Auteur: Si on prenait le temps
Titre: 1 Malfoy, 2 Malfoys, 3 Malfoys
Disclaimer : Les personnages et le cadre de Poudlard appartiennent à J.K.R, je ne les utilise que pour inventer mes propres histoires, sans en tirer profit
Rating: M pour des relations explicites entre deux hommes
Pairing + Warning: HP/DM, mon couple préféré. Homophobes, s'abstenir.
Note: Bonjour tout le monde, je vous présente ma première fanfiction finie. En effet, j'ai une fiction beaucoup plus longue en court d'écriture. Ma devise est de ne jamais commencer à publier une fanfiction qui n'est pas déjà terminée. Je ne veux pas frustrer mes éventuels lecteurs en les laissant sur leur faim et en ne finissant pas une fiction. Donc sachez que la fiction que voici est finie, les chapitres sont déjà écris. Je les publierai à intervalles réguliers et rapprochés pour laisser un certain suspens mais ne pas agacer les lecteurs. Je suis ouverte à toutes critiques constructives concernant mon histoire ou ma syntaxe. Soyer indulgents, je débute…
Bonne lecture.
Chapitre 4
Rappel du chapitre 3 : Ce fut au tour de Harry de rire en sentant Draco mettre sa menace à exécution. Il s'agrippait littéralement à sa robe de sorcier, au niveau de sa hanche.
Arrivés devant la salle de potion, Harry cogna à la porte et se dégagea un peu de la poigne de Draco, ce qui lui attira un grognement de protestation. Le professeur leur ouvrit la porte en ayant l'air étonné.
- Ah, Harry, Draco, justement je voulais vous voir.
- Désolé professeur, on a été retardés par…
- Les effets secondaires de la potion. Finit Draco pour le plus grand soulagement de Harry.
- Justement, j'ai des nouvelles, suivez-moi dans le couloir, nous serons plus au calme.
Une fois la porte refermée sur eux, il commença les explications sans même les laisser parler.
- J'ai fait des recherches dans les documents du professeur Rogue.
Harry sentit Draco se tendre à côté de lui. Il passa discrètement sa main derrière lui pour aller prendre celle de Draco. Ce dernier la serra avec reconnaissance.
- Et j'ai découvert, continua le nouveau professeur, que la potion avortée est en fait une potion qui s'apparente aux filtres d'amour.
L'esprit des deux élèves allait à toute vitesse. Un filtre d'amour ? Alors peut-être que l'autre n'était pas vraiment attiré. C'était un effet de la potion. Draco sentit son cœur se serrer. Lui, était sûr de ses sentiments depuis plusieurs mois. Alors c'était sûrement Harry qui était envoûté.
- La potion permet à une personne amoureuse d'entendre les pensées de l'être aimé. Les effets prennent fin quand la personne aimée avoue ses sentiments. Qu'ils soient positifs ou négatifs. Donc, Draco, tout ce que vous avez à faire, c'est de dire ce que vous éprouvez pour Harry. Harry, je suis désolé d'avoir révélé vos sentiments, mais maintenant, votre calvaire à tous les deux est terminé.
Le professeur leur adressa un sourire plein de compassion et les dispensa de la fin du cours pour qu'ils puissent « s'entretenir de leurs sentiments ».
Dire que Draco était éberlué était un faible mot.
- Alors, là, je suis sur le cul ! Souffla Draco, tenant toujours la main de Harry. Depuis quand tu m'aimes ?
- Je ne sais pas… Je ne le savais pas… Je ressentais quelque chose pour toi, mais de l'amour….
- C'est pas grave, Harry, se radoucit Draco. On va prendre notre temps. Tu auras le temps de savoir ce que tu ressens vraiment. D'accord ?
- Draco, je crois que c'est déjà trop tard. Enfin, regarde toi… tu es tellement tendre et attentionné. Comment ne pourrait-on pas tomber amoureux de toi ?
Draco fixait les prunelles émeraude avec intensité. Il enlaça une nouvelle fois SON Harry et l'embrassa dans le cou, humant son parfum addictif.
- Harry, regarde-toi. Comment ne pas être fou de toi ?
- De…Depuis combien de temps tu m'aimes ? Demanda Harry qui avait du mal à rester cohérent alors que Draco remontait lentement jusqu'à son oreille en embrassant chaque parcelle de peau sur sa route.
- Depuis quand exactement, je ne sais pas. Sûrement plusieurs années. Il sourit en voyant le regard incrédule de Harry. Mais je ne m'en suis rendu compte que le jour de la rentrée. Quand je t'ai revu pour la première fois, je me suis sentit revivre. C'est comme si je n'avais pas pu respirer à fond de toutes les vacances. En te voyant, j'ai récupéré mon souffle, mon âme. Je me suis rendu compte que tu m'avais manqué plus que de raison. Le soir même j'ai rêvé de toi, sur le champ de bataille. De ton regard qui a croisé le mien. Et j'ai su que j'étais amoureux.
Pendant tout son discours, Draco caressait tendrement le visage de son amour. Harry ne s'était jamais sentit aussi bien, en sécurité, aimé. Son cœur battait vite, touché par les mots et les gestes du blond.
- J'ai décidé de ne pas écouter mes sentiments. Enfin… tu étais hétéro… aux dernières nouvelles ! Continua Draco avec un sourire en coin.
- Aux dernières nouvelles, mais à ce qu'il parait, un certain blond m'a fait virer ma cuti. Répondit Harry avec le même sourire en coin. Continue ton histoire Draco, je suis pendu à tes lèvres.
- Littéralement, à défaut de concrètement…
- Aller, ne te fais pas prier, Draco !
- Pourtant j'adore qu'on me supplie. Un jour tu y viendras toi aussi. Fit-il avec un air coquin, ces yeux brillants d'une lueur que Harry interpréta comme du désir. Bien,… alors, j'ai remarqué que tu étais souvent seul et un jour je t'ai croisé dans le couloir, la nuit. Je suis revenu le lendemain et je t'aie recroisé. Alors je suis passé par ce couloir presque toutes les nuits en espérant que tu m'adresses la parole. Mais tu es toujours passé sans me regarder.
- Quoi ! Mais c'est toi qui baissais la tête. Moi je voulais te parler, faire la paix, t'approcher.
- Tu veux dire qu'on a été assez idiots pour se croiser toutes les nuits pendant des mois et ne pas oser faire le premier pas ni l'un, ni l'autre ? S'insurgeât Draco.
- On dirait bien. Mais l'important, c'est que maintenant, je sais ce que tu ressens et que quand je te croiserais dans le couloir la nuit…
- Non, non, non, le coupa Draco. Comment ça quand tu me croisera la nuit ? Il est hors de question que tu te balades la nuit sans moi. Je ne te lâche plus maintenant.
- Tu vas finir par me faire peur, Draco. Répondit Harry avec un grand sourire qui trahissait ses propos. En fait, il était infiniment heureux de se dire qu'il ne serait plus jamais seul.
- Alors, ce soir, chez moi ou chez toi ?
- Euh, Draco… ça va peut-être un peu vite… Je veux dire pour dormir ensemble.
- Ah, je comprends, Harry.
Draco se détacha de Harry qui ressentit le froid des cachots l'envahir. Où était-ce parce que le corps du blond lui manquait déjà ? Pour en avoir le cœur net, il entrelaça ses doigts à ceux longs et fins de Draco. Le froid le quitta instantanément.
- Excuse-moi, Draco. Fit Harry en obligeant le blond à se retourner pour lui faire face. C'est nouveau pour moi. Peut-être qu'on pourrait essayer de passer la nuit ensemble… Juste dormir. Moi non plus je n'ai plus envie de me passer de toi.
Le sourire de Draco fut éblouissant. Il se jeta sur les lèvres du brun en le plaquant contre le mur du couloir. Harry se demanda si il allait réussir lui-même à résister au corps de Draco contre lui cette nuit, ou si il allait succomber à l'envie qui grandissait de plus en plus et qui embrasait ses sens. Ce n'était finalement pas si raisonnable que ça d'inviter Draco à dormir avec lui. Ou alors, peut-être qu'il n'en avait rien à faire de ce qui était raisonnable ou pas !
- Attend, Draco. Au fait, c'est toi qui viens à la tour des Gryffondors. Il est hors de question que je remette les pieds chez les Serpentards.
- Pourquoi « remettre ». Tu es déjà venu ?
- Euh, c'est une longue histoire. Je t'expliquerais à l'occasion…
- Vu la mine embarrassée que tu as, je n'oublierais pas de te demander des explications.
Quand la cloche sonna, ils étaient toujours enlacés dans le couloir. Ils se séparèrent à contre cœur et attendirent Ron et Hermione pour se rendre à leur cours de Sortilège. Draco était nerveux. Ron le détestait, et pour de bonnes raisons. Peut-être qu'il essayerait de le séparer de son petit ami. Au mot petit ami, il frissonna de plaisir. Harry le sentit et haussa un sourcil devant la mine contrite du blond.
- Ça ne va pas, Draco ?
- Ils ne vont pas être ravis de me voir.
- Qui ?
- Weasley et Granger !
Harry rigola ce qui vexa le blond.
- Ce n'est pas drôle ! Et si ils te demandaient de choisir entre eux et moi ?
Le rire de Harry redoubla.
- Draco, c'est eux qui m'ont poussé vers toi ! Et appelle-les par leurs prénoms.
- Ils quoi ? Demanda Draco, qui n'en revenait pas.
- Apparemment, ils ont remarqué que nous étions faits l'un pour l'autre. Dixit Hermione.
- Je savais que Hermione était au courant pour moi. Enfin, depuis hier. Mais qu'ils l'acceptent tous les deux ! Alors là je suis sur le cul.
- Ça fait deux fois que tu le dis aujourd'hui. Je ne pensais pas avoir à te dire un jour de faire attention à ton langage. Répondit Harry, goguenard.
- J'ai l'impression qu'un certain Gryffondor déteint sur moi…
- Eh ! Je suis pas grossier, merde !
Ils étaient encore en train de rigoler, la main de Harry se raccrochant à la hanche de Draco quand les deux amis arrivèrent.
- Alors, on sèche les cours, les deux tourtereaux ? Demanda Ron, visiblement ravi.
- Weas…Ron, si j'avais su que tu prendrais ça aussi bien !
- Ça fait un moment qu'on attendait que tu te déclares, Draco. Répondit Hermione.
- On peut savoir pourquoi vous n'êtes pas venus me voir, dans ce cas ?
- Franchement, comment tu nous aurais reçu ?
- Ouais, bon, d'accord.
Sur ce, ils se dirigèrent vers le cours de sortilège dans la bonne humeur. Draco n'osait pas adresser la parole aux autres, mais Hermione lui demandait souvent son avis sur tel ou tel sujet. Elle voulait le mettre à l'aise. Ils se découvrirent une même passion pour les livres. Draco proposa même à Hermione de venir un jour découvrir les œuvres de la bibliothèque des Malfoys.
- Bienvenue au club des petits amis de rats de bibliothèque, Harry !
Hermione le poussa du coude et Draco rigola, de ce rire que Harry aurait voulu entendre plus souvent. Il ne put se retenir plus longtemps de glisser sa main dans celle du blond, devant les Gryffondors et les Serpentards réunis devant la porte de la salle de sortilège.
- Alors, Draco, ce n'est plus suffisant qu'il te demande de trahir ta maison, ton rang et ta famille. Il te passe dessus maintenant !
Draco se tendit à la réflexion de Blaise. Harry resserra sa prise sur sa main pour lui signifier de ne rien dire.
- On ne t'a pas demandé ton avis, Zabini. Répondit Dean. Ils font se qu'ils veulent.
- Et le premier qui dit quoique ce soit, il aura affaire à moi. Ajouta Seamus.
- Et à moi aussi. Poursuivit Neville.
Harry était scié. Ses amis avaient accepté sa différence et son petit ami dans la seconde. Ils le défendaient même. Lui qui croyait que leur amitié s'était ternie ces derniers mois, il semblait que tout le monde voulait rattraper le temps perdu, avant qu'il ne soit trop tard.
- Merci les gars, mais je ne vois pas en quoi cela les concernerait. Intervint Draco. Après tout ça fait des mois qu'ils ne m'ont pas adressés la parole, alors ils n'ont rien le droit de dire sur ma vie. Ils n'en font plus partie.
Sur ce, il tira Harry par la main pour les faire rentrer en cours. Les Gryffondors suivirent d'un seul homme et les Serpentards furent obligés de faire profil bas. Il en fut de même toute la journée. Harry ne lâcha pas Draco d'une seule semelle et le bruit couru bientôt dans tout Poudlard que les deux ennemis formaient un couple. La nouvelle fut plutôt bien accueillie. Si on met de côté les cris de désespoir des admiratrices ou admirateurs des deux élèves les plus sexy du collège.
Quand le soir arriva, Draco fut autorisé à entrer dans la salle commune des Gryffondors. L'ambiance fut légère et bon enfant. Tous savaient que Draco avait combattu de leur côté durant la guerre, et le fait que Harry l'ait choisit leur suffisait pour oublier les années de guérilla entre les deux maisons. Draco n'était d'ailleurs plus vraiment un Serpentard.
- Fin du chapitre 4 –
J'espère que vous avez aimé, suite (avec le premier lemon de ma très courte vie d'écrivain de fics) et fin très prochainement...
