Jeu de Carte – Partie I, Chapitre 2

Bonjour à tous !

Aujourd'hui c'est avec une certain tristesse que je vous écris car je ne vois plus aucun review… T_T

Vous ai-je donc mis un suspense si pourri ? _'

Bon, dans ce cas, j'en finis vite avec ce chapitre alors… ^_^'

« On ne frappe plus avant d'entrer ?, demanda soudain une voix, tranchante comme l'acier, depuis l'intérieur de la pièce. »

Et m…

La lumière vint dans la pièce et ils virent Severus Rogue, assis dans sa chaise de bureau, leur faisant face, les yeux rouges et la baguette à la main. La Carte du Maraudeur était froissée dans son autre main, et il n'avait pas l'air content du tout. Aucun des deux garçons ne répondit. Ils n'y faisaient pas attention mais ils se tenaient toujours la main. Rogue, par contre, s'en rendit compte. Et il faillit s'étrangler.

« Potter, lâchez la main de ce garçon, dit-il d'une voix menaçante. »

Harry revint à la réalité et lâcha précipitamment la main du serpentard.

« Drago, reste à l'écart de lui. Il est comme son père, il ne pourrait t'apporter que du malheur…

- Mais… professeur, protesta Drago. Je-

- Tu l'aimes ?, demanda le maître de potions avec une rage difficilement contenue. Oui, on connaît le refrain, Drago. Je connais le refrain… »

Le ton de l'homme s'était fait plus amer. Les garçons furent pris de court, ils ne comprenaient pas ce que voulait dire le professeur de potions.

« Mais –qu –que voulez-vous dire ? »

Rogue eut un rire grinçant, un de ces rires qui n'ont strictement rien de drôle car on voit l'amertume et la souffrance qu'ont enduré ceux qui les produisent.

« L'amour pour un être aussi présomptueux ne peut mener qu'à notre propre perte. J'en ai fait les frais. »

Il tourna son regard vers Harry. Un regard perçant, comme à son habitude mais, maintenant il s'en rendait compte, un regard torturé aussi. Il détacha chaque syllabe avec un sourire presque vicieux :

« Avec votre père… »

Le silence régna dans la pièce pendant quelques instants. Puis une voix hésitante s'éleva.

« Mon père ?, demanda Harry.

- Oui, Potter, votre père… Et d'une force que vous ne pourriez même pas imaginer… J'avais créé cette carte, fit-il en montrant le bout de parchemin froissé, pour pouvoir garder un œil sur lui où qu'il soit dans Poudlard… Mais ils me l'ont volée et lui ont jeté un sortilège de confusion. Elle fait désormais le contraire de ce que je lui avais dit de faire : elle obéit à tout le monde sauf moi, au lieu de n'obéir à personne excepté moi… Et elle montre tout le monde au lieu de ne montrer que James. Enfin… elle montrait. Maintenant, même si le charme était levé, son nom n'apparaîtrait plus…

- Professeur, intervint Harry d'une petite voix. C'est absolument illogique ! Vous avez vu comment mon père vous traitait ? Pourquoi mon père était-il aussi ignoble avec vous ? Je veux dire : l'autre fois, dans la pensine, je-

- N'en parlons plus, coupa Rogue. J'ai été un peu brusque mais il faut comprendre que vous veniez de pénétrer mon intimité, non ? Il se trouve que votre père était un homme charmant… un brin obtus mais charmant. Avant que je me lance dans les recherches pour lesquelles je suis si célèbre, j'avais décidé de tenter le tout pour le tout. J'avais envoyé un message à votre père, Potter, lui demandant de me retrouver dans la salle sur demande. J'étais le seul à en connaître l'existence à l'époque, de sorte que je lui expliquai la manière de procéder, lui disant que je serais dans une salle ayant Godric Gryffondor pour thème. C'était comme preuve de ma bonne foi… »

Les deux garçons eurent un regard gêné et baissèrent les yeux au sol ; ils s'étaient rencontrés pour la première fois dans cette même salle.

« Et… et après ?, demanda Drago.

- Je fus incapable de lui dire que je l'aimais… J'ai tourné autour du pot, fait des sous-entendus, mais James n'était pas un imbécile, loin de là. Il ne me dit jamais qu'il avait compris mais je suis sûr que oui. C'est après cet épisode que je devins son souffre-douleur officiel. Il savait très bien que je n'oserais jamais lui faire du mal vu que je l'aimais. Et lui, il pouvait donc s'amuser et montrer aux autres à quel point il était « fort »… C'était un réel plaisir, pour lui, de m'en faire baver. L'ironie du sort, c'est que c'est un peu une chance que votre père soit mort, Potter ; car il détestait l'idée même qu'un garçon puisse en aimer un autre. Alors que son fils soit pareil… Vous l'avez vu vous-même : le plus gênant, pour lui, c'était « le simple fait que j'existe ». Il m'avait d'ailleurs trouvé un joli surnom, poursuivis le maître de potions. Servilus. Comme… servile. J'étais trop « gentil » à son goût et à celui de ses camarades… soumis, c'est bien le mot.

- Je… je suis vraiment désolé, dit Harry. Je ne savais pas, c'est… »

Et lui qui avait toujours porté son père sur un piédestal ! Lui, homophobe ?

« Ce n'est rien, tempéra Rogue. Ca n'est pas votre faute. »

Houlà ! C'est à ce moment là que Harry commença à penser qu'ils étaient entrés dans la quatrième dimension… Rogue refusait qu'il porte le chapeau à la place de quelqu'un d'autre ??? Le monde à l'envers…

« Ce n'est pas votre faute, répéta le professeur. C'est moi qui vous en ai voulu pour des choses que vous n'aviez pas faites. Voyez-vous, quand votre mère est arrivée, j'ai de suite vu qu'elle n'était pas comme les autres petites amies que votre père avait eues. Je savais que c'était perdu d'avance. Et je lui en ai voulu. J'en ai aussi voulu à votre père d'arrêter de porter ses attentions sur moi… Bizarre, non ? Tout ça grâce à votre mère, que j'ai maudite car je croyais encore pouvoir réveiller un soupçon de sentiment chez James pendant mes humiliations… Et quand ils se sont mariés c'était pire. J'étais dingue. Complètement désespéré. Je me suis dit qu'ils devaient payer pour m'avoir déchiré le cœur et je me suis engagé du le côté opposé au leur…

- Celui de

- Oui, coupa Rogue. Celui du Seigneur des ténèbres. J'étais par hasard en train d'espionner Dumbledore pour son compte quand j'entendis la prophétie te concernant, dit Rogue en tutoyant Harry pour la première fois. J'allai la répéter au Maître ; je ne mesurais pas les conséquences que cela aurait… Je savais que c'était dangereux, bien sûr, mais je ne pensais pas qu'ils pourraient mourir. Que ton père pourrait mourir… Avec la protection de Dumbledore, ils ne pourraient pas vivre heureux, constamment menacés, mais ils pourraient vivre… Mais c'était sans compter ce traître de Pettigrow ! »

Les derniers mots avaient été dits avec une rage telle qu'elle en était presque palpable. Une aura rouge sang se dégageait de l'homme, manifestation involontaire de magie sous le coup de l'émotion intense. Le maître de potions reprit d'une voix rageuse.

« Ce traître, désigné comme digne de confiance, le Gardien du Secret, est allé les dénoncer pour sauver sa propre peau ! Je ne voulais pas que James meure… je ne voulais pas non plus qu'elle soit tuée… Mais, ça, tout ça, je savais et je sais encore que c'était de ma faute… Pettigrow les a trahis pour son intérêt, mais moi je n'avais aucune raison de trahir l'homme que j'aimais. J'aurais dû accepter le fait qu'il était heureux avec quelqu'un d'autre et m'en contenter. Tu vois, Harry reprit Rogue d'une voix douce à laquelle aucun des deux garçons n'était habitué, tu as cru que je te détestais. Et il est vrai que j'ai été ignoble avec toi… Mais en réalité, c'était à moi que j'en voulais. Tu étais le reflet de toutes mes erreurs, tout ce que je n'avais jamais osé faire et toutes mes trahisons, tous mes mensonges… J'ai reporté mon dégoût de moi-même sur toi, toi qui étais un fantôme du passé. Tu ressembles tellement à ton père…

- Je… vous savez, ça n'est pas si grave, répondit un Harry complètement pris de court (non, sérieux ? Il l'avait vraiment appelé par son prénom ? Il l'avait vraiment tutoyé ?).

- Oui, c'est vrai. Mais tout m'as toujours paru insurmontable, répliqua le professeur non sans ironie. C'est une bonne chose que vous n'appliquiez pas le même schéma que par le passé, toi et Drago, finalement. »

Drago qui fut d'ailleurs pris d'une toux assez sèche parce qu'il avait avalé de travers. ''Appliquer le même schéma'' ? C'est bien ce qu'ils faisaient depuis des années, avec Harry. Enfin, heureusement que Harry, lui, n'avait pas la tête aussi gonflée que son père… Sans ça, ça n'aurait jamais été possible, eux deux.

« Enfin, reprit le maître de potions en poussant un soupir, tu n'as pas la tête aussi gonflée que ton père. C'est peut-être pour ça que ça a pu être possible, vous deux. »

Eh ! C'était SA phrase ! (euh… z'êtes sûr qu'y fait pas de la légilimancie, le monsieur ?)

« Bon, je suis fatigué, maintenant, fit Rogue d'une voix lasse. Vous feriez mieux s'y aller. Je ne parlerai pas de vos escapades nocturnes.

- Et euh… professeur ?, demanda Harry.

- Oui ?

- Pour la carte, qu'est-ce qu'on fait ? C'est qu'au départ on était venus pour ça…

- Prend-la. Elle était à ton père, non ? Et puis que veux-tu que j'en fasse ? Elle ne m'obéit même plus…

- Merci, professeur.

-C'est ça, oui, répliqua le professeur d'une voix fatigué. Au revoir. »

Et les deux garçons sortirent.

« Waw, fit Drago alors que Harry refermait la porte derrière eux. Ben dis donc… J'aurais jamais cru… Ca va, Harry ? »

Le gryffondor avait le regard perdu dans le vague. Il semblait être plongé dans ses pensées. Drago respecta ce moment et attendit qu'il assimilât toutes ces informations.

*Rogue aimait mon père… Rogue aimait mon père… Rogue aimait…*

Information classée. Harry refocalisa son regard sur le visage qui lui faisait face : un visage à la peau blanche comme le lait, encadré par des cheveux blonds, et abritant des yeux gris comme l'acier. Il le prit dans ses bras pour l'embrasser ; sans doute le relâchement de toute cette tension.

« Harry ?, murmura Drago après un long baiser.

- Oui ?

- Tu ne crois pas que l'endroit est un peu mal choisi ?

- Tu as raison. »

Les garçons s'écartèrent et commencèrent à courir, main dans la main, dans les couloirs du château. Harry passa trois fois dans le couloir du troisième étage pour ouvrir la Salle sur Demande.

Ils entrèrent. La salle était éclairée par des chandeliers d'argent posés sur des tables de chevet qui encadraient un large lit à baldaquin vert et argent.

Drago eut une moue appréciative mais n'eut pas le temps d'approfondir sa pensée car le gryffondor avait déjà fermé la porte et commençait à l'embrasser, ses mains cherchant à s'engouffrer dans ses vêtements. Drago repoussa Harry, le temps de lui arracher sa robe. Ils s'embrassèrent à nouveau et ce fut au tour de Harry d'arracher la robe du serpentard. Drago embrassa le gryffondor, une main derrière sa tête et l'autre plongeant dans son jean à la recherche de son sexe… Harry était plus tendu que jamais. Drago eut un sourire entre deux baisers. Toucher le sexe en érection du gryffondor décuplait son propre désir. Drago commença à pousser Harry vers le lit avant de le projeter carrément dessus et de se jeter sur lui. Il l'embrassa à nouveau et lui toucha le sexe à travers le pantalon avant de commencer à défaire la boutonnière du gryffondor. La boutonnière défaite, Drago migra vers le bas et libéra le sexe de Harry de son boxer.

* Vas-y…, suppliait Harry intérieurement. *

Après deux-trois va-et-vient avec la main, provoquant une explosion de plaisir et de désir mêlés chez le gryffondor, Drago y alla avec la bouche. Harry se cabra et prit la tête blonde entre ses mains. Va-et-vient. Harry poussa un petit râle de plaisir. Il sentait une vague monter en lui.

* Pourquoi les vrais plaisirs sont-ils si courts ? *

La vague s'accentua. Harry se cabra un peu plus, ses doigts se crispèrent sur la tête du serpentard.

* Oui, allez… *

Mais Drago en avait décidé autrement. Il sortit le sexe du gryffondor de sa bouche et, après l'avoir embrassé sur toute la longueur, commença à remonter. Les deux garçons s'embrassèrent et s'étreignirent. Harry roula sur Drago, bien décidé à reprendre les choses en main. Il lui ôta son tee-shirt, embrassa ses tétons pointés de désirs tout en lui défaisant le pantalon. Drago, la main dans les cheveux du gryffondor priait pour qu'il descendît s'occuper du centre de son désir.

Ce qu'il fit.

Drago gémit et, après quelques va-et-vient, Harry se retira, masturbant le serpentard tout en lui enlevant son pantalon et son boxer. Il remonta et embrassa Drago, la main caressant le sexe du serpentard. En bougeant les jambes, Harry réussit à se débarrasser de son jean. Sa main passa sur les testicules de Drago. Puis sur…

* Oui, gémit Drago en son for intérieur. *

Un doigt le pénétra, faisant naître un bruit étouffé chez le serpentard. Le doigt remua, provoquant un fourmillement de plaisir dans tout le corps de Drago. Puis, un deuxième doigt le rejoint, remuant à son tour dans le corps du serpentard. Le plaisir se fit plus intense. Alors qu'ils remuaient, les doigts commencèrent à s'écarter. Le plaisir se fit plus faible mais ils furent bientôt rejoints par un troisième doigt, nettement plus grand.

« Mmh ! »

Harry venait d'entrer en lui. Il retira ses doigts et, tout en continuant de l'embrasser, commença à faire des va-et-vient. La machine était lancée.

Va-et-vient. Le rythme s'accéléra. Harry empoigna le sexe de son partenaire et commença à le masturber.

Va-et-vient. Le rythme était intense. Harry nicha sa tête dans l'épaule du serpentard. Ils ne pouvaient plus s'embrasser. La main du gryffondor allait plus vite aussi. Drago éprouvait d'autant plus de plaisir qu'il en obtenait de deux côtés à la fois. Il se cambra. Harry entra plus profondément en lui.

Va-et-vient. Harry lui aussi éprouvait beaucoup de plaisir dans le corps profond et étroit du serpentard.

Va-et-vient. Harry sentit son rythme lui échapper alors que les mouvements de ses hanches et de sa main se faisaient plus rapides et saccadés. Il allait de plus en plus vite.

Va-et-vient. Une même vague montait chez les deux garçons. Les mouvements du gryffondor étaient incontrôlables. Ils ne pouvaient plus faire demi-tour.

Va-et-vient. La vague s'intensifia et se concentra sur leurs glands.

Va-et-vient. Ils étaient sur le point d'exploser…

Ça y était. Les hanches et la main du gryffondor eurent encore quelques soubresauts. Leurs sexes se contractèrent libérant les restes de semence et de plaisir qu'il leur restait. Les deux garçons se détendirent et Harry se laissa tomber sur Drago, leurs ventres et leurs bustes mouillés par le sperme du serpentard. Ils étaient essoufflés. Ils respiraient au même rythme et commencèrent à se calmer. Enfin, Harry sortit de Drago, emportant un peu de semence avec lui, et roula sur le côté. Le serpentard se blottit contre lui. Le serpentard se blottit contre lui.

« Je t'aime, murmura-t-il.

- Moi aussi. »

Et ils s'endormirent…

Et voilà ! Le prochain chapitre à venir inaugurera une nouvelle partie de l'histoire qui n'aura plus aucun rapport avec la recherche de la Carte mais rassurez-vous : si les chapitres à venir portent le même nom, c'est que la carte aura donné des informations bien mystérieuses à George…

Cette suite, je l'espère, vous semblera meilleure, car elle date d'il y a 2 ans de cela. Romance, fantasy seront bien plus présents (surtout la fantasy, j'ai écrit une vraie aventure T_T), mais l'humour, aussi, sera au rendez-vous ! À la prochaine !