Jeu de Carte – Partie II, Chapitre 2

Alors ? On a passé de bonnes fêtes ? Pour ma part ça n'a pas vraiment été gai ; plutôt que de les passer en famille ou entres amis ma mère a préféré sortir le grand jeu avec la belle vaisselle les toasts etc. pour… 3 personnes. -_-'

M'enfin ! Aujourd'hui, comme je vois que vous êtes à court de reviews, à force, j'ai décidé, dans un grand élan de la modeste générosité qui me caractérise… *SBAFF* T_T

Bref, j'ai décidé d'allonger les chapitres, et pas qu'un peu, vous avez dû le remarquer avec mon dernier chapitre.

Donc vous allez pouvoir vous régaler…

J'en profite au passage pour faire ma publicité car je rappelle que j'ai aussi une fiction yaoi qui vous attend sur http://www. fictionpress .com/s/2757594/1/Geoffroy et d'ailleurs, en parlant de cela, je voudrais vous présenter une fiction qui risque de se transformer en roman, bien que le prmier chapitre n'ait été posté qu'hier : http://www. Fictionpress .com/s/2759324/1/Alchemy

Et voilà ! Donc sans plus tarder, je vous mets la suite…

JE TIENS À RAPPELER :

1) Ce récit met en scène des personnages que je n'ai moi-même pas créé et évoluant dans un univers que je n'ai pas créé non plus, c'est à J.K. ROWLING que vous devez l'immense « plaisir » de me lire en train d'imaginer des scénarii parallèles à l'histoire (je m'arrange toujours pour que les fics que j'écris puissent paraître crédibles).

2) CETTE FICTION EST CLASSEE MA, VEUILLEZ DONC PASSER VOTRE CHEMIN PETITS MINEURS.

Ou alors ça sera à vos risques et péril et je ne serai en aucun cas responsable de votre traumatisme.

Ce chapitre ne contient toujours pas de scène de lemon HarryxDray (ne vous en faites pas c'est pour LE PROCHAIN !). Car, bien sûr, je le rappelle encore et toujours, même si ce n'est pas LE couple phare de cette dernière ligne droite, on a quand même le droit de se faire plaisir…


Harry était fasciné par la carte que tenait Hermione.

« Où tu l'as eue ?, demanda-t-il.

- C'est George qui me l'a prêtée. Et NON, tu ne l'auras pas. »

Harry ferma la bouche sur la question qu'il n'avait même pas eu le temps de formuler et se tut, boudeur. Ils avançaient dans un couloir qui, pour être haut, n'en était pas forcément large non plus, compte tenu de ses proportions. Mais il laissait quand même assez de marche pour que trois personnes puissent marcher de front sans toucher les bords. Au bout de cinq minutes de marche, Ron commença à avoir sérieusement faim et défit un bonbon pour se l'enfourner. Drago leva les yeux au ciel, Hermione intervint :

« Tu ne trouves pas que l'on a quelque chose de mieux à faire, Ron ?

- Je n'y peux rien si j'ai faim, moi…

- Enfin, Ron ! Il est presque 1h du matin !

- Et alors ? Les aventures, ça creuse. »

Ils furent plongés dans silence, marchant le long de l'interminable couloir ; silence ponctué à partir d'un certain point de ''c'est long'', ''quand est-ce qu'on arrive ?'' ou encore de soupirs bruyants. Ce n'est qu'au bout d'un moment que quelque chose déteignit dans le fond musical :

« Le Petit Poucet, fit Luna.

- Le quoi ?, demanda Hermione en s'arrêtant. »

Les autres firent de même.

« Le Petit Poucet. Il y a quelqu'un devant nous qui a laissé des emballages de bonbons derrière lui, comme l'enfant du conte avec ses cailloux.

- Tiens, tu vois que je ne suis pas le seul, fit Ron en prenant Hermione à parti qui, elle, préféra ne pas répondre.

- Ca voudrait dire que quelqu'un est déjà venu ?

- Et serait même peut-être encore là, répondit Harry d'une voix tendue.

- Continuons, nous verrons bien, dit Neville en haussant les épaules. »

Ils reprirent leur route en silence jusqu'au moment où Luna pointa du menton vers le sol et annonça :

« Là. »

Tous s'arrêtèrent. Harry ramassa le bout de papier, dont Ron se saisit brusquement en s'exclamant :

« Eh, mais c'est le mien !

- Pardon ?, releva Drago.

- C'est le mien, je te dis. Je le reconnaîtrais entre mille : ce sont des bonbons de Fred et George. Ils ne les avaient pas encore commercialisés. »

Drago se précipita sur le mur pour se cogner la tête dessus, comme espérant qu'il allait se réveiller d'un mauvais rêve.

« On… tourne… en… rond… de… puis… tout… à… l'heure… !, parvint-il à articuler entre deux coups de tête contre la pierre.

- Un enchantement de Boucle Infinie, dit Hermione d'un ton expert en essayant d'ignorer les glapissements du serpentard. Bon, Drago, fait demi-tour ; moi je pars devant. Arrête-toi dès que tu me vois. »

Le jeune blond ne sembla pas comprendre où elle voulait en venir mais s'exécuta. Ce fut lorsque les deux s'arrêtèrent que tout le monde comprit. Ils pouvaient voir Drago de dos devant Hermione de face (elle était pourtant partie de l'autre côté, non ?) et, justement, de l'autre côté, Hermione de dos devant Drago de face… Ils virent alors les deux Hermiones lever leur baguette et l'agiter de gauche à droite, comme si elles raturaient quelque chose. Les doubles disparurent instantanément.

« Un jour, il faudra que tu m'apprennes ce sortilège, lui dit Drago.

- Bon, on y va ?, se contenta de répondre Hermione. »

Ils poursuivirent leur route un instant puis se retrouvèrent face à une immense porte à double-battant.

« Alors ça, je connais, dit Ron en se retroussant les manches la baguette à la main. Alohomora ! »

Et… rien ne se produisit. Ginny soupira :

« Ron, tu le fais exprès ou c'est naturel ? Cette porte n'a pas de serrure, tu le vois, non ? »

Et, en effet, ils constatèrent que l'œil perçant de la rouquine avait encore frappé : la porte semblait être complètement dépourvue de serrure. Néanmoins, à y regarder de plus près, la surface d'ébène n'était pas lisse pour autant. De fines rayures parcouraient sa surface se croisant et s'entrecroisant.

« Je suis sûre que c'est notre indice, dit Hermione. Mais il faudrait rendre les traits plus visibles que l'on puisse reculer et avoir une vue d'ensemble.

- Ça je crois que c'est à Harry de le faire, intervint Drago. »

Seul le serpentard avait remarqué que les gonds de la porte n'étaient autres que de petits serpents d'argent. Il faut dire que cet animal lui sautait aux yeux tant il l'avait vu, en vrai comme en représentations, depuis sa plus tendre enfance. Harry se prépara alors mentalement, avant de prononcer dans un fourchlang impeccable :

« Révèle-toi. »

Drago n'avait rien entendu, tant il était absorbé par ses pensées. Quelque chose clochait ; mais quoi ?

« Harry, j'ai un mauvais pressentiment, là… »

Pas de réponse.

« Harry ? »

Drago se retourna et vit les autres, les yeux écarquillés, en train de regarder la porte.

« Vous pourriez répondre, au moins ! »

Rien. Drago passa la main devant les yeux de Harry, dont le regard ne bougea pas d'un millimètre. D'ailleurs, le serpentard se rendit compte que les yeux du gryffondor ne cillaient même pas. Harry ne clignait pas des yeux ?

« C'est bien ce que je pensais, dit Drago pour lui-même. Mais je ne comprends pas ce qu'il vient faire ici… On s'en fiche, tirons profit de la situation ! »

Drago n'était pas un serpentard pour rien. Il passa sa main derrière la nuque du brun et colla son front au sien, son regard d'acier ayant soudain pris un éclat malsain. Drago embrassa Harry avec fougue mais se résigna :

« Bon, dit-il avec un soupir. Tu ne me serviras à rien dans cet état, il faut se rendre à l'évidence. Protego !, cria-t-il en se retournant vers le serpent d'argent qui les narguait sur la surface noire de la porte. »

Le maléfice qu'aurait dû subir le garçon en croisant le regard du monstre fut aussitôt renvoyé vers la porte. Un horrible sifflement s'éleva alors que le dessin fondait littéralement au sol.

« Zguizpasse ?, demanda Ron si rapidement qu'on eut peine à le suivre.

- Malédiction de la Méduse, ou Regard du Basilic, comme vous voulez ; voilà « zguizpasse ». C'est un enchantement que le Prince avait créé et qui confère à l'utilisateur la capacité de figer quiconque croise son regard pendant un temps donné. Mais je ne sais pas ce qu'un sort du Prince fait ici. Et je ne savais pas non plus qu'il pouvait être lancé sur des objets.

- J'ai compris, dit Hermione d'un air pensif. Quand Harry a ordonné au dessin de s'afficher, il a déclenché le sort.

- Oui, mais comment ?, demanda Neville.

- Un sortilège de Substitution, intervint Luna d'une voix calme et posée. Lancé à la place du sort que l'on veut réellement lancer, il permet d'activer le sort concerné lorsque la formule de remplacement est prononcée.

- Ca te dérangerait d'être plus explicite ?, demanda Ron d'un ton vif.

- Ce qu'elle essaye de dire, répliqua Ginny qui était ''Lunalingue'', c'est que la personne qui a lancé ce sortilège sur la porte a aussi lancé un sortilège en même temps pour que le Regard du Basilic ne s'active que lorsque certains mots seraient prononcés. Et ces mots, c'étaient –

- Révèle-toi, dans la langue des serpents.

- Mais comment un sort du Prince s'est-il retrouvé là ?, répéta Drago.

- Peut-être que c'est lui qui l'a posé, dit Hermione. Cela expliquerait pourquoi le mot de passe du miroir a été changé, puisque le Prince, Rogue, a été directeur…

- Tu peux expliquer ?, demanda Ron d'une voix pâteuse car il était perdu depuis que Rogue leur avait appris que c'était un sort du Prince.

- Un mot de passe ne peut être changé que par un directeur. Tu le saurais si tu avais lu L'Histoire de Poudlard. Or, disais-je, ce miroir ne proposait pas d'énigmes avant… une minute. Non, c'est impossible puisque Rogue n'était pas au courant pour le nouveau mot de passe ; c'est son portrait qui me l'a dit.

- Tu sais, dit Neville, ça ne serait pas la première fois que Rogue nous mentirait…

- Il est tenu de servir les intérêts de la directrice, répliqua Hermione. En présence de McGonagall, il est obligé de dire la vérité. Cela voudrait dire que le mot de passe a bel et bien été changé par Dumbledore.

- Dumbledore connaissait un sort du Prince ?

- Apparemment oui. Et tu ne peux même pas imaginer la quantité de sortilèges de magie noire qu'il connaissait ; j'ai trouvé de ces livres dans sa bibliothèque… »

Rien que d'y penser, ça faisait froid dans le dos.

« Sans doute un souvenir de ce bon vieux Grindelwald, fit Harry d'un ton morne en faisant référence à l'ami d'enfance du vieux magicien et qui était devenu le mage noir le plus craint du monde sorcier après Voldemort. Bien, qu'est-ce qu'on a après ?

- On ne saura qu'en avançant, répondit Ron. Et comme on sait comment marche cette porte… Oufre-toi ! »

Son fourchlang avait un énorme défaut de prononciation mais il n'y eut que Harry pour le percevoir. Malgré tout, l'ordre du rouquin fonctionna et les deux battants commencèrent lentement à se séparer.

« Vous avez vu, hein ?, demanda Ron tout fier. Vous avez vu ? Je parle fourchlang !

- C'est bon, Salazar, répliqua Ginny en affublant son frère du nom du maître des serpents. Ne t'emballe pas. »

Et ils franchirent le pas de la porte. Ce qui les frappa ensuite, ce fut la sensation de vide au-dessus d'eux. Et en effet, lorsqu'ils levèrent les yeux, ils se rendirent compte que le plafond s'élevait à des dizaines de mètres au-dessus de leurs têtes et s'étendait en une large voûte. Lorsque Drago s'aperçut que les murs, eux, s'arrêtaient à 4 ou 5 mètres de hauteur, il se retourna vers les autres et dit :

« Faites-moi la courte-échelle, je vais voir ce qu'il a autour. »

Après un moment de râlements, une colonne fut formée avec Drago sur les épaules de Harry, lui-même sur les épaules de Neville qui était sur celles de Ron. Drago posa les mains sur le bord du mur auquel la colonne se tenait et se hissa légèrement pour jeter un œil. Son cri leur parvint alors très distinctement…

« Ah ! Des pieds ! »

… du dessous. Tous baissèrent la tête et lorsqu'ils reconnurent la tête blonde posée au sol, la colonne fut comme ébranlée et s'écroula. Harry se remit aussitôt sur pied et poussa les autres pour les empêcher de blesser la précieuse tête. Mais celle-ci avait disparu.

« Drago !

- Je suis là, Harry… »

Drago pendait lamentablement du mur, ne voulant pas en lâcher le bord de peur de se faire mal en tombant. Harry le réceptionna donc en douceur et le serra fort dans ses bras. Par les mille sorts de Dumbledore, il s'était fait un sang de dragon !

« Encore une Boucle Infinie ?, releva Drago à l'attention de Hermione qui opina du chef. Tu ne peux pas l'enlever ?

- Pas quand l'une des deux extrémités et solide ; comme le sol, ici.

- On n'a plus qu'à avancer en aveugles, alors, dit Ron.

- Attends, le stoppa sa copine. »

Elle fit alors apparaître au sol, disposées en éventail, sept pelotes de laine, une pour chaque couleur de l'arc-en-ciel, si bien qu'ils avaient l'impression d'avoir à leurs pieds le drapeau gay des moldus.

« Bien, reprit la jeune femme. Il est probable que nous soyons confrontés à un labyrinthe : on a passé l'énigme du Sphinx, les têtes multiples de l'Hydre, et on vient de passer la Méduse. Apparemment, on ne va pas pouvoir s'en sortir à la manière d'Icare et de Dédale. Donc, chacun prend une pelote et la déroule à partir de maintenant. On se séparera au fur et à mesure ; et un conseil, prenez toujours la même direction, ça évite de se perdre. Des questions ? »

Seul Harry comprit où Hermione voulait en venir, vu qu'ils avaient grandi dans le monde des moldus et connaissaient bien les mythes grecs, dont notamment celui de Thésée et du fil d'Ariane. Tous opinèrent néanmoins ; ils n'avaient pas d'autres idées et avaient une confiance totale en Hermione et son intelligence.

« Bien. Alors, allons-y. »


Bien, bien, bien ! Alors, vous avez tenu jusque là ? Si oui, dites le, avec une longueur de chapitres comme ça on aura fini dans 4 chapitres, voire même 3 ! ^_^

Ah, et j'oubliais… avec mon chapitre posté à la va-vite jeudi pendant la préparation du 'réveillon' je n'ai pas pu vous souhaiter une… BONNE ANNEE !