Chapitre 8

"Il se réveille. Mettez vous en position." Sirius entendit une jeune voix parler. Il ouvrit les yeux et se trouva coincé dans une sorte de conteneur couvert d'étranges écritures. Deux enfants étaient assis devant lui dans de grands cercles composés de la même écriture étrange, maintenant leurs mains droites tendues vers lui.

"Où suis-je ?" Sirius était nerveux. S'ils l'avaient capturés, pourquoi ne pas l'avoir livré aux détraqueurs ?

"Pas de parlottes. Nous allons pénétrer votre esprit. Vous avez trahi mes parents et je vais trouver pourquoi." Avant que Sirius n'ait pu dire quelque chose, une main toucha sa tête et il s'évanouit encore.

"Je pense que nous sommes allés trop loin en arrière." commenta Hermione pendant qu'ils regardaient le souvenir d'un très jeune Sirius se faire punir par sa mère.

"Je n'y peux rien. Son esprit est confus à cause des détraqueurs. Si nous voulons trouver quelque chose dans ce désordre, nous allons devoir tout remonter ensemble." Harry observa le chaos qui régnait dans l'esprit de Black.

"Rien que ça pourrait nous prendre un jour entier, sans parler du temps que ça demanderait de trouver les souvenirs révélateurs." se plaignit Neville.

"Alors nous ferions mieux de commencer maintenant. J'ai besoin de savoir, Neville." dit Harry avec un soupir.

Pendant qu'ils travaillaient dans l'esprit de Black, ils attrapèrent des aperçus des souvenirs de l'homme.

Son premier voyage pour Poudlard, sa rencontre avec James Potter, la répartition et la beuglante de sa mère qui suivit, la formation des Maraudeurs.

La découverte de la condition de Lupin, l'apprentissage de la façon de devenir animagus, les nombreuses farces au fil des années.

Enfin, ils approchèrent de leur objectif. Le mariage des parents d'Harry et sa naissance.

Puis ils trouvèrent le souvenir capital.

"Dumbledore a recommandé que nous nous cachions sous un charme de fidelitas. Voldemort devient trop proches avec ses attaques." Le souvenir était vu à travers les yeux de Sirius. Il parlait au père d'Harry.

"Et tu veux que je sois ton Gardien du Secret, n'est-ce pas ?" sourit Sirius à son ami.

"Tu es mon meilleur ami et le parrain d'Harry. Qui d'autre pourrais je choisir ?" sourit James en retour.

"J'en serais honoré, mais je suis un choix trop évident, James. Peut être que si nous disons à tout le monde que je suis le Gardien du Secret, mais que nous nommons quelqu'un d'autre, Vous serez plus en sécurité." suggéra Sirius.

"Je sais que tu ne nous trahiras pas, Sirius." dit fermement James.

"Tu sais que je préférerais mourir plutôt que de vous vendre. Mais Voldemort n'est pas quelqu'un à prendre à la légère. S'il réussit à m'arracher le secret…" dit Sirius d'un ton grave. "Avec mon plan, même s'ils réussissent à m'avoir, le véritable Gardien du Secret sera sauf."

Le souvenir changea pour montrer les parents d'Harry effectuant le Fidelitas avec une homme petit et gros. Le précédent souvenir l'identifia comme Peter Pettigrow.

Encore, le souvenir changea pour montrer Sirius confrontant Peter dans une rue de Londres. Avant que Sirius n'ait pu attaquer, la rue explosa et Peter avait disparu.

"Harry, tu vas bien ?" Hermione se leva dès qu'ils eurent fini le rituel.

"J'ai besoin d'être un peu seul." murmura Harry. "Gardez un œil sur lui et donnez lui peut être à manger."

"Les étoiles sont jolies ce soir, n'est-ce pas ?" Harry fut tiré de ses pensées par une voix rêveuse. Il était en haut de la tour d'astronomie, cherchant à se vider la tête.

Il se retourna et vit une fille un peu plus jeune que lui avec de long cheveux blond. Ses yeux lui donnaient un drôle d'air. Harry eut aussi une drôle de vue sur ses accessoires inhabituels. Elle avait une paire de radis en boucle d'oreilles et un collier en bouchons de bierraubeur.

"Elles le sont, en effet." sourit légèrement Harry.

"Tu sembles troublé, Harry Potter." La fille s'assit à côté de lui.

"Tu as un avantage sur moi, miss…" Harry la regarda avec attente.

"Luna Lovegood. C'est un plaisir de te rencontrer. Tu sais que le couvre-feu est passé, n'est-ce pas ?" sourit elle.

"Je pourrais dire la même chose pour toi. Qu'est-ce que tu fais ici ?" lui demanda-t-il.

"Je cherchais des nargoles." Elle haussa les épaules. Les sourcils d'Harry se levèrent un peu mais il ne fit pas de commentaire.

"Et tu en as trouvé ?" demanda Harry avec un sourire.

"J'ai bien peur que non. Peut être que je regarde au mauvais endroit." soupira-t-elle.

"N'abandonne pas. Je suis sûr que tu pourras en trouver. Je dois y aller, mais peut être qu'on peut se revoir quelque fois." Harry se leva.

"J'aime ça." dit rêveusement la fille en retournant son regard vers la forêt interdite.

"Tu te sens mieux ?" demanda Hermione une fois qu'il fut rentré. Elle était en train de couper les cheveux de Sirius. Il était déjà propre et rasé.

"Beaucoup mieux. J'ai rencontré une fille bizarre à la tour d'astronomie." Harry sourit au souvenir.

"Donc, déjà une petite amie ?" lui sourit Sirius.

"Je l'ai juste rencontré. Comment vous vous sentez ?" Harry s'assit à côté de lui.

"Embarrassé. Trois enfants qui m'attrapent aussi facilement. Je suis censé être un dangereux criminel en cavale." dit Sirius dans une parodie de tristesse.

"Remettez vous en. Nous somme beaucoup plus forts que nous le laissons paraître. Maintenant, place aux affaires. Où est Pettigrow ?" Pour réponse, Sirius lui tendit un vieil article de journal.

" Les Weasley ? Merde, le rat a disparu il y a une semaine. Je vais dire à mes éclaireurs de le chercher, mais n'espérez pas trop." soupira Harry.

"Donc qu'est-ce qu'on fait maintenant ?" Sirius se leva et utilisa la baguette d'Hermione pour nettoyer sa tête des cheveux fraîchement coupés.

"Vous pouvez rester quelques jours pendant que nous attendrons que mes éclaireurs trouvent une piste. S'ils ne trouvent rien au bout d'une semaine, nous supposerons que la vermine s'est glissée hors du château." répondit Harry.

"Harry, tu es sur qu'on peut lui faire totalement confiance ?" demanda prudemment Hermione.

"C'est mon parrain. Comme il disait, il préférerait mourir plutôt que me trahir." sourit Harry.

"Tu te ramollis, Harry." ricana Hermione alors qu'Harry plongeait pour éviter le coup d'une énorme épée entourée de bandages.

"Dans tes rêves, haleine de poisson." sourit Harry en parant le coup suivant avec une épée sortant de sa bouche. Il tourna rapidement la tête et asséna un coup pour l'empaler. Hermione glapit quant l'épée l'embrocha, avant que son corps ne se dissolve en eau qui trempa Harry.

Une ombre apparut distinctement au dessus d'Harry toujours exagérément allongé pendant que la véritable Hermione apparaissait avec son épée levée.

"Je te tiens." ricana-t-elle.

"Tu tiens qui ?" Elle fut surprise quand elle sentit de l'acier froid sur sa gorge. Elle soupira quand le Harry devant elle partit en fumée.

"Je ne t'ai même pas senti." dit elle sombrement.

"Ton Kawarimi s'améliore rapidement. Ça et le fait que tu ais fait un clone aqueux parfait." la réconforta Harry.

"Hey les gars, j'ai finalement réussi à créer un clone explosif." Deux Neville s'approchèrent d'eux.

"Ça ne va pas nous exploser à la figure, hein ? J'espère que ça sera plus fort que le C-1." Hermione regarda le clone précautionneusement.

"Pas d'inquiétudes; ça demande beaucoup d'argile spéciale avant d'arriver à un niveau critique. De toutes façons, j'ai seulement besoin de travailler sur mon type C-4." sourit Neville.

"Nous avançons lentement, les gars. On a juste besoin d'expérience en combat." Harry savait que ça n'importait pas combien ils s'étaient entraînés dur, jusqu'à ce qu'ils aient utilisés leurs capacités dans de vraies situations contre de vraies personnes, ils ne pourraient jamais vraiment avancer.

"De la chance ?" demanda Sirius une semaine plus tard. Les choses qu'il avait vu sur le trio étaient à couper le souffle, même pour un sorcier.

"Non. Mes serpents ont chassé une douzaine de rats, mais aucun n'avait la bonne description. Je pense qu'il est sur de supposer qu'il a quitter Poudlard. Peut être devrais tu en faire de même. Fais attention, tu es toujours recherché." répondit Harry.

"Ne t'inquiètes pas. Il reste encore de l'ardeur en ce vieux chien. Cette semaine avec vous m'a beaucoup aidé. Et c'est toujours ça de vous avoir rencontré." Sirius lui fit un câlin.

"Tu diras la vérité à Lunard ?" demanda Sirius avant de s'en aller.

"À la première heure. Et merci pour la carte." sourit Harry. Sirius leur avait dit comment refaire la Carte des Maraudeurs que lui et ses amis avaient fait pendant leurs scolarités. Sirius leur apprit que l'original avait été confisqué par le concierge Rusard, mais ils ne la trouvèrent pas quand ils firent un raid dans son bureau. Ce qui leur apprit qu'elle avait été détruite ou prise par quelqu'un.

Ce fut leur ultime tentative de trouver Pettigrow, mais même avec ça, ils échouèrent à trouver le traître.

"Professeur Lupin, je peux vous parler ?" Harry approcha l'homme après leurs examens.

"J'ai un trou maintenant." L'homme le conduisit à son bureau.

"Je serais direct. Remarquez vous quelque chose d'inhabituel sur cette photo ?" Harry lui tendit l'article qu'avait Sirius.

"C'est la famille Weasley, mais… ça ne peut…" Lupin haleta et lâcha le papier quand il vit le rat très familier sur l'épaule de Ron.

"Où avez-vous eu ça ?" Lupin donna à Harry un regard perçant.

"Un chien me l'a donné." Cette fois, Lupin pâlit.

"Quoi ? Comment ?"

"Le truc que vous devez impérativement savoir est que ce n'est pas le traître. C'était le rat depuis le début." Cela fit s'affaisser l'homme.

"Ça fait trop. Où est Peter maintenant ?" bondit Lupin.

"Parti. La raclure s'est enfuie. Il doit avoir deviné que nous étions après lui, ou il ne voulait pas attendre et prendre le risque. De toute façon, il n'y a rien que nous ne puissions faire jusqu'à ce qu'il se montre. Patmol est parti aussi, pour attirer le Ministère hors du château. Il a laissé un mot pour vous si vous voulez le rencontrer." Harry lui tendit un morceau de parchemin.

"Merci, Harry. Ça signifie beaucoup pour moi. Nous l'aurons, je le jure." dit fermement Lupin.

"Je sais. Sur une note plus joyeuse, peut être aimeriez vous ce que le vieux chien nous a aidé à faire ?" Harry lui tendit un parchemin plié.

"Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises." sourit Lupin en tapotant le parchemin."

"M. Snake, M. Artiste et Miss Shark sont fiers de présenter la Carte du Gredin à M. Lunard et espèrent son accord." lut Lupin avec un sourire.

"Les Gredins, hein ? Puisque je suis encore professeur, je prétendrais n'avoir jamais vu cet objet. Méfait accompli." Lupin effaça la carte avec un énorme sourire.

"Vous devriez être dans la Grande Salle demain. Nous préparons quelque chose de gros pour annoncer notre présence dans le château." Harry sourit diaboliquement.

"Je pensais que les professeurs seraient déjà là." commenta Percy Weasley, le préfet en voyant les places vides à la table du personnel.

Comme si elle attendait que quelqu'un pose la question, une musique forte commença à résonner dans la Grande Salle. Les nés de moldus reconnurent rapidement la chanson du magicien d'Oz.

L'amusement ne s'arrêta pas là. La porte s'ouvrit et McGonagall entra en sautillant, habillé en Dorothée. Rusard suivit en épouvantail, Flitwick suivit vivement en lion et Rogue cliqueta, grimé en bûcheron de fer.

Tout le monde fixa avec choc pendant que le groupe commençait à chanter la chanson.

Ils arrêtèrent devant la table du personnel, où Dumbledore apparut dans un nuage de fumée.

"Qui donc se trouve devant le grand et tout puissant Oz ?" les dévisagea Dumbledore.

Le groupe joua brillamment son rôle et juste au moment où la scène se terminait, des lettres de lumière apparurent au dessus de la table de personnel.

"Organisé pour votre plaisir par les Gredins de Poudlard."

"Tu ne saurais pas quelque chose au sujet de ces Gredins, Harry ?" les jumeaux Weasley les rejoignirent à la sortie.

"Seulement que je veux leur payer un verre. Quand Rogue a demandé un cœur, j'ai cru que j'allais exploser." rigola Harry. L'homme avait craché son acide dès que le genjutsu s'était terminé. Flitwick et Dumbledore étaient les seuls qui semblaient apprécier la blague.

"Ça va être dur de surpasser cette blague, Harry." sourit Hermione une fois qu'ils furent seuls.

"Nous trouverons quelque chose. Après tout, nous devons surpasser les Maraudeurs." sourit largement Harry.