Disclaimer: Bien évidemment, et comme toujours, rien de tous cela ne m'appartient. Remercions tous ensemble J.K. Rowling.
Warning: Contiens une relation à caractère homosexuel, donc homophobes, soyez gentils de passer votre chemin.
Note de l'auteuse: Voilà, cette histoire fut toute une épopée pour moi, mais je l'aie enfin terminée. Enjoy!
J'allai vers [Harry] quand je vis une nouvelle personne au portail, une que j'appréciais cette fois…
J'avançais vers Severus Rogue, ne pouvant m'empêcher d'être légèrement inquiet, que faisait-il là?
-Alors, Draco. Tu es si bien intégré ici que tu fais l'accueil?
-Tu me connais Severus, il est si difficile de ne pas m'aimer! Répondis-je ironiquement. Mais toi, qu'est ce que tu fais là?
-Je ne suis pas là pour revenir te chercher si c'est ça qui t'inquiètes, je laisse Potter faire la nounou…
Je grinçais des dents, mon parrain pouvait se montrer si charmant…
-J'ai été invité à déjeuner par miss Granger.
-Ah, non mais alors tu fais vraiment parti de la famille maintenant?
Severus ne prit même pas la peine de répondre à ma petite pique.
-Je t'ai ramené deux trois affaires, dit il seulement en désignant un sac à ses cotés. Il serait d'ailleurs aimable de ta part de venir chercher le reste de ta garde robe…
A mon tour, j'ignorais sa pique en me jetant sur le sac de vêtements, ravi de pouvoir enfin me changer.
-L'ambiance est chaleureuse…
Je relevais la tête à son ironie et remarquai en effet que l'on entendait plus un bruit de conversation. Je me retournai pour voir les Weasley un peu mal à l'aise. Leur regards alternaient de mon parrain à Harry, tous se demandaient probablement comment celui-ci allait réagir face à son ancien professeur honni. Finalement, Harry s'avança vers nous, l'air parfaitement serein, et s'arrêta à mes cotés, face à Severus.
-Bonjour Professeur, le salua-t-il d'une voix douce.
-Bonjour Potter. Heureux que vous soyez remis sur pieds, continua-t-il en lui tendant la main.
-Merci, répondit Harry en souriant et en lui serrant la main.
Je sentis les Weasley tressaillir à ce geste derrière moi. Je devais bien avouer que même si j'avais vu un geste semblable dans l'esprit de Harry, la situation restait surréaliste. C'était presque plus bizarre que de voir Harry me tenir la main. Ou pas. Hermione arriva, fébrile, à nos cotés.
-Vous devez avoir beaucoup de choses à vous dire, nous pouvons vous laisser un peu seuls si vous le souhaitez.
-Non…, commença Severus.
-Ce n'est pas nécessaire, continua Harry.
La jeune femme sembla dépitée.
-Oh, mais je croyais que… que vous aviez enfin dépassé tout ça…
La scène était assez impressionnante. Les deux homme se faisaient face, les yeux dans les yeux. Et je devais être le seul à comprendre ce qu'il se passait vraiment à ce moment, j'étais le seul à voir que pour la première fois, tous deux se faisaient face en égal, plus aucune haine, juste du respect.
Finalement, Severus leva les yeux au ciel en avisant la déception d'Hermione.
-Monsieur Potter et moi-même avons effectivement beaucoup à discuter Miss Granger, mais ce n'est ni le lieu, ni le moment.
-Ne t'inquiètes pas Hermione, continua Harry, je crois que nous ne nous sauterons plus à la gorge. Et nous aurons tout le temps pour parler dorénavant…
Un moment de silence succéda aux dernières paroles de Harry, silence qui fut rapidement rompu:
-C'est bien de prendre le temps pour se parler!
Complètement à coté de la plaque, c'était Luna Lovegood qui venait de parler. La jeune fille venait d'arriver, sans que personne ne l'aie remarquée.
-Luna! S'exclama Hermione. Comment vas-tu?
Severus sembla soulagé que l'attention générale ne soit plus fixée sur lui. Harry lui fit un petit sourire moqueur avant de se tourner vers Luna à son tour. Mais moi, je ne lâchai pas l'affaire aussi facilement:
-Alors, on fait ami-ami avec Potter?
-Il me semble que tu n'es pas très bien placé pour en parler, Draco.
-Oh, moi je n'avais pas juré de haïr Potter et tous ses descendants pour l'éternité, répondis-je sur un ton condescendant.
J'étais de mauvais foi, Severus et moi le savions pertinemment.
-Il semblerait que Monsieur Potter nous aie appris à tous deux que les préjugés sont souvent trompeurs.
-De là à vouloir avoir de longues conversations avec lui, quelle reconversion!
Je sentis une main chaude se glisser dans la mienne.
-Quoi Draco, tu ne veux pas avoir de longues conversations avec moi toi?
Harry plaisantait clairement, ayant vu que je cherchais juste à faire tourner mon parrain en bourrique. Parrain qui n'avait pu s'empêcher de froncer le nez d'indignation en voyant la main de mon Gryffondor dans la mienne.
-Ca ne m'étonne pas tellement, il me semblait bien que tu t'intéressait à moi pour autre chose que pour ma conversation, me souffla Harry de façon plus que suggestive.
Assez fort bien sur pour que Severus l'entende. Finalement, Harry me passa une main autour du coup pour et se colla à moi avant de lancer plus fort, et sur un ton parfaitement innocent:
-Quelque chose ne va pas professeur?
Le dit professeur semblait à deux doigts de tourner de l'oeil.
-Il me faut un verre, grogna-t-il seulement en guise de réponse.
Le plus rapidement que lui permettait sa dignité et sa longue robe noire, mon parrain s'écarta de nous vers notre hôte pour lui demander quelque chose à boire, de fort de préférence. Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire. Harry me souriait doucement.
-Je pense que ça va me plaire, dit-il sur un ton plus féroce que ne l'étais son visage.
-La tête qu'il a fait, le pauvre! Mais il me semble que c'est un injuste, quelle tête ferais-tu si j'agissais de la même façon devant madame Weasley?
-Rogue m'a torturé sans raison pendant près de sept ans, il est parfaitement juste que je le taquine. Quand aux Weasley, c'est toi qui les a torturé pendant sept ans sans raisons.
Ouche, ce n'était pas très diplomate ça.
-Je suis désolé pour tous ça, tu le sais bien.
-Ne t'excuse pas. Je ne t'en veux pas, simplement je n'oublie pas non plus. Tout ce qui m'importe c'est que tu aies changé.
Harry sembla si sûr de lui en me disant cela… Mais moi, je doutais, avais-je vraiment changé. Pouvais-je raisonnablement aspirer à être accepté par cette bande de héros, moi le lâche?
Harry me passa une main sur le visage, et comme si il avait lu dans mes pensées, il continua:
-Tu as changé Draco. Je te connais bien mieux que la plupart des gens, et je peux le voir, je peux le sentir.
Je lui souris faiblement. Soucieux de changer de sujet, il repris:
-Et de quoi avez-vous parlé avec Ginny?
-Oh, des multiples tortures qui me serait infligées si jamais il advenait que je te fasses souffrir un jour, répondis-je sur le ton d'une banale conversation.
-Ah, c'est seulement ça? Répondit-il sur le même ton. Si j'étais toi, je me méfierais, elle est redoutable.
Je me demandais ce que voulais dire ces dernières paroles, envisageait-il que je puisse le faire souffrir?
-Tu es inquiet, lui demandai-je.
-Non.
-Harry, on est ensemble depuis moins de 48 heures…
-Je le sais bien. Je ne suis pas naïf, ça j'ai arrêté il y'a un bon moment. Ce que je veux dire, c'est que même si ça se termine mal entre nous, je sais que tu ne feras rien pour me faire souffrir de façon volontaire.
-Je l'espère…
Cette fois, c'est moi qui voulus changer de conversation.
-Luf… Luna Lovegood fait partie de tes amis intimes alors?
Harry me sourit, sachant pertinemment que j'avais été à deux doigts d'appeler son amie Lufoca.
-Elle est un peu spéciale… répondit-il seulement.
-C'est vrai? Je ne l'avais pas remarqué, répondis-je innocemment.
Il rit légèrement, et continua.
-Elle… La plupart du temps, elle est complètement à coté de la plaque, et on ne comprend pas la moitié de ce qu'elle raconte. Mais, de temps à autres, elle est d'une étonnante clairvoyance. Quand, Sirius…Mon parrain est décédé, c'est la première à m'avoir dit quelque chose qui me consolait vraiment. Et puis… Elle s'est toujours battue, courageusement, derrière moi, même alors qu'on ne se connaissait que très peu.
Je regardais le visage de Harry s'adoucir, il était clair qu'il aimait beaucoup cette jeune femme.
-Mais c'est vrai, finit il par dire en riant, la plupart du temps, elle est vraiment bizarre.
Alors que nous commencions à nous rediriger vers les autres, nous entendîmes Madame Weasley s'exclamer:
-Et voila nos derniers invités!
Harry et moi nous retournâmes alors de nouveau vers le portail. Une femme seule s'y trouvait, un petit paquet dans les bras. Je ne la reconnus pas tout de suite car elle avait un capuchon sur la tête, mais finalement elle l'enleva, et je pus reconnaître ma tante Andromeda. Je ne pus contenir un frisson en voyant son visage, elle ressemblait à Bellatrix de façon absolument saisissante, mais son visage était plus doux, et elle paraissait plus jeune. Je vis le petit paquet que ma tante tenait entre ses mains se tortiller, et compris enfin qu'il s'agissait d'un bébé, de son petit-fils, si j'avais bien compris. Je jetai un regard vers Harry, il semblai complètement choqué. J'avais compris que de toutes les horreurs qu'avaient perpétrées la guerre, celle-ci était celle qu'il avait le plus de mal à encaisser. Il se sentait responsable de la façon dont cette enfant était devenu orphelin et il s'identifiait à lui. Parce que lui aussi était un orphelin, il mourrait de peur que cet enfant vive la même chose que ce qu'il avait vécu. Pourtant, il me parut clair que ce ne serait pas le cas quand je vis toutes les jeunes femmes se presser vers Andromeda pour voir l'enfant. Se fut finalement Hermione qui arriva la première et put prendre le bébé dans ses bras.
-Bonjour mon Teddy! Gazouilla-t-elle, en soulevant l'enfant qui riait aux éclats. Mais tu as les cheveux bleus aujourd'hui! Tu les avais roses la dernières fois que je t'ai vu. On dirait que le grand garçon a hérité des supers dons de sa maman!
Le bébé continuait à rire aux éclats alors qu'Hermione le chatouillait. Je me pris à sourire, c'est communicatif le rire d'un enfant. Harry, à coté de moi, paraissait au contraire presque malade. Je ne savais pas trop quoi faire, comment lui ôter le poids de la culpabilité? En regardant à nouveau vers le portail, je vis que ma tante regardait Harry en souriant doucement. Elle reprit le bébé sans faire attention aux gémissement d'Hermione, et commença à s'avancer vers Harry. Un grand silence se fit à nouveau dans le jardin. Pour ma part, je préférai m'écarter discrètement de mon Gryffondor, je sentais que je ne devais pas interférer dans ce qu'il allait se passer ensuite. Quand elle se retrouva face à Harry, Andromeda s'arrêta et commença à parler à Teddy:
-J'ai quelqu'un de très, très important à te présenter aujourd'hui mon ange. Il s'agit de ton parrain, Harry Potter. C'est un grand sorcier tu sais mon cœur? Un héros, et tes parents l'aimait tous les deux vraiment beaucoup…
Harry semblait aux bord des larmes à présent. Andromeda releva la tête vers lui.
-Harry, je te présente ton filleul, Teddy Lupin, dit elle en lui tendant le nourrisson.
Harry protesta vaguement, mais le bébé se retrouva finalement dans ses bras. Et le bambin lui offrit un gigantesque sourire:
-Je crois qu'il t'aime déjà, souffla Andromeda.
Harry semblait partagé entre la terreur d'avoir cet enfant dans les bras, et l'émerveillement devant ce sourire de bébé. Il était clair que Harry aussi aimait déjà l'enfant. Pour reprendre une contenance, il releva la tête vers ma tante:
-C'est… c'est la première fois que je tiens un enfant dans mes bras, dit-il d'une voix entrecoupée par l'émotion.
-Parle-lui! L'encouragea ma tante en riant devant son embarras.
Harry tourna à nouveau la tête vers l'enfant qui continuait de le regarder en souriant.
-Salut toi, je suis Harry Potter, et je suis… Je suis ton parrain.
Il prit une profonde inspiration et continua.
-Tes parents m'ont choisi pour être ton parrain parce qu'il voulait que je m'occupe de toi si jamais ils leur arrivaient quelque chose…
A cet instant, je remarquais quelque chose que personne d'autre ne semblait avoir vu. Andromeda, aux derniers mots de Harry, avait tendu les mains vers le bébé comme pour l'arracher à Harry. Visiblement, elle n'avais pas songé un seul instant que Harry pourrait vouloir la garde de l'enfant. Mais elle se reprit bien vite en entendant Harry continuer:
-Mais…Mais tu vois, moi aussi je suis encore un enfant, alors je ne peux pas m'occuper de toi, et puis, je suis… je suis un peu trop cassé, tu comprends?
Sa vois s'était brisée. Il reprit d'une voix un peu plus forte:
-Mais tu as une grand-mère géniale qui va t'élever mieux que personne. Comment je le sais? Parce que j'ai bien connu ta mère, et que c'était quelqu'un d'incroyable qui n'avait pu être élevée que par la meilleure des mères. Je ne vais pas m'occuper de toi, parce que je ne peux pas, mais tu vois, je vais te parler de tes parents, parce que je les ais bien connus tous les deux et que c'étaient des gens extraordinaire. Je vais t'en parler, encore et encore, jusqu'à ce que tu n'en puisse plus, parce que je veux que tu les connaisse comme je les ais connus, parce que je refuse qu'il soient des inconnus pour toi, mais aussi parce qu'ils t'aimaient plus que tu ne pourras jamais te l'imaginer. Ils ne sont plus là aujourd'hui, mais moi, je serais là à chaque instant de ta vie, dès que tu auras besoin de moi, et aussi quand tu n'en auras pas besoin d'ailleurs. Je te laisserais jamais tomber, tu comprends? Tu seras jamais seul. Et quand tu seras plus grand, je t'apprendrais plein de trucs géniaux. Je t'apprendrais à jouer au quidditch mieux que personne, je t'apprendrais tous les passages secrets de Poudlard, pour que tu devienne un Maraudeur studieux, comme ton père. Je t'apprendrais que même si tu ne le croiras pas toujours, tu es quelqu'un d'exceptionnel. Je t'apprendrais tout ça… tu verras… Tu ne seras jamais seul, je te le promet…
Un long silence suivit les derniers mots de Harry. Il releva finalement la tête en entendant un sanglot. Je tournai aussi la tête vers la personne qui venait d'émettre ce son et m'aperçut qu'Hermione était en larmes.
-Qu'est ce qu'il t'arrives, Hermione? Demanda Harry, ouvrant de grands yeux surpris.
-Oh Harry! Put seulement gémir la jeune femme.
Harry regarda autour de lui pour s'apercevoir que toutes les femmes présentes étaient à peu de choses près dans le même état qu'elle. Toutes le regardaient avec passion, les yeux pleins de larmes. Fleur Delacour essuyait les larmes qui coulaient de ses yeux en caressant son ventre. Ginny avait les larmes aux yeux et regardait Harry avec amour. Madame Weasley pleurait à gros sanglots. Même Andromeda avait les larmes aux yeux, tout en souriant doucement à Harry. Seule Luna ne faisait que sourire en regardant Harry. Je remarquais avec surprise que certains hommes avaient aussi étaient sensible à l'émotion du moment. Monsieur Weasley avaient les lèvres qui tremblaient. Percy avaient lui aussi les larmes aux yeux, quand aux sanglots de Hagrid, ils étaient pour le moins retentissants.
Pour ma part, je devais bien reconnaître que le discours qu'Harry avait tenu à ce petit être avait été particulièrement émouvant. Finalement, Hermione, remise de sa première émotion, bien que ses larmes coulent toujours, jeta ses bras autour du coup de Harry, en faisant toutefois attention à ne pas écraser le bébé.
-Oh, Harry, répéta-t-elle. Tu es tellement exceptionnel! Si tu n'avais pas Draco, et si je n'étais pas aussi amoureuse de Ron, je pense que je tomberais amoureuse de toi.
Instinctivement, je jetai un coup d'œil vers Ginny, qui comme par hasard, au même moment, me jetais un regard assassin.
-Tu es merveilleux, finit Hermione en embrassant Harry sur la joue et en s'écartant un peu de lui.
Harry la regardait avec un air plus que confus, et ne pus s'empêcher de rougir.
-Merlin, donnez-moi un autre verre, je vais vomir…
La voix de mon parrain avait claqué, aussi ironique qu'à son habitude.
-On ne t'as pas sonné Severus! Alors retourne à ton verre et tais toi!
La tête que fit Severus à cette réponse d'Andromeda fit rire tous le monde et brisa l'instant magique qui s'était créé. Toutes les jeunes femmes convergèrent vers le bébé, et j'eus la nette impression qu'elles étaient aussi attirées par Harry que par l'enfant. Je vis Andromeda s'écarter du petit groupe et marcher vers moi en essuyant ses yeux.
-Emotive? Lui demandai-je sarcastiquement.
-Que veux tu Draco, ça me fait du bien de savoir que je ne serais pas seule pour élever cet enfant.
Elle me fit face, elle était plus petite que moi d'une tête, mais elle dégageai beaucoup de force et de prestance, comme Harry. Finalement, un large sourire vint éclairer son visage, sourire auquel je ne pus m'empêcher de répondre. Elle me prit dans ses bras, et je répondis bien volontiers à son étreinte. Quand j'étais enfant, ma mère m'emmenait souvent la voir, les deux sœurs s'entendaient bien, et j'adorais ma tante. Mon père voyais ces visites d'un très mauvais œil, et quand j'étais entré à Poudlard, manquant de temps, je n'avais presque plus vu ma tante préférée. Cela faisait près de cinq ans que je n'avais pas vu Andromeda, et j'étais heureux de la trouver ici.
-Merlin Draco! Comme tu as grandi! S'exclama t'elle en relâchent son étreinte. Et bel homme avec ça, ajouta-t-elle en me pinçant la joue.
Je ne pus m'empêcher de rire.
-Je suis heureuse de te voir ici Draco, et j'ai cru comprendre que tu étais avec Harry.
J'acquiesçais.
-Je vois que ta mère t'a appris à choisir un meilleur parti qu'elle ne l'avait fait!
Je ris à nouveau, mon père disait toujours d'Andromeda qu'elle était une stupide langue de vipère, ma mère, quant à elle, préférait dire de sa sœur qu'elle était piquante.
-Je suis aussi heureux de te voir…
-Nous aurons l'occasion de rattraper le temps perdu maintenant. Nous sommes appelés à nous voir régulièrement dans les 18 prochaines années, me dit elle en désignant Harry et Teddy.
-Oui, répondis-je en grimaçant.
-Quelque chose t'ennuies?
-Je suis un Malfoy, je te rappelle, un méchant pas essence, pas une nounou…
-Tu es un Black! Et vu le style de vie que tu viens de choisir, ça ne fait plus aucun doute… Et je pense qu'un garçon comme Harry pourra te faire trouver de l'intérêt à tout, même au baby sitting…
-Je suis contente que tu sois ici, ça fait du bien d'avoir un allié parmi tous les Gryffondor…
-Laisse leur le temps Draco, il se rendront bien compte que tu es quelqu'un de bien, et tu verras, eux aussi sont des gens géniaux. Et puis, Harry ne pense pas de mal de toi, c'est l'important, n'est ce pas?
Je passais une main de mes cheveux en riant pour cacher mon embarras.
-Que dirait mon père si il nous entendais!
Elle rit à son tour.
-Et que deviens-t-il, ton cher père?
Ses yeux lançaient des éclairs féroces. Je souris doucement, elle avait toujours détesté mon père. Moi, je ne le pouvais pas, parce que j'avais compris l'année précédente, que même si il avait dur avec moi, et même si il n'avait jamais su nous montrer son affection, il nous aimait ma mère et moi. Pourtant, il avait été un partisan convaincu du Lord Noir, et je savais qu'il méritait ce qui lui arrivait.
-Il a pris 30 ans à Azkaban.
-Ca ne lui fera pas de mal! Dit-elle en souriant.
Son visage devint plus sérieux quand elle ajouta:
-Mais je suis inquiète pour ta mère. J'ai entendu qu'elle en avait pris pour 15 ans. Elle ne résistera pas à toutes ces années.
Je devins plus sombre moi aussi, j'étais également inquiet pour ma mère.
-Je sais. Harry m'a promit d'essayer de l'aider.
A ma grande surprise, son visage perdit toute trace d'inquiétude.
-Vraiment? Tout va bien alors!
Elle ajouta, devant mon incrédulité:
-Crois moi, si Harry a décidé de faire sortir ta mère de prison, elle passera Noël à la maison!
-Sérieusement, Harry a vraiment autant de pouvoir?
-Actuellement, personne n'en a autant que lui Draco, c'est pourtant évident!
-Bien sur, c'est un héros de guerre, mais quoi, il est pas ministre de la magie non plus!
Je ne saisissais toujours pas, et elle, elle me regardait comme si j'étais subitement devenu stupide.
-Bien, mettons cela sur le fait que tu n'aies pas eu le temps d'y réfléchir. Je vais t'expliquer. Pour le population sorcière, Harry représente le courage, la force, mais aussi l'intégrité, la sincérité. Il était un symbole de lutte et maintenant, c'est le symbole de la victoire et de la liberté.
J'écarquillais les yeux, comment une seule personne pouvait représenter tout cela à la fois.
-Quand Voldemort a retrouvé son corps, qu'a fait Harry, Draco?
-Il s'est battu contre lui? Répondis-je sans comprendre.
-Bien sur, mais plus important, il l'a dit au monde entier. Et le ministère, qu'a-t-il fait?
-Il a dit que Harry mentait.
-Oui! Et alors que le ministère continuait d'asséner que Harry était fou, et qu'il ne cessait de mentir pour attirer l'attention sur lui, qu'est ce qu'il a fait?
-Il a continué de dire la vérité…
J'avais répondu doucement, me sentant coupable car j'étais l'un de ceux qui ne cessait de décrier Harry à cette époque, bien que je sache pertinemment qu'il disait vrai.
-Après quand, le ministère à dû avouer que Harry avait dit la vérité, lui, il n'a pas changé, il ne s'est pas vanté, il a juste appelé à la lutte. Et l'année dernière, franchement le ministère, qu'est ce que c'était…
-Une façade. Voldemort était plus ou moins ministre de la magie.
-Oui, et alors que le ministère faisait d'Harry un fuyard, lui, il n'a pas arrêté de se battre. Il a passé une année à fuir la répression du ministère pour enfin vaincre Voldemort et tous nous libérer.
Elle s'arrêta un instant, puis continua:
-Plus personne n'a confiance dans ce ministère qui n'a fait que mentir et trahir durant toutes ces années, aujourd'hui les gens croient en Harry. Alors il faut que tu comprennes une chose, c'est que si Harry disait demain qu'il veut devenir ministre de la Magie, le ministère n'aurait qu'à se soumettre, parce que la population est à 98% derrière lui, même si ce n'est qu'un enfant, et qu'il n'a aucune expérience dans ce domaine. Alors aujourd'hui, si le ministère veut regagner son pouvoir, il a tout intérêt à être du coté de Harry.
Je levais les yeux vers Harry, comprenant mieux la situation actuelle. J'avais du mal à me rendre compte, parce que Harry paraissait si normal. Bien sur, je savais à quel point il était exceptionnel en tant que personne, mais je le savais aussi si loin de toutes ces manipulations. Avait-il pensé à tous cela? Oui, bien sur, puisqu'il s'était permis d'envoyer une lettre au ministère afin d'exiger qu'on me mettre sous sa garde. Harry avait parfaitement conscience de son pouvoir, et même si il ne devait pas aimer cela, il avait décidé de s'en servir pour moi. Je sentais aussi vaguement que ce pouvoir devait s'accompagner de responsabilités que Harry n'avait pas envie de prendre. Comme pour faire écho à mes pensées, ma tante continua:
-Tant qu'il restera des gens dans ce pays pour se souvenir de qui est Harry Potter, et de ce qu'il a accomplit, personne n'aura autant de pouvoir que lui. Mais il aura besoin de ton aide Draco, parce qu'on va lui en demander beaucoup, on va beaucoup attendre de lui. Dorénavant, tout ce qu'il dira en public aura de l'importance au niveau national, et c'est une lourde responsabilité.
-Bien sur, je serais là pour lui.
A ce moment, Harry leva les yeux vers moi et me sourit.
-Tu as intérêt Draco, dit Andromeda en voyant le regard que m'avait lancé Harry, parce qu'il est clair que ce garçon vis pour toi.
Je souris à l'image que ma tante avait employée sans avoir conscience de la véracité de ses propos. Soudain, une exclamation de Madame Weasley nous ramena à la normalité de cette après midi ensoleillée:
-Bien, le déjeuner est prêt, tout le monde à table!
Nous nous installâmes tous autour de la table que Harry avait installée un peu plus tôt. L'assemblée était pour le moins hétéroclite. Gryffondors et Serpentards se mêlaient joyeusement. J'avais été installé en bout de table, avec à ma gauche Harry et à ma droite Severus. A coté de Harry se trouvait bien évidemment Ron et Hermione. Et aux coté de Severus, on avait placé George et Andromeda. Fleur avait tenu à se placer près de ma tante, et son époux lui faisait face. Près d'eux, on avait placé Luna, Neville et Ginny. Puis Percy, Charlie et Hagrid, pour finir avec Monsieur et Madame Weasley, à l'autre bout de la table. Les assiettes se remplirent rapidement, et les verres aussi, pourtant, personne ne mangeait. Une sorte de tension silencieuse s'installa alors que personne n'osait commencer. Tous semblaient attendre que quelqu'un dise quelque chose, et bien sur, Harry le sentis comme moi, c'était à lui de la faire. Finalement, après un long moment, Harry se leva en tenant son verre, et le levant, il dit simplement:
-A James Potter.
Il fit ensuite un signe à mon parrain, lui signifiant clairement qu'il voulait que ce soit lui qui dise le nom suivant. Severus s'éclaircit la gorge, paraissant clairement ému que Harry lui laisse rendre hommage à la femme de sa vie:
-A Lily Evans Potter.
George leva son verre à son tour:
-A Fred Weasley.
Puis Andromeda:
-A Nymphadora Tonks.
Personne n'osait continuer, et finalement, Harry reprit la parole:
-A Remus Lupin, à Ted Tonks, à Albus Dumbledore, à Sirius Black, à Alastor Maugrey, à Colin Crivey, à Cedric Diggory, à Dobby, l'elfe libre, à Rufus Scrimgeour… A tous ceux qui nous ont quitté en se battant pour la paix. A tous ceux qui nous attendent jusqu'à ce que notre heure soit arrivée. Je bois aujourd'hui pour eux à la liberté.
Tous le monde se leva alors et répéta les derniers mots de Harry avant de boire.
-A la liberté!
Nous nous rassîmes en silence. La tension autour de la table s'était intensifiée après les derniers mots, simples, mais émouvants, de Harry. Je l'entendis soupirer à mes cotés:
-J'ai le chic pour mettre une bonne ambiance.
Ces quelques mots eurent pour effet de détendre quelque peu l'atmosphère et tous le monde commença à manger. Mais, bien que le déjeuner soit absolument délicieux, les quelques conversations continuaient à se faire à voix basse. On se serait cru à un enterrement, et cela jusqu'à ce que j'entende Ginny pouffer. Je levai la tête pour la voir éclater de rire plus franchement en me pointant du doigt. La pauvre fille devait craquer, se rendant compte que je lui avais pris Harry pour toujours. Seulement, voilà, elle n'était pas la seule à rire, George l'avait rejointe dans son hilarité. Je tournais la tête vers Harry, confus. Et celui-ci me regardait comme si j'avais une citrouille à la place de la tête. Je vis sa lèvre inférieur commencer à trembler, et finalement lui aussi éclata de rire, ne pouvant plus se contenir. En levant la tête, je vis que tous le monde me regardait en souriant ou en riant:
-Mais qu'est ce qu'il y'a à la fin! M'exclamai-je, vexé.
-Oh, Draco, je suis désolé, mais… mais si tu te voyais. Tu… Tu as les cheveux ro…roses! Me répondit Harry, la voix entrecoupée par ses rires.
J'écarquillais les yeux, qui avait bien pu me faire une chose pareille! J'aurais sûrement trouvé tous seul sans mal, mais Madame Weasley me précéda.
-George! Tu n'as pas honte de faire des gamineries pareilles à ton âge!
-Maman, c'est pas moi, c'est Fred!
-Je sais que c'est toi! Ne met pas cela sur le dos de ton fr…
La petite femme s'interrompit soudain, se rappelant soudain que son autre fils était mort. Un silence pesant s'abattit sur l'assemblée. Mais après une seconde, j'entendis Harry partir dans un nouvel éclat de rire. Je tournai la tête vers lui, choqué qu'il puisse rire ainsi dans cette situation.
-Oh, Dray, ne me regarde pas comme ça! Je suis désolé, je ne peux pas m'en empêcher, c'est presque aussi drôle que quand le faux Fol'œil t'avais transformé en fouine!
Pour prouver ses dires, il conjura un petit miroir qu'il me tendit. Mes cheveux était rose, mais alors vraiment rose! D'un rose bonbon à vomir. Cela me donnait l'air d'un de ses petits cupidons ridicules que Dumbledore invoquait à Poudlard pour la saint valentin.
-La couleur de plait Malfoy? Me demanda George, pour me provoquer un peu.
-Je trouve que je porte le rose avec classe! Lui répondis-je du tac au tac.
George rit, et Harry leva son verre dans sa direction.
-Comment les jumeaux Weasley auraient-ils pu accepter un Malfoy à leur table sans que celui-ci soit victime d'une de leurs fameuses farces?
George leva son verre dans le même geste que Harry en acquiesçant:
-Pour Fred!
Tous le monde commença alors à se détendre, et on recommença à rire de moi autour de la table. Ce genre de blague était le moyen pour George de garder son frère près de lui, et c'était tout à fait compréhensible… Je commençais moi aussi à rire en voyant la tête ridicule qu'il m'avait faite:
-Et combien e temps ça dure, ton petit tour?
-Une heure environ.
C'était Severus qui avait répondu. Je me demandais comme il savait cela, et devant mon air interrogateur, il s'expliqua:
-Depuis que je passe du temps ici, je me suis retrouvé avec un langue de deux mètres, un groin, des antennes…
Severus stoppa son énumération, curieux de l'expression qu'affichait Harry, qui lui souriait, à ce moment:
-Quoi, l'interrogea-t-il.
-Rien, répondit innocemment Harry. J'ai du mal à le croire, mais au fond, vous êtes vraiment un gentil, c'est tout.
-Je ne vous permet pas Potter! Répondit mon parrain comme si il l'avait insulté.
Toute la table partit dans un nouvel éclat de rire, et Harry leva juste ses deux mains en signe d'excuse. Toute la tension qui s'était accumulée jusqu'alors avait soudainement disparu, et de joyeuse conversations se croisaient d'un bout à l'autre de la table. Je n'y participais pas, regardant cette joyeuse tablée en souriant, cela me rappelait mes premières années à Poudlard, quand tout était simple, quand tout avait encore un sens. Bien sur à l'époque, je me devais d'afficher un masque de mépris, mais la vérité, c'est que j'avais toujours aimé les grandes tablées désorganisées, ayant été élevé dans une maison trop froide et silencieuse. Je remarquai que Harry ne participait pas beaucoup aux conversation non plus, je tournai la tête vers lui et remarquai qu'il me regardait en souriant.
-Quoi?
-Tu aimes ça hein?
-Je ne comprends pas ce que tu veux dire…
-L'honnêteté et toi ça fait deux, hein? C'est pas grave, dis ce que tu veux, je vois bien que ça te plait, tout ça, finit-il en désignant la table de la main.
Je rougis légèrement:
-D'accord, d'accord, j'aime bien…
-Tu verras, bientôt tu ne pourras plus vivre sans!
-On verra…
Le déjeuner continua comme ça durant deux heures, et finalement, après l'entrée, le plat de résistance, le dessert, les cafés, chacun pu enfin se lever pour vaquer à ses occupations. En ce qui me concernait, je n'étais pas sur de pouvoir un jour me lever de ma chaise. Mangeaient-ils toujours comme ça? Harry posa sa main sur la mienne afin d'attirer mon attention:
-Ca va, tu vas t'en remettre?
-Je me pose la question figure-toi!
Il me sourit, et finit par me dire:
-Je vais aller parler à Ron et Hermione.
-Ok, dis-je, en grimaçant, pour la forme, juste parce qu'il allait leur proposer de vivre avec nous.
Il se leva et passa derrière moi, mais il fut intercepté par mon parrain.
-Potter, ce que vous avez appris sur moi ces derniers mois ne doit pas vous faire croire que je suis quelqu'un de diffèrent de ce que vous avez toujours cru.
Manifestement , il faisait allusion au fait que Harry l'avait "traité" de gentil. Le Gryffondor se rapprocha de lui, se trouvant par la même occasion juste entre moi et mon parrain. Il répondit juste assez fort pour que seuls nous deux puissions l'entendre:
-Les jumeaux Weasley sont de bons sorciers, et leurs petits tours son inventifs, mais pour un maître de potion tel que vous, il suffit de mettre une petite goutte d'antidote dans votre repas afin de désarmer toutes leurs blagues.
Severus le regarda, ne sachant manifestement pas quoi répondre. Harry lui sourit, le regard plein d'insolence, et finalement ajouta:
-Mais ne vous inquiétez pas, je le répéterais à personne que vous êtes gentil!
Et il partit, ne laissant pas le temps à mon parrain de répondre. Quand à moi, je le regardais, partagé entre incrédulité et hilarité. Alors, comme ça, le terrifiant Severus Rogue se laissait volontairement prendre au piège d'un Weasley, juste pour lui faire plaisir. Severus nota mon regard et mon sourire, ce qui eut étrangement le don de l'agacer.
-Oh ça va! Grogna-t-il seulement avant de se retourner ostensiblement.
Il finit par aller s'asseoir sur la chaise laissée vacante par George à coté de ma tante Andromeda afin d'échapper à mes possibles railleries. George Weasley, quant à lui, vint s'asseoir à mes cotés, ou plutôt, il vint s'affaler sur la chaise qu'occupait Harry.
-Pas trop vexé par ma petite blague Malfoy?
-Ca va, je devrais y survivre.
-Je suis un peu déçu, tu prends ça beaucoup mieux que je ne l'aurais souhaité.
Je réfléchis avant de répondre, quelque chose, je ne saisissais pas quoi, me poussait à être honnête avec ce Weasley.
-Dans d'autres circonstances, j'aurais peut être été plus énervé, mais aujourd'hui, je me rends compte que s'énerver pour quelque chose d'aussi futile serait vraiment idiot. Et puis, j'ose croire, ou plutôt j'ose espérer que tu n'as pas fait ça pour me pousser hors de ta famille.
-Ce n'était pas le cas, en effet.
-C'est drôle, j'ai du mal à comprendre pourquoi tu es comme ça avec moi.
-Comme quoi, me demanda-t-il sans comprendre.
-Tu semble être celui qui m'accepte le mieux ici. Je comprends que Ronald essaie de faire une trêve, pour Harry, mais toi, j'ai du mal à saisir.
-Tu sais, Harry est le meilleur ami de Ron, mais pour Fred et moi, il a toujours été comme un petit frère, il fait vraiment parti de la famille. C'est pour ça qu'on fait tous des efforts.
-Ca semble tout de même moins te coûter qu'à d'autres.
-Si tu parles de Ginny, je pense que tu peux comprendre pourquoi elle te déteste, nota-t-il en riant.
-Bien sur.
-En ce qui me concerne. Je… On a tous perdu Fred, mais je suis peut être le seul qui me sente si isolé par cette disparition. Et je sais combien Harry a souffert de solitude, je ne peux pas lui souhaiter de se sentir comme je me sens en ce moment. Et je vois bien qu'il t'aime.
Je ne répondis pas, et me regardant il ajouta:
-Et je vois bien que tu l'aimes aussi.
Je regardais autour de moi, Andromeda et Severus étaient en train de discuter d'un sujet qui semblait les passionner. Plus loin, Ginny, Luna et Fleur s'occupaient du petit Teddy, qui gazouillait joyeusement. Et à coté d'elle, Charlie, Bill et Percy discutaient avec Hagrid. Je ne m'était pas attendu à ça, mais ici, je me sentais bien. Je savais qu'ils ne m'accueillaient pas encore comme l'un des leurs, pourtant, ils étaient chaleureux, et généreux. Je comprenais de mieux en mieux la volonté de Harry de se créer une famille, comment ne pas désirer une chose pareille en connaissant une famille comme celle-ci? J'avais passé des années à me montrer froid, méprisant, à faire croire que je n'avais besoin de personne, et même à croire que je n'avais besoin de personne, et voilà qu'en quelques jours, je m'étais aperçu à quel point ma vision de la vie avait été faussée, à quel point j'avais été aveugle à propos de ce qui compte réellement. Pour la première fois, j'avais envie de ne plus jouer de jeu, j'avais envie d'être accepté exactement pour ce que j'étais, et j'avais surtout envie d'être quelqu'un de bien.
Je reportai à nouveau mon attention sur George:
-Tu as de la chance d'avoir une famille comme celle-ci.
-Je sais, répondit-il seulement en souriant.
-Quand j'étais gamin, j'étais ravi d'être enfant unique, parce que je n'avais jamais a partager, parce que tout était à moi et à moi seul, mais maintenant, je me rends compte qu'il y'a des choses qui n'existent que si on les partage, des choses que je veux connaître.
George me regarda, il semblait surpris de m'entendre parler ainsi. Il tourna la tête vers harry.
-Harry est vraiment quelqu'un d'extraordinaire. Il a vraiment le pouvoir de faire changer les gens.
-Je le crois aussi.
Un moment de silence s'installa durant lequel je regardais mon Gryffondor parler à ses deux meilleurs amis. Il faisait de grand geste, paraissant très enthousiaste. Je voyais les yeux de Ron et Hermione s'illuminer au fur et à mesure que Harry leur parlait, et je sentais bien qu'ils essayaient de contenir leur excitation. Je me tournai à nouveau vers George:
-Harry nous a acheté un domaine. Il est en train de proposer à Ron et Hermione de venir y vivre avec nous.
-Vraiment? C'est pour ça qu'ils ont l'air bizarres, ils essaient de dire non. Ils n'ont aucune chance, ils vont forcément se laisser convaincre.
-La bas, il y'a une maison, une "maison d'ami", comme dit Harry. Nous nous sommes mis d'accord pour laisser cette maison libre comme un lieu d'accueil pour nos amis. Si tu veux, tu pourrais venir y passer un moment, avec nous.
A nouveau, George sembla surpris par mes paroles:
-Je… C'est gentil de me proposer ça. Ca… oui, ça me plairait bien je pense.
Je lui répondis par un sourire sincère, je sentais que malgré tout ce qu'il s'était passé pendant notre scolarité, j'allais bien m'entendre avec lui. Il me sourit en retour et se leva pour commencer à débarrasser la table. Au même moment, je vis Harry quitter ses deux amis pour aller voir le bébé. Ron et Hermione quand à eux, marchèrent dans ma direction, semblant à la fois heureux et gênés, il était clair que Harry avait fini par les convaincre. La jeune femme s'assit à ma gauche, et Ron à ma droite.
-Vous avez dit oui, hein? Demandai-je seulement.
Hermione rit doucement.
-Evidemment. Je sais que nous ne devrions pas laisser Harry payer pour nous de cette façon, c'est de la folie…
-Et tu n'as pas encore vu le domaine!
Ron sembla terrifié:
-C'est si grand que ça?
-Oui, répondis-je en grimaçant.
Ron grimaça en retour, manifestement, il avait un problème avec le fait que Harry paie pour lui. Je pouvais comprendre cela, une maison, c'était quand même quelque chose! Mais j'essayai tout de même de les rassurer:
-Mais vous savez, ça lui fait vraiment plaisir de payer pour ça. Vu la façon dont il a eu cet argent, je pense qu'il ne peut même pas s'imaginer le dépenser pour lui seul.
-Nous savons bien cela… Répondit Hermione. Et puis ne nous voilons pas la face, même si il avait eu l'argent d'une façon différente, nous n'aurions su refuser sa proposition. Après toutes ces années, je ne peux même pas m'imaginer que nous puissions vivre séparément tous les trois. Mais j'ai conscience que nous ne sommes pas très juste avec toi en agissant ainsi.
J'écarquillais les yeux, surpris qu'elle pense à moi de cette façon. Pour faire bonne figure, j'essayai de la rassurer:
- je ne vais pas te dire que je suis aussi enthousiaste que Harry à l'idée que nous vivions tous ensemble, mais je vais te dire la même chose que ce que je lui aie dit quand il m'a demandé mon avis. Je ne sais pas si ça va marcher, mais je crois que nous devrions essayer, d'abord pour lui, et même pour moi. Après avoir passé cette journée avec vous, je suis moins inquiet, et j'ai beaucoup plus envie que cela marche. Et puis, pour être honnête, ce n'est pas exactement comme si on allait vivre les uns sur les autres.
Ron grimaça à nouveau, comprenant que je faisais allusion à l'immense taille du domaine. Cela nous fit rire, Hermione et moi.
-Nous allons tous faire pour que ça marche Draco. Mais tu sais, tu n'es pas obligé de tout accepter si ça vient de Harry.
-Et comment tu fais pour dire à l'homme que tu aimes, cet homme qui à fait face à la mort à l'age de 17 ans pour tous nous sauver, que tu veux l'empêcher de vivre avec ceux qu'il aime?
-Je sais bien. Mais comme je te l'ais dit ce matin, si on laissait faire Harry, on vivrait avec la moitié de la communauté sorcière!
Je ris à nouveau, même si je n'étais pas très sur de réussir un jour à m'opposer à Harry sur ce genre de sujet. A cet instant, je sentis une main se poser sur mon épaule:
-De quoi vous discutez dans mon dos tous les trois?
C'était Harry qui venait d'arriver derrière nous.
-On se demandait qui ici allait essayer de m'empoisonner le premier. Ron a parié sur Hagrid, mais moi je persiste à dire que ce sera Ginny, qu'est ce que tu en penses?
-Je pense que tu devrais te méfier de Luna, elle n'en a pas l'air comme ça, mais elle est super fourbe!
Nous rîmes tous les deux, mais Ron et Hermione semblaient ne pas trop savoir comment réagir à la façon que nous avions de plaisanter du fait que personne ne me portait dans son cœur ici.
-Ben faites pas cette tête! Leur lança Harry, ce qui eut le don de les détendre un peu.
Ron embraya finalement sur notre plaisanterie:
-T'as raison Harry, c'est la seule fille qui ne pleurait pas quand tu parlait à Teddy tout à l'heure!
Hermione se joint ensuite à nous:
-Je serais toi, je ferais attention à Fleur, j'ai dans l'idée qu'elle aime assez être la seule beauté blonde de la famille!
Nous rîmes tous les quatre cette fois-ci. Mais Ron, Harry et moi nous rendîmes compte en même temps de ce que Hermione venait de dire, et nous nous stoppâmes comme un seul homme en nous regardant, les yeux écarquillés:
-Dites, commençai-je, c'est moi ou Hermione vient juste de dire…
-Qu'elle trouve Draco beau, continua Ron.
-Non, non, je l'ai aussi entendu, finit Harry.
Nous regardâmes en même temps Hermione qui ne put s'empêcher de rougir. Nous partîmes tous les trois dans un nouvel éclat de rire, et la jeune fille sembla vraiment gênée.
-Ne réagit pas comme ça Herm', la consola Harry. Pour tout te dire, moi aussi je trouve Draco très beau!
Cette fois, c'est moi qui rougit ce qui redonna le sourire à Hermione. Ron et Harry semblait ne plus revenir de leur hilarité. Finalement, Harry se calma le premier:
-Bon, j'étais venu vous voir pour savoir si ça vous disait qu'on y aille.
-Déjà! S'exclama la jeune fille. Mais je n'ai préparé aucune de mes affaires.
-Je vous y emmène maintenant, comme ça vous pourrez voir si l'endroit vous plait. Vous pourrez revenir après pour chercher vos affaires! J'aimerai y'aller, pour l'instant, et aussi incroyable que cela paraisse, Draco aime bien être ici, mais j'aimerais quand même éviter qu'il en aie déjà marre.
Je ne me défendis pas, je voyais bien que Harry avait envie d'un peu d'intimité, ce qui était chose impossible ici.
-Ok, comme tu veux, répondis seulement Ron.
-Je vais chercher mes affaires, je reviens tout de suite, conclut Harry.
A ses mots, je me rendis compte que j'avais totalement oublié de ranger mon sac tout à l'heure, sac qui se trouvait encore près du portail, là où Severus l'avait laissé. J'allais le récupérer, et quelques minutes plus tard, nous nous retrouvâmes tous les quatre devant Madame Weasley:
-Comment les garçons, vous partez déjà? En plus vous me prenez mon petit garçon!
-Je suis désolé, mais je pense que c'était évident que Ron, Hermione et moi nous vivrions ensemble après Poudlard.
-Mais…C'est encore un enfant!
-Maman! J'ai 18 ans! protesta Ron en rougissant jusqu'aux oreilles.
-Bon, très bien, quittes ta mère puisqu'elle t'ennuie tant!
-Mais non, maman, grogna Ron. J'ai juste l'âge de prendre mon indépendance. Et puis quoi tu croyais qu'Hermione et moi, on allait s'installer ensemble ici?
Madame Weasley grogna seulement en guise de réponse. Elle se tourna à nouveau vers Harry en lui souriant:
-Bien, comme vous voulez, mais vous savez que vous êtes les bienvenus quand vous le souhaitez.
-Merci Molly, ne vous inquiétez pas, nous vous rendrons souvent visite.
Alors que nous nous apprêtions à partir, George nous rejoint:
-Attendez, je viens aussi!
-Qu'est ce que tu vas faire là-bas? Lui demanda sa mère.
Depuis la mort de son frère, George avait rendu son appartement et était rentré vivre chez ses parents.
-Je vais aller vivre avec eux pendant un moment, enfin si tu veux bien m'accueillir Harry, lui demanda-t-il en se tournant vers lui.
-C'est évident.
-Quoi, tu m'enlèves deux de me mes garçons, Harry!
-Ah, ce n'est pas moi qu'il faut gronder cette fois, je n'ai rien proposé à George.
Elle se tourna successivement vers Ron et Hermione qui affichait leur ignorance dans cette affaire. Finalement, elle se tourna vers moi avec surprise:
-Je… je n'oblige personne hein? M'exclamai-je pour me défendre.
-Bien sur que non Malfoy, je voudrais bien voir le jour où tu m'obligerais à faire quelque chose! Allons y maintenant.
Harry m'attrapa la main, et pris celle de Ron de son autre main. Hermione m'attrapa l'autre main, et celle de George. Et finalement, après un dernier regard vers ce qui restait des invités, nous transplanâmes.
L'odeur d'océan, qui m'avait pris les narines un peu plus tôt dans la journée me submergea avec la même intensité. Quand j'ouvris les yeux, je m'aperçus que nous étions en plein milieu de la propriété, juste entre les trois bâtiments. Je sentis Hermione me lâcher la main, et je les vis, elle, Ron et George, s'écarter de nous pour contempler les lieux:
-Merlin, Harry, c'est magnifique! S'exclama la jeune fille.
-Merlin Harry, c'est gigantesque! Râla Ron.
-Ca, il faut dire que tu ne fais pas les choses à moitié, rigola George.
-Ca vous plait? Demanda Harry, plein d'espoir.
-Oh, Harry, comment pourrions nous ne pas aimer cet endroit! Lui assura la jeune femme.
Au visage des deux autres, il était clair qu'ils pensaient la même chose:
-Mademoiselle, Messieurs, je vous présente notre nouvelle demeure! S'exclama Harry heureux. Maintenant, je vais vous demander de bien réfléchir, y'a-t-il une chose particulière que vous désirez dans votre maison?
-Pourquoi tu nous demandes ça?
-Fais ce que je te dis Ron.
Un lourd silence, teinté de curiosité s'abattit. Finalement, je fus le premier à parler:
-Je voudrais des cheminées.
-C'est noté, autre chose?
-Mmh, du parquet.
Plusieurs demandes se firent entendre. Puis quand nous arrivâmes à cours d'idée, Harry fis un pas en avant.
-Bien, vous êtes sur que c'est tout? Nous demanda-t-il en sortant une baguette de sa manche.
-Harry, c'est la baguette de Sur…
-Je t'avais dit que j'avais encore un troisième vœu à faire exaucer Hermione.
Harry leva ses deux mains devant lui, comme un chez d'orchestre, et les écarta brusquement. Un sourd grondement se fit entendre, et nous vîmes avec stupeur les trois demeures s'écarter les unes des autres. Quand elles furent à une distance respectable, Harry fit d'autres mouvements, et les fenêtres commencèrent à se réparer, tandis que les tuiles du toit se replaçaient toutes seules. Ensuite, les façades furent repeintes, et le lierre qui grimpait dessus fut réarrangé. Des espaces se créèrent sur les coté des maison afin d'en faire des jardins, des cheminées apparurent sur les toit, des serres se construirent, et au loin, je pus voir des anneaux de Quidditch pousser hors du sol. Au bout de quelques longues minutes, le domaine était comme neuf. Harry baissa les bras, ayant fini son œuvre. Mais je le vis vaciller, légèrement. Je m'approchai de lui pour le soutenir:
-Ca va?
-Même avec ce genre de baguette, ça fait beaucoup de magie à dépenser, me répondit-il avec un petit sourire.
-Des anneaux de Quidditch, hein?
-Je t'ai dit que j'avais envie de jouer.
Je lui souris. Hermione, Ron et George nous rejoignirent.
-Merci pour tous ça Harry, dit simplement Hermione.
-Ce n'est rien, bienvenu chez vous.
Il regarda la baguette qu'il avait dans les mains. Il prit la bourse qu'il portait autour du coup et mis le fin morceau de bois dedans.
-Cette baguette n'aura plus jamais aucun utilisateur désormais. Allez visiter! S'exclama-t-il ensuite. L'ameublement est un peu spartiate, mais je ne pouvais pas le faire à votre place…
George, et Ron et Hermione partirent chacun de leurs coté, et finalement, Harry, m'attrapant la main, me souffla seulement:
-Rentrons chez nous maintenant.
Draco referma le cahier qu'il était en train de lire. Il y'a quelques mois, il avait pris l'habitude d'écrire ce qu'il vivait au jour le jour, afin de ne rien oublier des précieux instants qu'il avait pu vivre. Il avait appris auprès de Harry que chaque moment était important, et que la vie était trop courte pour ne pas essayer de les garder précieusement. Toujours assis dans son bureau, le jeune homme fit tourner sa chaise pour se trouver face à la fenêtre, et en contemplant l'océan, il repensa à tout ce qu'il s'était passé depuis ces deux fameux jours qui avait modifiés à tout jamais son existence. Noël approchait à grands pas, et comme l'avait prédis Andromeda, sa mère le passerait avec eux, Harry l'ayant faite sortir de prison sans aucune difficulté. Pour Draco, tout avait changé de façon spectaculaire, tout était devenu facile, ses deux dernières passées en tant que mangemort lui semblait à des années lumières, dorénavant. Comme l'avais voulu Harry, la vie était devenue simple. Cela faisait près de quatre mois qu'ils vivaient dans cette magnifique propriété qu'ils avaient pris l'habitude de nommer "le havre", et aussi bizarre que cela puisse paraître, tout se passait extrêmement bien avec Ron et Hermione, ils étaient même devenus amis! Dorénavant, Draco n'était plus un paria, il avait une famille, une famille qui l'aimait et qui l'acceptait totalement. Il ne comptait plus les fois où il avait été boire un thé au terrier, accompagné ou non par Harry. Même Ginny, ces derniers temps, semblait s'adoucir avec lui. Leurs vies coulaient simplement, sans drames, sans larmes. la plupart du temps, leur maison d'ami accueillait de nombreux visiteurs, qu'il s'agisse de George, Luna, Neville, Ginny, Andromeda et Teddy, et tout se passait merveilleusement bien. De plus, Severus avait accepté de lui faire suivre des cours particulier en potions et en sortilèges afin qu'il puisse commencer des études de médicomagie l'année suivante. Même dans le monde extérieur, celui qui existait hors de leurs bulle protectrice, le jeune homme avait été réhabilité grâce à l'homme qui partageait sa vie. Bien sur, de voir le survivant sortir main dans la main avec un Malfoy avait suscité de nombreuses controverses au début, mais Harry s'était montré inflexible dans la confiance qu'il avait en lui, et finalement, tout le monde avait fini par accepter leur relation.
Pour Harry, les choses avaient été, et étaient d'ailleurs encore, moins faciles. Le monde entier gardait les yeux braqués sur lui, bien qu'il fasse tout pour se faire oublier. Le ministère de la magie ne cessait de chercher à entrer en contact avec lui, afin de monter au monde qu'il était soutenu par le survivant. Le ministère avait même proposé à Harry de devenir chef d'une section des aurors, sans même avoir à suivre plus d'études, ce que Harry avait refusé, prétextant n'avoir en rien les qualifications pour ce travail. Draco, bien évidemment, savait que Harry avait surtout refusé parce qu'il ne voulait plus se battre, parce qu'il ne voulait plus jamais verser le sang. Même si les choses se passaient bien pour eux deux, Harry restait marqué par la guerre, et avait encore beaucoup de difficultés à passer outre les traumatismes qu'il avait vécu. Mais tout de même, Draco remarquait que jour après jour, il souriait un peu plus facilement, et se détendait de plus en plus. Si seulement les monde sorcier laissait enfin Harry en paix, plutôt que de le consulter sur tout et n'importe quoi. Une légère toux sortit Draco de ses pensées. Il se retourna alors et vit Harry, dans l'encadrure de la porte, qui le regardait:
-A quoi tu penses?
-A plein de choses…
Harry s'approcha du blond et finit pas s'asseoir sur ses genoux:
-Tu penses trop.
-Je sais…
-Tu sais, j'ai bien réfléchi, et je me demandais si je n'allais pas commencer à suivre les cours que Severus te donne, je crois que ça me plairait assez de devenir médicomage moi aussi.
-Bien sur, je suis sur qu'il sera ravi de t'enseigner à toi aussi.
-Les potions, tu penses vraiment? lui demanda-t-il en riant.
Draco rit à son tour. Puis il se leva en me prenant la main:
-Viens, j'étais venu te chercher pour manger!
Draco se leva, laissant Harry l'entraîner. Mais en le regardant, il se stoppa soudain, prenant réellement conscience de quelque chose qu'il savait vaguement depuis quelques mois. Harry se retourna vers lui, inquiet de son mutisme:
-Quelque chose ne vas pas?
-Je suis heureux Harry.
Harry laissa un doux sourire fleurir sur ses lèvres, comprenant que Draco ne parlait pas seulement d'un contentement fugace, mais du vrai bonheur qu'il partageait ensemble.
-Moi aussi Draco.
-C'est vrai? Lui demanda celui-ci, toujours inquiet du bien-être de celui qu'il aimait.
-Dans ces circonstance, je ne pourrais pas l'être plus.
Draco sourit à son tour, Harry était aussi heureux qu'il arrivait à l'être, et c'était déjà bien, après toutes les horreurs qu'il avait dû vivre. Le jeune homme embrassa doucement le survivant, il ne s'en faisait pas, avec le temps, il lui réapprendrai ce qu'était le vrai bonheur.
Voilà, c'est fini j'espère que ça vous a plu, n'hésitez pas à commenter!
