Auteur: Si on prenait le temps

Titre: 1 Malfoy, 2 Malfoys, 3 Malfoys

Disclaimer : Les personnages et le cadre de Poudlard appartiennent à J.K.R, je ne les utilise que pour inventer mes propres histoires, sans en tirer profit

Rating: M pour des relations explicites entre deux hommes

Pairing + Warning: HP/DM, mon couple préféré. Homophobes, s'abstenir.

Note: Bonjour tout le monde, je vous présente ma première fanfiction finie. En effet, j'ai une fiction beaucoup plus longue en court d'écriture. Ma devise est de ne jamais commencer à publier une fanfiction qui n'est pas déjà terminée. Je ne veux pas frustrer mes éventuels lecteurs en les laissant sur leur faim et en ne finissant pas une fiction. Donc sachez que la fiction que voici est finie, les chapitres sont déjà écris. Je les publierai à intervalles réguliers et rapprochés pour laisser un certain suspens mais ne pas agacer les lecteurs. Je suis ouverte à toutes critiques constructives concernant mon histoire ou ma syntaxe. Soyer indulgents, je débute…

Bonne lecture.


Chapitre 3

Rappel du chapitre 2 : Par réflexe, Harry se tourna vers le Serpentard. Il avait un sourire tendre sur son visage d'ange. Se sourire illuminait complètement le gris de ses yeux. Harry se dit qu'il ne l'avait jamais vu comme ça, si libre et ouvert. Le sourire de Draco retomba en même temps que recommença le comptage des Malfoys. Le rire de Harry aussi se fana. Il aurait voulu voir le sourire de Draco plus longtemps. Il allait lui manquer.

Le cours se termina bientôt et les Gryffondors remontèrent dans leur dortoir pour commencer leurs devoirs. Harry avait apprit depuis longtemps à faire ses devoirs tous seul, sans l'aide d'Hermione. D'ailleurs, ses notes s'en étaient vues améliorées. Il déballa donc ses affaires et se mit au travail.

Il suivait toujours, dans un coin de sa tête, le parcours de Draco à travers les couloirs. Il se dirigeait vers les cachots. Il s'arrêta devant la statue marquant l'entrée de la salle commune des Serpentards. Le mot de passe était apparemment « l'allégeance est une forme d'esclavage ». Harry frissonna en même temps que Draco.

- Ils ne me voient même plus. Je ne sais pas à quoi je m'attendais. Peut-être qu'avec le temps ils auraient changé. Mais non, je ne suis plus l'un d'eux. Je ne sais plus ce que je suis1 Malfoy, 2 Malfoys, 3 Malfoys…

Harry avait encore le cœur serré. Il commençait à avoir l'habitude de cette sensation d'oppression quand il ressentait la tristesse de Draco. Il ne savait pas si s'était une forme d'empathie à mettre sur le compte de la potion ratée ou si il ressentait vraiment de la pitié pour Draco. Dans les deux cas, le blond n'aurait certainement accepté cette pitié. Peut-être qu'il n'aimait pas savoir que Draco était malheureux, mais il se refusait à poser la question fatidique : Pourquoi ?

L'heure du dîner arriva rapidement, puis celle du coucher. De temps en temps, Harry entendait un commentaire de Draco, mais en règle générale, il entendait le décompte familier des Malfoys. Harry se rendit compte que, à travers les yeux de Draco, il se retrouvait pour la première fois dans le dortoir des Serpentards. Il était en tout point semblable à celui des Gryffondors, mis à part pour les couleurs, les tentures étaient naturellement vertes et argent.

Harry commença à paniquer quand il vit Draco avancer dans la salle de bain. Mais le blond, très conscient de ne pas être seul dans sa tête, se déshabilla sans baisser les yeux et en évitant les miroirs. Ce ne fut que quand il fut sortit de la douche, une serviette nouée autour des hanches, qu'il s'approcha d'un miroir pour se coiffer. Harry rougit devant la vision du torse nu du blond. Il se demanda bien pourquoi, il avait vu des dizaines d'hommes nus, dans les douches, dans les vestiaires… Alors pourquoi avait-il aussi chaud devant cette vision ? Encore une question à ne pas se poser ! Il ne put empêcher ses yeux de se porter sur le torse finement ciselé du Serpentard. Son ventre était musclé, les abdominaux saillants, ses bras semblaient beaucoup plus forts et musclés que ce que laissaient deviner ses robes. Il se surprit même à regretter que Draco ne se retourne pas pour voir si il était aussi bien fait de dos. En toute objectivité bien sûr, d'homme à homme, n'allez pas vous imaginer quoique se soit !

Au fond de son lit, Harry observait la vie des Serpentards. Draco laissait traîner ses yeux partout.

- J'espère que tu en profites, Harry, parce que les autres Serpentards seraient verts de rage de savoir que tu les observes.

Harry sourit. Il était presque heureux que Draco lui adresse la parole directement. Il poursuivit son « espionnage » en regardant Zabini se déshabiller sans honte devant les autres.

- Dommage que tu ne sois pas gay, tu aurais apprécié la vue, Blaise n'est pas mal du tout.

Le Gryffondor approuva silencieusement. En effet, Zabini n'était pas mal du tout. Problème, il y avait un « mais », parce que Harry pensa : « Mais, Draco, d'après ce que j'en ai vu, tu semblais bien mieux ». Bien sur, il se morigéna pour avoir osé penser ça.

- Bonne nuit Harry.

Et la vue de Harry se coupa lorsque Draco ferma les yeux. Il recommença à compter les Malfoys.

- Bonne nuit Draco, répondit-t-il, ému par la tendresse dans la voix de Draco.

- Tu as dit quelque chose, Harry ? Demanda Ron.

- Non, rien, bonne nuit.

- Bonne nuit.

Fait exceptionnel, Harry s'endormit aussitôt, bercé par la voix de Draco.

- 1 Malfoy, 2 Malfoys, 3 Malfoys…

Harry se voyait marchant dans les couloirs, de nuit, comme il en avait l'habitude. C'était une vision particulière de la scène. Il n'était pas dans son propre corps, il était spectateur de la scène. Comme toujours dans ces cas là, le Harry devant lui croisa Draco. Mais contrairement à ce qui se passait habituellement, Draco leva la tête et le regarda. Les deux protagonistes restèrent là quelques secondes à se regarder dans les yeux. Harry pouvait voir les yeux de Draco briller d'une lueur alors inconnue. De l'envie ? Du désir ?

Puis le double de Harry s'avança vers le blond et tendit la main vers son visage. Sous la caresse, Draco ferma les yeux.

- Je ne le pensais pas, Draco, je ne le pensais pas. Tu comptes pour moi. Je ne suis pas gay, mais je suis attiré par toi. Tu veux bien de moi, Draco ?

Le double se rapprocha encore et fit glisser sa main du visage jusqu'à la nuque du blond. Il caressa doucement la mâchoire avec son pouce et approcha encore. Draco respirait difficilement. Le vrai Harry aussi. Il haletait carrément à la vision de son double posant ses lèvres sur celles de Draco, les bougeant au rythme de leurs respirations. Il vit un bout de langue rose se glisser entre les bouches. Il n'aurait pas su dire à qui elle appartenait. Harry avait chaud, il aurait voulu se rapprocher mais il restait cloué sur place, incapable de bouger. Il voulait prendre la place de son double, il voulait goûter les lèvres du blond.

Il se réveilla toujours haletant, en sueur. C'est l'effort qu'il faisait pour s'avancer vers le Draco du rêve, pour prendre la place du double, qui l'avait réveillé.

Harry se rendit compte qu'il avait vu le rêve du blond. Il ne s'attendait pas à autant de tendresse, de l'amour, même, peut-être ? Il pensait que les rêves de Draco seraient beaucoup plus sexuels, des fantasmes lubriques l'impliquant dans des situations toutes plus humiliantes les unes que les autres. Mais non. Il rêvait de l'embrasser tendrement. Il rêvait, que lui, Harry Potter, l'embrasse tendrement.

Ce rêve somme toute chaste avait eu un effet secondaire beaucoup moins chaste. Harry avait une érection matinale douloureuse tellement il avait été excité par la vision de ses lèvres caressant celles de Draco, par leurs langues, dansants l'une avec l'autre.

Harry ne savait plus du tout où il en était de sa sexualité. Il n'avait jamais été aussi excité de sa courte vie. Il se leva donc promptement et se rendit à la salle de bain. Quand il enleva son pantalon de pyjama, il poussa un soupir de soulagement. Son sexe se dressa fièrement. Beaucoup plus fièrement que son propriétaire qui se ratatina sous la douche froide. Il du rester sous le flot d'eau glacial jusqu'à ce qu'il tremble de froid pour que son excitation se calme complètement. Il s'était refusé à se donner du plaisir en repensant au rêve de Draco. Il ne fallait pas pousser quand même. Il admettait avoir un souci avec ses préférences sexuelles, mais de là à les accepter complètement, il y avait un monde.

Quand il sortit de la douche, tout tremblant, Ron était devant le lavabo.

- Alors, à quoi tu a rêvé pour prendre une douche froide ? Demanda-t-il, moqueur.

- Je vois pas de quoi tu parles, Ron.

- Me prends pas pour un idiot, répondit-il, goguenard, tu trembles, il n'y a pas de vapeur sur le miroir, et surtout, tu es resté sous la douche moins de dix minutes, contre vingt d'habitude. Alors, le rêve de Draco était intéressant ?

- Beaucoup trop pour ma santé mentale. Finit par avouer Harry.

- Raconte ! S'impatienta Ron.

- On s'embrassait.

- C'est tout ? Le désappointement se lisait sur son visage.

- Tu n'es qu'un pervers obsédé sexuel, Ron Weasley. Bien sur que c'est tout!

- Et tu as eu besoin d'une douche froide pour ça !

Ils étaient maintenant tous les deux en train de descendre les escaliers vers la salle commune. Quand Ron vit sa petite amie, il l'embrassa rapidement et se dépêcha de lui raconter le rêve de Draco et la réaction de Harry.

- Merci pour ta discrétion, Ron.

- Quoi ? C'est Mione, tu peux tout lui dire !

- Je sais, c'est juste que je suis un peu déboussolé.

- C'est normal, Harry, tu découvres un autre aspect de ta personnalité. Tu es peut-être bi, qui sait ? Proposa Hermione.

- Ça m'aide pas beaucoup Hermione. Ah, ça y est, il est réveillé. Apparemment, lui aussi il doit prendre une douche froide. Oh, et il me maudit au passage. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Et voilà le comptage des Malfoys qui recommence.

- Aller, mange, Harry, tu verras ça avec lui. On a potion aujourd'hui. Tu pourrais te mettre avec lui en cours.

- Non, mais, ça va pas ? Il en est hors de question que je lui parle de ça ! Tu me vois lui dire : euh, Draco, j'ai vu ton rêve et j'ai beaucoup aimé ça.

- Et pourquoi pas ?

- Parce qu'il va croire que je suis intéressé !

- Et ce n'est pas le cas ?

- Si…, non…, je ne sais pas. Fit Harry en balançant sa tête de gauche à droite, désorienté.

C'est quand Harry eut presque finit son petit déjeuner qu'il vit que Draco arrivait à la grande salle. Il leva la tête et le vit apparaître. Il se gifla encore mentalement en pensant qu'il était beau, les cheveux lâchés, sans gel. Harry l'avait entendu se dire qu'il était en retard et qu'il ferait l'impasse cette fois-ci sur sa coiffure. Draco s'assit à la table des Serpentards, seul, comme d'habitude et leva la tête vers Harry. Quand il vit que le brun le regardait, deux tâches rosées vinrent colorer ses joues. Harry pensa qu'il était magnifique quand il rougissait. A cette pensée, il devint écarlate lui aussi et baissa la tête.

- Tu es mignon quand tu rougis.

A ces mots, Harry releva la tête et rougit encore plus, si c'était possible. Il vit alors se dessiner un sourire sur ce visage si beau. Le même sourire tendre qu'il avait aperçu en cours de métamorphose. Les lèvres d'Harry bougèrent toutes seules pour répondre au sourire de Draco. Par réflexe, parce que le sourire de Draco était si beau, qu'il était impossible de ne pas sourire à son tour.

Un flash du rêve de Draco se dessina alors dans la tête de Harry. Il revoyait le baiser si doux, la main de Harry dans les cheveux blond rapprochant leurs lèvres jusqu'à ce qu'elles se touchent.

Ils baissèrent tous les deux rapidement la tête dans leurs assiettes.

- 1 Malfoy, 2 Malfoys, 3 Malfoys…

Harry pouffa en entendant le décompte des Malfoys. Bizarrement, il n'était plus aussi gêné que ça par la vision de Draco et lui s'embrassant. Il aimait se dire que Draco était attiré par lui. Après tout, c'était un garçon remarquablement beau, courageux et loyal. C'était très flatteur pour Harry. Enfin, c'est ce qu'il essayait de se dire pour ne pas avoir à affronter la réalité. Draco ne le laissait pas indifférent.

- Qu'est-ce qui te fais rire ? Demanda Ron.

- Draco compte encore les Malfoys.

- Il a encore des pensées salaces à ton propos ? Répondit Ron avec un petit sourire entendu.

- Non ! … Il repensait à son rêve.

- Il a envie de t'embrasser, alors. Si c'est pas romantique…

- Ron, arrête de te moquer de lui. Intervint Hermione. Bien sûr que c'est romantique. Il te voit le matin, après avoir passé la nuit loin de toi, et il veut t'embrasser. C'est très romantique, je trouve. Et savoir que ça vient de Draco, c'est encore plus exceptionnel.

- Pourquoi ? Demanda Harry.

- Mais enfin, Harry, s'exaspéra Hermione, tu as vécu dans un autre monde pendant ces quatre dernières années ou quoi ? Draco est un dragueur invétéré. Il est connu pour ne jamais coucher deux fois avec la même personne. Alors le fait qu'il pense à toi de cette manière est très flatteur et peu commune. Il n'est pas romantique d'habitude. En plus il n'est pas sortit avec quelqu'un depuis le début de l'année.

- Ça, ça ne veut rien dire. Il est en disgrâce auprès de sa maison. Personne ne veut de lui.

- Chez les Serpentards, non, mais ailleurs, il y en a qui ne diraient pas non.

- Tu m'as l'air bien au courant, Mione. Fit Ron suspicieusement.

Hermione rigola en disant qu'elle en apprenait de bonnes dans le dortoir des filles.

- Alors, Draco est bi ?

- Oui, je pensais que tu le savais, Harry.

- Je ne me suis jamais préoccupé de ça, avant. J'étais sûr de savoir ce que je voulais.

- Et tu ne l'es plus maintenant ? Demanda Hermione, un sourire narquois sur les lèvres.

- Je ne sais plus, non. Répondit Harry en rougissant et en baissant la tête.

L'heure du cours de potion sonna et ils se dirigèrent vers les cachots. Harry savait que Draco les suivait. Il se voyait marcher devant, entouré par ses amis. Très bizarre de se voir de dos, d'ailleurs, pensa Harry. Pris d'une envie subite, il dit à ses amis de continuer et s'arrêta pour attendre Draco. Ce dernier était nerveux, il se demandait ce que lui voulait Harry. Il s'en voulait de lui avoir fait partager son rêve.

- Tu n'y es pour rien, Draco. C'est moi qui m'immisce dans ta tête. J'en suis désolé.

- Pas autant que moi, c'est à peine si j'ose te regarder dans les yeux.

Harry prit peur. Bien sur, qu'il fallait qu'il le regarde dans les yeux! Il ne pouvait plus se passer des ses regards. Il avait attendu des mois pour revoir les yeux de Draco. Il ne voulait pas que le blond recommence à fuir. Il leva la main, comme dans une réminiscence du rêve et prit le menton de Draco entre ses doigts pour lui relever la tête. Il sentit Draco frissonner à son contact. Son propre corps s'embrasa. Ses doigts lui brûlaient de toucher cette peau si douce et délicate.

- Regarde-moi, Draco.

Le Serpentard leva ses yeux gris vers les émeraudes.

- Vert…trop vert…

Harry sourit. Draco avait perdu de sa superbe. Il semblait fragile, apeuré. Harry passa sa main derrière la nuque blonde.

- Tes cheveux sont si doux. Je te préfère sans gel, tu sais.

- Près…trop près…

- Depuis hier soir, j'ai envie d'être encore plus près.

Harry se rapprocha de Draco, les yeux fixés sur les lèvres fines et roses offertes à lui. Quand il fut au plus près, il s'arrêta pour sentir le souffle chaud de Draco sur son visage, sur sa bouche. La vision était encore plus belle que dans son rêve. Draco donna le signal en fermant les yeux. Harry savait que c'était à lui de faire le premier pas. D'une part pour respecter le rêve de Draco. D'autre part parce que jamais le blond n'aurait eu le courage d'embrasser le Gryffondor qu'il croyait hétéro. Il aurait eut peur de le faire fuir.

Enfin, Harry parcouru la distance qui les séparait et posa doucement ses lèvres sur celles de Draco. Ce dernier sembla émerger et s'empara de la lèvre inférieure du Gryffondor pour la mordiller légèrement puis l'embrasser plusieurs fois tendrement. Les sensations étaient merveilleuses. Pour l'un comme pour l'autre. Draco en voulait plus, il voulait goûter son fantasme. Harry avait lu dans son esprit et lui accorda aussitôt l'entrée de sa bouche. Le baiser se fit plus intense, plus excitant. Les langues se mêlaient, se découvraient, se goûtaient. Draco adora immédiatement la saveur du brun, mélange de vanille et de cannelle. Harry sourit entre leurs lèvres. Il se faisait la même réflexion. Il ne pourrait plus se passer du goût de Draco sur ses lèvres. Ce baiser était autrement plus excitant que tout ce qu'il avait pu vivre avec une fille. Cela ne faisait aucun doute. Mais Harry savait que ce n'était pas dû à ces préférences sexuelles. C'était Draco. C'était la personne qu'il voulait. Peu importait que ce soit un garçon ou une fille. Harry en était certain maintenant.

- Je t'aime, Harry.

Le cœur du brun, qui battait déjà la chamade rata un battement pour reprendre à un rythme encore plus frénétique. Il mit fin au baiser et regarda Draco dans les yeux. Les pupilles grises avaient virées à l'anthracite.

- Redit-le, à voix haute.

- Je t'aime, Harry.

- Merci. Répondit Harry en recommençant à embrasser Draco en happant littéralement sa bouche.

Draco émit un gémissement de soulagement. Harry n'était pas partit en courant. Il passa ses bras dans le dos de son amoureux, il pouvait le dire maintenant, et le serra contre lui. Harry raffermit sa prise sur sa nuque et se colla encore plus contre le corps chaud de Draco. Leurs lèvres toujours scellées, ils avaient perdu toute notion du temps, plus rien n'existait que leurs deux corps l'un contre l'autre, enfin réunis. Draco bougea ses mains de haut en bas le long du dos musclé du brun, le faisant frissonner de plaisir. Il sentit alors ce qu'il attendait, la confirmation que Harry appréciait vraiment ce moment.

Harry se recula en sentant Draco sourire. Il n'eut pas à se demander pourquoi. Il savait très bien que son excitation était telle que Draco avait dû sentir son érection.

- Tu n'as pas à rougir, Harry. Je suis dans un état encore pire que le tien. Fit Draco, toujours en souriant et en raffermissant sa prise sur les hanches du brun pour qu'il ne s'éloigne pas trop.

- Draco…Draco… Je ne t'entends plus !

- Quoi, mes pensées ? Tu ne les entends plus ? Depuis quand ?

- Eh, bien, je ne me rappelle pas. Tout ce que je me rappelle c'est que tu me disais que tu m'aimais. Et puis c'est tout…

- Je suis de nouveau tout seul dans ma tête, alors ?

- On dirait,... je crois que finalement ça va me manquer de ne plus entendre ta voix en permanence.

- Alors il va falloir que je te parle tout le temps. Fit Draco en rigolant et en lui faisant des baisers papillons sur tout le visage. Et il va falloir que je te raconte mes rêves aussi. Parce que je ne fais pas toujours des rêves aussi sages que celui de la nuit dernière…

Le sous-entendu était clair et Harry rougit encore plus.

- Décidément, j'adore quand tu rougis.

- Euh, je crois qu'on devrait aller en cours, on doit être très en retard.

- Ok, mais on continuera cette conversation plus tard. Maintenant que je te tiens, je ne te lâche plus.

Ce fut au tour de Harry de rire en sentant Draco mettre sa menace à exécution. Il s'agrippait littéralement à sa robe de sorcier, au niveau de sa hanche.


- Fin du chapitre 3 –

J'espère que vous avez aimé, la suite arrive très bientôt. Encore merci pour les reviews que j'ai reçues.