Avant tout, laissez moi vous dire que quand j'ai consulté ma boite à review, j'ai failli faire un AVC. J'étais tellement fofolle que mes voisins doivent se dire que je suis bonne pour l'HP (non pas Harry Potter, là c'est de l'Hôpital Psychiatrique qu'il s'agit). J'ai même vérifié dans ma cafetière qu'il ne poussait pas des champignons hallucinogènes. Dès fois que je m'inventerai des reviews imaginaires (Bin quoi, y'en a bien qui ont des maladies et des amis imaginaires, j'ai eu peur d'être devenue reviewcondriaque).

Mais non, vous l'avez fait !!!! You have done it. 180 reviouuu, c'est du délire. Et moi, comment je vous remercie? En postant plus tard que prévu. J'ai honte et je vais allez m'enterrer dans un trou.

* Se reprend*

*Espère votre pardon*

Deuxième Kinder surprise : J'ai un lecteur. Yes un homme, un gars, un mec, un bougre, un gus, un keum, un être humain de sexe masculin quoi. (Thom si tu m'entends…)

Certains d'entre vous passent donc du titre honteux de vilains à celui plus honorable de Merveilleux Reviewers de la Mort Qui Tue (MRMQT). Congratulations !

Merci donc : LilyRiry, maryline, Angel94, Laura, diane24, zazou_2209, La'ienth, Morgane, sarah, Cynthia, veronika crepuscule, Miss Lunatik, alira79, loumarcise, Amandine, misiri-addict, thom, CindyPlacide, aligin, Mixetremix, fleur, ald, lau, Maya. Melanie, gwen, lena -lna933-, Valou974, Magda88, lili-lise, misa, littlesmarties, popolove et mel31, pitchounette482, Blub TPA, samy940, Idril, Ylure, , Alice-57, ecathe38, louloute0310, ninie77, acheroniastyx isasoleil, SengaP, miLie, JENNY, nadia, Angel, Joeymalia42, nessa kenzo, eliloulou, Mathilde03, Estelle Uzumaki, jess001, scrapfaconed, jenny, Dogywoman, SolN, Imary, arwen, doubi, bostondirty, Paquerrette, Lilia84, clairew59, jelly bells, Julie, Laurence, Twifan123, HEFIDA, Twifanes, Galswinthe, Letmesign23, chris, mystie, hp-drago, aude77, solenejulien, Dawn266, xx-funh0use-xx, hélène, Audrey, Mrs Esmée Cullen, Choupette59, andréa, callie226, anonyma, dry68630, Katy, Liine, Mary79, meltess, Méli, Audrey 1986, l'empire des anges, ErylisxJazz, Fraisine, Amandine, Miinie, Alexa27, alice'n'tom, josy8604, Hell71, scarlet-rose, Lenerol, Lukilina, ambre707, oliveronica cullen massen, Aurélie XN, anya, Fiitalya, Ananaxtra, fan-de-jacob-black, mimirandy69, aliecullen4ever, Rody85, floxy, Jessica, ninouch, siria, chriwyatt, gaya22, pierrafeu, Armelle16, Pepino, steffiwolf, Baby07, debodebi, Sirius love you, San, vinou, Rowane, potterstoriz, melacullen, astrid, Molly Stevenson, Nienna-lo, Atchoum16, Ally1915, celine-mallen, fraise, lo, Little-Diary, louise malone, cyberpopsy, sophie, twilighteuse27, twitwijazz, liliputienne31, HelloElo, hardysabrina, Arielle, eury, amel, tiftouff19, Tiffany Shin, lunita01, Alexiel, Naouko, Loush, TwilightAddictCindy, IMS, twilight007, sita, mafrip, Steffy, schaeffer, babounette, lulupattinson, Astrid Potter-Malfoy, Alliandra, caro30, Pop'n Gum, ForgiveMeAgain et aline1320.

*Mal aux doigts maintenant*

Celles que j'ai oubliées auront droit à une preview sur le prochain chapitre. ^^

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Disclamer : Twilight ainsi que tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.

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"C'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent ! Aux objets repugnants nous trouvons des appâts."

Les Feurs du Mal - Charles Beaudelaire

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CHAPITRE 27 - Le sourire de Lucifer

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« Allez…. S'il te plait. » Gémit Edward pour la énième fois depuis ce matin.

« Nan. » Dis-je en rabattant le drap sur mon visage.

Ce fut un piètre rempart contre la frénésie d'Edward puisque que le tissu disparu presque aussitôt pour finir par terre, au pied du lit. Je me maudis intérieurement pour avoir fait une chose aussi stupide que lui avoir montrer qu'il pouvait lire dans mes pensées attendu que depuis ce jour, j'étais plus harcelée par lui que cette pauvre Britney par les paparazzis.

Voyant que je n'allais pas céder, Edward se positionna sur mon corps en bloquant mes bras au dessus de ma tête et commença à se pencher sur mes lèvres. Je détournais la tête et sa bouche rencontra l'oreiller. Il recommença mais je voulais encore le taquiner. Il finit par relever la tête, me fixant avec un air de chien battu et une moue destinée sûrement à me signifier sa tristesse et je ris sans retenue de le voir si mauvais acteur.

« Je rêve où tu te moques de mon pauvre cœur qui souffre ? » Demanda-t-il, ironique.

« Qui ? Moi ? Oh non, j'oserai jamais faire une telle chose. » Répondis-je sur le même ton.

Une lueur illumina furtivement son regard, puis, sans crier garde, il descendit rapidement le long de mon corps, le visage entre mes cuisses qu'il écarta de ses deux mains. Avant même de saisir ce qu'il s'apprêtait à faire, je sentis sa bouche contre mon clitoris qui palpitait déjà à l'idée de ce que sa langue était capable de faire. Instantanément, mon corps se cambra et je laissai s'échapper un gémissement de pur plaisir. Edward saisit plus fortement mes hanches afin d'en calmer le mouvement qui prenait le rythme de ses coups de langues et je posa instinctivement ma main dans ses cheveux en les serrant entre mes doigts, comme si la force que j'employais pouvait calmer la myriade de sensations fortes qui m'envahissait. A ce contact, Edward gémit et enfouit sa langue dans mon entrée avec violence.

Mon dos décolla du lit.

« Putain… Oui Edward… Juste là. » Criais-je difficilement.

J'étais folle. Folle de ce qu'il était en train de me faire. Sa langue tourbillonnait, léchait, suçait avec exaltation comme s'il goûtait le sang le plus savoureux qu'il eut été donné de goûter. Je sentais déjà les prémisses de la jouissance gagner crescendo les extrémités de mon corps tout entier et saisit le drap sous moi de peur de broyer sa tête tant mon orgasme montait en puissance. Alors que j'haletais difficilement, il releva la tête mais avant que je ne puisse émettre le moindre signe de protestation, il remplaça sa langue par deux doigts et remonta le long de mon corps, tétant mes seins au passage avec la même cadence avec laquelle il me pénétrait.

J'arrêtais de respirer. Ses mouvements en moi combinés à l'odeur de sa peau me semblaient trop… Trop.

Son nez creusa mon oreille puis il prit mon lobe entre ses dents.

« Alors ? Toujours pas convaincue ? » Me demanda-t-il dans un murmure dont l'écho semblait résonner jusque dans mon ventre.

J'aurai dû me douter qu'il s'agissait là d'une manœuvre perverse consistant à me faire céder. Je secouai la tête vivement n'étant pas certaine de pouvoir parler et ses doigts s'enfoncèrent plus profondément en moi.

« Bella… Bella… Bella… » Reprocha-t-il. « Pourquoi tu veux être toujours aussi têtue ? »

Il descendit sa langue sur mon cou, léchant chaque centimètre de peau sur son passage et vint capturer un de mes seins, gobant d'une façon sonore mon téton durci et lui administra une telle attention que la combinaison de sa bouche et de ses doigts m'envoya directement dans un orgasme fulgurant.

Je me déversai sur ses doigts qu'il s'empressa de porter à ses lèvres afin de les lécher. Je pris son poignet et les amena dans ma bouche tout en le regardant. Il m'embrassa alors et je pus enfin me goûter sur sa langue. Je pouvais sentir son excitation. Elle irradiait de chaque pore de sa peau. Il ramena son corps sur moi sans jamais interrompre le ballet de nos langues assoiffées et il glissa une main entre nos corps afin de saisir sa verge en érection et la tenir tout contre mon entrée.

Je souris contre ses lèvres et le regardai droit dans les yeux, le suppliant presque de me pénétrer. Mais Edward ne l'entendait pas de cette oreille.

« Alors ? » Demanda-t-il avec un sourire en coin destiné à m'éblouir davantage.

« Edward. » Gémis-je en posant une main sur ses fesses et en appuyant afin de le faire entrer en moi. « S'il te plait. »

« Avant tu vas me dire 'Oui Edward, je le referais.' » Dit-il en passant son gland sur mon clitoris puis vers mon entrée dans un mouvement lent.

Je respirais difficilement et frissonna de frustration. « Edward… » Commençais-je mais je fus couper par ses doigts qui me pénétraient de nouveau avec une lenteur exaspérante.

« Dit la phrase magique et je te jure de remplacer mes doigts par ma bite qui ne demande que ça. » Chuchota-t-il contre mon oreille.

Il avait gagné.

« Oui Edward, je le referais. » M'empressais-je de dire tant ces derniers mots eurent raison de ma volonté.

Il se redressa et sourit encore plus. « Si j'avais su que la vulgarité t'excitait autant…. »

Il me pénétra enfin d'un seul coup et gémit dans ma bouche en commençant à prendre un rythme effréné. Mes hanches bougeaient et remuaient à l'unisson des siennes comme si nos deux corps étaient fait d'une seule musique.

« Hum Bella… » Commença Edward en collant une main contre ma hanche. « Il n'y a rien au monde que j'aime plus que lécher ta douce petite chatte mais ça… Etre en toi comme ça… Savoir que c'est moi qui te fais gémir… C'est presque divin. » Son déhanché se fit plus sec et plus langoureux comme s'il voulait s'imprégner de chaque cellule de ma peau. « Tu me sens bien hein ? Tu le sens ? Tu sens ça ? »

« Ouiiii. » Criais-je avec délice.

« Tu aimes quand tu me sens comme ça ? » Sa voix était presque brisée, ses doigts s'enfonçaient dans ma chair, son souffle était saccadé, désepéré.

« Ouiiii. » Suppliais-je.

« Tu en veux encore ? »

« Ouuuuuuii. Oui Edward. Encore…. Plus fort…. Je… » Ma voix se perdit dans les limbes du plaisir et mon corps semblait hors de contrôle, obéissant à des lois qui n'étaient pas miennes, qui n'était plus miennes. « Oh mon Dieu… Oh mon Dieu… Oh mon Diiiiieu. !!! »

« Tu peux m'appeler Edward tu sais. »

J'allais rire de sa réplique mais anticipant le sourire qui se dessinait sur mes lèvres, il saisit une de mes jambes qu'il plaça sur son épaule et tourna légèrement mes hanches afin qu'il me pénètre plus profondément encore. Mon sourire s'évanouit presque aussitôt, remplacé par un long gémissement de plaisir.

Je m'accrochais désespéramment à ses épaules et appuya fortement mes lèvres contre la peau de son cou alors que ses mains soutenaient mon corps et lui donnait un rythme endiablé et soutenu. La chambre n'était remplie que de mes gémissements et de ses grognements sexy et hautement érotiques et tandis que l'orgasme grandissait en moi… en nous, Edward remonta ses paumes le long de mon dos et me colla à lui comme si sa vie en dépendait.

Cette promiscuité, ce feu qui me consumait, la passion que nous mettions dans nos cris et dans notre étreinte eurent raison de notre plaisir qui explosa au même instant. Je basculais la tête en arrière tandis que les lèvres d'Edward se paquèrent contre mon cou et qu'il se déversait en moi dans une ultime pénétration.

Nous restâmes un moment, immobiles, statiques, perdus dans une étreinte douce et calme qui contrastait avec le feu qui nous avait consumé seulement quelques minutes auparavant.

Je me détachais de lui fit glisser mes doigts sur son visage comme si j'avais été aveugle et que je voulais en dessiner les contours pour mieux m'en imprégner et réalisa à nouveau à quel point je l'aimais.

Il était tout. C'était lui mon seul univers.

« Qu'est qu'il y a ? » Murmura-t-il en me scrutant.

« Je t'aime tellement. » Répondis-je en le regardant à mon tour.

Il rit légèrement. « On dirait que ça te rend triste. »

Je fixa son sourire mais ne lui répondis pas. Je me contentais de le serer fort dans mes bras et posa ma tête au creux de son épaule.

« Dis-moi Bella. » Chuchota-t-il en caressant mes cheveux.

Je poussai un profond soupir. « Je viens de réaliser que… que si je te perdais… je… »

Je m'interrompis, consciente de ce que j'allais dire pouvait paraître complètement dingue. Pouvait-on aimer si fort quelqu'un qu'on pourrait être prêt à mourir pour lui ? La perspective d'exister dans un monde où il n'était pas là me semblait tellement irréelle, improbable mais, même pour nous, le risque zéro n'existait pas. Nous n'étions peut-être pas aussi fragile que les humains, nous étions à l'abri de la mort, nous ne connaîtrons jamais la déchéance de nos corps mais… l'éternité paraissait si longue. Qui sait ce qui pourrait arriver dans trente ans, cinquante, cent ou même cinq cent.

« Je sais mon amour. » Dit-il en me serrant davantage. « Moi, je sais que j'en mourrais. »

« Moi aussi. »

« Dans ce cas… Faisons en sorte que ça ne se produise pas. » Rit-il avec son sourire en coin.

Je me joignis à son rire, réalisant le ridicule de la situation. Non pas qu'il était ridicule d'envisager de mourir pour lui mais de me focaliser plutôt sur des choses qui n'arriveraient jamais.

Je sentais sa verge se mouvoir à nouveau en moi et ses lèvres capturèrent les miennes, chassant ainsi les dernières traces de pensées nébuleuses qui avaient envahi mon esprit et je ne me délectai plus que de ses gémissements rauques tandis qu'il continuait de m'aimer.

**************************

Eléazar et les autres nous avaient quittés depuis deux semaines mais je ressentais encore le vide laisser par leur absence. Paradoxalement, j'étais également soulagée sans pouvoir l'expliquer. Peut-être était-ce parce que les choses avaient repris un cours plus… normal.

Je n'avais plus Eléazar sur le dos qui tentait de percer mes secrets, ni Carmen qui me harcelait de questions sur ma relation avec Edward et surtout plus de Kate, qui lorsqu'elle n'était pas occupée à bafouiller devant son Garrett, essayait de m'arracher les vers du nez concernant 'l'affaire de la bague'. Cette question avait tellement pris d'ampleur que, même au téléphone, elle continuait de me relancer entre deux 'Garrett est merveilleux' et 'Garrett est trop beaauuuu'. Elle me traitait de froussarde alors que elle, elle n'avait toujours pas fait le premier pas avec lui. Elle se foutait vraiment de la gueule du monde. Et quand je lui faisais remarquer, elle tombait irrémédiablement dans la mauvaise foi, prétextant des excuses les plus bidon les unes que les autres.

Leur problème – Et j'avais pu à loisir les observer – était qu'aucun d'eux ne voulait faire se lancer - la peur de se faire jeter sans doute (Faut-il vraiment que je rajoute peur d'une stupidité affligeante ?). Ils se contentaient de flirter ouvertement ou de se lancer des allusions plus claires que l'eau de source des montagnes mais qu'apparemment tout le monde saisissait sauf eux.

Comment pouvait-on être aussi aveugle ?

Edward n'aimait pas espionner les pensées des autres mais parfois il avait capté leur esprit bruyant sans le vouloir et était consternée de voir à quel point ils pensaient la même chose tous les deux.

Ils étaient repartis en Alaska et depuis, rien n'avait bougé. J'avais - pendant un court instant -penser à appeler moi-même Garrett pour lui dire que Kate était folle de lui et de foncer mais ça faisait un peu trop ado hystérique qui arrange un coup dans le dos de sa copine et de plus, s'ils finissait par se rendre compte que, finalement, ils n'était pas fait pour être ensemble, je pouvais être sure que Kate allait me tenir responsable jusqu'à la fin de mes jours.

J'avais décidé qu'ils devaient se débrouiller. Kate était plus que centenaire merde !!!

Mais parfois, c'était dur.

Au téléphone, sur une heure de conversation – euh monologue je devrais dire – elle passait 57 minutes à me parler de 'qui tu sais', 2 min à me tanner à propos de la bague et une seule minute à me donner des nouvelles des autres. Inutile de dire que quand Esmée hurlait à mon intention « Kate au téléphone », je prenais le combiné avec une certaine réticence. Parfois même, quand elle partait dans ses descriptions de l'homme le plus sexy de la planète, je posais le téléphone sur la table et m'occupait à feuilleter un magazine ou à goûter les douces lèvres d'Edward – qui lui, bien sur, riait toujours de mon malheur - tout en approuvant par des 'hum hum' de temps en temps, histoire de lui faire savoir que je me sentais concernée.

Tout cela devait cesser ou j'allais finir par devenir chèvre.

Heureusement, les cours avaient repris et même si certaines choses ne changeaient pas, ça me permettait de me distraire un peu. Je m'étais étonnée de penser à regret que c'était ma dernière année ici et il me semblait que c'était hier que j'arpentais les couloirs en combattant de toutes mes forces, l'amour que j'éprouvais pour Edward et en me braquant systématiquement contre toutes formes de sentiments qu'il pouvait m'inspirer. J'avais usé tellement d'énergie à me rendre malheureuse moi-même que je me senti pathétique.

Si j'avais su… Si seulement j'avais pu entrevoir le tiers du quart du bonheur qui m'étreignait en ce moment, jamais je n'aurai gâché tout ce temps en pleurnicherie et lamentations inutiles. Combien d'heures avais-je passé à me regarder le nombril ? Avec le recul, je ne disais pas que ma souffrance d'alors était exagérée – elle était réel – mais j'avais utilisé cette souffrance pour de mauvaises raisons et de la pire façon qui soit. J'avais tourné le dos à la vie, à l'amour et j'avais fait du mal à ceux qui me tendaient la main.

J'avais pensé que ma douleur était ma force ; je me trompais. L'amour l'était. Aujourd'hui, j'en pouvais voir toute la véracité.

Mais, comme il est souvent de mise que lorsque vous êtes le plus heureux, c'est aussi le moment où ce trop-plein de bonheur n'appelle le malheur dans une identique proportion comme pour équilibrer la balance du destin.

C'était un soir, après les cours, où moi et Edward nous revenions de la chasse. Au fur et à mesure que mes pas me rapprochaient de la villa, je sentais tout mon être se raidir. A quelques mètres de la porte, je marchais, à pas lents tant mes muscles se crispaient. Mon corps réagissait à quelque chose. Sur la poignée, je m'arrêtais. Je regardais Edward malgré moi comme pour me rassurer, je craignais de recommencer à tomber dans mes absences noires. Je retirais ma main et ferma les yeux en penchant la tête sur le coté. Mes épaules se contractèrent dans un frisson glacé.

Je ne voulais pas entrer parce que tous mes instincts me hurlaient de fuir mais j'appuya tout de même, certaine que mes peurs irrationnelles m'avaient encore rattrapées. J'avais décidé de ne plus écouter mes peurs, de ne plus les laisser me guider et je voulais en pousant cette porte me convaincre moi-même que ce que j'étais en train de ressentir n'était pas réel.

Pourtant, lorsque je l'ouvris, la réalité de l'odeur qui m'envahit était tellement forte que je me figeai sur place dans l'horreur absolue.

Il était là.

Son odeur qui rappelait la mort et tous les visages de mon enfer personnel. Le parfum du lilas, les boucles brunes de Lilia et tant d'autres. Une multitude de regards et d'odeurs et une seule qui regroupait l'ensemble dans une harmonie parfaite.

Daniel.

Je n'aurai jamais pensé que ça arriverait maintenant, içi et sous la forme la plus immonde qui soit, ni même dans ces circonstances.

Etais-je étonnée ? Non.

Etais-je préparée ? Non.

Avais-je une seule idée que mon passé, mon présent et mon futur, entrelacée au même instant allait celée mon destin à tout jamais ? Oui.

Vous savez ces films d'horreur où vous insultez l'héroïne – moi la première - parce qu'elle va directement dans la gueule du loup, se précipitant tout droit vers le bruit dans le placard ou là où il fait sombre au lieu de prendre ses jambes à son cou, je n'ai jamais vraiment compris pourquoi et je ne comprenais pas pourquoi non plus mes propres pas me conduisaient vers l'objet de mes cauchemars éveillés.

Sans doute parce il fallait que je balaye le mensonge du parfum maudit que j'humais, il fallait que mes yeux puisse voir d'eux-mêmes que mon propre odorat me mentait, il fallait que je sache, il fallait que ça ne soit pas réel.

Il le fallait.

Pour la première fois depuis que j'avais posé les yeux sur Edward, je n'avais plus conscience de sa présence et ça me faisait peur. Pour la première fois, l'odeur d'Edward avait été supplantée par autre chose. Pour la première fois, ce sentiment de rage que j'avais cru enterré à tout jamais avait percé la surface de tout mon être comme s'il n'avait jamais fait que stagner à la surface sans vraiment avoir été éradiquer. Pour la première fois, j'eus l'envie de tuer.

J'aperçu d'abords Esmée dans le fauteuil, puis Carlisle à son coté, Emmett et Rosalie puis Alice et Jasper mais je ne les voyais pas vraiment. Ils étaient comme une peinture, figés dont les contours colorés rappelaient les silhouettes.

Je fis un pas de plus et mes yeux purent voir.

Voir le diable sourire.

« Bonsoir Isabella. »

Et la voix du diable me faisait toujours trembler…

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Note Très utile de l'auteure :

Comme vous le savez déjà, le dernier chapitre (épilogue) est bouclé pour moi et il sera entièrement POV Edward mais ce que vous ne savez pas c'est que vous avez eut droit déjà à un micro-aperçu des pensées d'Edward, notamment au chapitre 7, 8, 12 et 15 sous la forme de citations en début de chapitre.

Je rajoute que c'est un exercice assez intéressant de se mettre dans la peau d'un gars (même s'il est fictif lol), je ne suis pas très à l'aise avec ça ; on verra bien ce que ça donne.

N/A 1 :

Ne dites rien. Oui je l'ai fait. Daniel est revenu. (Je sais qu'il a des fans.)

N/A 2 :

Pour celles qui croient que j'ai abandonné la traduction de « Bonne foi » d'Amestyst Jackson, sachez juste que l'Auteure a posté le chapitre 22 que jeudi. Il est en cours de traduction. Il arrive… Il arrive… doucement mais sûrement.

N/A 3 :

Vous ai-je dit que j'avais commencé une nouvelle fic ? (Hop, je me fais fait un peu d'auto publicité)

« Impossible » : http://www(point)fanfiction(point)net/s/5314460/1/Impossible

N/A 4 :

Pourquoi faire une review ?

Petit 1 : Parce que ça gonfle mon cœur de bonheur :)

Petit 2 : Votre pseudo reste graver pour les siècles des siècles en début de chaque chapitre.

Petit 3 : Une review à chaque chapitre est aussi indispensable que la mort de Kenny à chaque épisode de South Park, ou l'imper et le chien de Columbo, ou la moustache et les chemises hawaïennes de Tom Selleck dans Magnum, ou le sabre laser de Luke Skywalker ou les lemons en rating M… (J'arrête ici parce que les possibilités sont infinies)

Petit 4 Je suis une accro de la reviooooouuuuuuu. Il me faut ma dose.

Vous pouvez aussi garder vos forces pour the ultimate chapitre sinon (mais là, il faudra tout lâcher.)