Jeu de Carte – Partie II, Chapitre 3
Coucou ! Comment, ça va vous ?
Moi je vais bien, je suis juste un peu en retard comme vous avez pu le constater. La faute à Clamp et la série Card Captor Sakura ! Au passage : c'est dingue le nombre de couples bizarres qu'il y a dans cette série animée. Et dire que ça passait sur M6-Kid ! Je dénotes pas moins de 5 relations ou amours homosexuelles… Pour dire -_-'
Bref, passons à la suite !
JE TIENS DONC À RAPPELER :
1) Ce récit met en scène des personnages que je n'ai moi-même pas créé et évoluant dans un univers que je n'ai pas créé non plus, c'est à J.K. ROWLING que vous devez l'immense « plaisir » de me lire en train d'imaginer des scénarii parallèles à l'histoire (je m'arrange toujours pour que les fics que j'écris puissent paraître crédibles).
2) CETTE FICTION EST CLASSEE MA, VEUILLEZ DONC PASSER VOTRE CHEMIN PETITS MINEURS.
Ou alors ça sera à vos risques et péril et je ne serai en aucun cas responsable de votre traumatisme.
Ce chapitre ne contient plus scène de lemon HarryxDray, mais je vous réserve une petite surprise assez drôle dans le prochain chapitre. Je le rappelle aussi, ce n'est pas LE couple phare. Et même mieux : vous allez enfin découvrir le couple qui se cachait derrière tout ça !
Vous ne vous êtes pas épanchés en pronostics, bien que j'aie laissé quelques indices…
Donc sans plus tarder, voyons la réponse !
Ils allèrent à la rencontre de l'homme…
Il s'agissait en réalité d'un vieil elfe de maison, dont les yeux dépourvus de pupilles témoignaient de sa cécité. S'appuyant sur la perche destinée à faire avancer le bac comme s'il s'agissait d'une canne, la créature tourna la tête vers eux à leur approche. Malgré son piteux état, il dégageait quelque chose qui imposait le respect.
« Bienvenu, dit-il. Je vous attendais ; mon Maître m'avais prévenu.
- Votre, commença Hermione avant de se taire en voyant l'elfe porter son index à ses lèvres pour lui intimer le silence.
- Je suis le Passeur, poursuivit-il. Et l'on me paie pour passer de l'Autre Côté.
- On vous paie ?, répéta Drago. »
Le Passeur acquiesça.
« Euh… Harry, je le sens moyen, ce truc, fit Ron.
- Très bien, répliqua le dit Harry au vieillard. Combien ?
- Deux pièces d'or par personne. »
SHKBOM.
« Dites, vous n'avez pas entendu comme un bruit d'enclume ?, demanda Luna. Tiens, Harry, qu'est-ce que tu fais, allongé par-terre ? »
Le garçon se releva et s'épousseta.
« 14 gallions, vous vous moquez de moi ?, demanda-t-il.
- Harry, intervint Ginny, si ce n'est que ça je te rembourserai plus tard. Depuis que Papa est chef de Département, au Ministère de la Magie, les finances sont nettement meilleures, à la maison.
- Non, ce n'est pas ça… c'est que… Bref. Alors…
- Attendez, intervint le Passeur. »
Harry avait déjà sortit la bourse contenant son argent.
« Quoi, encore ?, s'impatienta Drago.
- Mon Maître m'a dit que six personnes viendraient et que je devrais, contre deux pièces d'or chacune, les faire traverser. Mais Il n'avait en aucun cas parlé de sept personnes. »
Harry étouffa un juron avec son poing. C'était bien Dumbledore, ça ; être au courant de tout quand ça ne vous arrangeait pas et ne rien savoir quand ça vous aurait arrangé.
Il ne pouvait pas savoir, pour Drago et lui, non ?
« Ce bac ne peut pas accueillir plus de six passagers et moi, poursuivit l'elfe. Il a été ainsi fait.
- Bon, alors je ne vois plus qu'une solution, fit Ron. »
Il s'approcha du petit être, saisit la perche et poussa son propriétaire à l'eau. L'elfe cria et se retrouva soudain à bramer en barbotant dans l'eau du lac.
« Non mais ça ne va pas ? Et le respect envers tes aînés ! Si je ne suis pas là pour vous faire passer, vous allez avoir de sacrés problèmes ! Le Gardien vous empêchera d'aller plus loin !
- Ouais, ouais, c'est ça, répliqua le rouquin en ricanant, fier de lui.
- Non mais ça ne va pas ?, s'écria Hermione.
- Attention, marmonna Harry, voici la directrice de la SALE qui entre en scène…
- Qu'est-ce que tu as dit ?, demanda la jeune femme d'un ton menaçant. »
On aurait dit qu'un orage couvait au-dessus de sa tête.
« R –rien, répondit Harry avec un sourire.
- Et puis combien de fois devrai-je te répéter que c'est… »
Elle leva le poing.
« … la S !
- Aïe !
- A !
- Mais !
- L !
- Aïe !
- E !
- Aïeuh !
- Euh… si on y allait ?, demanda timidement Neville.
- Ramasse tes restes, Harry, dit Hermione. On embarque. »
Lorsqu'ils furent tous sur le bac, Ron poussa sur la perche et lança l'embarcation.
« Tu n'étais pas obligé de le traiter comme ça, reprocha Hermione à son petit ami.
- Sans doute, répondit celui-ci. Parce que, maintenant, on a quelqu'un qui va essayer de nous empêcher d'atteindre l'autre rive…
Hermione préféra laisser tomber.
Le voyage se passa sans problèmes ; dans un silence de mort, certes, mais sans problèmes. Ils finirent par s'échouer sur une plage de sable gris et descendirent du bac. Mauvaise idée. À peine eurent-ils posé le pied au sol qu'un grognement effrayant s'éleva. Un monstre surgit et ils firent face au Gardien…
« T… Touffu ?, tenta Ron. »
Les trois têtes du chien géant aboyèrent en entendant ce nom mais ce fut tout ; il ne se calma pas pour autant.
« Oh, non, pas encore, geignit Harry.
Hermione s'avança et fit un mouvement de sa baguette mais rien ne se passa. La jeune femme prononça un juron bien sonore.
« Je n'arrive pas à faire apparaître d'instruments de musique !, s'exclama-t-elle. La magie ne doit sans doute pas marcher, ici ! »
C'est à la surprise de tous qu'une voix s'éleva, claire, douce, grave et profonde :
« … »
C'était Luna. Le chien tricéphale s'écroula sans avertissement (en même temps, comment aurait-il fait ?) et se mit à ronfler bruyamment.
« Sympa, cette chanson, nota Ron, Tu la sors d'où ? »
Luna ne put bien sûr pas répondre, étant trop occupée à chanter pour maintenir le monstre endormi.
« Il me semble que je l'ai déjà entendue quelque part, dit Harry. À la télé, ou -
- Si, si ! Je sais !, dit Hermione. C'était dans un film nul avec un gamin bourré de chance qui avait été élu pour vaincre le grand méchant dont tout le monde avait tellement peur qu'on n'osait même pas prononcer son nom ; un gars qui avait tué son père, avait été abandonné par sa mère, s'était voué à la magie noire pour trouver l'immortalité et était l'héritier d'une grande lignée dont les membres pouvaient parler aux serpents. C'est pour dire…
- Et alors, je peux le faire, moi.
- Sauf que toi, c'est réel…
- Dites, vous n'oubliez pas quelqu'un ?, demanda Ginny avec un mouvement du pouce vers Luna qui était toujours en train de chanter.
- Woups, dit Harry. Désolé, Luna. Partons. »
Ils quittèrent la plage par des escaliers qui s'enfonçaient en montant dans la grotte.
« Pour une fois qu'on monte, dit Ron, satisfait. Ca veut dire qu'on va bientôt sortir… »
Mais il ne tarda pas à déchanter…
« S… saleté… d'escaliers, jura-t-il essoufflé au bout 16 minutes de montée. Ca n'est pas bientôt fini ? »
Au bout de 34 minutes, sa langue pendait au niveau de ses genoux tant il était penché au raz des marches. Ginny commençait à avoir mal aux pieds.
Ce n'est qu'au bout de 52 bonnes minutes de montée qu'ils parvinrent, à l'état de loques humaines, au sommet.
« Plus… jamais… ça, haleta Neville. »
Le pauvre asthmatique s'était tapé des crises tout le long de la montée. Il avait finalement dû finir le trajet avec un sortilège de Têtenbulle.
Ils se reposèrent un moment pour reprendre leur souffle et repartirent dans la galerie.
Arrivés dans une nouvelles ''salle'', Harry eut une étrange impression : celle d'être déjà venu ici, de connaître cet endroit.
« C'est bizarre dit-il. J'ai la conviction de savoir où on est mais je ne m'en rappelle pas.
- Tiens, il y a des journaux par-terre, remarqua Neville. »
Il les passa à Harry. Ces numéros de la Gazette du Sorcier étaient jaunis par le temps ; depuis quand étaient-ils ici ?
Harry regarda les dates et vit qu'ils étaient parus quatre ans auparavant. Quatre…
« Sirius, murmura-t-il en se rappelant de son parrain. On est dans la grotte de Sirius, celle où il vivait pendant notre quatrième année. Il collectionnait les numéros de la Gazette, vous vous rappelez ?
- Tout ceci n'a eu pour seul but que celui de nous amener ici ? Mais pourquoi ?
- Il y a quelque chose d'autre, remarqua Ginny en pointant le paquet de journaux du menton. »
Et ils constatèrent, en effet, qu'une enveloppe vieillie par le passage des ans dépassait. Harry la sortit du lot, confiant les vieux journaux à Ron. Ecrit en pattes de mouche, le nom d'Albus Dumbledore y figurait.
Intrigué, le garçon ouvrit la lettre.
« Londres, le 17 Janvier,
Très cher Albus,
Je vais bientôt être renvoyé chez moi pour purger ma peine. C'est la seule lettre que l'on m'ait autorisé et j'ai pensé que c'était normal qu'elle te soit destinée. Ce que tu sais te revient de droit puisque tu m'as battu ; mais j'aime à savoir que c'est toi qui l'as plutôt qu'un autre.
Saches que personne ne saura, du moins par mon biais, qu'elle est en ta possession. C'est la moindre des choses après tout ce que je t'ai fait subir ; après tout, j'ai brisé notre passé en croyant pouvoir le rattraper…
Je me souviens encore de cet été à Godric's Hollow ; le plus heureux et en même temps le pire de toute ma vie. Tous les deux, ensemble, à rechercher les Reliques de la Mort de la légende…
Puis cette scène toute bête où, quand nous étions dans la grange à planifier notre prochaine excursion, je me suis pris les pieds dans un pan de ma robe trop longue et te suis tombé dessus. Ce qui est arrivé ensuite a été le plus beau moment de ma vie, aujourd'hui encore. Nous étions bien à l'époque…
Et puis nous nous sommes fait démasquer. Nous nous embrassions tendrement dans ton salon, chose qui n'avait pas du tout été prévue, quand ta sœur nous a surpris. Elle a commencé à crier, à paniquer, et sa magie s'est mise à crépiter autour d'elle. Tu lui as dit de se calmer, que tu pouvais tout lui expliquer. Mais il n'y avait rien à faire, elle était hors de contrôle.
Ton frère est alors arrivé, alerté par les cris, et Ariana le mit au courant malgré elle, délirant à moitié et criant à qui voulait l'entendre que c'était un nouveau déshonneur et cætera.
Puis c'est ta mère qui a suivi.
Elle a essayé de calmer ta sœur, de la réconforter, puis elle a crié plus fort qu'elle car ça ne marchait pas. Par dépit, elle violemment saisit le bras d'Ariana pour la faire taire mais se prit une décharge de magie statique de plein fouet.
Aberfoth t'en as toujours tenu responsable, et toi aussi. Je n'ai pourtant pas cessé de te répéter qu'il s'agissait d'un accident. Mais tu n'as rien voulu entendre, tu te sentais responsable, coupable, et tu as mis fin à notre histoire qui avait causé, selon toi, bien assez de mal comme ça.
Depuis ce jour, tu n'as de cesse d'essayer de te racheter en aidant tout le monde, à commencer par ta sœur, faisant de ton mieux, et moi je n'ai pu m'empêcher de continuer à te retrouver dans nos souvenirs, en recherchant ce qui nous avait lié.
Jusqu'à aujourd'hui. Des trois reliques, tu sais ce que j'ai trouvé, mais je pense que même si je les avais toutes eues, je n'aurais pas été comblé. Car, finalement, c'était, et c'est toujours, toi que je voulais. Mais je m'en suis rendu compte beaucoup trop tard, aveuglé comme j'étais il y a encore peu…
Ne m'oublie pas trop vite,
Ton cher Gellert. »
Lorsque Harry eut fini de lire la lettre à voix haute, la caverne se trouva soudain plongée dans le silence.
Moment sacré où l'image qu'ils avaient de Dumbledore et de Grindelwald volait en éclat.
Ils avaient donc été si proches que ça ?
« C'est moi où j'ai l'impression que toutes les personnes qu'on a connues jusqu'ici étaient gays, en fait ?, demanda Ron. Harry, Drago, Rogue et maintenant même Dumbledore. »
Le parchemin se froissa légèrement dans la main de Harry.
« Ou alors c'est Grindelwald qui cherchait à le salir en faisant croire au monde que Dumbledore était… enfin… si l'existence de cette lettre avait était connue, le fabuleux Dumbledore aurait été déchu. C'était sans doute une vengeance personnelle…
- Je ne pense pas, malheureusement, dit Hermione. Sinon, Dumbledore l'aurait détruite. Je reste sur mon idée de départ qui voulait qu'Albus Dumbledore cherchait à protéger quelque chose de précieux. Mais maintenant qu'on a vu ce qu'était ce ''trésor'', je me dis qu'il a tout fait pour que nous seuls puissions arriver jusqu'ici.
- Ca te dérangerait d'être plus explicite ?, fit Ron. »
Décidément, il avait beaucoup prononcé cette phrase, ce soir.
« Tous les obstacles qui se sont dressés sur notre route avaient un rapport avec notre histoire. On ne pouvait pas échouer. Les énigmes : on l'habitude. Les labyrinthes : Harry en a déjà réussi un, il sait ce qu'il faut faire. Touffu, le filet du Diable : on s'en est déjà occupés aussi.
- Tu oublies la Méduse, la Boucle Infinie et le Passeur, remarqua Harry. Drago n'était pas censé nous accompagner, sans lui, la Méduse nous aurait mis au tapis.
- Il s'agit d'un sort du Prince ; comme tu as eu son livre en main tu aurais dû arriver à te libérer de la malédiction. »
Harry se passa la main derrière la tête avec un sourire gêné ; la lecture n'avait jamais été sa tasse de thé et il n'avait pas autant de mémoire que la jeune femme.
« La Boucle Infinie apparaît un nombre incalculable de fois dans la bibliothèque que Dumbledore m'a léguée, poursuivit Hermione. Quant au Passeur, de toute façon, Harry Potter représente la plus grande fortune du Royaume-Uni ; n'oublie pas que tu as hérité de la fortune des Black et de celle des Potter…
- Tu veux dire que tout ce qu'on a subi n'avait été créé que pour que nous, enfin vous, passiez aisément et pas les autres ?, fit Drago.
- Exactement. »
La tempe de Ron vibra, il était rouge écarlate mais il se contrôla.
« Qu'est-ce qu'on fait de la lettre ?, demanda Ginny.
- Brûlons-la, répondit gravement Neville. Ça supprimera cette preuve et on ne prendrait pas le risque qu'un jour la mémoire de Dumbledore soit salie.
- Je ne pense pas, intervint Luna. Si Dumbledore voulait qu'on la trouve, c'est qu'il voulait lever le voile ; il faudrait la révéler…
- Et si on lui demandait ?, dit Harry en pensant au portrait dans le bureau du professeur McGonagall. »
Tous acquiescèrent.
Alors, alors, alors ? Qu'est-ce que vous en dites ?
Pour info, j'avais écrit cette fic peu de temps après la sortie du 7. Et quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre mois après l'avoir finie et mise au propre que J. K. Rowling elle-même avait parlé de ce couple en disant qu'il avait vraiment existé dans son scénario mais que, littérature enfant oblige, elle n'avait semé que des indices sans en parler vraiment.
Dommage… moi qui croyais avoir inventé l'eau chaude… -_-'
La prochaine fois : ultime et dernier chapitre de cette fiction !
J'en profite avant de partir pour faire ma publicité car je rappelle que j'ai aussi une fiction yaoi qui vous attend sur http://www. fictionpress .com/s/2757594/1/Geoffroy et une autre fiction, qui me n'a pas de visites alors que, bien que n'étant pas yaoi, elle me rend quand même fier (en même temps je n'aurais pas publié un truc qui me faisais honte T_T). À voir sur http://www. Fictionpress .com/s/2759324/1/Alchemy. Si vous voulez tout savoir, ça versera quand même dans le shonen-ai (c'est-à-dire sans lemon) mais dans très, très, très longtemps.
