Derrière le comptoir
Chapitre 4 : Condition de mort et condition de souhait.
Un mois entier passa, je revis Sasuke que les soirs lorsqu'il venait acheter ce donc il avait de besoin. Je décidai même de couper un peu les ponts. Même si au fond je l'appréciais bien, il était un peu fou de vouloir faire un vol. Ma mère…eh bien, elle n'allait pas mieux mais j'osais espérer qu'elle se rétablisse soit un tout petit peu. Pour me donner un peu de courage. J'ai failli me faire renvoyer du Bunny Host Club pour mon manque de discipline. Mais j'avais prié de ne pas me renvoyer. Enfin bref, le tout était devenu un peu plus comme avant.
-Belle journée non? Dit alors Sasuke en s'approchant du comptoir.
Je sourcillai.
-Je n'ai pas le temps de me préoccuper du temps. Dis-je sans expression.
Je passai en scanneur ces articles. Il paya puis prit ses sacs.
-Ma proposition tiendra toujours tu sais.
Il me disait ça chaque fois qu'il parait je fis des signes de mains en roulant les yeux. Une heure plus tard quelqu'un que je reconnu s'avança vers moi.
-Hé! Dit-il joyeux, je te reconnais tu es la Bunny qui était à la petite fête de Sasuke.
Je souris gentiment. Si je me souviens bien, lui c'était Naruto. Comme Sasuke et ses amis, il avait un look punk, ''emo''. Je n'avais jamais fait attention à mon style, enfin je veux dire que je n'achetais pas de marque et mon style était plutôt décontracter mais c'est vrai que j'avais une touche de punk. Quoi que j'aime la musique punk plus que le pop de la radio.
-Oui, je me souviens de toi aussi! Répondis-je.
-Alors, quoi de neuf? Quémanda-t-il en posant des pots de nouille instantané sur le comptoir.
-Pas grand-chose et toi? Répondis-je.
-C'est calme…j'ai hâte à la prochaine fête. Me lança-t-il avec un clin d'œil.
J'en rigolai de cœur joie.
-Bon, continua-t-il, je dois y aller moi. Au plaisir de se revoir!
Il me lança un au revoir de la main avant d'entamer la sortie. Je souris en le regardant s'éloigner. Puis je fronçai des sourcils lorsque Sasuke lui rentra dedans l'air pressé Naruto parla mais je n'entendis rien de ce qu'il pu dire, il entra dans le kombini en sueur.
-Sakura! Vient vite! Me dit-il.
-Quoi? M'étonnai-je.
-C'est ta mère!! S'exclama-t-il.
Naruto était resté non loin d'ici il me lança un regard. Je passai par-dessus le comptoir, mon cœur se resserra. Non pourquoi? Je ne veux pas la perdre. Je courus jusqu'à mon appartement et j'eu les larmes aux yeux lorsque je vis l'équipe des infirmiers prendre ma mère en civière. Il l'a placèrent dans l'ambulance je sautillai entre eux.
-Qu'es-ce qui se passe, que s'est-il passé!? M'exclamai-je comme une furie.
Un homme en blouse blanche se tourna vers moi.
-Vous êtes sa fille?
J'hochai la tête.
-Vous pouvez monter. Votre mère à eu une crise.
Mon visage se déforma par la peur, la frustration, la haine, tout ses sentiments qui font ressurgir notre colère la plus profonde, la plus noir. J'embarquai dans l'ambulance sans hésiter. Ma mère était branché sur respiratoire. Nous avancions très vite vers l'hôpital.
-Vite, son rythme cardiaque baisse! Entendis-je un ambulancier dire.
Je regardai alors ma mère. Elle était embrouillée par mes larmes. Mes lèvres tremblaient, j'étais incapable de bouger un seul membre. Les infirmiers parlaient, criaient des instructions. Ils essayèrent de la ranimé lorsque le bruit sourd de la machine qui comptait les battements de son cœur s'attardèrent trop longtemps à mon goût. Mes oreilles n'entendaient plus. Je restai dans un état second à regarder la scène sans émotion. J'étais déconfis et je ne savais strictement pas quoi faire. Je passai une main sur mon visage, puis balaya mes cheveux de mon front. Je clignai des yeux, puis le bruit revint.
-Heure de la mort? Dit un ambulancier.
-21h54. Répondit l'autre.
J'ai du aller jusqu'à l'hôpital. J'appelai Jiraiya pour lui dire que je prenais deux semaines de congés ainsi qu'au Bunny Host Club. Je remplis des papiers concernant ma mère. Je rencontrai une psychologue qui me posa des questions sur mon état et comment j'allais présentement vivre. Si je devrais être placé dans une famille puisque je n'étais pas encore majeur et tout ce baratin. Ça faisait maintenant 4h que j'étais à l'hôpital et j'étais terriblement fatigué même s'il n'était qu'une heure du matin. La psychologue me ramena chez moi je lui assurai que j'allais bien et lui promis de lui rendre visite pour lui en assurer. Je montai les marches de l'appartement. Puis, je découvris Sasuke assis au pied de ma porte, lorsqu'il m'aperçut, il s'empressa de se lever et s'avança vers moi. Je le regardai et le serra dans mes bras tout en éclatant en sanglot. Il prit mes clefs de maison, et il m'apporta dans mon lit. Il se coucha près de moi et je m'endormis tel-quel. Je me réveillai dans l'après-midi du lendemain. Je retirai mon linge de la veille, le jeta par terre et enfilai un long gilet blanc recouvrant tout mon corps. Je marchai jusque dans ma cuisine et entrevis Sasuke assis à ma table de cuisine buvant un café. Je m'asseyais près de lui.
-Comment te sens-tu? Dit-il sans décrocher le nez de son journal.
-Je me sens fatigué malgré mes heures de sommeil. Avouai-je.
-Il y a du café frais.
Je posai un regard vers ma cafetière.
-Merci de t'occuper de moi Sasuke. Tu n'es pas aussi fou…
Il me regarda enfin et esquissa un sourire en coin un peu triste.
-En réalité, je suis vraiment fou, mais ça va ça fait plaisir à entendre.
Je poussai un rire bref et alla chercher une tasse de café. Une fois ceci fini je me rasseyais près de Sasuke. Je fixai le bois de ma table et Sasuke son journal. Merde. C'est vraiment n'importe quoi.
-Ma mère, dis-je au bout d'un instant, à toujours été honnête dans la vie, elle a toujours voulu que j'aille à l'école, que j'apprenne et grandisse de façon normal. Elle travaillait dure, enfin, dans le temps, et elle essayait toujours de me réconforté…
Sasuke avait lâché son journal et me regardait avec une expression stoïque.
-Alors pourquoi, dis-je un peu plus fort, alors pourquoi es-ce qu'elle est morte putain? Il y a des pédophile qui courent les rues et ma foutu mère est morte!
J'avais finis par hurler. J'étais fâchée. Fâchée contre la vie, contre la terre entière. À tout ces gens qui vivent heureux, à tous ceux qui vivent leur rêve. Aux bourgeois comme au fils et filles et de riche aux salopes qui se marient à des vieux…à tout ceux qui on tout car moi j'ai perdu. Je posai mes coudes sur ma table et pris ma tête entre mes mains.
-À quoi ses efforts ainsi que les miens ont-ils servis si elle est morte? Dis-je un peu plus calme au bout d'un instant, j'en ai assez, assez d'être gentille assez d'être honnête.
Sasuke m'écoutait toujours silencieusement et calmement.
-À quoi ça sert de vivre si on a perdu ce pourquoi on vivait? J'ai tout donné maintenant je n'ai plus de force et je ne sens plus aucune motivation à la vie. C'est fini j'en ai assez.
Je soupirai, puis, pris une gorgé de mon café.
-Je n'ai pas envie de passer le reste de ma vie à me fendre le derrière pour subvenir à mes moyens, à travailler pour des pervers et être doté d'un misérable salaire. J'ai essayé de vivre comme ma mère me l'a éduqué en bonne t du forme, en citoyen honnête et malheureusement je porte à croire que le ciel n'apporte que les gens biens et ceux qui n'avaient rien. J'ai terriblement envie de faire chier ce peuple qui m'ennuis.
Je fronçai alors des sourcils.
-J'ai envie de vivre dans une belle et grande maison, avec une spas, une piscine, je veux payer à ma mère la plus belle des tombes…Sasuke, dis-je en me virant légèrement vers lui, faisons ce putain de vol.
Il esquissa un autre de ses sourires.
-Il a toujours été prévue de le faire ce vol. me répondit-il.
Je lui souris.
-Tu as un plan? Quémandai-je.
-Tu me crois aussi désorganisé? Bien sûre que j'ai un plan, il ne me manquait plus que la pièce maîtresse.
-Bien explique moi?
-C'est simple comme bonjour, un abruti aurait trouvé comment faire. Ino Yamanaka est la fille qui te précède dans ton chiffre. Alors il faudrait lui donner une raison de manquer une journée de boulot et que tu prennes son chiffre. Tu peux aisément manipuler l'argent total des industries de Jiraiya ainsi que Tsunade. C'est simple, pendant ce long chiffre quelqu'un fait un vol.
-Et ce quelqu'un c'est toi! M'exclamai-je.
-Certainement. En même temps tu me couvre pour la police et puis, on encaisse le Jack Pot!
Je souris en écoutant la fin de son plan. Voila ta douce et belle Revenge contre la terre maman!
-Je suis totalement partante! M'extasiai-je.
Le reste de la journée se passa dans ma cuisine. Sasuke et moi bavardons sur tout ce qu'on ferait avec l'argent amassé. Je rembourserai toute les dettes de ma mère qui me reviendront de droit, j'achèterai une belle et jolie tombe digne de ce nom. Digne de ma mère. Je décorerais mon appartement. Faut penser aussi que ce n'est qu'un tout petit montant d'argent. Certes intéressant mais de là à ne plus avoir à travailler…
Sasuke rentra chez lui aux petites heures du matin. Le lendemain nous avions prévue une rencontre pour notre plan Kombini. Je dormis en passant à ma tendre Revenge personnelle. Le lendemain j'allai déjeuner dans un petit resto avec Sasuke. Rester avec lui m'apaisait car je le sentais un peu comme moi. Malgré mon chagrin, j'étais capable de voir plus loin avec ce plan. Nous rentrâmes chez lui et nous nous affalèrent sur son canapé.
-Bon, dis-je, au boulot. Nous devons en premier trouver une façon de remplacer le chiffre d'Ino.
-Ouais, bon, j'ai trouvé le plan creuse toi un peu la tête! Me nargua-t-il.
Je soufflai un faible rire. Puis fus abasourdis en trouvant une idée.
-Et si Ino avait un rendez-vous? M'excitai-je.
-Un rendez-vous? S'intrigua Sasuke.
-Avec touts tes copains supers mignons je suis sûre qu'il y en a un qui peut bien l'invité à sortir un soir!
Il me lança un sourire complice.
-Tu trouve mes copains supers mignons? Niaisa-t-il.
Je roulai des yeux.
-Jaloux? Rigolai-je.
-Un peu oui. Mais sinon je trouve ton plan intéressant.
Je me surprise à le regarder avec un léger sourire. Puis je me demandai s'il était vraiment jaloux ou s'il niaisait.
-Arrange-toi pour qu'il vienne lorsque je serai au Kombini entre 22h et 22h30 je suis avec elle.
-Enregistré.
Je remarquai alors à l'instant que Sasuke avait toujours un journal près de lui.
-dit, demandai-je, pourquoi tu traine toujours le journal du jour?
-Pour la bourse!
Je ris puis griffonna dans le cahier de notre plan – qu'on brûlera une fois la tâche accomplis – et je me surprise à trouver Sasuke mignon lorsqu'il lisait le journal avec ses cheveux noirs tombant sur son magnifique visage ainsi que son piercing à la lèvre inférieur et ses lunettes de lecture grosse comme mon poing.
