Auteur: Si on prenait le temps
Titre: 1 Malfoy, 2 Malfoys, 3 Malfoys
Disclaimer : Les personnages et le cadre de Poudlard appartiennent à J.K.R, je ne les utilise que pour inventer mes propres histoires, sans en tirer profit
Rating: M pour des relations explicites entre deux hommes
Pairing + Warning: HP/DM, mon couple préféré. Homophobes, s'abstenir.
Note: Bonjour tout le monde, je vous présente ma première fanfiction finie. En effet, j'ai une fiction beaucoup plus longue en court d'écriture. Ma devise est de ne jamais commencer à publier une fanfiction qui n'est pas déjà terminée. Je ne veux pas frustrer mes éventuels lecteurs en les laissant sur leur faim et en ne finissant pas une fiction. Donc sachez que la fiction que voici est finie, les chapitres sont déjà écris. Je les publierai à intervalles réguliers et rapprochés pour laisser un certain suspens mais ne pas agacer les lecteurs. Je suis ouverte à toutes critiques constructives concernant mon histoire ou ma syntaxe. Soyez indulgents, je débute…
Bonne lecture.
Chapitre 2
Rappel du chapitre 1 : Ils étaient clairement congédiés. Ils se séparèrent à la sortie de l'infirmerie, Draco la tête baissée, toujours en train de compter les Malfoys. Harry, déboussolé par l'attitude du blond.
Malheureusement, à un moment donné, se croyant suffisamment loin, Draco arrêta de bloquer ses pensées pour laisser libre cours à sa détresse. Quand Harry compris que la distance n'y faisait rien, il voulu se boucher les oreilles. Pour rien, bien sûr. La voix venait de l'intérieur.
- Merlin, j'ai bien cru que je n'y arriverais pas, on n'a pas idée d'écouter les pensées des gens. Pourquoi il a fallut que ça tombe sur lui ? Encore ? Je rêve, non, je cauchemarde. Il y a un Dieu qui m'en veut. Je serais mort de honte si il avait su. J'ose même pas imaginer son visage emplit de dégoût, d'écoeurement quand il s'en serait rendu compte. Je préférerais mourir plutôt qu'il l'apprenne. J'ai tellement honte.
Harry entendit encore les pensées emplies de désespoir de Draco pendant un bon moment, puis quand leurs cours respectifs commencèrent, les pensées dérivèrent et se concentrèrent sur les formules de calculs des runes.
- Alors, Harry, demanda Ron. Comment tu vas, tu as des effets secondaires ?
- Non, tout va bien. Répondit Harry sans y penser, l'esprit toujours tourné vers la voix douce de Draco résonnant dans sa tête.
- Ah, tant mieux.
Harry ne voulait pas dire à son ami qu'il entendait les pensées de Draco. Paradoxalement, il pensait que c'était trop intime pour être partagé. En plus, il se sentait beaucoup moins seul depuis qu'il entendait Draco. Il se dit qu'il finirait par devenir fou, soit à force d'entendre cette voix, soit quand elle cesserait. Parce que finalement, ce n'était qu'un leurre. Un substitut de chaleur humaine. Draco ne voulait pas lui parler, alors encore moins partager ses pensées avec lui. Il était finalement toujours aussi seul, mais son esprit était occupé. Au moins, il ne s'ennuyait plus. Quoique les cours de runes avaient l'air particulièrement rébarbatifs.
Harry se gratta la cuisse, sa robe avait séchée mais restait collante de produit et le tissu rêche le chatouillait. Puis il eut un flash. Une image, le visage d'Hermione, la tête relevée, la main tendue vers le haut. Sa posture typique quand elle voulait prendre la parole en cours.
- Et voilà miss-je-sais-tout qui refait surface. Comment fait-elle pour toujours avoir la bonne réponse. Elle a du inventer une formule magique ou une potion. Tiens, et si je lui demandais de nous aider. Pour Harry, elle le ferait.
A ce stade, Harry ne savait plus si il était choqué par le fait que pour une fois, Draco n'avait pas traité Hermione de sang-de-bourbe, par l'image qu'il voyait et qu'il devinait être le point de vue de Draco, ou par l'utilisation de son prénom. Tout était vraiment confus, surtout que l'image ou plutôt le film dans sa tête, n'occultait pas sa propre vision. Les deux images semblaient se superposer et il n'avait aucun mal à les différencier. Il voyait le cours de runes se dérouler devant ses yeux alors que Hagrid s'approchait de lui et lui montrait une espèce de truc gluant qu'il appelait Pince-partout. Apparemment, le pouvoir de la potion sur lui avait augmenté. Il avait beaucoup trop à faire pour suivre le cours de Hagrid, aussi il s'écarta du groupe et fit semblant d'écouter. Il était en fait complètement absorbé par ce qui se passait en runes.
- Bon aller, je me lance. Hum, Granger ? Demanda Draco en tapotant sur l'épaule de la brune devant lui. L'expression d'incrédule de Hermione était presque comique. Est-ce que je pourrais te parler à la fin du cours ?
Harry entendit Hermione répondre oui, toujours ébahie. En fait il avait plutôt entendu l'esprit de Draco entendre le oui. Très étrange comme sensation.
- Bien, alors comment je vais lui présenter la chose…
Puis se fut une série d'hypothèses sur l'art et la manière de faire comprendre à Hermione que la situation était catastrophique. Harry décrocha, enfin, il fit passer la conversation muette de Draco au second plan et se concentra sur le dessin que Hagrid leur avait demandé de faire de la créature gluante. Quand la cloche du château se fit entendre, Harry se dirigea avec Ron vers la grande salle pour le déjeuner. Ron lui parlait de l'équipe des Canons de Chudley alors que lui, écoutait la conversation entre Draco et Hermione.
- Tu dois te dire qu'il se passe quelque chose de grave pour que je t'adresse la parole. Et encore plus quand je vais te demander de l'aide.
- Je t'écoute, Draco, que se passe-t-il ?
Harry avait oublié que Hermione était la seule à appeler Draco par son prénom depuis qu'elle avait su qu'il avait changé de camp. Elle avait décidé que, puisqu'ils se battaient du même côté, il avait droit à cette marque de respect. Apparemment, Draco avait pensé la même chose et ne l'insultait plus. En fait, il n'adressait plus la parole à personne.
- Voilà, c'est à propos de Har…Potter.
- Je le savais, t'en a mit du temps !
- Non, c'est pas vrai, comment elle sait ?…Je ne sais pas de quoi tu parles, continua Draco à voix haute, je suis venu te dire que Potter a des effets secondaires suite à l'accident de potion.
- Quoi ? Il va bien ?
- C'est gentil de t'en inquiéter, dans la mesure où tu sembles l'oublier complètement quand ton petit copain montre le bout de son nez.
Harry se demandait si il était bien en train d'entendre Draco le défendre.
- Avec Ron, on s'était dit que tu finirais par aller tenir compagnie à Harry au lieu de le mater sans arrêt. Je me demande même comment il fait pour ne pas s'en rendre compte. Mais tu ne m'as pas répondu. Il va comment ?
- Bien, il va bien, et je le répète, je ne vois pas de quoi tu parles.
Harry retenait sa respiration. Draco le matais ? Il était tombé dans la quatrième dimension. D'ailleurs, il ne faisait plus du tout attention à ce qui l'entourais, il suivait Ron à l'aveuglette, jusqu'à la table du déjeuner et commença à manger de façon automatique, sans y penser. Il attendait la suite de la conversation. Il voyait à travers les yeux de Draco, que le blond et Hermione arrivaient eux aussi près de la porte de la grande salle.
- Je parle du fait que tu es obsédé par Harry. Tu le suis dans les couloirs la nuit, tu l'observes tout le temps. Pourquoi tu ne lui en parles pas ?
- Il va bien finir par le découvrir, je ne vais pas pouvoir cacher mes pensées en permanence.
- Comment ?
- C'est ça le problème de Harry…
- C'est Harry maintenant ? ça avance on dirait…
- Bordel, il faut que je me surveille. Je disais donc, reprit-il tout haut, si ça t'intéresses, que POTTER lit dans mes pensées.
- A toi seul ?
- Oui, on a fait des tests.
- Bon, je vois, je ferais des recherches.
Sur ce, ils entrèrent dans la grande salle et se séparèrent pour aller rejoindre leurs tables respectives.
- Harry, commença Hermione, j'ai parlé à Draco.
- Je sais.
- Ah ! tu sais quoi au juste ?
Ron écoutait attentivement, se demandant sûrement ce que pouvais avoir à faire sa petite amie avec Malfoy. Hermione semblait gênée et Harry était en état de choc.
- Tout, je sais tout, et je me demande comment je vais pouvoir regarder Draco dans les yeux maintenant.
- Ah, c'est Draco, maintenant ?
- Tu pourrais changer de disque, Hermione ?
- Est-ce que quelqu'un va m'expliquer ce qui passe à la fin, s'énerva Ron.
Hermione expliqua alors le problème de Harry et Draco.
- Draco est en train de se demander ce qu'on dit. Il se demande si tu nous as dit qu'il était…attiré… par moi.
- Quoi ! Hermione, tu lui as dit ! Je croyais qu'il devait le découvrir lui-même pour pouvoir s'assumer… et toutes les conneries que tu m'as sorties depuis presque cinq mois maintenant ! S'insurgea Ron.
- Je ne lui ai rien dit, Ron…
- Vous le savez depuis cinq mois et vous ne me l'avez pas dit ! Mais qu'est-ce qui a bien pu vous passer par la tête !
- Demande à Mione, je décline toute responsabilité.
- Très mature, Ron ! S'exclama Hermione, visiblement gênée de devoir porter la responsabilité à elle toute seule.
- J'attends ! S'impatienta Harry.
- Bon, bon, voilà… Avec Ron, elle porta un regard appuyé sur son petit ami, on a remarqué que tu t'intéressait à Draco et que lui, de son côté, s'intéressait à toi. Alors on a décidé de vous laisser un peu seuls pour que vous vous rapprochiez.
- Mais qu'est-ce qu'ils disent, est-ce que Harry a entendu ma conversation avec Hermione, mais pourquoi je l'appelle Hermione, je deviens complètement gaga. Et pourquoi il ne me regarde pas, ses yeux me manquent…oups, je recommence…1 Malfoy, 2 Malfoys, 3 Malfoys…
- Non, mais attend, on dirait que Draco s'intéresse à moi d'une façon différente, si tu vois ce que je veux dire…
- Pourquoi, il ne t'intéresse pas de cette façon là, toi ? Demanda Hermione.
- On a plus quatre ans, on peut parler franchement, intervint Ron, est-ce que tu es gay Harry, et est-ce que tu trouve Draco à ton goût ?
- Mais, mais, non, je ne suis pas gay…enfin, vous le savez bien, non ?
- Eh, bien… commença nerveusement Hermione, tu passes beaucoup de temps à l'observer… Tu ne sembles pas bouleversé plus que ça par ta rupture avec Ginny… Tu ne regardes pas les filles…
- C'est parce que je suis un peu déprimé en ce moment, mais j'y pense, vous m'avez laissé délibérément seul toute l'année pour que je tombe dans les bras de Draco ? La voix de Harry s'élevait de plus en plus en même temps que sa colère. Vous savez ce que ça fait de se sentir rejeté par ses meilleurs amis. De tenir la chandelle et de se sentir de trop. De devoir rester seul après tout ce qu'on a vécu ensemble. Je ne sais pas si je vous le pardonnerai un jour, c'est trop facile de trouver une excuse bidon à votre comportement.
Sur ce, il quitta la table du petit déjeuner et s'approcha de celle des Serpentards.
- Il s'approche, il n'a pas l'air content. C'est à cause de moi ?
Harry pouvait sentir la douleur dans les pensées de Draco. Il se sentait coupable de mettre Harry dans cet état. Le brun se surprit à être touché par l'affection que semblait lui porter le Serpentard.
- Non, ce n'est pas à cause de toi, Draco. Répondit-il à voix basse quand il fut suffisamment près pour que lui seul puisse l'entendre. C'est-à-dire qu'il s'était penché pour parler à l'oreille de Draco, devant le regard médusé des autres élèves.
- Trop près, il est trop près… Son odeur, oh Merlin… et entendre mon prénom dans sa bouche, sa bouche si… 1 Malfoy, 2 Malfoys, 3 Malfoys…
- Je peux te parler Draco ? Harry faisait tout ce qu'il pouvait pour essayer de ne pas prêter attention aux pensées de Draco, mais il commençait à en avoir marre de l'entendre compter les Malfoys. Elle avait quoi sa bouche ? Et son odeur, pourquoi elle lui plaisait ? Il se donna une gifle mentale pour se poser ce genre de questions.
- Tu peux faire tout ce que tu veux de moi, Harry, et merde…1 Malfoy, 2 Malfoys, 3 Malfoys…
Draco se leva, rouge comme une tomate, et suivit Harry, tout aussi rouge, hors de la salle. Ils étaient désespérément conscients que la pensée de Draco allait devoir mener à une discussion sérieuse. Et ils n'étaient pas habitués à partager ce genre de discussion, surtout quand on sait que Harry était un peu innocent de ce côté-là.
Ils arboraient toujours une jolie couleur écrevisse quand ils entrèrent dans une classe vide. Draco en était arrivé à 86 Malfoys.
- Bien, Draco, il faut que je te dise que j'entends tes pensées, peu importe la distance. Et pire, je vois aussi ce que tu vois. Je suis littéralement dans ta tête.
Le changement de couleur de Draco fut brutal, il devint livide entre le 91ème et le 93ème Malfoy.
- Tu…tu…
- Oui, j'ai entendu ta conversation avec Hermione. Répondit Harry qui avait lu dans les pensées de Draco avant que celui-ci ne puisse former les mots oralement. Et s'il te plait, reste poli. Je ne pensais pas entendre autant de mots grossiers sortir de ta bouche.
- Objectivement, ils ne sortent pas de ma bouche, Potter.
- Pourquoi tu ne m'appelles pas Harry ? Tu le fais dans ta tête. Demanda Harry, sans relever.
- Parce que tu n'es pas sensé savoir que je t'appelle Harry dans ma tête. Répondit Draco, piteusement.
- Il n'y a pas de honte. Alors, tu es attiré par les hommes, Draco ?
- Ça me semble clair, même toi tu pourrais le comprendre.
Cette réplique n'énerva pas Harry, il sentait la détresse dans l'esprit de Draco. Il le savait mal à l'aise et sa seule barrière était le sarcasme. Harry ne voulait même pas imaginer dans quel était il serait si la personne sur qui il fantasmait le découvrait.
- Ecoute, Draco, je sais que tu es…attiré par moi. Je suis désolé, mais je ne suis pas …
- Gay, tu n'es pas gay, je le sais. Je vais m'en remettre. Je n'ai seulement pas l'habitude qu'on me résiste. Mais je vais passer à autre chose. Ne t'inquiète pas pour moi.
- Bien, je suis content que tu le prennes comme ça. Bon, je pense qu'on se revoit en cours de métamorphose.
- C'est ça.
Draco sortit, toujours en énumérant les Malfoys. Harry se demanda pourquoi il continuait à vouloir lui cacher ses pensées, maintenant que tout était clair. Mais il sentait toujours le mal-être de Draco.
Il retrouva ses pseudo-amis dans le couloir menant à leur cours de sortilège. Hermione lui sauta dessus.
- Harry, si tu savais comme on est désolés, on regrette, on a été tellement égoïstes. Tu as toujours été là pour nous, et nous on fait quoi ? On t'abandonne. On est les pires amis que quelqu'un puisse avoir. On regrette tellement. S'il te plait, pardonne-nous.
Entre le débit de paroles assommant de Hermione et les Malfoys décomptés dans la tête de Draco, Harry pensa que son cerveau allait exploser.
- Ça va, ça va, Hermione. Je comprends que vous n'ayez pas envie de m'avoir dans les pattes tout le temps, je voulais juste rester votre ami, si c'était possible. Je ne veux pas que vous vous sentiez obligés, mais vous me manquez.
Hermione était incapable de répondre, secouées par des sanglots incontrôlables. C'est Ron qui s'avança timidement.
- C'est nous qui te demandons de bien vouloir nous reprendre, si tu le veux.
Harry fit oui de la tête, ému lui aussi et prit ses amis dans ses bras. Hermione pleurait maintenant comme une madeleine et eut du mal à se calmer pour entrer en cours. Le pauvre professeur Flitwick ne savait pas quoi faire pour l'apaiser. Il finit pas lui jeter un sortilège de silence pour ne plus l'entendre.
Hermione finit par sécher ses larmes et le professeur put lever le sortilège pour qu'elle puisse répondre à la question qu'il avait posée et dont elle seule semblait détenir la réponse.
A la fin du cours, Hermione et Ron attendirent Harry à la sortie.
- Tu…tu as parlé à Draco, demanda celle-ci, encore émue.
- Oui, il prend bien la chose.
- De quoi tu parles ?
- Du fait que je ne sois pas gay !
- Tu lui as dit que tu n'étais pas gay et il a bien prit la chose ? Insista Ron.
- Oui, il a dit qu'il s'en remettrait et qu'il passerait à autre chose.
- Et tu l'as crut ? Demanda Hermione en levant les yeux au ciel.
- Bah, je sentais un certain mal-être chez lui, mais il a dit qu'il n'avait pas l'habitude de ne pas avoir ce qu'il désirait. Je me suis dit que c'était pour ça.
- Je ne crois pas que ce soit aussi simple, Harry. Ron et moi, on pense qu'il est amoureux de toi.
- Quoi ? Non…, il veut juste me rajouter sur son tableau de chasse. Ça ferait bien, le Sauveur qui tombe dans les bras du fils de Mangemort ! Et moi qui voulais faire la paix avec lui. Ça va changer la donne. Je ne pense pas qu'on puisse être amis, maintenant que je sais qu'il fantasme sur moi.
- Tu as l'air peiné qu'il ne veuille de toi que pour ton statu de Sauveur. Et si il avait vraiment des sentiments pour toi ?
- C'est peut-être pas plus mal que tu entendes ses pensées. Ça va peut-être te faire réfléchir. Rajouta Hermione à la remarque de Ron.
- Mais je n'ai pas envie de réfléchir, Mione. Je sais de quoi je parle. Il vaut mieux qu'on trouve un moyen de faire cesser la voix dans ma tête. Draco en est arrivé à 1203 Malfoys, je crois que je vais exploser avant la fin de la journée.
Quand ils entrèrent en classe de métamorphose, le regard d'Harry se porta directement sur Draco. Il savait qu'il était déjà arrivé. Il l'avait vu suivre le couloir dans sa tête, quelques minutes avant eux. Draco ne leva pas la tête. Il avait la tête posée entre ses mains. Une posture peu élégante que Harry ne lui avait jamais vue. Il était voûté, comme recroquevillé sur lui-même. Le cœur de Harry se serra à cette vision d'un Draco faible. Il ne su pas pourquoi, mais il avait envie de le consoler, de le serrer dans ses bras.
Au même moment, un flash passa dans la tête de Draco.
Harry marchait vers sa table. Draco leva les yeux vers lui et se plongea dans ses yeux verts intenses. Puis Harry se pencha vers lui et le prit dans ses bras en le berçant doucement. Il murmurait « je ne le pensais pas Draco, je ne le pensais pas »… 1 Malfoy, 2 Malfoys, 3 Malfoys…
Draco laissa sa tête tomber entre ses bras croisés sur la table. Il était conscient que Harry avait vu l'image qu'il avait en tête. Ce qu'il ne savait pas, c'est que Harry se retenait de ne pas répéter la scène qu'il avait vue. Il avait envie de ça, de le sentir contre lui et de l'apaiser. Mais il ne le ferait pas. Cela encouragerait Draco. Et il ne le voyait pas comme ça, n'est-ce pas ? Pas comme un amant ? Non, pas comme ça…
Pendant que Harry essayait de se convaincre lui-même, le cours avait commencé. C'était toujours McGonogall qui faisait le cours, malgré le fait qu'elle soit à présent directrice. Aujourd'hui, ils étudieraient les métamorphoses plurielles, c'est-à-dire transformer un animal en plusieurs du même type. Ils avaient tous une souris sur leur plan de travail.
Tout ce passa bien jusqu'à ce que Seamus laisse échapper sa souris. L'ambiance dégénéra quand lavande se mit à hurler. Avoir une souris devant elle, passe encore, mais en avoir une se faufilant entre ses pieds, c'en est une autre. Les Serpentards se moquait bien sur ouvertement d'elle, ce qui fit se redresser les Gryffondors, voulant protéger l'honneur d'une des leurs. McGonogall voyant son cours tourner au pugila, elle ordonna à Seamus de récupérer sa souris. Il se mit donc à faire des allers-retours dans la classe, essoufflé à force de courir après sa souris. Les rires des Serpentards redoublèrent, bientôt suivis par ceux des Gryffondors, ne résistants pas au comique de la situation.
Harry, qui riait à gorge déployée, entendit alors les pensées de Draco.
- Il est magnifique, ce rire, ses yeux sont si pétillants, il est tellement époustouflant.
Par réflexe, Harry se tourna vers le Serpentard. Il avait un sourire tendre sur son visage d'ange. Se sourire illuminait complètement le gris de ses yeux. Harry se dit qu'il ne l'avait jamais vu comme ça, si libre et ouvert. Le sourire de Draco retomba en même temps que recommença le comptage des Malfoys. Le rire de Harry aussi se fana. Il aurait voulu voir le sourire de Draco plus longtemps. Il allait lui manquer.
- Fin du chapitre 2 –
J'espère que vous avez aimé, la suite arrive très bientôt. Merci beaucoup pour les reviews encourageantes et appréciatrices que j'ai reçues.
