniquée, mais celle-ci abordait un sourire qui m'apaisa instantanément. Elle ne serait pas en train de sourire si elle avait vu un problème avec Edward.

Je glissais mes mains hors de ses joues lorsque, soudain, il stoppa mon geste et ouvrit enfin les yeux.

« Encore… » Chuchota-t-il d'une voix presque absente.

« Sans déconner, tu lui as cloué le bec et tu n'as même pas parlé. Je sais pas c'est quoi ton secret mais je veux le même. » Rigola Emmett.

Rosalie lui gifla le bras en levant les yeux au ciel et Emmett se tourna vers elle, en prenant ses joues entre ses mains et ferma les yeux en fronçant les sourcils et en pinçant les lèvres avec force. Rose lui décocha une tape derrière la tête et Emmett se retourna vers moi, la mine dépitée.

« Ça ne marche pas ton truc. » Bouda-t-il.

Les rires fusèrent dans le salon et une fois de plus, je remerciai intérieurement Emmett pour être… Emmett.

Je revenais à Edward et lui souris.

« Tu vois ? Jamais tu ne me perdras. » Murmurais-je en posant mon front sur le sien et en effleurant ses lèvres avec lenteur.

« Pourquoi ? Qu'est ce que j'ai fait dans une vie antérieure pour mériter ça ? » Gémit Jasper.

C'est vrai que d'habitude, il avait toujours l'air de souffrir mais là, je crois qu'il avait pris un trop plein d'émotions en même temps. Il avait enfoncé ses doigts dans les accoudoirs et avait atteint la mousse en perçant le revêtement de cuir.

Esmée leva les mains au ciel en se désespérant de devoir remplacer les meubles tous les quatre matins. Jasper baissa la tête en ruminant qu'on n'était pas normal tandis que Kate émit l'idée de nous envoyer sur une île déserte afin de ne pas dégoûter les autres avec notre amour extravagant et tapageur.

« Moi je trouve qu'ils vont bien ensemble. En fait, ils me donnent même des idées. » Déclara tout d'un coup Garrett en fixant Edward qui pouffait légèrement. Je vis Kate cligner de l'œil gauche dans un tic nerveux. Les vampires étaient-il sujet aux évanouissements ?

Je me retins de rire et fixa Carlisle en secouant la tête de haut en bas.

« Promets-moi d'être prudente Bella. » Dit Edward en caressant mes cheveux.

« Tu t'inquiètes trop. » Dis-je en me roulant en boule contre son torse.

« Promets-moi. » Insista-t-il.

« Je te promets. »

************************

Carlisle et moi arrivâmes un peu en avance au rendez-vous fixé par Sam. Nous étions exactement à mi-chemin entre le territoire Quilleute et le notre, à quelques mètres près. Carlisle était serein comme à son habitude sans doute afin d'apaiser les angoisses d'Edward qui nous espionnait à quelques kilomètres de là. Je l'imaginais bien, dans son arbre, pinçant l'arête de son nez en se fustigeant de n'avoir pas plus insister pour nous accompagner et en se faisant des cheveux blancs dans l'attente de notre rencontre avec les indiens.

« Tu sembles bien calme. » Dit tout d'un coup Carlisle sans quitter des yeux la lisière de la forêt devant lui.

« Il n'y a pas de raison de s'énerver. » Lui répondis-je en contemplant moi aussi les arbres.

« Tu n'es pas obliger de me répondre mais… Je suis curieux… Qu'est ce qui s'est passé tout à l'heure ? Tu sais… Le 'truc'. »

« Edward a lu mes pensées. » Dis-je tout simplement.

Carlisle me regarda en tournant la tête vers moi. Il semblait désireux d'en savoir davantage mais sa retenue et son flegme l'empêchaient sûrement de pousser plus loin ses interrogations.

« Je prends peu à peu conscience de mon pouvoir et de ses capacités. Je ne sais pas vraiment jusqu'où se situe mes limites mais j'ai pu projeté mon aura assez loin afin qu'Edward puisse exercer son propre don sur moi. » Expliquais-je.

Carlisle sourit. « Ainsi, tu n'es pas vraiment intouchable il semblerait. »

Je lui adressai un clin d'œil. « Seulement si je veux ne pas l'être. »

« Edward va être infernale après ça. Il voudra tout le temps lire en toi, tu n'auras jamais la paix. » Rit-il.

J'allais répliquer lorsque j'entendis un bruissement au loin et le résonnement de pas lourds qui firent vibrer presque imperceptiblement le sol. Je pouvais déceler l'avancée des pas rien qu'aux tremblements de plus en plus perceptibles sous mes pieds. C'était comme si des milliards de fourmis creusait la terre en dessous de moi. J'entendis les hurlements sonores et continus d'un loup et regarda Carlisle qui leva les yeux au ciel.

« Les loups et leur folklore… » Pouffa-t-il. « N'aie pas d'inquiétude Bella. Tout n'est que mise en scène afin de nous impressionner un petit peu. »

Je ris avec lui et ravala mon amusement afin de conserver un minimum de sérieux lorsque je perçus la proximité de leur présence. Il ne s'agissait pas de les vexer d'entrée de jeu.

Je vis rapidement une forme humaine s'avancer et derrière lui quatre loups immenses, tous crocs dehors, le poil hérissé et les griffes ancrés dans le sol. J'avoue que c'était assez impressionnant.

« Sam. » Salua Carlisle en inclinant légèrement le menton.

« Carlisle. » Fit Sam en faisait le même geste avec toutefois plus de retenue.

« Donc nous sommes là. »

« Oui je vois. »

« Voici Bella. »

« Oui je m'en doute. »

Un silence s'installa. Je décidai de briser un peu la glace.

« Comment va le jeune humain ? » M'enquis-je doucement.

Sam se contenta de me fixer du regard et je crus un moment que j'avais dit une connerie. L'expression de Sam changea légèrement et il releva la tête en s'avança vers moi de plusieurs pas en restant toutefois à bonne distance. Ce geste ne passa pas inaperçu pour les loups derrière lui puisque l'un d'entre d'eux se mit en position, prêt à bondir lorsque Sam, sans même se retourner, leva son avant bras en l'air. Le loup grogna en s'avançant malgré tout et Sam se retourna alors vers lui en le regardant d'un air furieux. Le loup couina et recula en baissant la tête.

Je ne pense pas que c'était là une volonté de nous impressionner davantage mais je réalisai vraiment deux choses. Premièrement, Sam était le chef. Deuxièmement, il savait se faire respecter.

« Vampire. » Déclara Sam solennellement à mon intention.

« Bella… Je m'appell…. »

« Vampire. » Insista-t-il en me coupant la parole.

Bon, je n'allais pas le contrarier.

Il me toisa d'un regard glacial. « Je t'adresse mes plus chaleureux remerciements au nom de la Tribu et de la famille du jeune Seth. » Dit-il de la voix la plus froide et la plus dénuée d'émotions possible.

Chaleureux ?!? Son débordement d'émotion ne laissait sans voix. Je me retins de rire quand j'imaginais qu'il donnait ses plus chaleureux baisers à sa femme.

Il pensa sans doute en avoir terminer avec ses effusions chaleureuses avec moi car il se tourna vers Carlisle.

« Accepte nos excuses pour cette intrusion et nous te prions de croire en notre bonne foi quand je te dis que Seth va recevoir une punition émérite pour ce qu'il a fait. Le jeune Seth est novice et fougueux et il n'avait cependant aucune malveillance et aucune intention hostile à votre égard. »

« Nous le savons Sam et remercions ta sagesse. Notre seule volonté est de vivre en paix. » Déclara Carlisle sur le même ton.

Sam se tourna à nouveau ver moi et inclina légèrement la tête.

« Ton geste t'honore vampire. »

Soudain, un des loups commença a tremblé et à ma grande surprise pris forme humaine. Je jetai un coup d'œil vers Carlisle lorsque je m'aperçu qu'il était nu et qu'il s'avança vers nous l'air de rien. Son… aisance me laissa de marbre et j'affichais un visage impassible. S'il voulait se balader à poil, c'était son problème.

« Pourquoi ? » Demanda l'homme avec animosité.

Je le regardais sans comprendre et c'eut l'air de l'agacer un peu plus.

« Pourquoi tu as fait ça ? »

« Pardon ? » Demandais-je, en réalisant qu'il s'adressait à moi.

« Tu aurais pu le laisser mais tu as risqué de vous compromettre pour le sauver. Je ne comprends pas. Que voulez-vous en échange ? »

« Jacob. » Gronda Sam.

Je serrai les points en essayant de me calmer. Ce con osait vraiment insinuer ce que je pensais qu'il était en train d'insinuer ? Je jetai un regard vers Carlisle, puis vers Sam, puis à nouveau vers Carlisle puis inspira profondément afin de calmer ma fureur. Peine perdue.

« Et qu'est que tu ne comprends pas au juste ? » Demandais-je ironiquement en le toisant avec amertume. « Que je puisse avoir du respect pour la vie ? Que je ne puisse pas laisser un homme se vider de son sang sans faire autre chose que le regarder mourir ? Je… » Je m'arrêtai en fixant Sam dans les yeux. « … Je ne suis pas venue pour me faire insulter. »

Je me sentais tellement humiliée que je ne pouvais même plus parler. Carlisle posa sa main sur mon épaule et regarda Sam.

« Nous n'avions pas l'intension d'insulter qui que ce soit. Nous sommes là pour vous donner un signe d'amitié. » Dit Sam d'une voix calme.

« Amitié ?!? » S'étouffa Jacob. « Surveille tes paroles Sam !!! »

« C'est toi qui va surveiller les tiennes Jacob… » Sam se retourna vers lui. « … Et tu vas tenir ton rang. » Dit-il en détachant chaque mot.

Un affrontement visuel se joua entre les deux hommes et finalement, Jacob recula de deux pas vers ses compagnons.

Carlisle prit rapidement la parole. « C'est avec beaucoup de gravité que nous acceptons ce vœux d'amitié Sam. Garder nos deux clans en paix est notre seul souhait. »

Sam hocha la tête et sans plus de cérémonie, il se retourna et fit signe aux autres de le suivre. Tous s'enfoncèrent dans la forêt sauf le Jacob en question qui marcha à reculons en me fixant d'un drôle d'air et fut instantanément soulagée lorsqu'il disparut de ma vue.

Quelle infâme créature !

Je savais qu'Edward surveillait notre entrevue mais je fus quand même étonnée de la rapidité avec laquelle il nous avait rejoint. Carlisle rit un peu de notre incapacité à nous décrocher l'un de l'autre. Edward me serra dans ses bras et huma mes cheveux, nostalgique. Carlisle se racla discrètement la gorge, un sourire amusé sur son visage.

« J'aurai dû lui flanquer mon poing dans la gueule. » S'agaça Edward.

« Edward. » Sermonna Carlisle.

Il soupira. « Je sais. »

Je levai un sourcil vers Carlisle. « Pourquoi une telle hostilité ? » Demandais-je, lasse.

« Jacob n'était pas hostile Bella. Il était incrédule. » Expliqua Carlisle.

Edward me fixa et me donna un baiser sur les lèvres. « Il s'est fait une idée de nous très arrêtée. Nous sommes l'ennemi, les buveurs de sang, des monstres, dépourvus d'âmes mais tu lui as prouvé qu'il se trompait. Tu as fait basculer son petit univers, ses convictions. » Continua Edward.

Son explication avait du sens pour moi. Je pouvais aisément comprendre le… dégoût que pouvait lui inspirer notre race, l'ayant moi-même ressenti. Je ne pouvais pas non plus lui en vouloir de s'être montrer incrédule par mon comportement. Tout cela aurait pu très mal finir.

J'aurai pu anéantir des années de paix en quelques secondes. Je frissonnai.

Edward, Carlisle et moi repartîmes vers la villa et je ne pu m'empêcher d'éprouver comme un poids se retirer de ma poitrine et capta à nouveau cette sensation étrange.

Pour la quatrième fois de ma vie, j'avais l'impression d'avoir eut fait le bon choix.

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NIIA (Note Inutilement Importante de l'Auteure) :

Avant de tirer ma révérence d'ici quelques chapitres, j'aimerai vraiment que vous me fassiez un gros kiff (language de djeun's). J'aimerai vraiment que chaque personne ayant lu ce chapitre me laisse une review.

Je sais que des fois, certains non rien à dire ou pense que ce qu'ils vont dire n'ont pas d'intérêt alors je vais vous laisser quelques phrases récurrentes qu'il vous suffira de vous inspirez lol :

- J'adore

- Vivement la suite

- C'est quand la suite ?

- C'est trop court

- Il y a trop de fautes

- Tu veux m'épouser ? (Celle-là évitez svp)

Bien sur vous pouvez faire des condensés du genre :

- J'adore. C'est quand la suite ?

- C'est trop court mais tu veux m'épouser ?

- Etc…

Bon, ceux qui sont en alert n'ont pas d'excuse et pour les anonymes : ce n'est pas une excuse non plus de ne pas être inscrit. La fugue du chat n'est pas non plus une excuse valable, pas plus que le mari/frère/sœur/ami/ qui monopolise sans vergogne le PC, vous empêchant ainsi de reviewer.

Liste exhaustive des excuses valables (Dans ces cas, j'offrirai ma clémence) :

- Vous vous êtes fait enlever par des extraterrestres et ils ont fait des expériences sur vous - Précision : Si vous vous êtes fait enlever par des extraterrestres sans qu'ils n'aient fait des expériences sur vous, ça ne compte pas. (Mulder, sort de ce corps)

- Un troupeau de vaches sauvages a piétiné par inadvertance votre PC et a brouté votre modem - Précision : Si elle ne sont pas sauvages, ça ne compte pas non plus.

- Vous vous êtes fait amputé des deux mains.

- Le G.I.G.N a débarqué dans votre salon et vous a coffré pour actes de terrorismes (articles 434-16 et 421-1 du code pénal uniquement). Le terrorisme écologique ne compte pas.

- Vous vivez avec votre belle-mère.

N/A 1 :

Je n'arrive pas à croire ce que je vais faire dans le prochain chapitre mais je l'ai fait.

Prochain chapitre qui arrivera samedi prochain !!!

N/A 2 :

Un concours de OS est ouvert par allocop (Odrey_bzh,beth_juju_jeny). Alors si vous vous sentez une âme d'auteure, n'hésitez pas!!!

Détail sur le profil : www(point)fanfiction(point)net/u/2088884/Allocop

N/A 3 :

Je parle vraiment trop.